Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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vendredi 12 mars 2010

L'HEURE EST AU CHOIX



 
L'HEURE EST AUX CHOIX
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Non seulement aux choix électoraux mais aussi aux choix fondamentaux qui engagent toute notre société.
Il faut cesser de recycler les vieux schémas politi­­ques vendus par la droite ou la gauche traditionnelle.
Si nous n'engageons pas dès aujour­d'hui les politiques pour répondre au dérèglement climatique, à la dégradation du vivant et à l'épuisement des ressources naturelles, la crise écologique aggravera dramatiquement la crise sociale et économique que nous subissons déjà.
La protection de la planète, notre futur à tous, passent par une transformation profonde de nos façons de travailler, de nous déplacer, de consommer et de vivre.
Au cœur du projet écologiste se trouvent le bien commun, la justice sociale, les solidarités, les libertés publiques et la place de l'humain dans une nature restaurée. L’avenir est là. N'atten­dons pas demain.
Avec Europe Écologie, l'écologie maintenant !

jeudi 4 mars 2010

OGM : LA FRANCE DOIT INTERDIRE LES POMMES DE TERRE TRANSGENIQUES




Communiqué de presse du 4 mars 2010

OGM: la France Doit Interdire les pommes de terre transgéniques


La France Doit Interdire la culture des plants de pommes de terre OGM que la Commission Barroso vient d'Autoriser.

Celle-ci fait une Une nouvelle fois le choix de Défendre les bénéfices des entreprises polluantes contre l'avis des citoyens de l'Union européenne. En Dépit des dangers Peser Que font les OGM et des doutes sérieux Qui pèsent sur l'Innocuité de ce usine de nouveau, la Commission a une nouvelle Décidé fils d'Engager mandat sous le signe de l'autisme Démocratique et de la soumission aux lobbies.

Le Gouvernement français Doit Interdire la culture de la pomme de terre Amflora dès aujourd'hui et Cesser de se défausser de sa responsabilité politique derrière le Haut Conseil des biotechnologies.

La pomme de terre OGM Amflora Possède des gènes résistants à CERTAINS antibiotiques, risquant d'engendrer des bactéries insensibles à ceux-ci. En autorisant cette culture, la Commission a bafoué la directive européenne sur les OGM 2001-18 Qui demande que de tells marqueurs Soit interdits. Cet OGM disposer D'UNE AUTORISATION DE L'Agence Européenne de Sécurité des Aliments ... DONT EST L'Ancienne coordinatrice du Groupe d'experts scientifiques salariée DEVENUE d'entreprise Une Qui produit des OGM.

Face à ces dangers, les écologistes continueront à s'opposer à la culture de tous les OGM en plein champs. Ils ne manqueront pas de se mobilisateur AFIN de Peser sur la décision du Gouvernement.

mercredi 3 mars 2010

TEMPETE :LE DRAME N'ETAIT PAS INELUCTABLE



Communiqué de presse du 3 mars 2010

Tempête: le drame n'était pas inéluctable


La tempête Xynthia un sel de Nombreuses Victimes et des dégâts considerables. Ce drame n'était pas inéluctable. Des politiques publiques responsables auraient pu Minimiser les dégâts humains et matériels.

Malgré les Règles En vigueur, entre 1999 et 2006, plus de 100 000 constructions Réalisées Ont Été en zones inondables.

Le Sénat une tente, il ya un an et demi, d'assouplir la Loi Littoral, Faisant écho à une proposition Une du candidat Sarkozy en 2007.

La mobilisation des écologistes contre pratiques CES, pour l'application et le Renforcement des Règles d'Est urbanisme d'aujourd'hui Autant Fondée en plus. Elles PERMETTENT la Préservation de la biodiversité, mais aussi la protection des populations face aux catastrophes naturelles. Et nous savons Qu'elles risquent de se causer des multiplicateurs à du dérèglement climatique.

Les plans de prévention DOIVENT s'appliquer sans exception à l'ensemble des zones submersibles. Concernant les maisons déjà Construites, il est Nécessaire Que l'Etat et les collectivités territoriales prennent aujourd'hui les Mesures pour Protéger Leurs habitants d'autres épisodes climatiques dangereux.

dimanche 28 février 2010

LE VERITABLE IMPACT ECONOMIQUE DES JEUX OLYMPIQUES

Le Mythe de la croissance

LE VERITABLE IMPACT ECONOMIQUE DES JEUX OLYMPIQUES

 

Grenoble

Les grenoblois ont payés leurs jeux olympiques durant 27 ans. Leurs impôts ont été multipliés par 2.4 jusqu’en 1995. Contrairement aux mensonges habituels, les JO n’ont pas aidé Grenoble à se développer puisqu’elle fut la ville Française de plus de 100 000 habitants s’étant le plus développé dans les années 50 et 60 (les JO ont eu lieu en 1968) et l’endettement a réduit considérablement les commandes publiques par la suite. En effet, 1 million d’entrées payantes furent attendues pour les épreuves sportives des JO de Grenoble, 503 700 furent vendues, dont une grande partie au rabais dès la deuxième semaine, vu le manque d’affluence

Neyrpic s’installe en 1917, sa formidable expansion dans les 60, la fermeture du Site Bouchailler-Viallet en 1972, puis la revente à des entreprises étrangères et le démantèlement démontrent-ils un apport des JO ?

Caterpillar arrive dans les années 50 grâce à une main d’œuvre abondante (voir paragraphe 1) et bon marché. Les mouvements sociaux des années 70, démontrent-ils un apport positif des JO ?

Merlin-Gerin est créée en 1920. Le nombre d’employés en était de 4250 en 1963, aujourd’hui Scheider qui comprend Schneider, Télémécanique, Merlin Gérin, Square D ne compte plus que 6300 emplois sur Grenoble et quel rapport avec les JO ? Le fort accroissement avec les trente glorieuses puis le fort ralentissement après n’ont rien à voir avec les JO, mais avec la croissance générale et le développement du bâtiment, des nouvelles technologies de l’électricité, et la manne électrique de la houille blanche.

Hewlett Packard de son aveu propre s’est installée là pour profiter de la formation technique et scientifique à la Grenobloise. Quel rapport avec les JO ?

Qui peut croire que l’explosion de la population étudiante (très pourvoyeuse d’emplois) dans les années 50 puis 60 a un rapport avec les JO ?  Qui peut croire que la création du CENG en 1958 a un rapport avec les JO de 1968 ?

 

Or nous venons de citer là les fleurons de l’économie Grenobloise. Ils se sont tous développés avant les JO et ont marqué le pas après, faute de crédits de recherche et de commande publique.

 

Albertville

Michel Barnier nous avait promis l’équilibre pour les JO d’Albertville, résultat : 42,7 millions d’euros de déficit pour les JO financés à 75% par l’état et 25% par le département, 4.7 millions d’euros de déficit pour Albertville, 9.15 millions d’euros pour Brides les Bains + un prêt de 58.8 millions d’euros jamais remboursé. Total 115 M d’euros.

 

Le solde migratoire est négatif entre 1990 et 1999 (période post olympique) se traduisant par une perte de population dans le canton d’Ugine et, dans une moindre mesure, à Albertville, preuve de la disparition de l’emploi : Les emplois stables ont régressé, passant de 74 MF en 1997 à 54 MF en 1998 et 61 MF en 1999. La chambre régionale de la cour des comptes a fait deux rapports catastrophistes sur les JO d’Albertville demandant de limiter l’investissement et de contenir les frais de fonctionnement permettant juste  l’entretien de ce qui existait alors. Elle incitait également à une hausse des taux de la fiscalité locale de 4,5 %. »Pour le budget 2009, deux scénarios se sont présentés, le premier se reposait sur le maintient de l’investissement et passait par la hausse substantielle des impôts (de l’ordre de 25%). Le second passait par aucune augmentation, ce qui engendrait une masse d’investissement ridiculement faible, ne permettant même pas d’entretenir le patrimoine et réduisant donc la commande publique à peau de chagrin, détruisant l’emploi local.

Ce n’est pas grave les multinationales, prestataires des JO92 se sont gavées, elles de l’argent public !

 

Citons Bernard Delcroix, de la chambre de commerce de Chambéry :

L’événement était trop grand pour la Savoie et ses PME, qui n’ont pas pu profiter des bénéfices directs des retombées”. Les emplois créés temporairement sont précaires (interim), imposent heures supplémentaires, pression pour tenir les délais, conditions de travail épuisantes et dangereuses (effondrement du toit du dôme à Vancouver).
 
Si les jeux crééront 14000 emplois de 1985 à 1990, le chômage est passé de 6,9% à 8,5%  entre 1990 et 1992, suite à au brusque arrêt de la commande publique. La Maurienne a bénéficié de plus de créations d'entreprises que la Tarentaise.
 
Au bout de 18 ans la halle olympique est déjà à bout de souffle. Cinq scénarios se profilent pour la remettre à neuf ou la remplacer allant de 5 à 19 M€. On nous avait promis (comme on le fait pour les patinoires surdimensionnées des JO d'Annecy) qu'elle serait rentable, son déficit est de 300 000 € par an. Déficit total après les travaux = 18*300 000 + 5 à 19 millions = 10,4 à 24,4 millions d'euros..... en plus des déficit expliqués ci-dessus.
 
 La commune de Pralognan (665 habitants) a dû emprunter 44 millions de francs (6,7M€) pour construire le complexe touristique destiné à l'épreuve - confidentielle - de curling. Alors que son budget de fonctionnement n'était que de 30 millions de francs (4,57M€) , la commune de Brides-les-Bains (606 habitants) a investi 200 millions (30,49M€) ( avant les Jeux, dont 80 millions (12,19M€) pour une télécabine reliant Méribel et qui n'attire pas vraiment la grande foule. Avec un programme au-dessus de ses moyens, la commune s'est trouvée incapable d'assurer ses paiements.

Tout cela sans parler des dérapages dans les coûts de construction des équipements sportifs : la piste de bobsleigh, à La Plagne, a coûté 233 millions de francs (35,5M€), alors que l'évaluation initiale était de 67 millions(10,21M€), il faudra ajouter la rénovation en 2005 qui coutera 6,3M€ supplémentaires.. Et le tremplin de saut de Courchevel est revenu à 134 millions de francs (20,4M€), contre une évaluation initiale de 61 millions (9,3M€)  

Comme le souligne l’étude réalisée par le Programme Pluridisciplinaire en Sciences Humaines Rhône-Alpes en 1991 : « les retombées industrielles seront ponctuelles, l’engouement pour les pratiques de ski est déjà bien établi, et la création d’installations olympiques présente des difficultés d’insertion dans le parc immobilier et des déséquilibres intercommunaux. »

Malheureusement, comme l’écrit Lyon Libération le 17 août 1992, les sites olympiques se réveilleront « avec la gueule de bois ». Malgré les belles promesses, les investissements se sont révélés démesurés et malgré les recettes, les Jeux n’ont pas payé les Jeux. Le déficit se monte officiellement à 280 millions de francs(42,7M€), soit 6,6 % du budget de 4,2 milliards de franc (640M€) (Le Monde, 9 juillet 1992). Il faudra rajouter les 386 millions de francs (58,8M€) consentis par l’Etat au COJO et qui ne seront jamais remboursés.

Les communes des Jeux elles aussi sont dans le rouge : 31 millions de francs (4,73M€) pour Albertville par exemple.
Ces jeux étaient les premiers en France affichant une volonté d’aménagement durable. Les résultats après la fête sont mitigés comme le résume le journal La Croix le 23 août 1992. La construction des stations d’épuration et les usines d’incinération et de traitement des déchets permettent d’éviter toute pollution de la rivière Isère dans la vallée de la Tarentaise.
Et la FRAPNA regrette que l’on ait fait « comme avant : urbaniser, terrasser, déboiser » et que ces Jeux aient été l’occasion de faire passer en force des opérations immobilières jusqu’alors repoussées.  

Monsieur Gibello repond à la chambre régionale de la cour des comptes, suite au rapport sur la situation financière d'Albertville après l'exercice 2003. Les JO un véritable accélérateur de projets:

"Au cours de la préparation des jeux olympiques de 1992, la ville avait pris naturellement un certain retard dans l'entretien ou le renouvellement d'équipements qui n'étaient pas concernés par cet évènement.

Nous ne pouvions pas retarder davantage ces investissements, dont je cite seulement quelques exemples significatifs : rénovations d'écoles maternelles et primaires, construction d'une école maternelle en centre ville, construction d'un gymnase en centre ville, dans le cadre de la rénovation de la cité scolaire Jean Moulin,  et entretien lourd du patrimoine culturel, de Conflans en particulier, tels l'église Saint Grat et le château Manuel de Locatel... sans oublier la rénovation du tissus urbain (place Grenette, place derrière l'hôtel de ville...) ces exemples n'étant bien entendu pas exhaustifs."

 Quelles conclusions en tirer?

- D'abord que lorsque Monsieur Gibello fait son bilan, il ne se fait aucun cadeau, il est son pire adversaire politique.

- Ensuite, il nous explique clairement que les jeux olympiques provoquent des travaux qui leurs sont propres, et qui n'interessent que la minorité qui va en profiter aux dépends des biens collectifs : services publics et biens culturels.

- Que cela engendre de l'endettement plus de dix ans après, par l'usure des batiments due au manque d'entretien, par le retard à rattrapper, par l'inflation entre temps, par les intérêts des prêts.

 Vancouver

Les infrastructures 2,83 milliards d’euros au lieu de 586 millions, le coût de la sécurité a triplé,

+ 235 millions d’euros. L’empressement à construire les infrastructures et la recherche du moindre coût ont provoqué l’effondrement du toit du dôme de Vancouver et donc un surcoût au final par rapport un travail bien fait.

Ces 2,48 milliards d’euros pèseront lourd sur la commande publique dans l’avenir.
 
Extrait du Journal le Telegramme.
Dettes vertigineuses, montage financier à hauts risques... Deux stations de ski, hôtesses des JO de Vancouver, pourraient être vendues aux enchères lors des compétitions, laissant planer une menace sur leur organisation.
 
« Le promoteur immobilier canadien Intrawest, propriétaire des deux stations de ski hôtesses des JO, n'a pas effectué un versement de 524millions de dollars (371 millions d'euros) à ses créanciers. Résultat, ces derniers ont entamé mercredi une procédure de saisie des avoirs de l'entreprise canadienne et a annoncé du même coup la mise en vente aux enchères des stations Whistler et Blackcomb, le 19février à New York, en plein milieu des Jeux olympiques ! Intrawest appartient en fait depuis 2006 à un fonds d'investissement américain Fortress Investment. Pour réaliser cette transaction, l'Américain s'est endetté de 1,7milliard de dollars auprès de la banque d'affaires en difficulté Lehman Brothers. Intrawest se veut rassurant et a assuré que « des discussions sont en cours avec les partenaires financiers» pour trouver une solution.

Les coûts se sont envolés

Si la plupart des experts estiment que les risques d'une annulation des épreuves de ski sont minimes, le Comité d'organisation des Jeux, fortement critiqué ces derniers mois pour les dépassements de coûts des JO de Vancouver 2010, se serait bien passé d'une telle publicité. En septembre 2008, le principal bailleur de fonds du village olympique, le même Fortress Investment, s'était retiré du jeu. La ville, prise de court, a dû s'endetter. Centre des congrès, sécurité, village olympique... Les coûts se sont envolés tous azimuts. La facture des coûts d'infrastructures devrait être de quatre milliards de dollars (2,83 milliards d'euros) au lieu des 760 millions de dollars (539 millions d'euros) annoncés par le gouvernement provincial.
 
 

EN ROUTE VERS LES JEUX : Quelques faits et chiffres intéressants…

Estimation du coût total des évènements selon le groupe 2010Watch : plus de $6 milliards

Estimation du montant qui devra être dépensé par la province de la Colombie-Britannique en plus de sa contribution de base : $170 millions

Budget de fonctionnement des Jeux : $1 629 269 000

Dette des JO de Montréal payée par les contribuales Québécois : $1,5 milliards

Coût de construction de l’Anneau de Richmond : $63 110 000

Coût de construction du Centre des sports de glisse de Whistler : $104 900 000

 

Droits de marketing remis au Comité International Olympique (CIO), au Comité International Paralympique et au Comité Olympique Canadien : $197 217 000

Montant offert par les commanditaires officiels international et national des Jeux : $961 404 000

Budget d’aménagement des sites fournis par la province de la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral : $290 000 000 pour chaque palier pour un total de $580 000 000

Montant de la facture actuelle du gouvernement fédéral pour les Jeux olympiques de Vancouver : $1,23 milliards

Montant déboursé pour la sécurité jusqu’à présent : près d’un milliard de dollars

Montant pour la sécurité initialement prévu : $175 millions

Déploiement des effectifs de sécurité : 900 caméras de surveillance additionnelle, 6000 agents de police, 4500 militaires et 5000 agents de sécurité

Nombre de bénévoles attendus : 25 000 

Nombre visé de bénévoles bilingues : 3500

Nombre de médailles remises aux JO de Vancouver 2010 : 258

Nombre de membres au CIO : 108

Nombre de femmes membres au CIO : 17

Estimation du nombre d’emplois créés en Colombie-Britannique par les JO entre 2003 et 2007 : 10 500

Nombre d’édifices et d’unités pour ménages à faibles revenus fermés à Vancouver depuis 2007 dans l’intention d’être revendus ou transformés en condos : 9 édifices et 448 unités

Coca-Cola, l’un des principaux commanditaires officiels des Jeux, prévoit vendre plus de sept millions de breuvages pendant la durée des évènements.

Prix d’un billet catégorie A pour la cérémonie d’ouverture : $1 100

Nombre de billets achetés  à l’avance par le gouvernement fédéral dont plus de la moitié sont destinés aux députés fédéraux, sénateurs et bureaucrates : 1494 au coût de 447 000$

Nombre de flambeaux fabriqués par Bombardier pour le relai de la flamme Olympique : 12 000

Le Ghana, les Bahamas, le Gabon et les Îles Caïmans feront leur première entrée aux Jeux Olympiques d’hiver en 2010.

Prévision de température quotidienne à Vancouver et à Whistler Creekside (site alpin) du 12 au 28 février 2010 (moyenne) : 4.8°C et -5.2°C

Vancouver sera la première ville hôte de l’histoire des Jeux à allumer la flamme olympique dans un édifice fermé (BC Stadium)

Date de mise à l’encan de l’entreprise Intrawest, possédant notamment la station de ski Whistler Blackcomb : le 19 février 2010

Article rédigé dans le cadre du projet Franco Médias 2010. À paraître sur le sitewww.francomedia2010.ca

 

Londres

Le coût prévisionnel des Jeux a déjà quasiment quadruplé depuis la victoire de Londres en juillet 2005. Alors estimé à 2,4 milliards de livres (quelque 3,4 milliards d'euros), il s'élève actuellement à 9,35 milliards de livres (plus de 13 milliards d'euros).

Là aussi, c’est pour des dizaines d’années que les commandes publiques sont bloquées.
 

Turin

Dans le but de pérenniser les activités sportives sur le site et de créer un vivier d’athlètes sur le versant ouest des Alpes italiennes, de nombreuses installations ont été crées de toutes pièces, aujourd’hui, elles pourrissent, sont toutes inutilisées et entrain de s’effondrer. Plusieurs centaines de millions d’euros ainsi jetés à la poubelle et qui ne serviront jamais à aider le sport italien à se développer.
 
voir l'article sur la page Actualités 
 

Athènes

Ces Jo auront couté 8,9 milliards d’euros au lieu des 4,5 prévus. La reconversion d’un site en Opéra aura couté à lui seul 300 millions d’euros, non compris dans le budget ci-dessus. Comme pour Vancouver, c’est le cout de la sécurité et des infrastructures qui en sont les principaux responsables. Les dépassements budgétaires des Jeux ontcontribué au passage du déficit public grec au dessus de la barre de 3% du PIB fixé par le Pacte de stabilité.
En 2004, selon les derniers chiffres du gouvernement grec, le déficit devrait s'élever à 5,3% et la dette à 112,1%.
Le coût de la vie a beaucoup augmenté mais les salaires n'ont pas suivi.

Annecy

Les promoteurs d’Annecy 2018 sont aussi les gestionnaires du projet de l’Arcadium dont le budget a dérapé de 50%, de la télécabine de Planpraz dont le budget a également dérapé de 50% 14 à 21 millions d’euros, de l’A41 nord, dont la fréquentation est très inférieure aux prévisions obligeant le conseil régional à compenser avec de l’argent public. 15 millions d’euros investis dans la rénovation de la salle de spectacle de Bonlieu.

 

Dans le temps de la pré-candidature, le budget a été dépassé de 40%.

 

Il est prévu deux patinoires de 10 000 places, alors qu’en 2004, la patinoire de 1200 places de Saint Gervais a fait un déficit de 230 000 euros, celle de 1800 places de Chamonix un déficit de 390500 euros.

 

Grenoble, ses 156000 habitants, son agglomération de 500 000 habitants disposent d’une patinoire de 3500 places…

 

Des coûts ne sont pas pris en compte Les 240 millions d’euros annoncés ne tiennent pas compte du coût du centre de presse, de sécurité, des villages olympiques, télécabines, mise aux normes cio des pistes de ski, ni celui des infrastructures routières Tunnel sous le Semnoz, Doublement du contournement routier d’Annecy, de Marignier… Ni du coût du passage du tour de France, le tour de France qui n’est pas venu depuis 20 ans a été invité pour faire publicité aux jeux, Jean-Paul Olivier a déjà commencé le 10 juillet à nous parler de la notoriété d’Annecy grâce aux jeux, lénifiant de s’extasier devant le verni sans regarder derrière pour un journaliste. Le coût des bâtiments à construire a été évalué par rapport aux autres JO en ajoutant l’inflation, mais il n’a pas été tenu compte dans l’estimation de l’évolution des normes de la règlementation en 2012 et 2018. La reconversion des bâtiments après les JO n’a pas été prise en compte ni la rénovation de la piste de bobsleigh de la Plagne 6,3 millions d’euros, effectuée dans l’attente de JO à Grenoble ou Annecy selon Jean-François Lamour, alors ministre des sports. On ose nous dire que 70% des installations existent, il s’agit pour l’essentiel de pistes de ski qui ne sont pas aux normes Cio, ce qui aura un coût, mais la plupart des infrastructures les plus chres ne sont pas construites ormis la piste de bobsleigh dont nous avons déjà parlé.

 

Là encore la commande publique très pourvoyeuse d’emplois locaux va souffrir pendant très longtemps.

 

Enfin, le site de propagande pour la candidature d’Annecy se vante que les JO d’Albertville ont augmenté la fréquentation des stations de Tarentaise de 25%, or 75% des émissions de gaz à effet de serre des stations proviennent des déplacements. Selon un récent rapport de l’OCDE les deux tiers de nos stations risquent de péricliter d’ici à 2070 si on ne change pas radicalement notre vision du tourisme. Le tourisme blanc est-il si précieux pour notre économie qu’on veuille le condamner au désastre le plus prématurément possible ?

 

mardi 23 février 2010

IMPORTANT COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITE ANTI-OLYMPIQUE DES JEUX D'ANNECY ET DE HAUTE -SAVOIE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
du Comité Anti Olympique Annecy

Alors que les JO de Vancouver battent leur plein, eux qui se voulaient exemplaires et les plus écolos de la galaxie, ont remisé leur prétention aux oubliettes.

Difficile de croire que la délégation d’Annecy 2018, présente en nombre au Canada, partie faire du lobbying, revienne avec de bonnes idées en la matière.
Depuis plus d’un an, le CAO s’efforce de référencer d’analyser, compiler tout ce qui concerne la candidature d’Annecy, et plus largement, le sport, et l’olympisme en général. Force est de constater, que toutes les critiques (que nous émettons depuis le début de notre action), sont réelles, sérieuses et vérifiables, et que les absurdités (voire les mensonges et contre-vérités), débités par «l’équipe de bras cassés» qui défend ces JO-2018, n’y changeront rien.
- Si certains ont frôlé la diffamation en nous taxant de menteurs lorsque nous évoquions une candidature prétexte au percement du Semnoz, et que ces jeux seraient écolos, le dernier rapport de la Cipra nous donne entièrement raison, et ses rédacteurs ont à de multiples reprises repris notre
travail afin d’alimenter le leur (sans même avoir la courtoise de nous en avertir).
- Sans tomber dans l’auto-satisfécit qui ne nous correspond pas, nous ne pouvons que constater et nous réjouir que la Cipra fasse le même constat
que nous, comme quoi ces JO ne pouvaient être écolos qu’au détriment d’une facture beaucoup trop lourde, pour les générations futures.

Nous voilà bien loin d’un quelconque développement durable... A moins que la croissance verte ait fait ses ravages ???

Il est tout de même à noter que la Cipra, malgré son analyse pointue, n’ose pas prendre position, et laisse lâchement croire que les promesses en matière environnementale puissent être tenues. Ce qui est bien entendu impossible. Pour finir, sa proposition de table ronde en présence des
opposants est «mignonne», nous attendons l’invitation officielle émanent d’un organisme moins obscur avant de la refuser.

La récente nomination d’Edgar Grospiron, semble perturber et réveiller certains élus qui se reconnaîtront, et qui s’indignent de certaines de ses activités professionnelles, qu’ils n’oublient pas, ces hypocrites que ce monsieur est depuis le début parmi les figures de proue de cette absurde
candidature.

Le CAO tient à rappeler que Messieurs Zidane et Rigaut ont été héliporté en haut du Mont Blanc pour la promotion des JO, il ne faudrait pas l’oublier, certains ont la mémoire courte.
Tant mieux pour E. Grospiron s’il peut arrondir ses fins de mois avec l’argent du contribuable (nous attendons toujours le budget précis réclamé à
Messieurs Rigaut et Monteil demandé au mois de décembre), mais les récentes déclarations concernant la faiblesse de l’enveloppe budgétaire
Annecy-2018 comparativement à Munich et Pyeongchang, nous inquiètent au plus haut point, d’autant plus que Mr. Rigaut a surenchéri il y a peu annonçant, que s’il fallait mettre plus sur la table, il le ferait.
Pour être justes, nous ne chargerons pas plus E. Grospiron, le seul à être venu à notre rencontre, alors que le CAO attend toujours le débat public, qui devrait être obligatoire pour ce genre de projet, qui concerne TOUTE la population, et qui l’engage financièrement et dangereusement sur le court et
le long terme.
Comment peut-on faire confiance à des hommes et des femmes politiques, qui sur ce projet de JO, passent leur temps à se lancer des invectives par voie de presse, ou par blogs interposés... Vive le sport !

Alors que les sites retenus ont été officiellement diffusés ces jours-ci, le CAO constate une emprise importante et inadmissible sur les terres agricoles pour différents projets. Nous tenons à rappeler, qu’en temps normal, la Haute-Savoie perd au minimum 500 hectares de terres agricoles par an.
Sans compter les emplacements nécessaires pour des parkings et projets annexes qui n’apparaissent pas dans le dossier, alors que bons nombres de
communes ont déjà modifié leur PLU ou s’apprêtent à le faire.
Le CAO s’oppose et s’opposera fermement à toute disparition de terres agricoles, et nous appelons solennellement l’ensemble du milieu agricole à ne pas céder à la tentation des JO, et à s’opposer fermement avec nous à la destruction programmée de leur outil de travail.

Les promoteurs des JO ne manquent pas d’air (pollué) !!!
En effet, c’est sur la plaine de Passy, que sera entre autre construit un village olympique, alors que Passy vient d’être malheureusement déclarée, la ville la plus polluée de France au benzo à pyralène.
Le CAO demande à la population de cette vallée de se mobiliser contre les projets de la candidature, et d’inciter les élus à régler ce problème grave et récurent, que certains préfèrent ignorer, d’autant plus que c’est encore sur ce secteur que des terres agricoles fertiles disparaitront exagérément, au
profit de la candidature des JO.

En conclusion, le CAO refuse ce projet démesuré, qui va se faire au détriment de notre cadre de vie, et de notre bien être.


CAO - Comité Anti Olympique
Annecy

LUNDI 1ER MARS : DEBAT SUR LES LYCEES DE NOTRE REGION

Pour votre information  - aux parents, élèves, tout le personnel des lycées et tout "citoyen" intéressé par la question.

Ce n'est pas tous les jours qu'on peut rencontrer 2 conseillers régionaux dont Alain Coulombel, président de la commission formations initiales et lycées. Nous organisons (Europe-Ecologie) une rencontre le lundi 1er mars de 18h30 à 20h30 à l'Agora à Bonneville sur le thème de la politique régionale des lycées (voir document joint). Quelles que soient vos intentions de vote, c'est une bonne occasion de pouvoir "vider son sac" ou d'en savoir plus sur les compétences et les leviers de la région concernant les lycées et faire connaître vos souhaits en ce domaine.

N'hésitez pas à faire circuler l'info.

Martine Léger   Secrétaire du Groupe local du Faucigny-Mont-Blanc

samedi 20 février 2010

CECILE DUFLOT : " L'UMP OU LE SIMPLISME ECOLOGIQUE : INTERVIEW REALISE PAR RUE 89

Cécile Duflot : « L'UMP, ou le simplisme écologique »

Cécile Duflot à l'université d'été du PS, en août 2009 (Stéphane Mahé/Reuters)

Secrétaire nationale des Verts et tête de liste d'Europe Ecologie aux élections régionales en Ile-de-France, Cécile Duflot se livre dans une tribune à Rue89 à une critique de la « conversion » à l'écologie de l'UMP. Selon elle, une « imposture intellectuelle », qui relève de la « posture politique ». Démonstration en cinq points.

1 L'admiration de Sarkozy à Blair

Ce n'est pas un hasard si Nicolas Sarkozy vouait une telle admiration à Tony Blair qu'il en eût fait jadis son champion pour la présidence de l'Europe. Ce ne sont pas seulement les trois victoires électorales qui l'impressionnent tant, mais surtout sa redoutable pratique de la triangulation politique -une tactique éprouvée auparavant par Bill Clinton.

Loin de n'être qu'une forme subtile d'opportunisme, la triangulation consiste à reprendre à son compte les idées d'un adversaire politique, quitte à les reformuler avec son propre vocabulaire, ce qui permet de le désarmer, de lui ôter son originalité tout en apparaissant comme un modéré à la recherche du consensus politique. C'est le fondement stratégique de celui qui se prétend « directeur des ressources humaines du PS » tout en affirmant démonter ainsi la maison socialiste.

2Pourquoi Sarkozy a « verdi » son discours

Mais l'ouverture à la Sarkozy ne se limite pas au débauchage de quelques égarés amateurs d'égards, elle concerne aussi les idées, récupérées, arraisonnées.Assaisonnées à sa façon.

Il se trouve que depuis quelques années, l'environnement s'est progressivement imposé comme une préoccupation majeure dans la société française. A l'écoute tactique des tendances de fond dans l'opinion française, Sarkozy s'est donc assez naturellement préoccupé de « verdir » son discours.

Le calcul est double : d'une part souligner un peu plus son audace, sa « rupture », par rapport à son propre camp, ringardisant au passage un peu plus un PS totalement incapable de prendre l'écologie au sérieux ; et d'autre part tenter de capter un électorat écologiste relativement instable mais qui depuis le succès des listes Europe Ecologie aux européennes de 2009 pèse son comptant de suffrages.

3 La sensibilité écologiste est ancienne à gauche

Si la conscience environnementale est assez récente en France, la sensibilité écologiste, elle, est présente depuis bien longtemps au sein de la gauche française. Et elle est progressivement devenue centrale.

En 2009, l'enquête annuelle Viavoice-Libération sur l'identité de la gauche a même pour la première fois distingué une famille autonome, et importante, structurée par des valeurs écologistes : le rejet de la société de consommation et de son matérialisme déshumanisant, l'hostilité voire le refus à la fois du système capitaliste et de l'intervention étatique, et un attachement viscéral aux libertés individuelles, au respect des minorités et aux processus démocratiques.

Riche d'une longue tradition intellectuelle, philosophique et d'un tissu associatif très dense, cette sensibilité pré-existait donc à son expression politique, au travers d'un mouvement ou d'un leader identifié.

4 La posture politique de la droite

Dans sa volonté de s'approprier l'écologie, l'UMP adopte la méthode exactement contraire. En diffusant un argumentaire aux militants pour expliciter sa pensée et ses choix stratégiques, Nicolas Sarkozy cherche à faire émerger une sensibilité qui n'a pas la même substance au sein de sa famille politique.

Conçue et imposée d'en haut, cette « écologie de droite » qu'il tente de vendre à grand renfort de serments militants, peine à trouver ses marques et une originalité propre. Il suffit pour s'en convaincre de lire la note de Chantal Jouanno qui sert de base à l'argumentaire militant.

Quelques pages de grands principes très généraux, dont il ressort que l'UMP partage avec les Verts une « convergence quant aux objectifs ». Peinant à s'affranchir de ces encombrantes convergences, la ministre ne trouve finalement que le nucléaire et son admiration pour la politique pragmatique du président Sarkozy pour caractériser cette fameuse écologie de droite.

Sans référence politique ou intellectuelle autre qu'un verbatim appauvri de quelques dirigeants écologistes et les dix propositions phares d'Europe Ecologie aux européennes de 2009, cette tentative de théorisation s'apparente en fin de compte à une compilation d'éléments de langage. Imposture intellectuelle, elle relève de la posture politique.

5L'UMP prône une écologie marchande

Mais le cœur du problème dépasse cette réflexion trop rapide. Si l'on prend au sérieux le discours sarkozyste et les affirmations de la ministre sur les limites du PIB comme indicateur de richesse, sur les risques sanitaires, sur les multiples pollutions, etc., on ne peut qu'être frappé par le simplisme des solutions prônées.

L'écologie selon l'UMP se contente d'agir à la marge, sur le comportement des consommateurs. Sans jamais envisager que les choix de consommation sont aussi déterminés par les inégalités socio-économiques. Sans jamais envisager la nécessité de changer aussi, surtout, nos manières de produire dans un monde aux ressources limitées.

L'illustration emblématique de cette contradiction fondamentale, c'est l'assiette de la défunte taxe carbone version Sarkozy : faire payer les ménages et les TPE-PME tout en exemptant les plus grandes entreprises qui sont les principaux émetteurs de gaz à effets de serre.

L'écologie selon l'UMP, c'est une écologie qui dégage les entreprises de leurs responsabilité environnementale et sociale au sein des communautés où elles sont implantées. C'est une écologie marchande, qui confie le logement au marché, néglige la précarité énergétique, ne pose jamais la question du partage des richesses dans une société fondamentalement inégalitaire.

En fin de compte, il n'y a pas d'écologie de droite. Il y a une confusion entre les mots. La protection de la planète, est une préoccupation urgente et nécessaire, qui doit s'imposer à tous, quelles que soient les opinions politiques -l'écologie est une vision de l'homme et du monde, une certaine idée de la société et du sens de la vie.

La seule écologie que réussiront à s'approprier l'UMP et Sarkozy, c'est l'écologie impopulaire.

Photo : Cécile Duflot à l'université d'été du PS, en août 2009 (Stéphane Mahé/Reuters

lundi 15 février 2010

RENCONTRE DALAI-LAMA / BARAK OBAMA : LA CAUSE TIBETAINE PROGRESSE



Communiqué de presse du 15 février 2010

Rencontre Dalai-Lama / Barack Obama : la cause tibétaine progresse !


 
Les Verts se félicitent de la rencontre entre le président des Etats-Unis, Barack Obama, et Tenzin Gyatso, 14ème Dalaï Lama.

Depuis le soulèvement de mars 2008, une répression implacable s’est abattue sur le Tibet, fermé aux contacts et communications internationaux. La peine de mort a été prononcée contre des manifestants, d’autres ont été condamnés à de lourdes peines d’enfermement, tandis que l’on compte les disparus par dizaines. Pourtant, comme l’avait affirmé le Dalaï Lama lors de l’audience qu’il a accordée le 7 juin dernier à une délégation d’Europe Ecologie conduite par Jean-Marc Brulé, maire de Cesson, Secrétaire national adjoint des Verts en charge des élections et des institutions, et José Bové, député européen, les autorités tibétaines en exil ont multiplié les signes d’apaisement.

Lors des derniers entretiens bilatéraux conduits avec des représentants du gouvernement central de Pékin en janvier, ils ont réaffirmé qu’ils entendent construire une solution politique pour la Tibet dans le cadre constitutionnel de la République populaire de Chine, sans même réclamer de droits particuliers pour eux-mêmes. Le droit à l’autonomie demandé par les Tibétains, dans le cadre chinois, serait ainsi bien en retrait du « un seul pays, deux systèmes » qui a cours à Hong-Kong ou à Macao.

Malgré cela, les autorités de Pékin restent inflexibles, et refusent toute avancée. Seule la pression internationale peut aujourd’hui permettre que le dossier de l’autonomie du Tibet reste à l’agenda de Pékin.

Il en va de l’intérêt de la paix en Extrême-Orient. Paix pour les Tibétains eux-mêmes, en laissant ouverte la possibilité d’un règlement diplomatique du dossier, sans avoir recours à la violence. Paix pour la Chine elle-même, tant la question de Taïwan est dépendante de la façon dont Pékin respectera ses propres périphéries, Tibet, mais aussi Xinjiang ou Mongolie intérieure. Si la répression se renforce sur ces provinces, comme c’est le cas aujourd’hui, alors il ne reste aux autorités de Taïwan que la voie de la force pour éviter de connaître un sort équivalent : l’actuelle course aux armements dans le détroit de Formose n’est une bonne nouvelle pour personne.

Les Verts espèrent que les deux prix Nobel de la Paix, Barack Obama et Tenzin Gyatso, sauront trouver les voies et les moyens de convaincre Pékin d’entreprendre une politique d’apaisement dans sa propre périphérie, et de répondre positivement au Memorendum proposé par les autorités tibétaines, pour le bien de tous les peuples qui, de Taipeh à Lhassa, de Pékin à Urumqi, sont amenés par la géographie et l’histoire à avoir un destin lié.
 
Les Verts et Europe Ecologie lanceront une association des élus et des militants écologistes pour le Tibet le 27 février à 19h dans la ville de Troyes (10).
 
Ils seront également partie prenante des manifestations du 10 mars pour un Tibet libre.

Les Verts



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dimanche 14 février 2010

LA VOIX DES ALLOBROGES DU 13/2/10 PHILIPPE MERIEUX POUR UNE REGION SAVOIE . . . .

Tandis que des petites phrases parues dans la presse font jaser et qu'on semble avoir oublié la région Savoie dans le programme d’Europe Ecologie, Philippe Meirieu livre à la Voix son explication de texte.

Cette semaine, j’ai reçu ce message envoyé par un ami connu pour être un membre assidu du forum d’Envoie du Gros : « Qu'as-tu pensé de l'article du Mondequi a repris les soi-disant propos de Meirieu sur le "folklore régionaliste savoyard" ? J'avoue être perplexe et attendre avec impatience le droit de réponse dans le même canard... J'ai essayé d'apaiser mes craintes en lisant méticuleusement le programme d'Europe écologie, mais ça les a plutôt ravivées… Y a pas trop le mot Savoie dedans au final ! Ne serions-nous pas en train de nous faire engrosser politiquement dans les grandes largeurs ? » Alors, les régionalistes savoyards seraient-ils en fait des dindons de la farce destinés à se faire plumer par Europe Ecologie ?

On entend ou lit de plus en plus ce genre de propos ces derniers temps, notamment depuis que le Dauphinoisa fait dire à Philippe Meirieu que la région Savoie n’était pas sa priorité et que l’hebdo Le Faucigny a prêté à Claude Comet, tête de liste Europe Ecologie dans la Yaute, des propos laissant entendre qu’elle était radicalement opposée à l’aspiration régionale qui est la nôtre. L’article paru dernièrement dans Le Monde a conforté les critiques et l’absence de candidat du Mouvement Région Savoie sur la liste Europe Ecologie dans le 73 n’est pas de nature à rassurer les sceptiques sur le bien fondé de l’accord entre les régionalistes et les écologistes. Pourtant, s’il n’y a pas de candidat MRS dans ce département, c’est finalement parce que la femme qui devait figurer sur la liste s’est retirée après que sa candidature ai été validée. Le MRS n’ayant pas été en mesure de proposer une autre candidature féminine pour répondre à l’exigence de parité imposée par la loi électorale, il se contentera donc d’une place de suppléant tenue par Laurent Damé. Passons au cas Claude Comet, que le reporter du Faucigny ayant retranscrit ses prétendus propos n’a en fait jamais interviewé. « Je ne me suis absolument pas prononcé publiquement contre la région Savoie, certifie la journaliste devenue tête de liste.Ce n’est pas mon centre d’intérêt principal, mais les Verts sont porteurs de cette revendication qui est confortée par l’accord avec Région et Peuples solidaires. Donc il n’y a pas de soucis, allons-y ! Il y a d’ailleurs sur la liste Europe écologie en Haute-Savoie trois membres du MRS dont je me réjouis qu’ils soient très présents lors de la campagne, notamment Noël Communod qui est en position éligible et Bernard Juillet. » Reste que de véritables réticences (euphémisme) demeurent au sein d’Europe Ecologie en Rhône-Alpes, mais aussi en Savoie, quant à la mise en application concrète des grands principes fédéralistes posés par les Verts, qui passe clairement chez nous par la revendication sans ambiguïté d’une véritable région Savoie. Pour faire le point sur la situation, on est allé interroger Philippe Meirieu qui nous avait assuré en fin d’année dernière qu’Europe Ecologie ne pourrait pas éviter de traiter de la question savoyarde. Comme elle apparaît néanmoins à beaucoup d’entre nous comme la grande oubliée du programme rhônalpin d’Europe Ecologie, l’explication de texte s’imposait.

Philippe Meirieu, qu’est-ce que c’est que cette citation parue dans Le Monde selon laquelle vous vous seriez emporté contre « le folklore régionaliste savoyard » ? Vous en avez marre du MRS ?

Pas du tout. L’article fait allusion à une phrase que j’aurais dite. Si elle avait un minimum de réalité, elle ne concernerait ni le MRS ni l’idée de région Savoie. J’ai démenti ces propos le soir même au Monde et j’ai fait un communiqué clair pour dire qu’il ne fallait pas donner d’importance à cette petite phrase de journaliste. Le Monde a refusé de faire paraître un droit de réponse, car il considère qu’il n’y a pas de caractère insultant ni de discrimination, donc le droit de réponse ne serait pas dû. J’espère que ceci n’aura pas d’influence…

On remarque en tout cas que la région Savoie ne semble pas trop influencer votre campagne et le programme d’Europe Ecologie…

La période des meetings vient de débuter et nous y parlons de la région Savoie. Ma position de fond est régionaliste, fédéraliste et pour la mise en valeur de la spécificité de la Savoie. Après, il y a la question des prérogatives régionales, car Rhône-Alpes n’a pas la possibilité de créer une nouvelle région en son sein. L’initiative doit venir des départements et de l’Etat. Si cette initiative était prise, je ne pourrais que m’en réjouir, car tout ce qui rapproche l’administration des citoyens est une bonne chose. Cela permettrait d’avoir une région plus petite et plus forte en termes d’initiatives, car Rhône-Alpes est trop grande et doit fonctionner sur des territoires très hétérogènes. Je n’ai donc vraiment aucun état d’âme sur la région Savoie. La position de Cécile Duflot (ndlr : prononcée devant le comité Balladur) est la mienne, mais on doit néanmoins prendre en considération trois éléments importants.

Lesquels ?

Il faut d’abord être attentif à ce que le régionalisme conservateur de droite ne prenne pas le pas sur un régionalisme progressif qui va dans le sens d’une ouverture et de l’avenir. Il y a dans la mouvance régionaliste savoyarde des courants qui incarnent un repli identitaire et on doit être attentif à ne pas les laisser dominer. C’est pourquoi je suis très heureux d’être associé au MRS qui, en tant que membre de Région et Peuples solidaires, garantie qu’on n’ira pas dans le sens du retour à une tradition mythique ou du refus de s’ouvrir à l’autre. Je suis pour un régionalisme qui assume le passé mais qui soit ouvert, donc très différent de ce que l’on peut voir dans le nord de l’Italie ou en Flandre. Ensuite, il convient de bien percevoir le rapport entre régionalisme et écologie. L’écologie politique, ce n’est pas que de l’environnementalisme. C’est une conception de la solidarité et de la coopération entre les hommes qui doit être au cœur du fonctionnement politique. La crise sociale que nous traversons est profonde et le creusement des inégalités réel, donc la Savoie pour laquelle je milite devra être autonome comme une région, mais aussi solidaire. Le troisième point, c’est l’aspect institutionnel. On va vers une réforme des collectivités territoriales qui est un déni de démocratie. Nous la condamnons et je crois très important que nous réfléchissions en termes d’autonomie de la Savoie, mais également de clarification de la gestion de l’ensemble du territoire de Rhône-Alpes. C’est tout le fonctionnement régional qu’il faut repenser en termes de rapport aux citoyens.

Mais pourquoi n’y a-t-il presque rien sur cette problématique institutionnelle et sur sa déclinaison savoyarde dans le programme d’Europe Ecologie Rhône-Alpes ?

Ce qui est dans le programme n’est pas insignifiant, mais il n’y a pas que la question de la région Savoie dans Rhône-Alpes. La question savoyarde ne doit pas écarter les autres réflexions sur l’organisation territoriale, vu que le problème se pose aussi pour le Dauphiné ou des départements comme la Drome et l’Ardèche. Il faut surtout réfléchir à des moyens permettant à la France de travailler le fait régional autrement que sous les dictats administratifs. Je suis d’ailleurs très heureux que Lounès Belkacem, qui représente les Berbères et Régions et peuples solidaires, soit candidat en Isère. Car si la focalisation sur l’autonomie est importante, il faut aussi savoir que Région et Peuple solidaire porte une vision du rapport de l’homme à son territoire. On doit en fait rechercher le bon maillage et le bon équilibre entre les hommes, le territoire et l’autorité administrative.

La Région Savoie a justement tout pour devenir le terrain d’expérimentation privilégié d’un nouveau rapport de l’homme à son territoire...

Oui, la région Savoie est un cadre privilégié, car c’est là où la réflexion est la plus avancée et la plus constructive. Créer une région Savoie ne suffirait pas à régler tous les problèmes, mais elle peut être une forme de pont vers ce nouveau rapport au territoire.

Pourquoi demeure-t-il malgré cela une vraie méfiance au sein d’Europe Ecologie face à la revendication de région Savoie portée par le MRS ?

Peut-être est-ce lié à la manière dont le problème est posé. Et ceux qui militent pour la région Savoie devraient s’interroger sur la façon dont le régionalisme savoyard est aujourd’hui perçu. Ils devraient aussi être plus vigoureux dans leurs affirmations sur la crise écologique et la crise sociale, car nous nous engageons sur une vraie réflexion et nous sommes attentifs au fait que les Savoyards s’engagent avec nous sur ces thèmes. Alors c’est vrai qu’il y a de la méfiance, des difficultés de communication, mais on peut progresser ensemble si nous regardons ce qui nous unie. Chacun doit faire des efforts. Ceux qui militent pour l’autonomie politique ne doivent pas oublier l’écologie politique, et vice versa.

Quand on lit votre programme, on peut se dire que vous n’en avez pas fait beaucoup d’efforts pour défendre l’idée d’autonomie politique en Savoie. C’est à peine évoqué en deux lignes…

On a du mal à faire comprendre que tous les points du programme vont dans le sens d’un rapprochement de l’homme et de son territoire. Mais le programme parle à chaque ligne de la Savoie sans la nommer expressément.

C’est un peu comme quand vous nous disiez en novembre que la région Savoie était une évidence alors qu’elle n’était pas évoquée dans l’appel d’Europe Ecologie. Or l’évidence, tout le monde ne la voit pas, loin de là. Dire les choses de façon plus explicite éviterait les malentendus. Craindriez-vous en fait d'effrayer certains électeurs en mettant en avant la revendication d'une région Savoie ?

Non. On ne doit d’ailleurs jamais penser à la place des électeurs. C’est à eux de dire ce qu’ils pensent en votant. Mais la question du découpage administratif ne relève pas du pouvoir de la région. On peut donc le soutenir, mais pas en être à l’initiative. C’est pour ça que c’est peu évoqué dans le programme.

Pourtant, en Bretagne, Europe Ecologie revendique très clairement dans son programme une modification du découpage administratif et l’attribution de nouvelles compétences pour la région, proposant ainsi une alternative à la réforme des collectivités locales présentée par le gouvernement. Pourquoi ne pas avoir fait la même chose en Rhône-Alpes avec l’exemple savoyard qui illustrerait très concrètement la mise en œuvre du fédéralisme différencié prôné par les Verts et Europe Ecologie ?

J’ai milité pour les écoles bretonnes et catalanes. Je ne suis pas du tout hostile à ça, bien au contraire. Mais il faut comparer ce qui est comparable. Si par rapport à la Bretagne ou au Pays basque on ne met pas autant l’accent sur la spécificité territoriale, c’est qu’il n’y a pas la même réalité, pas la même histoire et pas le même vécu dans la revendication régionaliste. Pourrait-on d’ailleurs demain ouvrir des écoles qui enseignent en Savoie selon la langue locale ? Aurait-on seulement les professeurs pour faire cela ?

Certes, la problématique de la langue peut sembler en Savoie différente, notamment parce qu’il y a eu un bilinguisme pendant des siècles et que les écrivains utilisaient ici le Français bien avant 1860. Mais il y a néanmoins en Savoie une réalité historique, culturelle et même linguistique incontestable. Il y a aussi une particularité territoriale incontournable, car la Savoie est un territoire de montagne, ce qui est une véritable spécificité posant une problématique très actuelle du fait de l’impact colossal du tourisme. On ne retrouve pas cela dans les autres départements rhonalpins. La région Savoie ne se justifie ainsi pas seulement par une histoire ou une culture spécifique. La créer permettrait de faire vivre un régionalisme qui se justifierait par la prise en considération de la réalité actuelle d’un territoire de montagne et pas seulement de son passé. C’est ce que vous voulez, non ?

Oui, bien sûr. Mais la réflexion sur la région passe aussi par la question de la place de la commune. Car dans les stations, on peut s’interroger sur le poids de la commune. Il peut être un frein à la nécessaire reconversion des stations et favoriser la pression immobilière en montagne ou la multiplication des retenues collinaires. Quand on parle de ça, on parle de la Savoie. Alors plutôt que de se disputer sur une phrase sortie par un journaliste, prenons des positions fermes sur la promotion immobilière et affirmons une vision qu’on a en commun. En n’oubliant pas qu’il faut aujourd’hui absolument associer le tourisme et la culture. Combattons ensemble autour de ces valeurs communes et la Savoie montrera qu’elle se positionne en ferre de lance de ce combat. Je suis sûr que les choses vont avancer dans le bon sens. Si on a une vraie vice-présidence à la montagne, émergera la nécessité d’avoir de meilleurs maillages territoriaux et de travailler au niveau de la région Savoie.

Etre plus explicite sur ce sujet dès aujourd'hui serait quand même pas mal vu que l'utilité d'une région Savoie est encore loin d’être une évidence pour tout le monde au sein d’Europe Ecologie...

Il n’y a en tout cas pas de tabou, et je pense que cette autonomie savoyarde s’inscrit dans la dynamique de l’écologie. Je suis convaincu que la spécificité de la Savoie fera que ce maillage territorial s’imposera. Cela pourra passer par des votations citoyennes que nous nous sommes engagés à organiser. Notre objectif premier, c’est la démocratie de proximité qui doit contribuer à la sauvegarde de la nature et à la lutte contre la crise sociale. La question du redécoupage administratif est aujourd’hui seconde, mais c’est par la démocratie de proximité que nous allons créer une dynamique grâce à laquelle il sera possible et souhaitable d’examiner les moyens d’arriver à une autonomie de la Savoie. Et bien que créer une région Savoie ne fasse pas partie des prorogatives de la région Rhône-Alpes, nous nous attacherons à faire vivre la dynamique dans laquelle cette émancipation s’inscrit.

Entretien : Brice Perrier

Après un premier qui s’est tenu hier à Cran Gevrier, trois nouveaux cafés citoyens seront organisés par Europe Ecologie autour des thèmes de la région Savoie et de réforme des collectivités locales. Ils seront animés par Noël Communod, 4ème sur la liste Europe Ecologie dans le 74.


Le 19 février à Cran Gevrier et le 22 février à Chambéry

Quel rôle pour les régions françaises, aujourd’hui et demain ?

Gallice Café, 13 avenue des Harmonies, Cran Gevrier.

Restaurant le Beaujolais, 155 rue Nicolas Parent, Chambéry

Le 5 mars à Chambéry

La réforme des collectivités locales : quelle conséquence pour les pays de Savoie ?

Restaurant le Beaujolais, 155 rue Nicolas Parent, Chambéry

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vendredi 12 février 2010

REUNION PUBLIQUE EUROPE ECOLOGIE


                                                                                  


  POUR UNE REGION ECOLO!

 

   VENEZ VOUS INFORMER ET DEBATTRE                                                                                                  

 

      REUNION    PUBLIQUE

 

        EUROPE   ECOLOGIE

 

  A  SALLANCHES  SALLE LEON CURRAL

                             

 

        LUNDI 15 FEVRIER  20H 30

 

 

mardi 9 février 2010

ALGUES VERTES : L 'ETAT EXONERE LES AGRICULTEURS DE LEURS RESPONSABILITES



Communiqué de presse du 9 février 2010

Algues vertes : l’État exonère les agriculteurs de leurs responsabilités


Le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé vendredi un plan de lutte contre les algues vertes qui fait la part belle aux intérêts d’un certain type d’agriculteurs mais néglige l’intérêt collectif et les véritables enjeux à long terme.

Les Verts ne peuvent que constater le manque d’ambition des mesures proposées, qui relèvent d’une opération cosmétique pour « cacher ces algues qu’on ne saurait voir ».
 
D’abord, elles ne consistent qu’à corriger les effets les plus dramatiques d’une politique agricole ultra-intensive qui étouffe les territoires bretons, sans s’attaquer aucunement aux causes globales du phénomène. À défaut d’une action concertée à l’échelle de la Bretagne, il y a fort à parier que les dispositions prises en 2010 pour quelques baies devront être élargies dans 5 ans à de nouvelles baies et bassins versants. Les Bretons ne sont plus dupes des annonces vertueuses sur les prétendues interdictions d’augmentation des cheptels dans les « zones en excédents structurels » : promesses entendues 100 fois mais jamais respectées ! Sur pression du syndicat majoritaire et sur ordre du gouvernement, les préfets ne cessent de signer des dérogations…

Ensuite, en assumant à la place des agriculteurs l’essentiel des actions correctives, l’État permet à ces derniers d’éviter toute remise en cause et toute prise en charge des « externalités » de leurs pratiques. On est là bien loin des affirmations vertueuses du Grenelle de l’environnement, qui visait à obliger chaque acteur économique à anticiper les conséquences de ses pratiques au lieu de les rejeter sur les générations futures. Avec la mise en place d’unités de méthanisation du lisier et de compostage des algues, l’État prend dans les poches des citoyens pour permettre aux agriculteurs de ne faire aucun effort technique et continuer leur emballement suicidaire vers le gigantisme et l’aberration agronomique.

Le gouvernement rate une occasion de réformer une agriculture ultra-intensive qui détruit les sols, les eaux, la biodiversité, l’économie touristique et conchylicole côtière, la santé et le revenu des agriculteurs.
La Bretagne a besoin d’une réforme en profondeur de son « modèle » agricole, bien au-delà des seuls bassins versants côtiers ! La disparition réelle et durable des algues vertes nécessite :
- une application enfin stricte et sincère des règlementations européennes et françaises,
- un plan pluriannuel de reconversion des élevages hors-sols (porcs et volailles) vers des pratiques plus durables (porcs sur paille, plein-air ou biologique ; volailles de qualité ou biologiques), de façon à permettre aux éleveurs de vivre décemment de leur métier et de ne plus être des salariés de l’industrie agro-alimentaire,
- un plan de reconversion de l’élevage laitier intensif vers des systèmes autonomes et économes (alimentation à base d’herbe, élevage biologique…),
- l’implication des citoyens et des agriculteurs respectueux de l’environnement dans la mise en ¦uvre du plan : aucune amélioration ne pourra être sérieuse si les savoir-faire des agriculteurs « durables » et des agriculteurs biologiques ne sont pas mutualisés et valorisés.

On ne fera pas évoluer l’agriculture en laissant de côté ceux qui ont pris de l’avance !

Les mesures annoncées n’abusent personne : ni l’appareil agro-industriel qui sait qu’il va pouvoir continuer comme avant, ni les citoyens qui savent que rien n’est résolu.

Les Verts


lundi 8 février 2010

EUROPE ECOLOGIE : ELECTIONS REGIONALES : AGENDA DES PROCHAINES SEMAINES

        Département . Evénements  Thème  Lieu  Date  Horaire


73 Visite Maison passive. Contact : 06 79 50 30 51 Savoie 06-févr 16h00

74 Réunion de travail

Rencontre aux Houches : « Les problématiques des stations de montagne » suivie d'une conférence de presse

Les Houches 09-févr 9h30

73
Conférence -
débat
L'eau sous divers aspects
Centre des congrès -
Aix les Bains
10-févr 20h30

74
JOURNEE
ACTIONS
RDV dès 9h30 pour faire le tour du
lac- plus d'infos sur le programme de
cette journée: 06 72 15 24 63
Annecy 11-févr
Toute la journée


74 MEETING
MEETING - suivi d'un concert de
Delavegas
Salle du Méteore -
Meythet
11-févr 20 h 00


73
Rencontre publique Comité local de l'Avant Pays Savoyard
Lépin le Lac - Salle communale

12-févr 20h00

74
Café citoyen
La réforme des collectivités territoriales : quelles
conséquences pour les pays de Savoie ? Animée par
Noël Communod, responsable du MRS, candidat liste
Haute Savoie
CRAN GEVRIER - Gallice
Café - 13 av des Harmonies 12-févr 19h00


73 Balade découverte
Aix les Bains et le tourisme social : avenir du terrain
de camping et visite de l'auberge de jeunesse
Aix les Bains
Semaine 8 (du
16 au 28 février)
à déterminer


73
Actions" dans les rues"
A l'occasion de la St Valentin… Europe Ecologie sera sur les marchés le matin et dans le centre ville l'après midi à Chambéry et Aix les Bains
Chambéry et Aix les Bains -
centre ville
13-févr
Matin et après midi

74 Rencontre publique L'agriculture biologique en questions
Rumilly - salle des associations
15-févr 20h00
74 Pot convivial
Création du comité de soutien avec les candidats de Haute Savoie et Philippe Meirieu
Annecy – Bar la Maison – 8 pl Notre Dame
15-févr 17h00

74 Rencontre publique
JO et plaine de Passy (transports routiers, industries
polluantes, coût du logement)
Sallanches - Salle Léon Curral
15-févr 20h00


74
Rencontre
publique
Présentation des têtes de liste pour la Haute Savoie, DTA, les stations de ski,
les transports
Thonon - Espace Tully
- Amphitéâtre - rue des abattoirs
17-févr 20h00


74 Rencontre publique DTA : l'Eau / le lac / La Montagne / le Foncier Annecy - Salle des Clarisses 18-févr 19h30
74 Café citoyen Quel rôle pour les régions françaises, aujourd'hui et
demain ?
CRAN GEVRIER - Gallice Café - 13 av des Harmonies
19-févr 19h00


73 Café citoyen Quel rôle pour les régions françaises, aujourd'hui et demain ?
Chambéry - Restaurant Le Beaujolais - 155 rue Nicolas Parent
22-févr 19h00


74 Rencontre publique
Présentation de la liste et d'Europe Ecologie
Héry sur Albi – Salle communale
22-févr 20h00

74
Rencontre
publique
Les problématiques transfrontalières : avec Philippe MEIRIEU + point presse à
19h30
Annemasse - complexe Martin Luther King - salle de conférence
24-févr 20h30


74 Rencontre publique Gestion des déchets / Pollution Incinération Annecy - Salle des Clarisses 25-févr 20h00


73
Rencontre publique
Les systèmes économiques alternatifs : d'autres logiques économiques, d'autres
formes d'entreprendre, d'autres formes de salariat - nombreux intervenants Thenesol (proche
Albertville) - salle communale
25-févr 20h00


73 MEETING
JOURNEE ET MEETING EN SAVOIE
en présence, entre autre, de Pierre Larrouturou
Salle Jean Renoir -
Chambéry
26-févr 20h00


74 Salon Alp Eco Cruseilles 27/28 février
Contact : Magali Buisson - tel. 06,72,15,24,63 - mbuisson@europeecologie.fr Page 1 de 2

74 Rencontre publique Les lycées et la formation initiale Bonneville - Agora 01-mars 18h00

73 Recontre publique Agriculture et tourisme de montagneNBozel (Tarentaise)

- salle des tilleuls
02-mars 18h30


74 Rencontre publique Se déplacer sur l'agglomération d'Annecy Annecy - Salle des Clarisses 02-mars 19h30


74 Rencontre publique
Présentation des têtes de liste pour la Haute Savoie, DTA, les stations de ski, les transports
Bellevaux - salle des associations
03-mars 20h00


74 MEETING
Notre santé c'est notre environnement : avec Michèle Rivasi
Annecy - salle Pierre Lamy
03-mars 20h00


MEETING MEETING NATIONAL Grenoble 04-mars 20h00


73 Rencontre publique « Bien vivre à Gilly » Albertville 05-mars à déterminer

74 Rencontre publique
Comité local de Thône : l'économie touristique et la
nature - lieu à déterminer

Thône 05-mars à déterminer


73 Café citoyen
La réforme des collectivités territoriales : quelles conséquences pour les pays de Savoie ? Animée par
Noël Communod, responsable du MRS, candidat liste
Haute Savoie
Chambéry - Restaurant Le
Beaujolais - 155 rue Nicolas
Parent


05-mars 20h00
73 et 74 Portes Ouvertes Journée portes ouvertes Université de Savoie Annecy et Chambéry 06-mars


74 Rencontre publique L'homme en mutation La Roche sur Foron 06-mars 15h30

73 Rencontre publique
Introduction sur les compétences régionales puis
débat sur les transports
Albertville - Salle Félix, Merlot
Perrier de la Bâthie, Conflans08-mars à déterminer


74 Rencontre publique Réunion publique - lieu à venir Saint Julien 09-mars à déterminer

74 Rencontre publique Les lycées et la formation initiale
Thonon - Espace Tully -
Amphitéâtre - rue des abattoirs


10-mars 20h00
MEETING MEETING DE FIN DE CAMPAGNE Lyon 10-mars 20h00
74
Café citoyen
+ concert
RDV pour une soirée festive de fin
de campagne
Cran Gevrier - Café e Rock'n'Rhum


11-mars 18h00
Et tous les vendredis soir : "les ateliers des écologistes" RDV de 18h à 19h30 à l'O Bulle, rue Blanchard - Thonon


Ce tableau sera mis à jour et renvoyé chaque semaine.

dimanche 7 février 2010

RETRAITES , ESPERANCE DE VIE : XAVIER BERTRAND S'Y PERD

Retraites, espérance de vie : Xavier Bertrand s'y perd

DESINTOX

En 1982, assure le secrétaire général de l'UMP, un retraité partant à 60 ans n'avait que 10 ans d'espérance de vie, contre 22 ans aujourd'hui. Une "formidable nouvelle qu'il faut financer". Formidable nouvelle, mais parfaitement approximative.

(© AFP Valery Hache)

INTOX

C’est son slogan du moment. A chaque question sur la réforme des retraites qui se profile, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP justifie l’allongement nécessaire de la durée du travail en dégainant immanquablement la même statistique : «Quand vous preniez votre retraite à 60 ans en 1982, vous aviez dix ans d’espérance de vie, aujourd’hui vous avez vingt ans d’espérance de vie. Cette formidable bonne nouvelle, il faut la financer», expliquait-il sur BFM TV le 1er février. Un copié-collé (à deux ans près) de propos déjà tenu sur Public Sénat le 19 janvier, mais aussi sur France 3, le 24 janvier : «Quand la retraite a été mise en place à 60 ans, avec application en 1982, vous aviez au moment où vous partiez en retraite dix ans d’espérance de vie. Aujourd’hui, quand vous prenez votre retraite à 60 ans, vous avez vingt-deux ans d’espérance de vie.»

DESINTOX

Les chiffres du secrétaire général de l’UMP sont faux. Aujourd’hui, l’espérance de vie à 60 ans (nombre d’années restant à vivre au-delà de cet âge) est de 22,2 ans pour les hommes et de 27 pour les femmes. Mais surtout, l’évolution depuis 1982 est loin d’être aussi spectaculaire que ne l’affirme Bertrand. En 1980, l’espérance de vie à 60 ans n’était pas de dix ans comme il le dit, mais de 17,3 ans pour les hommes, et de 22,4 ans pour les femmes (Rapport du COR ). Depuis trente ans, elle n’a donc pas progressé de dix ans, comme il le suggère, mais de 4,9 ans chez les hommes et de 4,6 ans chez les femmes. Selon les projections de l'INSEE, l'espérance de vie à 60 devrait dans les décennies à venir croître d'environ 1,3 année tous les dix ans (rapport du COR). Un rythme nettement moins effréné que ce que Bertrand décrit.

Ajoutons aussi que la "formidable nouvelle" de la hausse de l’espérance de vie n’est pas vraiment une nouvelle, et qu’elle est déjà prise en compte depuis la réforme des retraites de 2003, dont Xavier Bertrand était d’ailleurs rapporteur. La réforme a établi un lien entre la durée de cotisation et la durée moyenne de retraite, calculée à partir de l’espérance de vie à 60 ans. L’article 5 de la loi fixe comme objectif de maintenir constant, jusqu’à 2020, le rapport entre la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein et la durée moyenne de retraite. C’est en raison de la hausse de l’espérance de vie à 60 ans estimée par l’Insee qu’il a ainsi été décidé en 2008 de porter progressivement la durée de cotisation à quarante et un ans d’ici 2012. Un mécanisme jugé injuste par les syndicats, qui font notamment valoir son caractère inégalitaire : alors que la durée de cotisation a été portée au même niveau pour tous les salariés, l’espérance de vie elle, diffère largement selon les professions. Elle est inférieure de sept ans pour les ouvriers que pour les cadres.

mercredi 3 février 2010

ELECTIONS REGIONALES 2010 INFORMATIONS

RÉGIONALES 2010 EUROPE ECOLOGIE RHÔNE-ALPES

NOTE D'INFORMATION INTERNE AUX CANDIDATES ET MILITANTES

SEMAINE DU 1ER AU 7 Février

SEMAINE 3 DU PLANNING :

SE DÉPLACER SANS POLLUER

ETRE BIEN LOGÉ UNE QUESTION DE DIGNITÉ

Bonjour à toutes et à tous !

Faites inscrire vos copains, voisins, grands-mère et cousins à la newsletter !!! C'est important. Le nombre d'inscrits n'est pas à la hauteur de nos ambitions, et au lieu de les assaillir régulièrement de mails, voilà un bon moyen d'informer et alerter une fois par semaine avec un document agréable à lire et rapide.

Faites signer l'appel régional ! Incitez tous les Verts, sympathisants, signataires de la dernière fois et ceux qui viennent de se rapprocher, nous les attendons tous...

Cette semaine Philippe enchaîne un débat sur la culture lundi 1er février, un grand débat

"L'alternative sociale" à l'ENS des sciences avec Azouz Begag et Jean-Jaques Queyranne

mercredi 3 février, le Mondial des métiers samedi 6 février au matin et un déjeuner avec les acteurs de la formation professionnel le même jour.

Sans compter sur le terrain ses deux journées de rencontres et ses prestations aux 2 meetings que nous organisons à Valence (mardi) et à Lyon (jeudi).

Des stars cette semaine dans notre région : Gérard Onesta pour Valence (ancien député européen et vice-président, tête de liste régional Midi-Pyrénées) ; Augustin Legrand (militant du droit au logement Association Les Enfants de Don Quichotte) et Eva Joly à Lyon.

Infos de la semaine :

au CAP régional, ce samedi, les listes ont été bouclées, finalisées, arrêtées et seront déposées à la préfecture de région. Nous récupérons les papiers administratifs, nous mettons tout en conformité et nous établissons les bulletins de vote. Ca y est, on est bien en campagne officielle, c'est parti pour le R39, dépôt de liste et documents officiels de propagande.

Des bonnes idées à piocher et imiter :

Mardi et vendredi, à Grenoble, les militants distribuent dès 7H du matin dans les gares, un tract en forme de billet SNCF, remarquable, fait par un graphiste. Il faut le sortir partout et le tracter massivement dans toutes les gares jusqu'à la fin de la campagne : les voyageurs lui font un super accueil malgré le froid. Voilà un des petits buzz qui peut faire parler de nous médiatiquement, chaque journaliste de chaque coin doit l'avoir reçu.

Dans les départements de Savoie, des comités locaux se créent dans chaque vallée et bout de montagne, essaimage et constitution de réseau se pratiquent ainsi. Les balades-découvertes sont une belle idée à reprendre par chez vous, qui peut impliquer les sympathisants, attirer les journalistes et faire vivre nos idées en grandeur nature.

Enfin, l'apéro dans le TER, une action de la Loire à reproduire qui allie convivialité et communication politique.

Evénements régionaux de la semaine :

mardi 2 février sur la question des transports : Journée/meeting dans la Drôme « Se déplacer

sans polluer »

Avec Gérard Onesta, Michèle Rivasi, Gérard Leras, Didier Jouve, Jean-Marie Chosson

jeudi 4 février sur la question du logement : Journée/meeting dans le Rhône « Etre bien logé une question de dignité » avec un déjeuner dans un foyer-logements et une rencontre avec les acteurs militants de l'accès au logement social avec Eva Joly, Augustin Legrand, Marie-Odile Novelli, Véronique Moreira

Pour le prochain gros tract, les départements sont en train d'élaborer leur page dédiée, la maquette globale régionale du programme est en cours de finalisation, bientôt le 4 pages sera dans vos départements !

PETIT TOUR D'HORIZON DES ÉVÉNEMENTS DE CETTE SEMAINE DANS LES DÉPARTEMENTS :

Lundi

Présentation des candidats dans un bar du Rhône à Lyon

Comité de campagne (réunion téléphonique) de l'Ain

Matinée dans le Pilat (Loire)

Comité de campagne Loire à Saint-Etienne

Mardi

Rencontre autour du logement à Saint-Chamond (Loire)

Comité de campagne dans le Nord Isère

Mercredi

Action Jeudi Noir sur les agences immobilières à Lyon

Comité de campagne Rhône à Lyon

Réunion publique transports à Saint-Priest

Visite d'une ferme bio à Challex (Ain)

Balade découverte à Aix-les-Bains (Savoie)

Débat logement social à Aix-les-Bains (Savoie)

Jeudi

Café-débat transports à Neuville sur Saône (Rhône)

Participation des candidats de Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne" à Courchevel

Réunion publique à Annecy (Haute Savoie)

Vendredi

Apéro TER Lyon/Saint-Etienne

Réunion public logement à Saint-Etienne

Participation des candidats de Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne" à Courchevel

Samedi

Participation des candidats de Savoie et Haute Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne"

à Courchevel

Visite d'une maison passive en Savoie

Tractage sur les marchés dans le Rhône

Du côté des médias :

Philippe a son portrait dans le Monde d'hier.

Beaucoup d'articles à Lyon ce matin, et à Grenoble ces jours-ci, la presse nous suit bien.

Un très bon article suite au meeting de l'Ain dans le Progrès la semaine dernière.

C'est tout en ligne sur le site.

A noter enfin : le réseau social du site Europe Ecologie est lancé ! Tout militant/signataire peut désormais rejoindre les groupes créés (thématiques comités locaux par territoires), mais aussi travailler et échanger en ligne !

Inscrivez vous : http://europe-ecologie.net/

Pour des précisions ou des questions dans vos territoires, rappelons que :

Magali (06 72 15 24 63) s'occupe de Savoie et Haute Savoie

Pierre (06 18 46 88 94) de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère

Philippe (0680209485) de l'Ain, Loire, Rhône.

mardi 2 février 2010

MANIFESTATION POUR LA PALESTINE



Communiqué de presse du 1er février 2010

Appel des Verts à la manifestation pour la Palestine du 6 février 2010 à Paris


À l’occasion du premier anniversaire de la guerre menée par l'armée israélienne contre Gaza, les Verts souhaitent rappeler que la population de ce territoire surpeuplé continue de vivre la guerre de l’enfermement avec le blocus terrestre, maritime et aérien, imposé par le gouvernement israélien.

De nombreuses ONG comme Amnesty International constatent que la population Gazaouie vit encore aujourd’hui une catastrophe humanitaire et sociale sans précédent et que la reconstruction s’avère impossible en raison de la politique israélienne.

L’impunité dont jouit l'État d'Israël met à mal le respect du droit international et des résolutions de l'ONU. L'Union Européenne et la France doivent exercer toutes leurs responsabilités pour que le droit international ne soit plus bafoué et que les crimes de guerre soient jugés comme le préconise le rapport Goldstone voté par l’assemblée générale de l’ONU.

Les Verts appellent tous les démocrates français à se joindre à la manifestation organisée par le «Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens» le samedi 6 février prochain à 14 heures au départ de la Place de la République à Paris pour que cessent le blocus de Gaza et la colonisation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie.

La délégation des Verts à cette manifestation sera dirigée par Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne, Françoise Alarmatine, Brigitte Brozio, Denis Baupin membres du Collège exécutif, et Jérôme Gleizes, responsable de la commission transnationale, et de nombreux militant/es Vert/es y seront également présents..

BILLET GAGNANT POUR L'AVENIR


lundi 1 février 2010

ETATS GENERAUX DE LA JUSTICE


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dimanche 31 janvier 2010

INVITATION LE VENDREDI 5 FEVRIER SUR LE THEME DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE SUR SALLANCHES PASSY ET SA REGION

POLLUTION ATMOSPHERIQUE


à PASSY et sur la Haute Vallée de l’Arve



REUNION PUBLIQUE

Organisée par : AVP
Association pour la qualité de Vie à Passy
Informez-vous !
Prenez la parole !
A l’auditorium du collège de Varens
(Passy Marlioz)
Le vendredi 5 février 2010
à 20 h 00
Avec le soutien et la participation des associations de la Haute Vallée de l’Arve :
ACRP : Association Citoyenne et Républicaine de Passy
ARSMB : Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc
ADVPA : Association de Défense des Victimes de la Pollution de l’Air de la vallée de l’Arve
MEHVA : Mouvement Ecologique de la Haute Vallée de l’Arve
Association Pro Mont-Blanc
-

AU PLATEAU DES GLIERES

 

L’ASCENSEUR DES GLIERES :

 

Qu’y a-t-il de « nouveau » dans l’Unité Touristique Nouvelle des Glières : on applique la même approche : faciliter l’accès et augmenter la fréquentation (pardon « améliorer l’attractivité »), se placer en concurrence tout cela validé par une pseudo-démarche de développement durable qui vise à montrer que la solution sera écologique en termes de production d’équivalent carbone (à condition bien entendu que le scénario imaginé se déroule bien selon les projections exposées).

 

En ce sens, la Communauté de Communes Faucigny Glières, qui a identifié dans le SCoT le plateau des Glières comme site touristique stratégique, a souhaité trouver une réponse d’une part aux questions de mobilité et de réduction des gaz à effets de serre et d’autre part a affiché le souhait d’envisager à terme un plateau des Glières sans voitures.

 

Afin d’envisager un plateau sans voiture, le projet consiste à remplacer ce mode d’accès par la mise en place d’un transport en commun en site propre sous la forme d’un ascenseur au départ de Petit-Bornand les Glières (investissement 24 mios d’€, coût exploitation / an : 600 k€), sans création d’hébergements touristiques.(Par « sans création d’hébergements touristiques », il faut bien entendu entendre que ce projet n’inclut pas de création d’hébergements immédiates, ce qui ne signifie pas qu’il n’y en aura pas à plus long terme – il est évidemment pertinent de saucissonner le dossier : d’abord on crée l’infrastructure qui va « aspirer » la fréquentation, puis par la suite on « devra » créer des hébergements sur le site même et autres à cause de la demande).

 

En fait un projet qui entraîne 1) à terme un report de l’ensemble du trafic d’accès au plateau sur un axe routier unique (qui supporte déjà un trafic conséquent et qui reste, en particulier en hiver, « délicat ») (c.f. extraits 1,4 et 5) ; 2) un report de pollution (la gare de départ est estimée à un équivalent de 330 équivalent habitant pour une population du village de 650 habitants, soit un impact équivalent à la moitié de la population du village) sur la commune du Petit-Bornand (c.f. extrait 2); 3) une augmentation de l’attractivité du site laissant imaginer à terme une augmentation de la pression sur le site et le développement futur d’infrastructures touristiques sur le plateau.

 

DES CONTRADICTIONS :

 

Entre les objectifs annoncés

> La nécessité d’améliorer l’attractivité de ce site touristique à forte fréquentation qu’elle qualifie de « pôle touristique générateur de déplacements ».

> L’enjeux que représente l’accès aux sites touristiques, d’une part pour faire face à la concurrence touristique internationale et d’autre part pour faciliter une accessibilité à tous en préservant des nuisances liées à l’afflux de véhicules.

 

Et les conséquences évoquées :

Le téléporté n’a pas pour vocation un renforcement et/ou un développement de la fréquentation ou d’activités générant plus de fréquentation. Les effets de la pratique des espaces naturels resteront donc similaires à ceux qui peuvent exister aujourd’hui.

 

Le téléporté n’a pas pour vocation un renforcement et/ou un développement de la fréquentation ou d’activités générant plus de fréquentation sur le plateau. Néanmoins il s’agira de limiter la multiplication des éléments autour du terminal d’arrivée (limitation de la signalétique, limitation des nouveaux cheminements, raccord aux voiries existantes…).

 

Comment en effet imaginer :

D’augmenter l’attractivité sans créer une augmentation de la fréquentation du site (d’autant que cette situation est déjà envisagée dans la solution « laisser faire » (c.f. extrait 3)? Ni que cette augmentation de fréquentation n’entraîne à terme une pression (comme cela est envisagé là encore dans le scénario du laisser-faire – c.f. extrait 3).

 

Comment aussi être certain :

-D’une part d’un report « automatique » d’une partie du trafic de la route d’accès par Thorens vers Petit Bornand (c.f. extrait 1).

- D’autre part l’utilisation « automatique » d’un mode de transport certes confortable, mais payant par l’ensemble des usagers actuels de l’accès par Petit Bornand (au risque même de reporter une partie du trafic en sens inverse ?) (c.f. extrait 1)

 

 

Extrait 1

93 % des visiteurs du plateau utilisent leur véhicule personnel. Les 7 % restants arrivent par car et concernent majoritairement les déplacements scolaires pour l’enseignement du ski de fond.

Les 2 zones de stationnement existantes sur le site à l’arrivée de chacune des 2 routes sont rapidement saturées en période de forte fréquentation. L’image de ce stationnement laisse souvent une forte impression négative aux visiteurs recherchant un lieu de nature vierge.

En moyenne, sur les périodes de forte fréquentation (vacances été / hiver) 11 véhicules/heure empruntent la route des Glières l’hiver (56 véhicules / heure côté Thorens_Glières).

Les pics hivernaux de fréquentation constatés font état de :

> 173 véhicules (465 personnes) côté Petit_Bornand_les_Glières le 17/02/08,

> 997 véhicules (2 758 personnes) côté Thorens_Glières le 24/02/08 Au regard de ces résultats, le site accueille potentiellement en une journée de forte fréquentation hivernale jusqu’à plus de 3 200 personnes (soit plus de 1 100 véhicules).

 

Seuls 38 % des comptages enregistrés côté Thorens_Glières proviennent de la zone Annecy_Thorens_Glières. Cela laisse envisager que 62 % effectuent un report modal sur cette route de Thorens_Glières par commodité et proviennent du secteur vallée de l’Arve, Agglomération Franco_Valdo genevoise et Aravis. A titre déclaratif, 50 % de conducteurs de véhicules interrogés font un détour en passant par la route de Thorens_Glières, en connaissance de cause.

 

Extrait 2

La commune de Petit_Bornand_les_Glières ne dispose aujourd’hui d’aucun système d’assainissement collectif. Un projet est cependant à l’étude ; il prévoit la réalisation d’un système de traitement des eaux usées en contrebas du chef lieu de Petit_ Bornand_les_Glières (pour environ 650 équivalents_habitants). Il traitera les eaux de la majorité du chef lieu (et du Villard) et sera complété par un système similaire pour les hameaux des Houches et de Beffay en rive gauche du torrent du Borne.

 

Les besoins d’assainissement engendrés par le téléporté sont estimés à partir de la fréquentation attendue. Sur la base de 1 000 personnes par jour, le volume de pollution est évalué à 330 équivalents_habitants. Les traitements seront différents selon qu’il s’agisse de la gare amont ou aval. La future station d’épuration programmée au village de Petit_Bornand_les_Glières permettra le traitement de 650 EH, avec une capacité d’extension de 350 EH. La gare de départ pourra donc être raccordée à la future station d’épuration après que les travaux d’extension aient été réalisés.

 

Extrait 3

3 solutions sont envisagées : laisser faire, protection et gestion maitrisée (sachant que les 3 sont présentées - caricatures complètes pour les solutions laisser faire et protection  - de façon à ce que n’importe quel « nigaud » trouve immédiatement la bonne solution parmi les 3)

LA SOLUTION DU « LAISSER FAIRE »

En matière de gestion de l’espace :

> Le choix du laisser-faire laisse présager que, les effets de contexte entraînant, le site viendrait à subir une massive augmentation de sa fréquentation.

> Cette sur-fréquentation du site développerait également sa mercantilisation, et la demande aidant, la multiplication des demandes de lieux de restauration, voire d’hébergements.

> Cette augmentation aurait par voie de conséquence un effet sur un besoin accru de places de stationnement sur le site, dont l’anarchie ne saurait être régulée que par la matérialisation de surfaces de stationnement nouvelles, en enrobé.

> La multiplicité des activités et la difficile cohabitation entre chacune d’entre elle contribuerait à augmenter les surfaces consacrées à chacune d’entre elles, au détriment de la surface naturelle.

 

Extrait 4

Le stationnement initial (360 places) sera organisé de manière à minimiser l’impact sur

les espaces agricoles autour de la gare de départ au village de Petit_Bornand_les_

Glières ; il sera aérien et est donc positionné en contre-haut de cette gare, sur un secteur boisé sans enjeu particulier. Dans un second temps, selon l’évolution de la fréquentation, une capacité d’accueil supplémentaire de 300 places pourra être aménagée entre la gare et le village. La création d’un parking souterrain dans ce secteur à enjeu agricole est envisageable.

 

Extrait 5

La route départementale RD 12 qui dessert le village de Petit_Bornand_les_Glières est

calibrée pour un débit de 10 000 véhicules / jour en hiver. Elle semble donc

suffisamment dimensionnée pour accueillir le flux de véhicules supplémentaires

engendrés par l’implantation du téléporté (jusqu’à 400 véhicules / jour en plus, au

maximum, soit 4%).

 

 

vendredi 29 janvier 2010

ELECTIONS REGIONALES PAR LA REDACTION DU DAUPHINE LIBERE

RÉGIONALES 


Les têtes de listes écologistes montent au créneau

par La Rédaction du DL | le 29/01/10 à 05h03     

Ils sont quatre, Marie-Odile Novelli pour l'Isère, Yves Paccalet pour la Savoie, Claude Comet pour la Haute-Savoie et Jean-Marie Chosson pour la Drôme, à avoir cosigné, aux côtés de Philippe Meirieu, tête de liste régionale d'Europe Écologie pour Rhône-Alpes, un courrier adressé à Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, mais aussi... maire d'Annecy-le-Vieux !

Dans cette missive, les têtes de listes départementales entendent alerter le président de la Chambre des députés sur les tentatives de suppression du caractère opposable de la Directive territoriale d'aménagement (DTA) des Alpes du Nord.

« Entre les effets d'annonce et les actes... »

Élaboré en concertation avec les collectivités locales depuis une dizaine d'années, ce document d'urbanisme s'imposera donc dans les quatre départements susmentionnés, sauf si on lui retire son caractère "opposable".

Ce qu'ils accusent Hervé Gaymard, président du Conseil général de Savoie, de vouloir faire, produisant une copie de la lettre qu'il a envoyée au Premier ministre, François Fillon, pour étayer leurs dires.

Dans ce texte du 21 avril 2009, M. Gaymard suggère à Matignon // de profiter du Grenelle II pour substituer à la DTA une Directive territoriale d'aménagement et de développement durable (DTADD) des Alpes du Nord.

Qui perdrait du même coup son caractère d'opposabilité.

Le Sénat s'est pour sa part prononcé en faveur du maintien de ce caractère opposable.

Profitant de la campagne des élections régionales, Marie-Odile Novelli, Claude Comet et Jean-Marie Chosson s'adressent tout autant au pouvoir exécutif qu'aux collectivités territoriales, à l'UMP qu'au PS, accusant au passage le Conseil général de l'Isère de vouloir faire adopter aujourd'hui l'augmentation de l'emprise au sol de l'autoroute A480.

Bref, du Parc du Vercors à l'extension des stations dans les Savoie, c'est « un argument pas simple à expliquer mais essentiel » qu'entendent défendre les écologistes.

Et Olivier Bertrand, conseiller municipal (Verts) de Grenoble et conseiller général de l'Isère, d'en profiter pour bien mettre les points sur les "i" : « C'est le grand écart permanent entre les effets d'annonce et l'aménagement, entre tous ceux qui découvrent l'écologie et nous ! ».

À bon entendeur...


Philippe GONNET
Paru dans l'édition 74D du 29/01/2010 (af55c788-0c3b-11df-b5e2-ad137fcb32c5)



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