LE VERITABLE IMPACT ECONOMIQUE DES JEUX
OLYMPIQUES
Grenoble
Les
grenoblois ont payés leurs jeux olympiques durant 27 ans. Leurs impôts ont été
multipliés par 2.4 jusqu’en 1995. Contrairement aux mensonges
habituels, les JO n’ont pas aidé Grenoble à se développer puisqu’elle fut la
ville Française de plus de 100 000 habitants s’étant le plus développé
dans les années 50 et 60 (les JO ont eu lieu en 1968) et l’endettement a réduit
considérablement les commandes publiques par la suite. En effet, 1
million d’entrées payantes furent attendues pour les épreuves sportives des JO
de Grenoble, 503 700 furent vendues, dont une grande partie au rabais dès la
deuxième semaine, vu le manque d’affluence
Neyrpic s’installe
en 1917, sa formidable expansion dans les 60, la fermeture du Site
Bouchailler-Viallet en 1972, puis la revente à des entreprises étrangères et le
démantèlement démontrent-ils un apport des JO ?
Caterpillar arrive
dans les années 50 grâce à une main d’œuvre abondante (voir paragraphe 1) et
bon marché. Les mouvements sociaux des années 70, démontrent-ils un apport
positif des JO ?
Merlin-Gerin est
créée en 1920. Le nombre d’employés en était de 4250 en 1963, aujourd’hui
Scheider qui comprend Schneider, Télémécanique, Merlin Gérin, Square D ne
compte plus que 6300 emplois sur Grenoble et quel rapport avec les JO ? Le
fort accroissement avec les trente glorieuses puis le fort ralentissement après
n’ont rien à voir avec les JO, mais avec la croissance générale et le
développement du bâtiment, des nouvelles technologies de l’électricité, et la
manne électrique de la houille blanche.
Hewlett Packard de
son aveu propre s’est installée là pour profiter de la formation technique et
scientifique à la Grenobloise. Quel rapport avec les JO ?
Qui peut croire
que l’explosion de la population étudiante (très pourvoyeuse d’emplois) dans
les années 50 puis 60 a un rapport avec les JO ? Qui
peut croire que la création du CENG en 1958 a un rapport avec les JO de
1968 ?
Or nous venons de
citer là les fleurons de l’économie Grenobloise. Ils se sont tous développés
avant les JO et ont marqué le pas après, faute de crédits de recherche et de
commande publique.
Albertville
Michel Barnier
nous avait promis l’équilibre pour les JO d’Albertville, résultat :
42,7 millions d’euros de déficit pour les JO financés à 75% par l’état
et 25% par le département, 4.7 millions d’euros de déficit pour Albertville,
9.15 millions d’euros pour Brides les Bains + un prêt de 58.8 millions d’euros
jamais remboursé. Total 115 M d’euros.
Le solde
migratoire est négatif entre 1990 et 1999 (période post olympique) se
traduisant par une perte de population dans le canton d’Ugine et, dans une
moindre mesure, à Albertville, preuve de la disparition de
l’emploi : Les emplois stables ont régressé, passant de 74
MF en 1997 à 54 MF en 1998 et 61 MF en 1999. La chambre
régionale de la cour des comptes a fait deux rapports catastrophistes sur les
JO d’Albertville demandant de limiter l’investissement et de contenir les frais
de fonctionnement permettant juste l’entretien de ce qui
existait alors. Elle incitait également à une hausse des
taux de la fiscalité locale de 4,5 %. »Pour le budget 2009,
deux scénarios se sont présentés, le premier se reposait sur le maintient de
l’investissement et passait par la hausse substantielle des impôts (de l’ordre
de 25%). Le second passait par aucune augmentation, ce qui engendrait une masse
d’investissement ridiculement faible, ne permettant même pas d’entretenir le
patrimoine et réduisant donc la commande publique à peau de chagrin, détruisant
l’emploi local.
Ce n’est pas grave
les multinationales, prestataires des JO92 se sont gavées, elles de l’argent
public !
Citons Bernard
Delcroix, de la chambre de commerce de Chambéry
:
“L’événement était trop grand pour la Savoie et ses
PME, qui n’ont pas pu profiter des bénéfices directs des retombées”.
Les emplois créés temporairement sont précaires (interim), imposent heures
supplémentaires, pression pour tenir les délais, conditions de travail
épuisantes et dangereuses (effondrement du toit du dôme à
Vancouver).
Si les jeux
crééront 14000 emplois de 1985 à 1990, le chômage est passé de 6,9% à
8,5% entre 1990 et 1992, suite à au brusque arrêt de la commande
publique. La Maurienne a bénéficié de plus de créations d'entreprises que la
Tarentaise.
Au bout de 18
ans la halle olympique est déjà à bout de souffle. Cinq scénarios se profilent
pour la remettre à neuf ou la remplacer allant de 5 à 19 M€. On
nous avait promis (comme on le fait pour les patinoires surdimensionnées des JO
d'Annecy) qu'elle serait rentable, son déficit est de 300 000 € par an. Déficit
total après les travaux = 18*300 000 + 5 à 19 millions = 10,4 à 24,4
millions d'euros..... en plus des déficit expliqués ci-dessus.
La commune de Pralognan (665 habitants) a
dû emprunter 44 millions de francs (6,7M€) pour construire le complexe
touristique destiné à l'épreuve - confidentielle - de curling. Alors que son
budget de fonctionnement n'était que de 30 millions de francs (4,57M€) ,
la commune de Brides-les-Bains (606 habitants) a investi 200 millions
(30,49M€) ( avant les Jeux, dont 80 millions (12,19M€) pour une
télécabine reliant Méribel et qui n'attire pas vraiment la grande foule. Avec
un programme au-dessus de ses moyens, la commune s'est trouvée incapable
d'assurer ses paiements.
Tout cela sans parler des dérapages dans les coûts de construction des
équipements sportifs : la piste de bobsleigh, à La Plagne, a coûté 233 millions
de francs (35,5M€), alors que l'évaluation initiale était de 67
millions(10,21M€), il faudra ajouter la rénovation en 2005 qui coutera 6,3M€
supplémentaires.. Et le tremplin de saut de Courchevel est revenu à 134
millions de francs (20,4M€), contre une évaluation initiale de 61 millions
(9,3M€)
Comme le souligne l’étude réalisée par le
Programme Pluridisciplinaire en Sciences Humaines Rhône-Alpes en 1991 :
« les retombées industrielles seront ponctuelles, l’engouement
pour les pratiques de ski est déjà bien établi, et la création
d’installations olympiques présente des difficultés d’insertion dans le parc
immobilier et des déséquilibres intercommunaux. »
Malheureusement, comme l’écrit Lyon Libération le 17 août 1992,
les sites olympiques se réveilleront « avec la gueule de bois ».
Malgré les belles promesses, les investissements se sont révélés démesurés et
malgré les recettes, les Jeux n’ont pas payé les Jeux. Le déficit se monte
officiellement à 280 millions de francs(42,7M€), soit 6,6 % du budget de 4,2
milliards de franc (640M€) (Le Monde, 9 juillet 1992). Il faudra rajouter
les 386 millions de francs (58,8M€) consentis par l’Etat au COJO et qui ne
seront jamais remboursés.
Les communes des Jeux elles aussi sont dans le rouge : 31
millions de francs (4,73M€) pour Albertville par exemple.
Ces jeux étaient les premiers en France affichant une volonté d’aménagement
durable. Les résultats après la fête sont mitigés comme le résume le journal La
Croix le 23 août 1992. La construction des stations d’épuration et les usines
d’incinération et de traitement des déchets permettent d’éviter toute pollution
de la rivière Isère dans la vallée de la Tarentaise.
Et la FRAPNA regrette que l’on ait fait « comme avant : urbaniser,
terrasser, déboiser » et que ces Jeux aient été l’occasion de faire passer
en force des opérations immobilières jusqu’alors repoussées.
Monsieur Gibello repond à la
chambre régionale de la cour des comptes, suite au rapport sur la situation
financière d'Albertville après l'exercice 2003. Les JO un véritable
accélérateur de projets:
"Au cours de la
préparation des jeux olympiques de 1992, la ville avait pris naturellement un
certain retard dans l'entretien ou le renouvellement d'équipements qui
n'étaient pas concernés par cet évènement.
Nous ne pouvions pas retarder
davantage ces investissements, dont je cite seulement quelques exemples
significatifs : rénovations d'écoles maternelles et primaires, construction
d'une école maternelle en centre ville, construction d'un gymnase en centre
ville, dans le cadre de la rénovation de la cité scolaire Jean
Moulin, et entretien lourd du patrimoine culturel, de Conflans en
particulier, tels l'église Saint Grat et le château Manuel de Locatel... sans
oublier la rénovation du tissus urbain (place Grenette, place derrière l'hôtel
de ville...) ces exemples n'étant bien entendu pas exhaustifs."
Quelles conclusions en tirer?
- D'abord que lorsque Monsieur Gibello fait son bilan, il ne se
fait aucun cadeau, il est son pire adversaire politique.
- Ensuite, il nous explique clairement que les jeux olympiques
provoquent des travaux qui leurs sont propres, et qui n'interessent que la
minorité qui va en profiter aux dépends des biens collectifs : services
publics et biens culturels.
- Que cela engendre de l'endettement plus de dix ans après, par
l'usure des batiments due au manque d'entretien, par le retard à rattrapper,
par l'inflation entre temps, par les intérêts des prêts.
Vancouver
Les
infrastructures 2,83 milliards d’euros au lieu de 586 millions, le coût de la
sécurité a triplé,
+ 235 millions
d’euros. L’empressement à construire les infrastructures et la recherche du
moindre coût ont provoqué l’effondrement du toit du dôme de Vancouver et donc
un surcoût au final par rapport un travail bien fait.
Ces 2,48
milliards d’euros pèseront lourd sur la commande publique dans
l’avenir.
Extrait du
Journal le Telegramme.
Dettes
vertigineuses, montage financier à hauts risques... Deux stations de ski,
hôtesses des JO de Vancouver, pourraient être vendues aux enchères lors des
compétitions, laissant planer une menace sur leur organisation.
« Le promoteur immobilier canadien Intrawest, propriétaire des deux stations de
ski hôtesses des JO, n'a pas effectué un versement de 524millions de dollars
(371 millions d'euros) à ses créanciers. Résultat, ces derniers ont entamé
mercredi une procédure de saisie des avoirs de l'entreprise canadienne et a
annoncé du même coup la mise en vente aux enchères des stations Whistler et
Blackcomb, le 19février à New York, en plein milieu des Jeux olympiques !
Intrawest appartient en fait depuis 2006 à un fonds d'investissement américain
Fortress Investment. Pour réaliser cette transaction, l'Américain s'est endetté
de 1,7milliard de dollars auprès de la banque d'affaires en difficulté Lehman
Brothers. Intrawest se veut rassurant et a assuré que « des discussions sont en
cours avec les partenaires financiers» pour trouver une solution.
Les coûts se sont envolés
Si la plupart des experts estiment que les risques d'une annulation des
épreuves de ski sont minimes, le Comité d'organisation des Jeux, fortement
critiqué ces derniers mois pour les dépassements de coûts des JO de Vancouver
2010, se serait bien passé d'une telle publicité. En septembre 2008, le
principal bailleur de fonds du village olympique, le même Fortress Investment,
s'était retiré du jeu. La ville, prise de court, a dû s'endetter. Centre des
congrès, sécurité, village olympique... Les coûts se sont envolés tous azimuts.
La facture des coûts d'infrastructures devrait être de quatre
milliards de dollars (2,83 milliards d'euros) au lieu des 760 millions de
dollars (539 millions d'euros) annoncés par le gouvernement
provincial.
EN
ROUTE VERS LES JEUX : Quelques faits et
chiffres intéressants…
Estimation
du coût total des évènements selon le groupe 2010Watch
: plus de $6
milliards
Estimation
du montant qui devra être dépensé par la province de la Colombie-Britannique en
plus de sa contribution de base : $170 millions
Budget de
fonctionnement des Jeux : $1 629
269
000
Dette des JO
de Montréal payée par les contribuales Québécois
: $1,5
milliards
Coût de
construction de l’Anneau de Richmond : $63 110
000
Coût de
construction du Centre des sports de glisse de Whistler
: $104 900
000
Droits de
marketing remis au Comité International Olympique (CIO), au Comité
International Paralympique et au Comité Olympique Canadien
: $197 217
000
Montant
offert par les commanditaires officiels international et national des Jeux
: $961 404
000
Budget
d’aménagement des sites fournis par la province de la Colombie-Britannique et
le gouvernement fédéral : $290 000
000 pour chaque
palier pour un total de $580 000
000
Montant de
la facture actuelle du gouvernement fédéral pour les Jeux olympiques de
Vancouver : $1,23
milliards
Montant
déboursé pour la sécurité jusqu’à présent
: près d’un
milliard de dollars
Montant pour
la sécurité initialement prévu : $175 millions
Déploiement
des effectifs de sécurité : 900 caméras de surveillance additionnelle, 6000 agents
de police, 4500 militaires et 5000 agents de
sécurité
Nombre de
bénévoles attendus : 25 000
Nombre visé
de bénévoles bilingues : 3500
Nombre de
médailles remises aux JO de Vancouver 2010
: 258
Nombre de
membres au CIO : 108
Nombre de
femmes membres au CIO : 17
Estimation
du nombre d’emplois créés en Colombie-Britannique par les JO entre 2003 et 2007
: 10
500
Nombre
d’édifices et d’unités pour ménages à faibles revenus fermés à Vancouver depuis
2007 dans l’intention d’être revendus ou transformés en condos
: 9 édifices et
448 unités
Coca-Cola,
l’un des principaux commanditaires officiels des Jeux, prévoit
vendre plus de
sept millions de breuvages pendant la durée
des évènements.
Prix d’un
billet catégorie A pour la cérémonie d’ouverture
: $1
100
Nombre de
billets achetés à l’avance par le gouvernement fédéral dont plus de la
moitié sont destinés aux députés fédéraux, sénateurs et bureaucrates
: 1494 au coût
de 447
000$
Nombre de
flambeaux fabriqués par Bombardier pour le relai de la flamme Olympique
: 12
000
Le Ghana,
les Bahamas, le Gabon et les Îles Caïmans feront
leur première entrée aux Jeux Olympiques d’hiver en 2010.
Prévision de
température quotidienne à Vancouver et à Whistler Creekside (site alpin) du 12
au 28 février
2010 (moyenne)
: 4.8°C
et -5.2°C
Vancouver
sera la première
ville hôte de l’histoire des Jeux à allumer
la flamme olympique dans un édifice fermé (BC Stadium)
Date de mise
à l’encan de l’entreprise Intrawest, possédant notamment la station de ski
Whistler Blackcomb : le 19 février
2010
Article
rédigé dans le cadre du projet Franco Médias 2010. À paraître sur le
sitewww.francomedia2010.ca
Londres
Le coût
prévisionnel des Jeux a déjà quasiment quadruplé depuis la victoire de Londres
en juillet 2005. Alors estimé à 2,4 milliards de livres (quelque 3,4 milliards
d'euros), il s'élève actuellement à 9,35 milliards de livres (plus de 13
milliards d'euros).
Là aussi, c’est
pour des dizaines d’années que les commandes publiques sont
bloquées.
Turin
Dans le but de pérenniser les activités
sportives sur le site et de créer un vivier d’athlètes sur le versant ouest des
Alpes italiennes, de nombreuses installations ont été crées de toutes pièces,
aujourd’hui, elles pourrissent, sont toutes inutilisées et entrain de
s’effondrer. Plusieurs centaines de millions d’euros ainsi jetés à la poubelle
et qui ne serviront jamais à aider le sport italien à se développer.
Athènes
Ces Jo auront couté 8,9 milliards d’euros au
lieu des 4,5 prévus. La reconversion d’un site en Opéra aura couté à lui seul
300 millions d’euros, non compris dans le budget ci-dessus. Comme pour
Vancouver, c’est le cout de la sécurité et des infrastructures qui en sont les
principaux responsables. Les dépassements
budgétaires des Jeux ontcontribué au passage
du déficit public grec au dessus de la barre de 3% du PIB fixé par le Pacte de
stabilité.
En 2004, selon les derniers chiffres du gouvernement grec, le déficit devrait
s'élever à 5,3% et la dette à 112,1%.
Le coût de la vie a
beaucoup augmenté mais les salaires n'ont pas suivi.
Annecy
Les promoteurs
d’Annecy 2018 sont aussi les gestionnaires du projet de l’Arcadium dont le
budget a dérapé de 50%, de la télécabine de Planpraz dont le budget a également
dérapé de 50% 14 à 21 millions d’euros, de l’A41 nord, dont la fréquentation
est très inférieure aux prévisions obligeant le conseil régional à compenser
avec de l’argent public. 15 millions d’euros investis dans la rénovation de la
salle de spectacle de Bonlieu.
Dans le temps de
la pré-candidature, le budget a été dépassé de 40%.
Il est prévu deux
patinoires de 10 000 places, alors qu’en 2004, la patinoire de 1200 places
de Saint Gervais a fait un déficit de 230 000 euros, celle de 1800 places de
Chamonix un déficit de 390500 euros.
Grenoble, ses
156000 habitants, son agglomération de 500 000 habitants disposent d’une
patinoire de 3500 places…
Des coûts ne sont
pas pris en compte Les 240 millions d’euros annoncés ne tiennent pas compte du
coût du centre de presse, de sécurité, des villages olympiques, télécabines,
mise aux normes cio des pistes de ski, ni celui des infrastructures routières
Tunnel sous le Semnoz, Doublement du contournement routier d’Annecy, de
Marignier… Ni du coût du passage du tour de France, le tour de France qui n’est
pas venu depuis 20 ans a été invité pour faire publicité aux jeux, Jean-Paul
Olivier a déjà commencé le 10 juillet à nous parler de la notoriété d’Annecy
grâce aux jeux, lénifiant de s’extasier devant le verni sans regarder derrière
pour un journaliste. Le coût des bâtiments à construire a été évalué par
rapport aux autres JO en ajoutant l’inflation, mais il n’a pas été tenu compte
dans l’estimation de l’évolution des normes de la règlementation en 2012 et
2018. La reconversion des bâtiments après les JO n’a pas été prise en compte ni
la rénovation de la piste de bobsleigh de la Plagne 6,3 millions d’euros,
effectuée dans l’attente de JO à Grenoble ou Annecy selon Jean-François Lamour,
alors ministre des sports. On ose nous dire que 70% des installations existent,
il s’agit pour l’essentiel de pistes de ski qui ne sont pas aux normes
Cio, ce qui aura un coût, mais la plupart des infrastructures les plus chres ne
sont pas construites ormis la piste de bobsleigh dont nous avons déjà
parlé.
Là encore la
commande publique très pourvoyeuse d’emplois locaux va souffrir pendant très
longtemps.
Enfin, le site de
propagande pour la candidature d’Annecy se vante que les JO d’Albertville ont
augmenté la fréquentation des stations de Tarentaise de 25%, or 75% des
émissions de gaz à effet de serre des stations proviennent des déplacements.
Selon un récent rapport de l’OCDE les deux tiers de nos stations risquent de
péricliter d’ici à 2070 si on ne change pas radicalement notre vision du
tourisme. Le tourisme blanc est-il si précieux pour notre économie qu’on
veuille le condamner au désastre le plus prématurément
possible ?