Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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Aménagement & développement

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mercredi 3 mars 2010

TEMPETE :LE DRAME N'ETAIT PAS INELUCTABLE



Communiqué de presse du 3 mars 2010

Tempête: le drame n'était pas inéluctable


La tempête Xynthia un sel de Nombreuses Victimes et des dégâts considerables. Ce drame n'était pas inéluctable. Des politiques publiques responsables auraient pu Minimiser les dégâts humains et matériels.

Malgré les Règles En vigueur, entre 1999 et 2006, plus de 100 000 constructions Réalisées Ont Été en zones inondables.

Le Sénat une tente, il ya un an et demi, d'assouplir la Loi Littoral, Faisant écho à une proposition Une du candidat Sarkozy en 2007.

La mobilisation des écologistes contre pratiques CES, pour l'application et le Renforcement des Règles d'Est urbanisme d'aujourd'hui Autant Fondée en plus. Elles PERMETTENT la Préservation de la biodiversité, mais aussi la protection des populations face aux catastrophes naturelles. Et nous savons Qu'elles risquent de se causer des multiplicateurs à du dérèglement climatique.

Les plans de prévention DOIVENT s'appliquer sans exception à l'ensemble des zones submersibles. Concernant les maisons déjà Construites, il est Nécessaire Que l'Etat et les collectivités territoriales prennent aujourd'hui les Mesures pour Protéger Leurs habitants d'autres épisodes climatiques dangereux.

dimanche 31 janvier 2010

AU PLATEAU DES GLIERES

 

L’ASCENSEUR DES GLIERES :

 

Qu’y a-t-il de « nouveau » dans l’Unité Touristique Nouvelle des Glières : on applique la même approche : faciliter l’accès et augmenter la fréquentation (pardon « améliorer l’attractivité »), se placer en concurrence tout cela validé par une pseudo-démarche de développement durable qui vise à montrer que la solution sera écologique en termes de production d’équivalent carbone (à condition bien entendu que le scénario imaginé se déroule bien selon les projections exposées).

 

En ce sens, la Communauté de Communes Faucigny Glières, qui a identifié dans le SCoT le plateau des Glières comme site touristique stratégique, a souhaité trouver une réponse d’une part aux questions de mobilité et de réduction des gaz à effets de serre et d’autre part a affiché le souhait d’envisager à terme un plateau des Glières sans voitures.

 

Afin d’envisager un plateau sans voiture, le projet consiste à remplacer ce mode d’accès par la mise en place d’un transport en commun en site propre sous la forme d’un ascenseur au départ de Petit-Bornand les Glières (investissement 24 mios d’€, coût exploitation / an : 600 k€), sans création d’hébergements touristiques.(Par « sans création d’hébergements touristiques », il faut bien entendu entendre que ce projet n’inclut pas de création d’hébergements immédiates, ce qui ne signifie pas qu’il n’y en aura pas à plus long terme – il est évidemment pertinent de saucissonner le dossier : d’abord on crée l’infrastructure qui va « aspirer » la fréquentation, puis par la suite on « devra » créer des hébergements sur le site même et autres à cause de la demande).

 

En fait un projet qui entraîne 1) à terme un report de l’ensemble du trafic d’accès au plateau sur un axe routier unique (qui supporte déjà un trafic conséquent et qui reste, en particulier en hiver, « délicat ») (c.f. extraits 1,4 et 5) ; 2) un report de pollution (la gare de départ est estimée à un équivalent de 330 équivalent habitant pour une population du village de 650 habitants, soit un impact équivalent à la moitié de la population du village) sur la commune du Petit-Bornand (c.f. extrait 2); 3) une augmentation de l’attractivité du site laissant imaginer à terme une augmentation de la pression sur le site et le développement futur d’infrastructures touristiques sur le plateau.

 

DES CONTRADICTIONS :

 

Entre les objectifs annoncés

> La nécessité d’améliorer l’attractivité de ce site touristique à forte fréquentation qu’elle qualifie de « pôle touristique générateur de déplacements ».

> L’enjeux que représente l’accès aux sites touristiques, d’une part pour faire face à la concurrence touristique internationale et d’autre part pour faciliter une accessibilité à tous en préservant des nuisances liées à l’afflux de véhicules.

 

Et les conséquences évoquées :

Le téléporté n’a pas pour vocation un renforcement et/ou un développement de la fréquentation ou d’activités générant plus de fréquentation. Les effets de la pratique des espaces naturels resteront donc similaires à ceux qui peuvent exister aujourd’hui.

 

Le téléporté n’a pas pour vocation un renforcement et/ou un développement de la fréquentation ou d’activités générant plus de fréquentation sur le plateau. Néanmoins il s’agira de limiter la multiplication des éléments autour du terminal d’arrivée (limitation de la signalétique, limitation des nouveaux cheminements, raccord aux voiries existantes…).

 

Comment en effet imaginer :

D’augmenter l’attractivité sans créer une augmentation de la fréquentation du site (d’autant que cette situation est déjà envisagée dans la solution « laisser faire » (c.f. extrait 3)? Ni que cette augmentation de fréquentation n’entraîne à terme une pression (comme cela est envisagé là encore dans le scénario du laisser-faire – c.f. extrait 3).

 

Comment aussi être certain :

-D’une part d’un report « automatique » d’une partie du trafic de la route d’accès par Thorens vers Petit Bornand (c.f. extrait 1).

- D’autre part l’utilisation « automatique » d’un mode de transport certes confortable, mais payant par l’ensemble des usagers actuels de l’accès par Petit Bornand (au risque même de reporter une partie du trafic en sens inverse ?) (c.f. extrait 1)

 

 

Extrait 1

93 % des visiteurs du plateau utilisent leur véhicule personnel. Les 7 % restants arrivent par car et concernent majoritairement les déplacements scolaires pour l’enseignement du ski de fond.

Les 2 zones de stationnement existantes sur le site à l’arrivée de chacune des 2 routes sont rapidement saturées en période de forte fréquentation. L’image de ce stationnement laisse souvent une forte impression négative aux visiteurs recherchant un lieu de nature vierge.

En moyenne, sur les périodes de forte fréquentation (vacances été / hiver) 11 véhicules/heure empruntent la route des Glières l’hiver (56 véhicules / heure côté Thorens_Glières).

Les pics hivernaux de fréquentation constatés font état de :

> 173 véhicules (465 personnes) côté Petit_Bornand_les_Glières le 17/02/08,

> 997 véhicules (2 758 personnes) côté Thorens_Glières le 24/02/08 Au regard de ces résultats, le site accueille potentiellement en une journée de forte fréquentation hivernale jusqu’à plus de 3 200 personnes (soit plus de 1 100 véhicules).

 

Seuls 38 % des comptages enregistrés côté Thorens_Glières proviennent de la zone Annecy_Thorens_Glières. Cela laisse envisager que 62 % effectuent un report modal sur cette route de Thorens_Glières par commodité et proviennent du secteur vallée de l’Arve, Agglomération Franco_Valdo genevoise et Aravis. A titre déclaratif, 50 % de conducteurs de véhicules interrogés font un détour en passant par la route de Thorens_Glières, en connaissance de cause.

 

Extrait 2

La commune de Petit_Bornand_les_Glières ne dispose aujourd’hui d’aucun système d’assainissement collectif. Un projet est cependant à l’étude ; il prévoit la réalisation d’un système de traitement des eaux usées en contrebas du chef lieu de Petit_ Bornand_les_Glières (pour environ 650 équivalents_habitants). Il traitera les eaux de la majorité du chef lieu (et du Villard) et sera complété par un système similaire pour les hameaux des Houches et de Beffay en rive gauche du torrent du Borne.

 

Les besoins d’assainissement engendrés par le téléporté sont estimés à partir de la fréquentation attendue. Sur la base de 1 000 personnes par jour, le volume de pollution est évalué à 330 équivalents_habitants. Les traitements seront différents selon qu’il s’agisse de la gare amont ou aval. La future station d’épuration programmée au village de Petit_Bornand_les_Glières permettra le traitement de 650 EH, avec une capacité d’extension de 350 EH. La gare de départ pourra donc être raccordée à la future station d’épuration après que les travaux d’extension aient été réalisés.

 

Extrait 3

3 solutions sont envisagées : laisser faire, protection et gestion maitrisée (sachant que les 3 sont présentées - caricatures complètes pour les solutions laisser faire et protection  - de façon à ce que n’importe quel « nigaud » trouve immédiatement la bonne solution parmi les 3)

LA SOLUTION DU « LAISSER FAIRE »

En matière de gestion de l’espace :

> Le choix du laisser-faire laisse présager que, les effets de contexte entraînant, le site viendrait à subir une massive augmentation de sa fréquentation.

> Cette sur-fréquentation du site développerait également sa mercantilisation, et la demande aidant, la multiplication des demandes de lieux de restauration, voire d’hébergements.

> Cette augmentation aurait par voie de conséquence un effet sur un besoin accru de places de stationnement sur le site, dont l’anarchie ne saurait être régulée que par la matérialisation de surfaces de stationnement nouvelles, en enrobé.

> La multiplicité des activités et la difficile cohabitation entre chacune d’entre elle contribuerait à augmenter les surfaces consacrées à chacune d’entre elles, au détriment de la surface naturelle.

 

Extrait 4

Le stationnement initial (360 places) sera organisé de manière à minimiser l’impact sur

les espaces agricoles autour de la gare de départ au village de Petit_Bornand_les_

Glières ; il sera aérien et est donc positionné en contre-haut de cette gare, sur un secteur boisé sans enjeu particulier. Dans un second temps, selon l’évolution de la fréquentation, une capacité d’accueil supplémentaire de 300 places pourra être aménagée entre la gare et le village. La création d’un parking souterrain dans ce secteur à enjeu agricole est envisageable.

 

Extrait 5

La route départementale RD 12 qui dessert le village de Petit_Bornand_les_Glières est

calibrée pour un débit de 10 000 véhicules / jour en hiver. Elle semble donc

suffisamment dimensionnée pour accueillir le flux de véhicules supplémentaires

engendrés par l’implantation du téléporté (jusqu’à 400 véhicules / jour en plus, au

maximum, soit 4%).

 

 

vendredi 29 janvier 2010

APPEL DE GILLES MAISTRE , MAIRE DE ENTREMONT HAUTE SAVOIE

Bonjour,                                

    


Je vous invite à vous procurer le journal de février de la décroissance. Le précédent était déjà bien, mais celui-ci est un vrai délice, en particulier l'article de Paul Ariès.
En effet, aujourd'hui, pour soit disant sauver la planète que le libéralisme débridé met en danger, bon nombre de moralisateurs et autres compétents sont prêts à faire crever la démocratie citoyenne pour nous imposer un éco-fascisme...
D'où la nécessité de développer la croissance éthique verte pour que les citoyens ne soient pas mis sur la touche mais puissent bien s'approprier la qualité de leur espace de vie...
C'est pour cette raison que, pour ma part, je dénonce la commission Balladur et la survie des villages...A nos yeux, il faudrait 10 fois plus de villages, nous sommes pour la création de villages pour tous les quartiers en déshérence républicaine pour que les habitants puissent se réapproprier leur cadre de vie, en devienne co-responsable et ne soient plus sous tutelle des "compétents" du centre ville.
Dans cet esprit, l'Agenda 21 peut être un vrai outil d'éducation populaire...pour une citoyenneté s'enrichissant de toutes les dimensions politiques.

J'ai, à de nombreuses reprises, fait appel aux adhérents de Savoie et Haute Savoie  pour qu'ils me fassent part de quelques contacts de communes de moins de 3500 habitants qui pourraient s'engager dans la démarche...
Je n'ai toujours pas la moindre virgule d'informations sur cette question...et je le regrette vivement.
Si nous voulons sauver la planète, nous devons également sauver la démocratie...qui ne saurait se résumer au devoir électoral...

J'attends avec impatience d'avoir quelques noms d'élus à contacter...ou de militants écolos ruraux qui accepteraient de "m'introduire" auprès de leurs élus municipaux...

Bien amicalement,
Gilles MAISTRE        gillesmaistre@orange.fr

vendredi 15 janvier 2010

DTA ALPES DU NORD COUP DE THEATRE

Chers amis,

 
Coup de théatre, la loi Grenelle 2 passe à l'assemblée le 27 janvier et on risque d'être pris de vitesse pour contrer l'amendement concocté par Bernard Accoyer rendant la DTA des Alpes du Nord (DTADD) non opposable.
 
Voici en pièce jointe, un courrier à adresser par e-mail à nosdéputéhsautssavoyards  (Accoyer, Tardy, Saddier, Francina). 
 
Il seraitsouhaitable qu'un nombre significatif de courriels arrivent sur les boites de nos députés.
Nous vous communiquons ci-dessous, les coordonnées de leurs permanences :
 
Tardy : info@lioneltardy.org
Saddier : s.noel@martial-saddier.com
Accoyer : bernard.ACCOYER@wanadoo.fr
Francina : p.mahut@marcfrancina.net
En vous remerciant pour l'intérêt que vous porterez à ce projet d'amendement.
Amitiés.
Pour la FRAPNA HAUTE-SAVOIE
 
Le Président, Eric Féraille.
Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture
58, Avenue de Genève
74000 Annecy
Tél : 04.50.67.37.34
Fax : 04.50.67.03.62
frapna-haute-savoie@frapna.org
site web : www.frapna.org


Modele de courriel a adresser a votre député .

Objet : Loi Grenelle II - DTA / DTADD

 

Monsieur le Député,

 

Nous souhaitons attirer votre attention sur l’article du projet de loi dit « Grenelle II » qui vise à remplacer les Directives Territoriales d’Aménagement (DTA) opposables par des Directives Territoriales d’Aménagement et de Développement Durables (DTADD) non opposables.

 

Le Sénat a souhaité que les DTA « pour lesquelles l'État a engagé les études préalables et la concertation avec les collectivités avant la date de publication de la présente loi, soient poursuivies jusqu'à leur terme ». Cette disposition vaut précisément pour la DTA des Alpes du Nord,  dont l’élaboration a débuté il y a plus de dix ans pour aboutir à la consultation des collectivités territoriales qui se déroule actuellement.

 

Il s’agit du résultat d'un processus important de concertation, impliquant l'ensemble des acteurs du territoire, qui fixe des objectifs partagés et engage l’Etat dans les projets et procédures d’aménagement de notre territoire. La DTA ne crée pas de droit nouveau, elle impose la cohérence, par exemple en assurant le cadrage des documents de planification comme les SCoT et des PLU, tel que la responsabilité de l’Etat l’impose.

 

La DTA des Alpes du nord concerne les départements de la Haute Savoie, de la Savoie, de l’Isère et le nord de la Drôme. C’est l’avenir de cette région des Alpes qui se joue maintenant ou qui sera peu à peu défait. Les associations de protection de l’environnement qui agissent sur ce territoire sont favorables à ce texte. A une vue partielle soumise à l’arbitraire, nous préférons la planification globale concertée sur une aire cohérente.

 

Il s’agit de conserver l’attractivité et le dynamisme économique de la région dans le souci de l’intérêt général et d’un développement durable pour toutes et tous.

Il s’agit de sauvegarder nos espaces agricoles notamment en périphérie des villes et entre les pôles d’urbanisation du sillon alpin.

Il s’agit d’avoir demain des villes et des bourgs où il fasse bon vivre et se loger.

Il s’agit de disposer de transports collectifs efficaces et bien cadencés.

Il s’agit de mieux gérer la ressource en eau qui peut être menacée y compris dans ce qui est le plus beau château d’eau de notre pays.

Il s’agit de protéger nos paysages et notre patrimoine naturel comme cadre de vie et socle de nos activités touristiques.

Il s’agit de garder de grands espaces naturels, des zones de transition, de passage et de tranquillité, pour les hommes et pour la faune.

En résumé, il ne s’agit pas d’un retour en arrière vers la centralisation mais simplement d’organiser la croissance de notre territoire à une échelle pertinente, ce qui est de la responsabilité de l’Etat et de la concertation large qui a été menée.

Tout cela serait-il condamnable ? Le bonheur de nos enfants, le développement durable, la protection de la planète, ne seront que le résultat de notre comportement responsable.

 

Alors qu’à l’instar de nombreuses collectivités territoriales, le Comité de Massif des Alpes et la Région Rhône-Alpes ont voté un avis positif sur le projet de DTA, certains lobbies liés aux intérêts financiers privés du ski industriel souhaitent empêcher l’opposabilité de ce document majeur, en avançant notamment que la DTA bloquerait tout développement économique y compris l’organisation éventuelle des Jeux Olympiques d’hiver par Annecy en 2018. Rien n’est plus faux, aussi nous vous demandons avec force de ne pas voter les amendements visant à supprimer le caractère opposable des DTA en cours de consultation et de conserver la sage formulation du Sénat.

PROPOSITION DE LOI POUR LA CIRCULATION DES 4X4 PARTOUT EN MONTAGNE




Proposition de loi catastrophique pour les montagnes, les espaces naturels...
A diffuser autour de vous et surtout,
A toutes et à tous,
 A toutes les Associations de protection de la nature Le député UMP de Lozère, Mr.Saint-Léger, va essayer de faire passer en douce un
projet de loi qui permettrait à TOUS LES VÉHICULES TOUT TERRAIN de circuler librement en zone de montagne. L´alerte est très sérieuse (voir le mail transféré en fin de message).
Si cette proposition passe, l´impact sera terrible sur les milieux naturels et la faune de montagne (fréquentation et chasse).
 Bonjour, Cette info est extraite d´une veille de la Fédération des Parcs naturels régionaux me semble assez importante à diffuser de façon plus explicite. Je crains qu´elle ne passe un peu inaperçue.
Pour en avoir parlé à quelques collègues (Parcs et ONF en particulier), il semble que mes craintes puissent se confirmer. La proposition de loi pourrait
donc être acceptée presque par inadvertance par des députés mal informés des conséquences. Il me semble qu´il faut mobiliser là-dessus pour éviter le passage
d´un texte qui serait véritablement catastrophique, ouvrant à terme toutes les voies, y compris les sentiers, à la circulation motorisée, ce qui est
certainement le but visé. Si vous en doutez, notez que le député Saint-Léger appartient aux groupes de travail « Chasse et territoires » et « Deux-roues
motorisés et non motorisés ».
Cette proposition de loi concernant la circulation des véhicules à moteur en montagne, qui modifierait la loi en cours:
 « En territoire de montagne tel qu´il est défini par la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, toute voie
praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptés à ses caractéristiques est considérée comme carrossable et ouverte à la
circulation. »
Pour en savoir plus:    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1919.asp


L’info ci-dessus extraite d’une veille de la Fédération des Parcs naturels régionaux me semble assez importante à diffuser de façon plus explicite. Je crains qu’elle ne passe un peu inaperçue. Pour en avoir parlé à quelques collègues (Parcs et ONF en particulier), il semble que mes craintes puissent se confirmer. La proposition de loi pourrait donc être acceptée presque par inadvertance par des députés mal informés des conséquences. Il me semble qu’il faut mobiliser là-dessus pour éviter le passage d’un texte qui serait véritablement catastrophique, ouvrant à terme toutes les voies, y compris les sentiers, à la circulation motorisée, ce qui est certainement le but visé. Si vous en doutez, notez que le député Saint-Léger appartient aux groupes de travail « Chasse et territoires » et «  Deux-roues motorisés et non motorisés ».
Pierre Frapa
Réserve de Biosphère - Conseil Scientifique  Parc naturel
régional du Luberon www.parcduluberon.fr <http://www.parcduluberon.fr/> et www.pnrpaca.org <http://www.pnrpaca.org/>


dimanche 13 décembre 2009

UN EXTRAIT DU BLOG DE RENEE-ALICE POUSSARD CONSEILLERE REGIONALE VERTE

Le blog de Renée Alice POUSSARD, Conseillère régionale VERTE

POUR "des J.O. EXEMPLAIRES"... CERTES ! mais comment y croire AUJOURD'HUI et ICI ?

ici

Par Renée-Alice Poussard le 11 décembre 2009, - Grenelle de l'environnement ; c'est au pied du mur...qu'on voit le maçon !

Communiqué : __"La candidature pour les JO de 2018 pourrait être une vitrine exceptionnelle en interne, comme en externe, pour une autre vision de l’avenir de nos territoires. Elle devrait prendre en compte le fait que le monde bouge. L’opinion publique aussi, elle qui porte de plus en plus d’attention à un usage respectueux de la planète, à un nouveau rapport au social et à l’économique". "Le succès d’Europe Écologie aux élections européennes en est un témoignage. Mais l’impression que l’on a à la lecture du dossier de candidature d’Annecy, c’est qu’il a été abordé d’une manière très conventionnelle, et tout juste « reverdi » en surface. Afin de symboliser une nouvelle approche de l’économie touristique montagnarde, ces JO devraient prendre le contre-pied complet du projet actuel, car celui-ci ne fait que conforter la politique des stations qui souhaitent continuer les constructions en les recouvrant d’un vernis estampillé développement durable. Ainsi, on parle de jeux écologiques en affirmant que 70 à 80 % des infrastructures olympiques seraient déjà existantes, alors que l’essentiel de celles prévues pour l’organisation des épreuves est à bâtir".__

"Un nouveau projet de JO pourrait être imaginé. Il serait porteur d’une véritable éthique, avec comme ligne de conduite : zéro nouvelle construction. Un projet volontairement économe – de l’argent public, des paysages, des ressources – et affiché comme tel. Un projet respectueux des sites et qui n’utiliserait que des infrastructures existantes, notamment celles situées à Chambéry, Albertville, Courchevel et Genève.lac d'annecy.jpg Un projet qui sortirait donc de son cadre haut-savoyard pour adopter une vraie logique de territoire. En se contentant d’organiser à Annecy les cérémonies d’ouverture et de clôture, on mettrait en avant un site fabuleux que nous avons le devoir de préserver en refusant de tomber dans la folie des grandeurs. On pourrait ainsi communiquer d’une façon réellement novatrice et écologique. Tout cela en associant pleinement les Savoyards dans une dynamique positive combinant la culture montagnarde et l’exigence environnementale, afin de faire de ce projet de JO le symbole d’une nouvelle politique touristique. Cette politique que nous appelons de nos vœux et qu’Europe Écologie pourrait mettre en œuvre dans les mois et les années qui viennent." Paru sur site ENVISCOPE (directeur de production Michel DEPROST) le bel article ci-dessus est signé par Claude COMET et Brice PERRIER

Et certes, nous voudrions pouvoir y croire ...mais les faits sont têtus ! Et lorsque la crédibilité de l'actuel projet pour "Annecy 2018" semble avoir du plomb dans l'aile... les propos de l'Elysée qui en rajoutent et soulignent en creux, l'absence de portage crédible, pointent eux aussi les ressentis savoyards de projet mal parti et en passe de faire pschitt ! ... Soulignant du même coup les conséquentes marges de progrès à combler, ils permettent aussi de prendre concrètement la mesure des écarts existant aujourd'hui entre l'utopie et les réalités... Les yatus flagrants entre d'un côté, les affirmations d'un texte dithyrambique (sorti de bouches absentes de la photo jointe à l'appui, dans le témoignage rapportés par la presse locale embarquée à Paris la semaine dernière...évoquant et rapportant des promesses de ""soutien sans limite " ! faites à toute une brochette d'ambassadeurs attablés, tandis que visiblement...le Président semble déjà s'esquiver sur la droite...(de la photo! ) sur la pointe des pieds, pour courir à d'autres affaires ...autrement plus urgentes... Et même dialogue de sourds lorsque dans le même temps ou presque, sur les pelouses du Pâquier à Annecy, tandis que la grande foule se presse à deux pas de là, dans la vieille ville à d'autres motifs, le "Rigaud Show" olympique persiste et signe sous un chapiteau relativement déserté... et fait un flop retentissant autour de la promotion du nouveau logo des J.O, impuissant à relancer une dynamique artificielle qui a manifestement...fait long feu !

Renée-Alice Poussard

mercredi 11 novembre 2009

EN HAUTE SAVOIE ALLONS NOUS DEVOIR IMPORTER DES DECHETS A INCINERER ?

Hier dans le DL, en 1ère page, gros titre suivant : "*

tournesol Haute-Savoie : alors que nous sommes champions du tri, ALLONS-NOUS DEVOIR IMPORTER DES DÉCHETS ?. Autant vous dire que lorsque j'ai vu ça, j'ai vraiment (ce n'est hélas pas une image!) eu envie de pleurer de rage et de dépit!! Comme j'ai été de tout temps l'une des plus impliquée chez les Verts sur les déchets, je tiens à ce que vous vous rappeliez ou sachiez les choses suivantes :

1/ Les Verts 74, et même les élus du groupe local d'Annecy dont certains ont pris dernièrement une position plus que malheureuse sur le transfert des déchets de Cannes à Annecy SE SONT TOUJOURS BATTUS CONTRE LES EXTENTIONS DES FOURS D'INCINERATION. Pour preuves :

- Nous avons dénoncé le PDE 74 (Plan Départemental d'Elimination des Déchets) et avons à l'époque (en 2005/2006) tenté (dans l'indifférence générale) de communiquer là-dessus. Ce plan entérinait l'agrandissement du four d'incinération de Marignier en demandant à ce qu'il passe de 6t/h à 10t/h. - Nous avons été à l'origine de la venue en octobre 2006 à Cluses de Dany Dietman pour une conférence sur les déchets où de nombreux élus locaux étaient présents (dont M.Saddier et R.Mudry lequel soutenait à fond l'agrandissement du four de Marignier). Nous avons organisé cette conférence en partenariat avec Notre Vallée Arves et Giffre, présidée par Chantal Boddaert et Union Santé Contre Pollution présidée par Pierre Ottin-Pecchio; ces 2 personnes sont maintenant très impliquées dans le rassemblement Europe-Ecologie.

- Nous (Chantal Boddaert et moi) sommes membres depuis Avril 2003 de la CLIS de l'incinérateur de Marignier (Commission Locale d'Information et de Surveillance ). *Pour avoir cette CLIS, il a fallu que Thierry Billet engage un recours administratif car les élus locaux n'avaient "pas pensés"!! à la mettre en place alors que c'est une obligation légale!*! Chantal, Marc Gérodolle (adhérent chez Les Verts jusqu'en 2008) et moi y siégeons en tant que membres Frapna. A la CLIS de Marignier, on s'est constamment fait critiqués parce qu'on y allait pour dire aux élus qu'il fallait *INTENSIFIER LE TRI et RENONCER A TOUT PRIX A AGRANDIR LES FOURS*. D'aprèsMr Mudry maire de Marignier et consorts, un bon tri ne permettrait que de "stabiliser l'augmentation du volume à incinérer" du fait de l'augmentation de population et que l'incinération était absolument sans danger! Gilly-sur-Isère et le gros titre du DL d'aujourd'hui prouve qu'ils avaient TORDS.

- Nous avons organisés de nombreuses manifestations et actions localement sur Sallanches et Passy (notamment des actions Dégage l'Emballage) dans les grandes surfaces pour lutter contre le "trop plein de déchets".

- Nous, les Verts-Faucigny-Mont-Blanc avons édités en 2006/2007 une plaquette où nous dénoncions le choix de l'incinération pour le traitement des déchets.

- L'association citoyenne de Passy avec la présence d'Anne-Marie Biard entre autre s'est également énormément mobilisée contre l'incinération et l'insuffisance du tri sur Passy, et alentours

-Nous (Chantal et moi) nous sommes impliqués dans le CLD à la commission environnement pour demander - entre autre - le compostage, un centre de compostage dans la vallée, la création d'un réseau de recycleries et ressourceries etc...

Je pourrai encore en dire beaucoup plus sur la bataille que nous menons depuis toujours contre la production et l'incinération des déchets. Mais aujourd'hui, alors que la position stupide de 2 élus verts sur Annecy fait des vagues à juste titre, *je tiens à RAPPELER QUE PENDANT TRÈS TRÈS LONGTEMPS, lorsque l'écologie était encore une tare, SEULS LES VERTS ET QUELQUES ASSOCIATIONS MINORITAIRES SE SONT MOBILISES SUR LA QUESTION DES DECHETS!! Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Et je vais clamer haut et fort, sans modestie pour une fois, que ce qui se passe aujourd'hui prouve la justesse de leur combat!!

Évidemment, je vous invite tous à communiquer largement CONTRE l'importation de déchets et POUR la planification de la fermeture d'un four d'incinération sur les 4 présents en 74

Martine Léger, Secrétaire du groupe local du Faucigny-Mont-Blanc

N'hésitez-pas à faire suivre cette information pour qui bon vous semble et notamment à tous les élus qui ont soutenus à fond l'incinération dans le passé et à tous les citoyens qui ne connaissaient pas les dangers sur la santé de l'incinération .

mercredi 4 novembre 2009

LA VOIX DES ALLOBROGES DU 3/11/ 2009 : Pour une nouvelle politique touristique

03.11.2009 Pour une nouvelle politique touristique

Bien que conforté par le projet des JO, la fuite en avant du développement en montagne ne pourra pas durer. Plaidoyer pour une autre politique touristique. gros canon 1.JPG

Aujourd'hui, la stratégie touristique en montagne ne repose que sur l'artillerie lourde.

L’hiver dernier, la région Rhône-Alpes a soutenu la candidature pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2018 présentée par la ville d’Annecy et le département de la Haute-Savoie. Ce projet symbolise l’avenir du tourisme tel que l’envisage la majorité des élus savoyards et rhônalpins. Principal pilier de l’économie savoyarde, le tourisme représente aujourd’hui 50% du PIB du département de la Savoie et 30% de celui de la Haute-Savoie, essentiellement grâce au tourisme d’hiver. Les JO sont censés conforter cette économie reposant principalement sur une clientèle attirée par la neige. logo_anti-annecy2018_pollution.jpg« Ces jeux posent le futur du tourisme et des sports de montagne », déclare ainsi le maire de Chamonix. « J’espère que la désignation d’Annecy va permettre de débloquer de gros projets en attente. Aujourd’hui, on a 2 500 lits dans les placards », confie de son côté le directeur de l’office du tourisme de Flaine. Pour son confrère des Houches, « quelle que soit la décision du CIO, nous sommes d’ores et déjà gagnants. Pendant deux années, nous allons pouvoir communiquer à l’international sur notre département. » Communiquer, pourquoi pas, mais sur quoi ? Sur la conviction que l’avenir de l’économie de notre pays de montagne est plus blanc que jamais et que les stations savoyardes ont vocation à accueillir toujours plus de visiteurs étrangers en misant demain comme hier avant tout sur le ski ? Aujourd’hui, c’est a priori l’orientation prévue. C’est d’ailleurs que qu’avaient certifié dans le département de la Savoie les assises de « Savoie 2020 ». En Haute-Savoie, le projet de candidature aux JO affiche la même ligne d'horizon en s’appuyant sur des stations situées à 1 000 mètre d’altitude telle que Chamonix, Morzine ou la Clusaz. A l’heure du réchauffement climatique, c’est un peu comme si Annecy 2018 était « hors planète »…

Pas de limites au business

A l’image de la société toute entière, et malgré tous les avertissements, le monde de la montagne continue son business « as usual »… Et, en bon partisan de la méthode coué, il entretient avec ces JO le mythe d’un monde sans limite, refusant de voir que notre modèle touristique n’est plus soutenable à moyen comme à long terme. Côté ressources, les indicateurs sont au rouge : l’eau commence à manquer alors que se multiplient les réserves collinaires – il suffit de voir les alertes de cet automne lancées par la Préfecture de la Savoie –, le « trop » béton surcharge les paysages, le tout voiture empoisonne l’atmosphère... En prônant sans cesse le développement, les responsables semblentarc 1950.JPG oublier que cela fait plus de dix ans que le marché du ski est dit mature, sans réelle perspective de développement. Dans tous les pays de Savoie, on cherche néanmoins à construire de nouveaux lits et les placards municipaux des stations regorgent de droits à bâtir, laissant à l’abandon les lits plus anciens. A-t-on pris conscience que, sur les 400 000 lits aujourd’hui présents en Tarentaise, 200 000 ne sont jamais remplis, y compris durant le grand rush de février ? Quelle sera la situation dans dix ans si l’on continue sur notre lancée ? En fait, la politique de l’aménagement de la montagne se résume généralement à de la promotion immobilière. On déroule ainsi un tapis rouge à la friche touristique, d’ores et déjà promise à la Maurienne, où les politiques de défiscalisation à l’origine d’un boom de l’immobilier sont dès aujourd’hui synonymes de faillites. Plutôt que de se remettre en question, on préfère agir comme si le gisement d’or blanc était éternel, et continuer comme avant dans l’espoir de multiplier les touristes en développant toujours plus la montagne.

S’obliger à raisonner à long terme

Il ne saurait bien sûr être question de renoncer au ski, incontournable pour l’économie savoyarde. Mais, face à l’urgence écologique, il faut juste de changer de paradigme, en s’obligeant à raisonner sur le long terme. telesiège et télécabine.JPGSeulement voilà, personne ne veut prendre en charge cette vision dans la durée ! Les maires ont une approche de leur territoire à 6 ans (durée de son mandat), les exploitants de remontées mécaniques sont locataires de domaines à rentabiliser sur 18 ans (durée moyenne d’une délégation de service public) et l’Etat a presque disparu. Alors que la décentralisation aurait pu transmettre à la région le pouvoir de conduire une politique volontariste respectueuse de la problématique environnementale, elle s’est noyée dans les discours et le manque d’ambition d’une multitude d’acteurs publics aux intérêts contradictoires. Pourtant, tout le monde devrait être en mesure de comprendre que, de par sa consommation énergétique colossale (construction des bâtiments, chauffage, infrastructures routières, voitures…), le tourisme d’hiver ne peut plus être en adéquation avec les impératifs écologiques de notre temps. L’alternative est aujourd’hui la suivante : prévoir l’avenir et anticiper ou se condamner à subir brutalement les conséquences de la pénurie énergétique et du changement climatique. Croire que l’on aura plus de clients venus des quatre coins de l’Europe dans nos stations dans dix ans est une illusion. On l’a vu l’hiver dernier avec la crise. Il convient donc de changer d’optique et de commencer dès maintenant à mettre en œuvre une politique qui pourrait reposer sur quatre axes principaux.

De la construction à la réhabilitation

Nos domaines skiables, les plus vastes du monde, sont bien assez grands. Notre parc immobilier dispose d’un nombre de lits très largement supérieur à celui des touristes susceptibles de les occuper. Il est donc grand temps de poser comme principe une limitation stricte à la construction de nouveaux lits pour tout miser sur la réhabilitation. Il s’agit d’apprendre à démolir pour reconstruire sur la station, afin de ne plus gagner sans cesse sur le paysage. Bien sûr, une multitude de lits étant inadaptés aux nouvelles demandes de la clientèle, le désir d’en construire de nouveaux conformes à cette demande est très présent. Mais le devoir des pouvoirs publics est aujourd’hui d’empêcher la poursuite du bétonnage de la montagne. Le problème est sur la table depuis plus de quinze ans, mais rien ou presque n’a été fait en matière de réhabilitation immobilière. C’est que la tache est difficile, en raison de la multiplicité des propriétaires. Le défi doit néanmoins être enfin relevé et des mécanismes nouveaux trouvés. Une mission conduite par les services de l’Etat, à la commande des ministères de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, est d’ailleurs en cours sur ce sujet. Cela passera notamment par une véritable vision territoriale, car, jusqu’ici, le pouvoir en matière d’occupation des sols est beaucoup trop dans les mains des seuls maires soumis aux pressions de propriétaires fonciers très agressifs… sans parler de la concurrence entre stations, basée sur le plus grand nombre de lits d’accueil. Des outils de maîtrise et de vision territoriale existent : schémas de cohérence territoriaux, plans locaux d’urbanisme, Directive d’Aménagement des Alpes du Nord. S’ils ne sont pas en place, c’est que les élus ne les voient aujourd’hui encore que comme des contraintes et des diktats, alors qu’il faudrait justement s’en servir pour organiser sur le long terme cette vision du territoire. D’autant que ces documents d’encadrement – et particulièrement la DTA – intègrent l’épuisement constaté de la planète.

Un autre rapport au transport2766-MOB_train_montagne_Suisse.jpg

Les premiers bilans carbone réalisés en stations le montrent clairement. Les remontées mécaniques interviennent pour moins de 2 % dans les émissions de gaz à effet de serre. C’est l’acheminement des touristes qui prend la part la plus importante, soit 74 % des émissions (avion et voiture essentiellement). Tout doit donc être fait pour inviter les touristes à utiliser des transports collectifs les moins polluants possibles. Et le train par priorité, mais cela ne suffira pas. Hormis en Maurienne, toutes les lignes de chemins de fer de nos vallées sont à voie unique. Il y a donc une réflexion profonde à engager pour que l’avenir soit au rail. Et il convient de développer des systèmes de cars qui, depuis les grandes villes, pourront acheminer les urbains jusqu’aux stations. Enfin, il faut tout faire pour faciliter l’information des touristes et usagers tout en développant l’inter modalité afin de mieux organiser le « dernier kilomètre », autrement dit la distance qui sépare la gare de la station. La Suisse est un exemple à suivre. Des initiatives sont aussi prises, par exemple, à Chamonix… avec un système de bus gratuits. La gratuité du transport est un élément incitatif indéniable, mais il a un coût.

Du tourisme 365 jours par an

Tous les responsables politiques ont aujourd’hui ce leitmotiv en bouche. Mais sur le terrain, rien ou pas grand-chose. Chaque année, en stations, l’essentiel des investissements continue de servir l’hiver. Le développement de l’été et des inter saisons est réduit à portion congrue. Même chose du côté des organisations de promotion, telle Savoie Mont Blanc, qui s’activent surtout pour la grande cavalerie touristique proposée par les stations les plus célèbres en hiver. Mais à quoi devrait servir l’argent public injecté dans le tourisme ? A faire la promotion debouquetin0003.jpg sites de prestige exploités par des sociétés côtés en bourse ou à défendre un tourisme plus modeste et plus authentique répondant d’avantage aux exigences environnementales ? Les organismes publics devraient aujourd’hui mettre en avant et soutenir un autre tourisme. Celui qui se pratique tout au long de l’année. Certes, la randonnée à pied, à vélo ou à cheval, met moins d’argent dans la machine économique qu’une semaine à Courchevel. Mais des gîtes tenus par des gens désireux de travailler au pays sont aujourd’hui des produits à défendre. Promouvoir cette forme de tourisme inciterait d’ailleurs les locaux à être de véritable acteurs de l’économie touristique alors qu’ils sont bien souvent cantonnés au statut d’employés de grands groupes financiers.

Tendre vers une diversification économique

Nos vallées ne doivent pas se résoudre à vivre uniquement du tourisme. Exemple particulièrement symptomatique de cette mono activité, la Tarentaise doit tendre vers un mode de vie qui ne soit plus exclusivement réglé par les allers et venues des touristes. Aime ou Bourg-Saint-Maurice ne peuvent plus avoir comme unique vocation d’être de simples sas d’accès aux stations. Il faut donc encourager les initiatives de ceux qui souhaitent exercer en pays de montagne une activité non touristique. Ceci est aujourd’hui parfaitement envisageable, ne serait-ce que grâce aux nouveaux modes de communication qui permettent désormais d’habiter en Tarentaise et de travailler avec le monde entier. L’accès facilité aux vallées, notamment par le train, ainsi qu’un cadre de vie exceptionnel peuvent aussi conduire des petites entreprises à s’installer. P1010039.jpgLa diversification économique passe également par le développement de l’agriculture de proximité nécessaire à une relocalisation de la production alimentaire. Encore faut-il ne pas avoir lâché les terrains à la promotion immobilière… Les politiques publiques doivent donc prendre conscience que redonner de la vie à nos vallées toute l’année est nécessaire. C’est en fait le seul moyen de permettre à la population locale d’être de moins en moins dépendante d’une activité touristique hivernale appelée à être de plus en plus fragile, car particulièrement soumise aux aléas climatiques, économiques et géopolitiques engendrés par la crise systémique globale à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés. Un hiver enneigé ne doit surtout pas le faire oublier.

D’autres JO pour une autre politique touristique ?

La candidature pour les JO de 2018 pourrait être une vitrine exceptionnelle en interne, comme en externe, pour une autre vision de l’avenir de nos territoires. Elle devrait prendre en compte le fait que le monde bouge. L’opinion publique aussi, elle qui porte de plus en plus d’attention à un usage respectueux de la planète, à un nouveau rapport au social et à l’économique. Le succès d’Europe Ecologie aux élections européennes en est un témoignage. Mais l’impression que l’on a à la lecture du dossier de candidature d’Annecy, c’est qu’il a été abordé d’une manière très conventionnelle, et tout juste « reverdi » en surface. Afin de symboliser une nouvelle approche de l’économie touristique montagnarde, ces JO devraient prendre le contre-pied complet du projet actuel, car celui-ci ne fait que conforter la politique des stations qui souhaitent continuer les constructions en les recouvrant d’un vernis estampillé développement durable. Ainsi, on parle de jeux écologiques en affirmant que 70 à 80 % des infrastructures olympiques seraient déjà existantes, alors que l’essentiel de celles prévues pour l’organisation des épreuves est à bâtir.

Un nouveau projet de JO pourrait être imaginé. Il serait porteur d’une véritable éthique, avec comme ligne de conduite : zéro nouvelle construction. Un projet volontairement économe – de l’argent public, des paysages, des ressources – et affiché comme tel. Un projet respectueux des sites et qui n’utiliserait que des infrastructures existantes, notamment celles situées à Chambéry, Albertville, Courchevel et Genève.lac d'annecy.jpg Un projet qui sortirait donc de son cadre haut-savoyard pour adopter une vraie logique de territoire. En se contentant d’organiser à Annecy les cérémonies d’ouverture et de clôture, on mettrait en avant un site fabuleux que nous avons le devoir de préserver en refusant de tomber dans la folie des grandeurs. On pourrait ainsi communiquer d’une façon réellement novatrice et écologique. Tout cela en associant pleinement les Savoyards dans une dynamique positive combinant la culture montagnarde et l’exigence environnementale, afin de faire de ce projet de JO le symbole d’une nouvelle politique touristique. Cette politique que nous appelons de nos vœux et qu’Europe Ecologie pourrait mettre en œuvre dans les mois et les années qui viennent.

Claude Comet et Brice Perrier

vendredi 9 octobre 2009

DIRECTIVES AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

l’attention Monsieur le Président de l'Association Nationale des Maires des de Stations de Montagne –ANMSM- Objet LETTRE OUVERTE Grenoble le 6 octobre 2009

Monsieur le Président,

Nous avons pris connaissance de la motion publiée par l'ANMSM au sujet de la DTA "Alpes du Nord" le 29 juillet 2009.

Pour CIPRA France le projet de DTA représente une opportunité d’application directe de la Convention alpine1 sur le territoire des Alpes du Nord. La Commission internationale pour la protection des Alpes – CIPRA - est à l'origine de cette Convention qui est devenue un traité de droit international reconnu comme la base du développement durable dans l’arc alpin. Elle a été signée par 8 pays de l’arc Alpin ainsi que par l’Union Européenne.

L'ANMSM a mis en place une charte de développement durable pour ses adhérents. Nous avons accepté de participer à son Comité national de suivi. Même si nous avions certaines réserves sur cette démarche, nous approuvions la dynamique qu’elle pouvait impulser dans les stations de montagne afin de prendre des orientations vertueuses. Nous avions par ailleurs obtenu des engagements clairs de la part de ses protagonistes sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'une opération de marketing pour « verdir leur image ». C’est sur la base de ces engagements et dans un esprit de collaboration réciproque que nous avions accepté de participer aux travaux de ce comité.

En l’état actuel de sa rédaction, la DTA2 "Alpes du Nord" comporte des aspects contraignants en matière d'aménagement du territoire et en particulier pour les stations de sport d'hiver. Ces aspects vous amènent à considérer :

"que les dispositions prévues par le projet de directive en matière d’urbanisation touristique (constructions nouvelles, remontées mécaniques, équipements publics et de loisirs, équipements thermaux et liés aux diverses activités aquatiques en montagne) aboutiront inéluctablement à figer le développement et l’aménagement des stations".

1 www.alpconv.org 2 www.dta-alpesdunord.fr

Devons nous considérer que l’avenir des stations ne passerait « inéluctablement » que par – encore - des constructions nouvelles, des remontées mécaniques, des équipements divers, etc. ? N’y a-t-il pas d’autres voies que celles du béton et des pylônes pour les Alpes du Nord et pour les Alpes en général ? Des territoires alpins français et étrangers ont déjà montré qu’il pouvait en être autrement, tout en garantissant les trois piliers du développement durable dont nous sommes très soucieux. Votre Charte du Développement Durable des Stations de Montagne nous semblait porteuse d’une telle approche.

Votre motion énonce également :

"que les réformes successives du droit de l’urbanisme ces dernières années, en particulier celles relatives à la planification de l’espace permettent d’intégrer dans les documents d’urbanisme (SCOT et PLU) les principes du développement durable. Les règles supplémentaires d’encadrement de l’urbanisation touristique remettent en cause la libre administration des collectivités locales".

Nous constatons cependant que dans le cadre règlementaire actuel, de nombreuses réalisations ont vu le jour (avec de nouvelles demandes en préparation), plusieurs projets d'extension des domaines skiables et de liaisons entre stations au détriment des espaces naturels et du respect de l’environnement ont été réalisés. S’il en fournit quelques éléments pour les plus courageux, le cadre règlementaire actuel ne permet donc malheureusement pas de nous retrouver tous et de nous engager tous véritablement dans un avenir durable de la montagne. Il est donc nécessaire d'ouvrir d'autres horizons, de se donner de nouveaux outils efficaces faces aux défis qui nous font face aujourd’hui (globalisation, changements climatiques, métropolisation, crise financière, etc.). Parce que les stations sont un puissant moteur de l’économie de montagne, parce qu’elles sont souvent prises comme « emblèmes » des territoires alpins, parce qu’elles sont parties prenantes d’un espace montagnard particulièrement sujets aux effets des changements climatiques, elles doivent selon nous faire figure d’exemple en matière de durabilité.

Les paysages sont la plus belle et grande richesse des Alpes du Nord et des Alpes dans leur ensemble. Leur pérennité repose sur l’attention toute particulière que l’on se doit d’accorder à une ressource de plus en plus rare : l’espace. Nous sommes en cela convaincus que l’avenir des stations de montagne ne peut plus s’envisager à travers des logiques de développement qui viendraient toujours plus grignoter cette ressource. Le modèle de développement sous-tendu par votre motion montre peu de changements, d’adaptations ou de capacité à traduire concrètement sa nécessaire remise en question. Ce modèle a certes connu de belles heures de gloire par endroits, mais il a également sévèrement montré ses limites et contradictions sur le plan environnemental, mais aussi social et économique.

Nous estimons donc qu’il est plus que temps de construire un nouveau référentiel global de pensée et d’action pour les Alpes du Nord. La Convention alpine et le projet de DTA Alpes du Nord le permettent.

Nous avions cru comprendre que les stations qui avaient signé votre charte s'engageaient dans une voie qui rejoignait à terme les principes de la Convention alpine et qui trouverait

une réelle cohérence et concordance avec les orientations du projet de DTA Alpes du Nord. Nous relevons donc une contradiction majeure avec leur approbation de la déclaration du 29 juillet 2009 émise par votre Conseil d'administration.

Dans ces conditions, nous ne pouvons que nous retirer du Comité national de suivi de la charte que vous avez mis en place et dénoncer catégoriquement une opération qui ne serait alors que purement médiatique.

Nous sommes persuadés qu'un certain nombre de stations ont pris très au sérieux leur adhésion à votre charte de développement durable et sont prêtes à réellement changer d'approche. Malheureusement leur travail ne pourra être mis en valeur au sein de la charte. Nous sommes toutefois persuadés qu'à moyen terme leurs innovations porteront leurs fruits, car l’évolution des mentalités et de la société, ainsi que la diminution des ressources naturelles et l’appauvrissement d’énergies fossiles montreront la pertinence de leurs choix pour un vrai développement durable. Tout comme nous l'avons été auparavant, nous resterons à l'écoute de ces stations, en particulier pour leur faire partager les expériences françaises et étrangères de projets de développement réellement soutenable et pour les accompagner dans leur mise en oeuvre.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.

Patrick Le Vaguerèse Président de CIPRA France.

lundi 5 octobre 2009

REFERENDUM SUR LA POSTE

Communiqué de presse du 5 octobre 2009

Le gouvernement doit consulter les citoyens sur le statut de la poste

tournesol

Les Verts ont à plusieurs reprises demandé au gouvernement d’organiser un référendum populaire sur le statut de la poste. Cette demande est restée sans réponse. Aujourd’hui après le succès de la votation citoyenne organisée contre la privatisation de la poste qui est un vrai succès avec plus de 2 000 000 de votants, le gouvernement ne peut plus faire la sourde oreille. Il doit organiser ce référendum, d’autant plus que la constitution le permet.

mercredi 16 septembre 2009

INVITATION DE MALIKA BENARAB-ATTOU DEPUTEE EUROPEEN D'EUROPE ECOLOGIE

tournesol

Je vous invite à partager ensemble un apéritif convivial :

  • RDV vendredi 25 septembre à partir de 18h00 à la maison communale de la

Martinière - Salle n°1 - à Ambilly en Haute Savoie.*

Nous en profiterons pour échanger, et je serai là pour répondre à vos interrogations sur l'organisation au quotidien de la vie au Parlement Européen, cette grosse machine aux rouages complexes ! Je pourrai aussi présenter les commissions et délégations sur lesquelles j'ai été nommée.

N'hésitez pas d'ores et déjà à visiter mon site internet : http://malika-benarab-attou.eu/

Dans l'attente de cette rencontre prochaine, Amitiés européennes et écologistes,

Malika BENARAB-ATTOU Députée au Parlement Européen

http://www.malika-benarab-attou.eu

mercredi 26 août 2009

LE RAPPORT BALLADUR ET LA QUESTION REGIONALE

Voici un texte de la lettre de la commission Régions et Fédéralisme à propos du rapport Balladur sur la réforme des collectivités locales qui développe le point de vue des Verts sur la question des régions:

La Région est un des points majeurs du rapport du Comité pour la réforme des collectivités locales. Pourtant, ce rapport est loin de répondre aux vrais enjeux de la question régionale, même s’il est indéniable que certaines de ses propositions vont dans le bon sens. La vraie question, que ne pose pas explicitement le rapport, est : « La région pour faire quoi ? ». Ce texte analyse de manière critique deux points du rapport : la question de la taille des régions (proposition 1 ), et celle des compétences des régions (proposition 11 ).

L’écologie politique et la question des institutions territoriales

Avant de lancer l’analyse du rapport il convient de poser quelques pistes sur l’écologie politique et la question des institutions territoriales. Le danger en effet, face à un tel rapport relativement technique, est de se focaliser sur les détails, de rentrer dans son moule technicien et apparemment objectif. Se remémorer l’approche écologiste face au territoire permettra de prendre du recul. Et prendre du recul permettra de voir ce qui est dans le rapport sous un jour nouveau, mais aussi de voir ce qui n’y est pas. La philosophie écologiste en matière d’institutions territoriales peut être résumée en trois concepts, porteurs de trois valeurs :

- Le premier concept est celui de subsidiarité, porteur de la valeur de proximité. Le principe de subsidiarité est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d’une action publique doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d’elle-même. C’est une forme poussée de décentralisation. L’idée est de rapprocher au maximum le pouvoir, et donc la prise de décision mais aussi le débat politique, du citoyen.
- Le deuxième concept est celui de péréquation, porteur de la valeur de solidarité. La péréquation est le système de transfert d’impôts entre les entités fédérées d’un État fédéral (comme dans les systèmes allemand et canadien par exemple). C’est un principe de solidarité entre les régions riches et pauvres.
- Le troisième concept est celui d’identité, porteur de la valeur d’humanité. L’idée suggérée avec ce troisième concept est que les institutions territoriales doivent être faites avant tout pour les personnes qui y habitent. C’est-à-dire qu’il faut des institutions à taille humaine dans lesquelles les habitants se reconnaissent. Ce qui compte ce sont l’histoire, la culture, les réseaux socio-économiques, la complémentarité, la volonté de vivre ensemble, et non pas les ciseaux d’un technocrate.

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mardi 18 août 2009

EN SAVOIE LA PRESERVATION DE LA MONTAGNE SE HEURTE A LA LOGIQUE ECONOMIQUE

COMMUNIQUE DE PRESSE 

En réponse à l'article paru dans Le Monde daté du 07/08/09

« En Savoie la préservation de la montagne se heurte à la logique économique »

 

Le changement climatique et ses conséquences sur la Savoie sont évidemment un sujet brûlant. Il remet en cause le mono développement touristique fondé sur l’exploitation massive des champs de neige. Pour attirer et fidéliser des touristes, il fallait rendre attractif l’immobilier, d’où les investissements dans les remontées mécaniques, les autoroutes, l'aéroport et le transport ferroviaire à grande vitesse des passagers, à la charge de la collectivité publique. Ce tourisme, basé sur une logique de croissance sans fin, s’appuie sur la spéculation immobilière. Il a généré des emplois et défiguré la haute montagne. Les pouvoirs publics l’ont favorisé depuis le plan neige des années soixante jusqu’aux équipements annoncés pour les JO d’Annecy. Ce développement fonctionne comme la chaîne de Ponzi utilisée par Bernard Madoff : c’est le dernier qui investira dans l’immobilier qui perdra.

Aujourd'hui, la responsabilité des pouvoirs publics est de réorienter l’économie touristique. Mais on comprend que personne ne veut siffler la fin de la partie et désigner les perdants.  C’est pourquoi le député Michel Bouvard trouve normal d’organiser une liaison téléphérique à travers le cœur du parc national de la Vanoise tout en se déclarant favorable à « une approche globale environnementale et [au] développement durable».C’est pourquoi les derniers présidents du Conseil général ne veulent pas qu’on impose des limites à l’extension des stations tout en appelants les savoyards à débattre du développement durable. Il y a le discours et la méthode !

Toutes ces contradictions se sont récemment exprimées dans un conflit violent entre ces élus influents et les chercheurs de l’Institut de la Montagne qui a abouti à la suppression administrative des moyens de recherche après l’immobilisation organisée de l’Institut et le refus de démissionner de la directrice de la recherche. Après ce forfait, il a été passé commande de nouveaux travaux à l’Université de Savoie que la récente loi sur l’autonomie rend parfaitement docile. On peut craindre là encore le double langage et que l’Université se consacre moins à la recherche universelle, et plus à des communications complaisantes pour les politiques locales.

Dans ce contexte, les Verts sont constants et résolus.

Le changement climatique provoqué par un mode de développement non maîtrisé est inéluctable : comme l’annonce le GIEC, les Alpes vont se réchauffer. Il faut donc non seulement modifier les comportements pour arrêter l’évolution climatique avant qu’il ne soit trop tard, mais aussi anticiper cette évolution et ne plus faire dépendre l’activité économique en montagne de la seule neige.

Trois axes s’imposent :

1.    Stopper tous les projets susceptibles d’aggraver la situation : réduction de la consommation d’énergie fossile (pétrole, minerais), préservation de la biodiversité. Ainsi, la future directive territoriale pour l’aménagement des Alpes pose des limites aux équipements et impose des restrictions d’usage qui sont un minimum. Les verts soutiennent le projet qui reste toutefois insuffisant. Ils s’opposent évidemment et comme en 1969 et en 1994 aux projets d’aménagements touristiques dans le parc national de la Vanoise.

2.    Financer la recherche pour comprendre les évolutions possibles en multipliant les approches et en les confrontant ; donc sortir d’une logique de repliement sur elles des universités autonomes. Ces universités seront toujours sans ressources suffisantes et à la recherche de financements à courts termes des sponsors ou des collectivités locales. Les Verts se sont opposés à cette réforme des universités dont on a déjà vu les effets en Savoie avant même qu’elle soit en place ! Il faut organiser un grand pôle national de recherche et de confrontations sur la montagne en liaison notamment avec les autres pays alpins déjà signataires de la Convention alpine et les acteurs économiques qui ont des connaissances à partager.

3.    Elaborer un plan de reconversion de l’économie touristique en fonction des hypothèses de changement climatique. La Savoie doit imaginer un projet de développement durable qui tienne compte des changements climatiques et offre des perspectives nouvelles plutôt que la poursuite d’un développement qui a abouti à la situation inquiétante actuelle. Il faut faciliter la reconversion de l'immobilier touristique en résidence principale dans les stations de moyenne montagne notamment. Il faut investir dans des activités économiques d’avenir et se désengager d’une dépendance à l’égard du tourisme saisonnier qui peut être douloureuse s’il vient à se réduire. Citons pour exemple : l'agriculture paysanne et biologique qui aujourd'hui, en Savoie, ne permet pas de répondre aux besoins des cantines scolaires, ou encore le développement de la reconversion du bâti et de la construction en bioclimatique et photovoltaïque (« plan thermique »). Mais le territoire dispose également de nombreux autres atouts touristiques non saisonniers à mieux valoriser. Il faut proposer un grand « plan de loisirs intelligents » qui s'appuiera sur les infrastructures existantes et offrira, non pas du ski, mais de multiples possibilités de loisirs toute l'année et pour tous, des enfants aux séniors : classes, cessions de formation, rencontres à thèmes, spectacles, festivals culturels, colonies de vacances, comités d'entreprise.

Les Verts rappellent qu’ils sont opposés à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver pour lesquels Annecy pose sa candidature. Les Verts ne sont pas contre le sport, ni contre la confrontation des sportifs les plus talentueux, mais s’opposent à un modèle de sport au service de la spéculation. L’organisation des JO asservit les territoires en justifiant des équipements disproportionnés, conçus pour faire des images diffusées à prix d’or au bénéfice d’aménageurs et d’équipementiers. Elle exclut toute réflexion tant sur l’avenir des milieux montagnards fragiles que sur l’élitisme du ski au regard des besoins de la population mondiale. Il y a d’autres urgences et mieux à faire.

Signataires :

  • Malika BENARAB-ATTOU députée européenne,

  • Gérard LERAS Conseiller Régional Rhône-Alpes,

  • Xavier BOLZE, Maire de Curienne,

  • Michel MOMMESSIN, Maire adjoint, Le Bourget du Lac,

  • Laurent MOCCOZET, Adjoint au Maire, St-Jean de Tholome,

    Pour Europe Ecologie et les élus Verts de la Région Savoie

mercredi 22 juillet 2009

AFFICHAGE PUBLICITAIRE : BIENTOT LA LOI DE LA JUNGLE

Affichage publicitaire : bientôt la loi de la jungle

journal Libération 21/07/2009, Réagir

Par NICOLAS HERVÉ membre du Collectif des déboulonneurs, CHARLOTTE NENNER présidente de Résistance à l’agression publicitaire, CYRIL RONFORT coprésident de Paysages de France.

Il y a maintenant un an, dans l’euphorie du Grenelle de l’environnement, le gouvernement s’est aperçu que le paysage avait tout simplement été oublié. La France est pourtant dans ce domaine la mauvaise élève : entrées de ville défigurées, panneaux sauvages qui enlaidissent les paysages urbains et périurbains, passants dont on monnaye cher le temps de cerveau humain disponible. Il y avait donc urgence à s’attaquer à la réforme de la loi encadrant la publicité extérieure, demandée depuis près de vingt ans par les associations. Datant de 1979, très complexe, honteusement permissive, cette loi est régulièrement et ouvertement bafouée par les professionnels du secteur.

Une session de rattrapage a alors été organisée au sein du Conseil national du paysage (CNP), ressuscité pour l’occasion. Ce matin, la session plénière de ce conseil se réunit. On s’oriente finalement vers le pire scénario : un démantèlement du principal outil permettant d’assurer le respect de la loi.

C’est bien là que se trouve le scandale de cette pseudo-réforme. On peut mettre toutes les meilleures intentions du monde dans une loi, qualifier la publicité extérieure d’«agression permanente», vouloir la «remettre à sa place» et en finir avec «l’effet dévastateur sur le paysage de la prolifération des panneaux publicitaires», il faut s’assurer qu’elle soit respectée. Sans une police de l’affichage efficace et des sanctions réellement dissuasives, tout le reste n’est que du vent.

Dans ce domaine, le pouvoir de police est exercé conjointement par les maires et les préfets. Globalement, pour des raisons qui leur sont propres, ni les uns, ni les autres ne s’attardent sur cette question et la prolifération publicitaire continue. Les maires font face à la complexité de la loi, aux pressions des professionnels et des commerçants. De plus, avec la taxe sur la publicité extérieure qu’ils apportent, certains maires, à la fois juge et partie, sont peu enclins à faire démonter les dispositifs publicitaires. Au niveau des départements, des circulaires sont régulièrement envoyées aux préfets pour leur enjoindre d’allouer des moyens humains suffisant à la police de l’affichage. Circulaires aussitôt oubliées, les effectifs ont ainsi baissé de 25 % entre 2006 et 2007 (derniers chiffres connus). Souvent prompts à déployer des effectifs policiers en nombre pour d’autres questions de société, on ne peut pas dire que cette tendance soit observée sur les questions environnementales. Dans les faits, on constate pourtant que ce sont principalement certaines préfectures, malgré leurs faibles moyens, qui tentent de faire respecter la loi, infligent les amendes et obtiennent des démontages. Elles sont les interlocutrices privilégiées des associations, telle que Paysages de France, qui veillent au respect de la loi.

Le projet actuel consiste à dessaisir les préfets de leurs pouvoirs de police au profit des seuls maires ! Le gouvernement se tire une balle dans le pied en supprimant le seul maillon de la chaîne qui agisse. La logique est pour le moins surprenante : la loi est très mal appliquée ? Faisons en sorte qu’elle le soit encore plus ! Comment peut-on croire que les maires se mettront miraculeusement à agir demain, alors qu’ils en ont parfaitement le pouvoir aujourd’hui et s’abstiennent ? Ce choix politique est fait en toute connaissance de cause et ne peut être que le reflet d’une complaisance douteuse à l’égard des professionnels.

C’est d’ailleurs au cours des réunions de l’atelier sur la publicité extérieure du CNP, que cette ancienne proposition du ministère revient alors sur le tapis, par l’intermédiaire de JC Decaux, bien cachée parmi les quelque 150 contributions émanant des associations, des professionnels et des experts. Le sénateur Ambroise Dupont, chargé par le gouvernement d’établir un rapport sur la réforme de la loi, convient, après avoir entendu tous les arguments, que ce n’est pas une bonne idée. Le 17 juin, ce dernier remettait son rapport à Mme Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, en présence de la presse. Coup de théâtre, derrière quelques mesures intéressantes, mais ayant surtout une portée symbolique, on retrouve le démantèlement de la police de l’affichage. Mme Jouanno a, tout naturellement, salué le travail du sénateur et fait sienne les diverses propositions présentées. Selon ses propres termes, M. Dupont admet que sa «réflexion a évolué» et qu’il est revenu sur certaines de ses positions. C’est «très complet, précis, documenté», indique l’Union de la publicité extérieure (UPE), syndicat professionnel des afficheurs. Il y a deux semaines, Jean-Charles Decaux déclarait que «l’exécution de cette loi doit être mise entre les mains des maires». Ce dernier a tout compris : il sait qu’il aura, pour de multiples raisons, le champ libre avec les maires. Mme Jouanno organise ainsi tranquillement l’impunité des pollueurs : encore une belle réussite pour le Grenelle !

De la réunion du CNP de ce matin, on retiendra probablement quelques mesures médiatiques portées par le gouvernement. On assistera à de nouvelles envolées lyriques de Mme Jouanno sur les méfaits de la publicité extérieure. On passera beaucoup plus certainement sous silence la fin de la police de l’affichage qui sonne pourtant comme un message très clair aux oreilles des professionnels et annonce la porte ouverte à tous les abus. Enfin on ne parlera pas des mesures essentielles pour les paysages, portées par les associations, telles que la réduction effective des formats et des densités de dispositifs publicitaires.

Il est encore temps de renoncer à ce projet catastrophique : au contraire faisons respecter le code de l’environnement, par une vraie police de l’affichage, sous l’autorité de l’Etat, compétente et formée, et disposant de moyens d’action et de sanction. Adoptons des mesures concrètes et visibles par tous. M. Sarkozy demandait récemment encore à ses ministres de faire preuve «d’audace réformatrice».

jeudi 11 juin 2009

Pour une région SAVOIE

POUR UNE REGION SAVOIE

tournesol

Etre écologiste, pour le commun des mortels, c'est défendre la nature, empêcher les dégradations et les nuisances, lutter contre les pollutions; c'est protéger l'air et l'eau, la faune et la flore, en un mot agir pour une Terre propre et vivante. En fait, au delà de ces engagements, l'écologie concerne toutes les interrelations de l'Homme avec son milieu, soit tout ce qui fonde et permet la vie. Aujourd'hui les équilibres naturels et sociaux sont la dérive. Des solutions existent: la démarche écologiste, parce qu'elle respecte fondamentalement la vie, s'attache à substituer des relations de solidarité et d'harmonie aux rapports de force et de domination qui s'exercent trop souvent. A la loi du profit immédiat qui n'hésite pas à agresser les milieux naturels et humains, les écologistes préfèrent la recherche de l'intérêt général qui préserve le moyen et le long terme. Cela signifie vouloir gérer et épargner le patrimoine de nos enfants que nous n’avons pas le droit de dilapider. C’est ce même respect de la vie qui amène les écologistes à être solidaires de tous les peuples et toutes les cultures de la planète; car la richesse de l'Humanité provient de sa grande diversité. Et parce que l'Homme ne peut trouver son véritable équilibre que dans son milieu "naturel" qui est le produit d'une Histoire spécifique, les écologistes se doivent d'agir pour que chaque peuple, chaque région puisse s’exprimer, conserver son identité, préserver sa culture: en un mot exister. Agir pour une Europe des Régions c'est dire sa volonté de voir reconnue une région Savoie (il serait fastidieux d'énumérer toutes les tares dont se parent les Etats, tares en germe dans ces régions créées artificiellement comme Ronalp). " La Région doit naître comme poussent les blés, la vigne et la forêt, elle doit monter d'une terre, d'un peuple, d'une Histoire, de leurs besoins et de leurs désirs, à la rencontre d'un appel qui vient de l'Europe et de l'Humanité solidaire. La région Savoie ne saurait être imposée, pensée comme un mini-état, dictée et planifiée par les bureaux d'une métropole tentaculaire" (Denis de Rougemont) Les Verts qui recherchent les bases d'une société nouvelle s'appuyant sur des pratiques politiques différentes ne peuvent accepter de copier pour leur fonctionnement interne un modèle qu'ils se doivent de combattre. Reconnaitre la réalité historique, géographique, économique et culturelle de la région Savoie ce n'est pas se replier sur soi. Le régionalisme ne peut être compris que comme premier pas, décisif, vers le mondialisme. Exister, affirmer son identité pour mieux être Citoyens du Monde. Il est urgent de refaire de vraies communautés humaines si l'on veut prévenir les désastres moraux, écologiques et sociaux vers quoi nous précipitent l'évolution actuelle et son credo compétitif. Pour être plus apte à lutter pour la reconnaissance d'une région Savoie, les Verts se doivent dès aujourd'hui de créer en leur sein une région verte Savoie, distincte de la structure rhonalpine.

mardi 2 juin 2009

Rencontre du groupe local des Verts-Faucigny-Mont-Blanc avec Michèle Rivasi et Noel Mamère

tournesol

Mercredi 27 mai , des membres du groupe des Verts Faucigny-Mont-blanc ont participé à la rencontre à Annecy avec les représentants d'Europe écologie

Michèle Rivasi et Noël Mamère.
Les débats ont été très fructueux, les échanges fournis et toutes  questions
pouvaient être posées. Le débat, qui a eu lieu le matin au sujet du loup  en
Haute-savoie avec la FRAPNA, les représentants de l'agriculture, les  chasseurs,
les moutonniers et tous les membres locaux concernés par ce problème, a  permis
de mettre à plat beaucoup d'interrogations.
Michèle Rivasi a écouté avec attention tous les interlocuteurs pour conclure que
ce problème devait être remonté à l'échelon européen pour faire avancer la

législation et pour tenir compte que dans la diversité, il fallait associer à

égale importance l'humain, la faune et la flore afin de contribuer au bon
équilibre du système.
La place du loup est plus complexe qu'on ne le pensait ! Tout en rappelant  que
nous sommes opposés à une éradication du loup, Mme Rivasi reconnaît que  la
situation actuelle n'est pas soutenable. Nous sommes pour le maintien  d'une
agriculture paysanne de qualité et nous souhaitons tout mettre en ouvre  pour
permettre un nouvel essor de celle-ci en montagne. C'est pourquoi, concernant la
problématique du loup, il semble qu'il faille différencier les espaces impartis
au loup d'avec ceux du paysan et de l'homme en général. (zones sauvages et  zones
à caractère pastoral). Si nous ne voulons pas voir disparaître les paysans
montagnards assez vite, et afin de gagner du temps par rapport à la mise  en
place d'une nouvelle convention avec les partenaires européens, monsieur
Mamère,
député,s'est engagé à interroger prochainement le parlement français sur des
mesures rapides et concrètes à prendre pour défendre les éleveurs et
légiférer en ce sens.
Après un pique-nique sur le Pâquier, les questions ont repris concernant
l'emploi dans la vallée de l'Arve. La candidate aux élections européennes,a
affirmé qu'il fallait reconvertir l'industrie automobile et les transports vers
une industrie plus écologique pour être de suite plus compétitive mais qu'il
fallait aussi diversifier nos compétences et notre savoir dans de nouveaux
domaines plus innovants et porteurs.
Elle a rappelé que les écologistes étaient pour le partage du travail,
pour un revenu minimum d'existence et aussi pour un revenu maximum équivalent à 30
ou 40fois le SMIC.
Europe écologie est "pour travailler tous et pour vivre mieux".
Jocelyne Leclerc conseillère municipale "Verts" de Bonneville

mardi 19 mai 2009

A SALLANCHES UNE PARODIE DE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

A Sallanches Georges Morand , le maire a "fait semblant" de faire de la démocratie participative.

En fait comme a la dernière réunion : 450 personnes , un seul micro que le maire monopolise toute la soirée , pas de ligne directrice , seulement de l'autosatisfaction . . . . .Ci dessous réaction de Christian Stéphany : Président de Démocratie et Progres (association représentative de la gauche unie à Sallanches) qui a trois élus dans l'opposition .

Bonsoir à vous tous,

Ma réaction à chaud après le spectacle de Mr Morand aurait été vive, mieux vaut s'éclipser.

J'avais en tête: lamentable,décourageant,menteur,manipulateur,malhonnête. Comme toutes les réunions publiques de l'équipe de la majorité,

il est le seul à répondre aux questions des habitants en commençant souvent "vous avez raison" avec un grand sourire.

Les questions à 95% ont été sur la sécurité routiére et c'était bien chiant même pour moi qui connait bien toutes ses rues, il y a donc bien un problème à Sallanches. On aurait pu parler du transport collectif en prenant dès le départ le contre exemple avec la dame du Rosay qui trouve que la salle Léon Curral est trop éloignée. Qu'avons nous appris hier soir? Pas de véritable projet pour la maison Bouvier,

Tiens un abri vélos sur la place Charles Albert mais on n'évoque pas d'autres emplacements, ni les pistes cyclables, hormis un marquage rue du Mont Blanc,

Un agrandissement du foyer du Mont Blanc on continue à grignoter de l'espace vert et on encombre encore un peu plus la rue Haute Rive, ça fera plaisir à Roland et aux riverains

Et le manque de bancs publiques

C'est pauvre et triste oui... désolant

Christian

mercredi 28 janvier 2009

RENFORCER LE FAIT REGIONAL

Extrait de l'intervention des Verts devant la commission Balladur sur la réforme des collectivités locales.

L'intervention complète peut être consultée en ligne ici.

Vous pouvez aussi le visionner en ligne depuis le site de la commission de réforme des collectivités locales:



Pour une organisation institutionnelle à trois niveaux : Communes, Communautés et Régions

Renforcer le fait régional

Cette nouvelle donne territoriale nécessite de supprimer un échelon territorial. Mais lequel ? personne ne songe à abolir le niveau régional. Les régions se sont imposées partout en Europe comme la trame de la vie économique et culturelle. On assiste même à l’émergence d’eurorégions transfrontalières. C’est pourquoi nous proposons la suppression du conseil général au profit du renforcement du fait régional.

A. Suppression du Conseil général

La suppression des conseils généraux et le transfert d’une part de leurs attributions aux régions permettront de constituer des régions mieux à même de définir des stratégies de développement économique, et d’aménagement du territoire et soutenable. Nous réaffirmons notre attachement à la clause générale de compétence pour les régions. Elles se verront également transférer les compétences suivantes actuellement exercées par les conseils généraux dans l’objectif de créer des blocs de compétences cohérents. Un bloc éducation avec la prise en charge des collèges, lycées, CFA, formation professionnelle et pourquoi pas les universités.

Le bloc action sociale sera lui pris en charge par les communautés territoriales par souci de proximité.

Enfin, les régions se verront attribuer la propriété des bâtiments des conseils généraux, ce qui leur permettra de disposer d’une antenne de proximité dans chacun des départements les composant.

B. Le principe du fédéralisme différencié

Ce schéma général d’organisation régionale devra être adapté selon une logique différenciée. Ce fédéralisme différencié que nous proposons rejette l’unitarisme uniformisant pour prendre en compte les spécificités locales, culturelles, linguistiques et historiques. Dans cette perspective, la taille des régions ne doit pas être nécessairement uniforme ni une région fonctionner selon les
mêmes modalités qu'une autre.

Il nous semble logique de demander l’approbation de la population par le biais de référendums locaux organisés.

Sur le regroupement ou le redécoupage des régions, les Verts sont favorable à la réunification des deux Normandie. Les limites de la région Bretagne pourraient être modifiées par un rattachement
du territoire et des habitants de l’actuel département de Loire Atlantique.

De nouvelles régions à statut spécifique, une région Savoie, une région Basque, une région Catalogne-nord, pourraient également voir le jour.

Un établissement public de coopération interrégional occitan, associant les régions occitanes, pourrait être créé.

LES VERTS DENONCENT DEPUIS TOUJOURS LES DERIVES DES JEUX OLYMPIQUES

Position présentée par Pierre Viguié, secrétaire régional des Verts Région Savoie devant la presse le 24 Janvier 2009:


« Les Verts n’oublient pas les dérives des jeux olympiques modernes qui riment aujourd’hui surtout avec l’uniformisation des cultures, la prééminence des intérêts financiers, le problème lancinant du dopage et une compétition détournée qui va parfois jusqu’à la haine entre les peuples qui s’affrontent par sportifs interposés mais ils gardent aujourd’hui l’espoir que les jeux olympiques de 2012à venir pourront renouer avec les idéaux de fraternité, d’échange et de dialogue entre les peuples, d’amitié et de paix portés à sa création par l’olympisme et dont ils se sentent proches. »

Cécile Duflot - Porte Parole 2005

« Les Verts appellent de leurs vœux une réforme du comité national olympique et de son homologue du CIO. Ces comités doivent cesser d’être une aristocratie garante des intérêts de l’argent plutôt que des intérêts des valeurs qu’il est censé porter. Quant à la réduction de la pollution tant promise par le gouvernement chinois, c’est une vaste plaisanterie... Autant dire que non seulement la santé des athlètes reste particulièrement exposée dans une ville qui est une des plus polluées du monde, mais qu’aucun changement à moyen terme n’est même amorcé.

Anne Sourys - Porte-Parole 2008

Les Conseillers Régionaux Verts ou Jean-Louis Molié Maire-Adjoint Vert de l’agglomération d’Annecy ont chaque fois repris cette argumentation pour refuser de financer ces dossiers de candidature pour les JO d’hiver 2018.

La mobilisation de tous les élus haut-savoyards pour défendre le « rêve » des jeux olympiques d’hiver en 2018 n’est qu’une manœuvre pour tenter de masquer, une fois de plus, leur manque permanent de courage politique :

  • le manque de courage d’engager enfin un programme visant à combler le retard abyssale du département en matière de logement social : retard qui non seulement est lourd de conséquences en terme social… mais aussi en terme économiques, comme l’ont admis depuis quelques années, les responsables économiques.  
  • Une philosophie totalement dépassée en matière de transport: depuis des décennies les élus haut-savoyards s’enorgueillissent de nos autoroutes, qu’ils sont allés jusqu’à préfinancer, et laissent péricliter les transports collectifs… ils n’ont jamais rien fait pour que l’on ait la moindre amélioration de la desserte ferroviaire.

Or la Haute-Savoie manque cruellement d’un vraie desserte ferroviaire d’Annecy et d’une liaison moderne Annecy/La Roche/Annemasse, qui s’impose d’autant plus aujourd’hui que le CEVA va voir le jour… C’est une tromperie délibérée que de vouloir faire croire que les JO de 2018 vont régler ce problème,… il faut s’y attaquer dès maintenant… 

le refus d’anticiper face au réchauffement climatique et à ces impacts catastrophiques sur l’économie touristique.

Ce qui nous inquiète, ce n’est pas seulement qu’il risque de ne pas y avoir pas de neige en 2018, même si on augmente dangereusement l’équipement en matière de neige de culture de certains sites. C’est surtout qu’au moment où il faudrait s’engager résolument dans une reconversion de nos « usines à ski », en des stations touristiques de montagne fréquentées toute l’année, on s’engage dans une vaste campagne de communication et de mobilisation autour de l’idée que la Savoie ce serait la « patrie du ski »… et bien c’est malheureusement faux… et nous savons tous que cela le sera encore plus d’ici 10 à 20 ans… aussi c’est totalement suicidaire de se bander ainsi les yeux… et ceux de nos concitoyens.

C’est d’un plan départemental d’aide à la reconversion de nos stations touristiques, dont on a d’ores et déjà besoin, en ne se limitant pas aux seules stations de basse altitude.

En conclusion …et si j’en crois ce que j’ai entendu sur ce qui se dit à l’intérieur des Vers en région Savoie : la quasi-totalité des adhérents Verts sont sur cette position, et d’ailleurs beaucoup d’entre-eux s’engagent dans les collectifs qui agissent pour dénoncer ces dérives et s’opposer à cette attitude des élus Haut-savoyards.


POUR LA REGION, CONTRE LES JEUX

Le secrétaire national adjoint des Verts, Jean-Vincent Placé, a installé hier la nouvelle direction des "Verts Région Savoie", qui couvre les deux départements. Pierre Vigué est désormais secrétaire régional, secondé par Cécile Roth, au sein d'un bureau de 12 membres.

Ils plaident pour la région Savoie

La région Savoie, d'ailleurs, ils y croient. «Nous y sommes favorables, à condition que les départements soient supprimés. À ce sujet, nous avons anticipé : cela fait 12 ans que le parti est organisé de cette manière...» a indiqué M. Viguié. «Cette idée, nous l'avons défendue devant Édouard Balladur, a ajouté Jean-Vincent Placé. C'est une position que nous adoptons à l'échelle nationale : nous voulons des régions de tailles différentes, fondées sur des critères historiques et culturels plutôt qu'économiques». Ils plaident ainsi pour une région Pays Basque ou Catalogne au même titre que Savoie.

Pour la région, mais contre les Jeux. «Les JO actuels, ceux du gigantisme, du dopage, ne nous satisfont pas. Aussi nous n'y sommes pas favorables, où qu'ils se fassent. C'est une manière pour les élus de promettre du rêve au lieu de passer à l'action, a estimé Pierre Vigué. Les Jeux ne vont pas régler les problèmes du logement social et des transports en commun

L'événement d'importance, à leurs yeux, serait plutôt l'échéance des élections européennes. Les Verts se sont engagés dans la campagne du "Rassemblement Europe-écologie", conduit au niveau national par Daniel Cohn-Bendit, et pour la grande région sud-est par Michèle Rivasi. En Savoie, Malika Attou figurera en 3e ou 5e position sur cette liste.

>>Article du Dauphiné Libéré du 25 Janvier 2009

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