Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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Economie & Finance

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mercredi 25 novembre 2009

LE SCANDALE DE LA BAISE DE TVA DANS LA RESTAURATION

Communiqué de presse du 25 novembre 2009

TVA sur la restauration : la triple peine

tournesol Le Sénat a rejeté la possibilité de relever la TVA sur la restauration à son taux initial de 19,6 %. Pourtant, il est aujourd'hui clair que le secteur n'a pas baissé ses prix – les statistiques sont à ce titre cruellement éloquentes – ni créé d'emplois ou amélioré les conditions de travail de ses salariés. Cette baisse coûte trois milliards d'euros par an, soit quasiment l'équivalent du coût grand emprunt sur une décennie.

Pour les contribuables français, c'est la triple peine. Cette subvention aux restaurants aurait été mieux employée dans des secteurs d'avenir stratégiques tels l'éducation ou l'énergie. Etant donné l'état lamentable des finances publiques, son financement se fait en réalité par l'emprunt. Ainsi, en plus des trois milliards, on devra également payer l'intérêt de la dette qu'elle engendre dans le budget de l'Etat. Mais surtout, et on l'oublie souvent, l'autorisation de cette baisse a été obtenue de nos partenaires européens à condition qu'on interdise toute baisse de TVA future, enterrant durablement la possibilité de mettre en place une TVA écologique. Tout cela, le gouvernement ne l'ignore pas.

La majorité fait semblant en commission de vouloir remonter la TVA pour voter ensuite comme un seul homme le maintien de sa baisse. Ce n'est qu'une gesticulation malhonnête.

jeudi 17 septembre 2009

TVA RESTAURATION : LES CRUCHES ONT BIEN TRINQUE

Communiqué de presse du 17 septembre 2009

TVA restauration : les cruches ont bien trinqué

tournesol

La TVA sur la restauration est en place depuis le 1er juillet. On constate aujourd’hui que les prix ont baissé de façon extrêmement marginale.

Les contreparties demandées par le gouvernement dans le "contrat d'avenir" signé fin avril par les professionnels étaient déjà extrêmement faibles : baisser de 11,8 % le prix d’au moins sept produits sur leur carte et embaucher 40 000 personnes sur deux ans.

Et on constate aujourd'hui que ceux-ci ne les respectent même pas : les prix dans la restauration n'ont baissé que de 1,4 % depuis le 1er juillet, date de mise en place de la baisse de TVA, alors que l'on attendait 3 %. Quant aux créations d’emplois, personne n’en a vu la couleur.

Mais surtout, cette baisse coûte au budget de l’Etat plus d’un milliard d’euros par an, soit l’équivalent, par exemple, de près de 20 000 postes de professeurs. Belle façon de préparer l’avenir !

Cette baisse constitue une nouvelle aide accordée aux entreprises sans contrepartie sociale ou écologique. En aucun cas elle ne permet d’aider le secteur de l’agro-alimentaire à se relocaliser ou à privilégier le bio.

Plus grave encore, les baisses de TVA ne sont possibles qu’avec l’accord de nos partenaires européens. Or ceux-ci ont conditionné la baisse de la TVA sur la restauration à l’interdiction de toute baisse future de la taxe. Ainsi, la possibilité de mettre en place une TVA à taux réduit sur les produits écologiques est durablement enterrée.

jeudi 11 juin 2009

Manifestations intersyndicales du 13 Juin :Halte aux gesticulations Sarkoziennes Proposons de vraies solutions !

Communiqué de presse du 11 juin 2009

Manifestations intersyndicales du 13 juin : Halte aux gesticulations sarkozyiennes Proposons de vraies solutions !

tournesol Plus de 170 000 emplois viennent d’être détruits. C’est un bien triste record. Les solutions apportées par le gouvernement sont des pis-aller incantatoires. Dans l’attente d’une hypothétique reprise après laquelle tout repartirait comme avant, enrichissement d’une minorité, inégalités et destruction de la planète compris, le gouvernement gesticule lamentablement. Prime de 150 euros aux familles modestes, chèques emploi-service… des peccadilles symboliques au regard de la gravité de la crise économique et environnementale que nous traversons.

Nous refusons la casse sociale dont sont victime les salariés et les chômeurs.

Nous refusons le refus de voir changer un système dont les actionnaires gagnent à tous les coups.

Nous refusons que tout le monde trinque alors que le gouvernement endette l’Etat pour continuer à subventionner les riches à coups de milliards d’euros avec le paquet fiscal.

Nous proposons que des solutions équitables soient pensées au niveau européen et voulons organiser un Grenelle de l’emploi, réunissant les partenaires sociaux européens, les associations de consommateurs, de protection de l’environnement et les mouvements de chômeurs afin de créer 10 millions d’emplois Verts non délocalisables et non nocifs pour la planète.

Nous pouvons éviter de reproduire avec l’automobile les mêmes erreurs qu’avec la sidérurgie. Il est de notre responsabilité d’organiser la reconversion écologique de l’économie.

Les Verts appellent à être nombreux dans la rue, dans toute la France, le 13 juin aux côtés des syndicats unis pour un autre mode de développement.

mardi 2 juin 2009

La crise du lait ou le libéralisme en actes

Communiqué de presse du 2 juin 2009

tournesol

La crise du lait ou le libéralisme en actes

Les éleveurs laitiers vivent une crise sans précédent depuis les grèves du lait des années 70 : le prix du lait est passé brutalement d'environ 300 à 200 euros la tonne entre mars et avril dernier. Imaginez votre salaire diminué de 30% d'un seul coup!

Autant que cette baisse brutale, ils vivent l'incertitude, en étant obligés de livrer aux laiteries leur lait, qui ne se conserve pas, sans aucun accord de prix préalable, autrement dit à l'aveugle.

Les Verts veulent d'abord manifester leur solidarité aux éleveurs victimes d'une situation dont ils ne sont pas responsables. Plus, en les spécialisant à outrance, en les incitant à élever des animaux sursélectionnés à coups d'aliments importés plutôt qu'à l'herbe, on les a enfermés dans un système productiviste dont ils se trouvent aujourd’hui prisonniers.

Les responsables de ce fiasco sont connus : l'industrie laitière de plus en plus concentrée, le gouvernement français et la Commission Européenne, qui mettent en oeuvre un libéralisme aveugle et doctrinaire sous la pression de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Le lait est une production contraignante, qui demande un effort constant aux éleveurs. Face à cela, des prix planchers étaient définis au niveau communautaire. Pour éviter des stocks de beurre et de poudre, les quotas laitiers limitaient la production, et, en France, la répartissaient sur tout le territoire. Ce système n'était pas parfait mais assurait au moins une relative stabilité des prix et des revenus. Il n'a pas empêché une forte diminution du nombre d'élevages et leur trop grande spécialisation, que les Verts dénoncent depuis longtemps, au détriment des animaux et de l'environnement, mais a permis de maintenir cette production et donc la vie dans de nombreuses régions de montagne. Avec les récentes réformes de la politique agricole commune, plus de prix d'intervention sur les produits laitiers, et disparition des quotas prévue pour 2014.

La conséquence immédiate était tout à fait prévisible : les prix se mettent à varier fortement, guidés par la situation du seul commerce international sur le beurre et les poudres, qui représentent moins de 7% de la production. Des prix élevés en 2008, entraînés par la spéculation sur les matières premières, puis une chute douloureuse en 2009. Le lait connaît le yoyo désastreux de tous les autres produits agricoles. De plus, au nom des règles de la concurrence, on interdit une négociation globale du prix entre les producteurs et les laiteries. Les producteurs se retrouvent pieds et poings liés par leurs acheteurs, dont certains font baisser délibérément les prix pour éliminer des producteurs.

Les réponses à la situation sont simples et de bon sens : revenir à un système qui a fait ses preuves, en corrigeant ses défauts, c'est-à-dire en incitant les élevages laitiers à nourrir les animaux des produits de la ferme et d'abord de l'herbe, en limitant des rendements et la concentration, en incitant à la diversification des productions et aux circuits courts de transformation, à commencer par les produits laitiers fermiers et biologiques, pour des produits laitiers de qualité et une consommation raisonnable.

Le ministre Barnier, conscient des impasses de sa politique, tergiverse. Le gouvernement, au nom du libéralisme triomphant et avec l'alibi de Bruxelles, maintient son cap désastreux. Il faut changer de politique, et d'abord, pour l'agriculture, de politique communautaire. Les élections européennes du 7 juin prochain doivent être l'occasion de le clamer en votant Europe Ecologie.

mardi 17 mars 2009

C'EST LA CRISE / Soutien à la grève du 19 Mars et conférence débat pour le 6 Avril

Depuis le traumatisme de la faillite de la banque Lehman Brothers, tout s’est enchaîné comme un jeu de dominos.

Avec une grande brutalité, la crise s’est étendue à tout le système bancaire, puis au reste de l’économie, pour toucher l’emploi... et donc tout le monde.

La situation de la Vallée de l’Arve en est une triste démonstration :

chômage partiel, fermetures d’entreprises, licenciements,…

Dans ce contexte, Les Verts « Faucigny Mont-Blanc » soutiennent la grève du jeudi 19mars 2009 et appellent à participer à la manifestation d'Annecy.

Ils proposent également une conférence débat sur le thème :

« Bâtir une économie vivante et novatrice afin d'inverser cette politique qui organise le pillage de la planète et la régression sociale »

lundi 6 avril à 20h30 à la salle des mariages de la mairie de Cluses avec :

  • Alain Coulombel : professeur d’économie - conseiller régional (les Verts)
  • Denis Colongo : représentant de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS/Rhône-Alpes)

mercredi 28 janvier 2009

MANIFESTATION CONTRE LE World Economic Forum - 31 Janvier 2009


Samedi 31 janvier à Genève, 14h00, rue du Mont Blanc. Alors que la crise des subprimes secoue le monde entier et vient d’atteindre le capitalisme dans son ensemble, plongeant ainsi les Etats-Unis et l’Europe dans la récession, alors que les peuples payent actuellement la facture du capitalisme, l’élite économique et politique s’est une fois de plus donné rendez-vous à Davos du 28 janvier au 1er février.

FACE A LA CRISE, CHANGEONS D'OBJECTIFS

jeudi 1 janvier 2009

LE VERT POUR SORTIR DU ROUGE

Extrait d'une intervention d'Etienne Tête, conseiller régional Vert Rhône-Alpes lors de l'audition du préfet de région à propos du Contrat de Projet Etat-Région:

...

Mais puisque le plan de relance est devenu l’objet de votre intervention. J’affirme que la logique serait d’honorer ses engagements sur des projets identifiés. Certes M. Sarkozy décide de les booster mais cela vient tardivement. On peut observer le comportement erratique de ce dernier : il annonce le 25 septembre qu’il n’y aura pas de plan de relance, le 4 décembre il présente un plan de 25 milliards d’euros, promettant entre autres le paiement anticipé des factures publiques. Il ne s’agit pour l’essentiel que de déplacement d’argent.

Ce plan arrive aussi à un mauvais moment : l’Etat est endetté et, alors qu’un tel plan devrait être anticipé quand tout va bien, le gouvernement a consenti des cadeaux fiscaux vidant encore un peu plus ses caisses. 

Par ailleurs, ce plan de relance porte essentiellement sur des projets d’infrastructures mais rien sur la transformation écologique des modes de consommation et de production ou préparer la lutte contre les GES : des projets d’infrastructures routières se lancent partout alors qu’il y a peu M. Villepin se prononçait pour des projets alternatifs à la route.

Mais ce plan oublie les Transports en commun qui permettent l’accès des salariés à leur travail, des hôpitaux, les économies d’énergie non négligeables.

Je reprendrais un titre du journal Libération : « le vert pour sortir du rouge ». Car l’écologie est aujourd’hui au cœur de la société.

Sur les mesures sociales, nous ne pouvons que constater que si leur financement passe de 200€ par minima sociaux, pour 3,8 millions de personnes, soit 760M€. Ca ne représente que 3% du plan de relance alors que 10% des adultes sont concernés. Que devient votre discours sur la cohésion social ? Dans les fait, on ne peut que constater l’appauvrissement des plus pauvres, en donnant plus aux plus riches.

Concernant la relance par la consommation : il s’agit d’un mauvais discours quand il s’agit du secteur automobile en particulier car non écologique.

Quand on relance par la consommation par l’investissement des industriels ou des personnes, cette consommation ne répond pas à des nécessités locales en augmentant les importations. Sur les mesures prises, elles relanceront l’épargne des plus aisés. Or la France est l’un des deux pays européens dont le taux d’épargne est en moyenne le plus fort. 

Je n’avais pas l’intention d’en parler mais comme il en a été question, je dirai un mot sur l’éloge de la diversité faite par M. Sarkozy notamment au travers des CV anonymisés. Je lui rappellerais les nombreuses expulsions, la police venant chercher des enfants dans les écoles. Il n’est pas possible d’habiller un discours avec de telles horreurs.

LA VISION VERTE DE LA CRISE

Extrait d'une intervention de Gérard Leras, président du groupe des Verts au conseil régional Rhône-Alpes:

1 - Bien avant d’être bancaire, la crise était agricole et alimentaire

Le mode de développement productiviste et libéral arrache aux petits producteurs brésiliens des terres vivrières, vitales, pour les dédier au soja OGM destiné aux éleveurs européens, condamnés à mort à leur tour par un effet de ciseau décisif entre l’augmentation du prix de l’aliment du bétail et la baisse des cours du lait ou de la viande. Quand la Région s’apprête à soutenir l’autonomie alimentaire des élevages et la production de protéines végétales ici, ou quand elle coopère avec le Parana pour promouvoir des formes alternatives d’agriculture là-bas, elle agit dans le bon sens. Reste la question des moyens qu’elle y mettra.

C’est le bon sens aussi quand la région Rhône-Alpes s’engage au Sénégal pour renforcer le pastoralisme et organiser sa nécessaire coexistence avec l’élevage sédentaire. Dans ce cas, la crise est non seulement agricole et alimentaire, elle est aussi climatique, car le désert gagne, et les ressources en herbe et en eau ne peuvent être traitées aujourd’hui comme hier. Les enjeux sont la paix sur place et la survie.

Quand l’Etat diminue les moyens du développement, la Région doit impérativement tenir jusqu’à la fin de la mandature l’objectif de 0,7 % du budget.

C’est le bon sens enfin quand la Région soutient les circuits courts entre producteurs et consommateurs, sous toutes leurs formes.

2 – La crise est énergétique et industrielle :

Selon les positionnements politiques, certains ont nié le fait que le pétrole ne pouvait pas rester bon marché ; d’autres se sont servis de la perspective de pénurie et du réchauffement climatique pour fourguer le nucléaire. La crise des carburants sert parfois à vendre le concept abstrait et largement stérile de voitures propres ; ou bien à fuir en avant dans la mono-recherche de plus grandes vitesses en TGV, au détriment de la recherche-développement pour les autres moyens de transport collectif.

Le salut de l’humanité et de la planète, mais aussi, plus humblement, le salut chez nous, passe par la reconversion et la sobriété.

L’année 2008 restera en Rhône-Alpes comme l’année d’illustration des risques d’exploitation des centrales nucléaires. La pénurie de pétrole sert d’alibi pour le nucléaire alors que la pénurie d’uranium s’annonce de la même manière, seulement un peu plus tard. Et rien n’a avancé quant à la maîtrise des déchets. Notre Région doit donc mettre un point d’honneur à susciter le débat et l’action publique pour reconvertir le mode dominant de production d’électricité chez nous qui sommes particulièrement exposés. L’éolien, le photovoltaïque, la méthanisation, la géothermie en ont besoin.

Nous devons complètement changer d’échelle dans notre action en faveur de la recherche-développement, de la production industrielle, de la sous-traitance quant au secteur des matériels de transport en commun, routiers et surtout urbains, ou ferroviaires. A ne pas avoir été capables d’organiser à temps la reconversion des industries d’armement, à avoir voulu seulement défendre, tels quels, industrie et emploi, on a préparé le vide industriel, le chômage et les cités-dortoirs que l’on connaît aujourd’hui dans la Loire. Va-t-on continuer à défendre, coûte que coûte, la production de pièces pour voitures ou les camions, et à nouveau ne rien ménager pour l’avenir ?

La région, comme d’autres collectivités, va-t-elle continuer la fuite en avant dans les investissements dits de haute technologie, générateurs de produits peut-être vendables en période d’euphorie mais en définitive socialement peu utiles et donc vulnérables dans les nouvelles conditions de la demande ; produits en tout cas condamnés à la délocalisation dès que le recours aux mains-d’œuvre sous payées de Taiwan ou d’ailleurs sera devenu – et c’est pour très bientôt – le seul moyen de conserver un minimum de marges bénéficiaires. Là où on a créé une mono-industrie, un immense champignon « high-tech », le Grésivaudan, que fera-t-on des friches industrielles ?

3 – la crise est sociale :

L’écologie est une éthique globale de responsabilité et non, comme certains s’obstinent à nous y enfermer, une simple discipline environnementaliste. C’est à la fois une vision du monde pour l’humanité et la capacité à traiter concrètement les situations réelles, de telle façon que le dit traitement à court terme ne génère pas les crises de demain. C’est ce type de traitement que la Région applique quand elle lie le développement des TER à la maîtrise de l’urbanisme à travers l’élaboration des Schémas de Cohérence Territoriale par exemple. Car l’objectif, en améliorant les transports en commun et en facilitant le report modal, n’est pas de générer plus de déplacements. 

Chômage galopant, précarité généralisée dans les emplois industriels, tertiaires et dans l’agriculture : ces réalités sont aujourd’hui tristement établies, elles ne font que s’accroître de plus en plus vite. Je l’ai dit : certaines réponses fondamentales sont dans la reconversion et dans la relocalisation de l’économie et la Région doit s’y employer vite et bien.

Mais d’autres réponses sont dans une organisation sociale nouvelle : ce n’est pas en encourageant le « Travailler plus pour gagner plus » du Président Directeur Gesticulateur que l’on peut trouver un meilleur partage du travail.

D’autres réponses à la crise se situent aussi dans l’obligation de traiter les situations de détresse : le stade de la précarité dans l’emploi, dans le logement, est malheureusement souvent dépassé. Nous sommes dans le stade de l’exclusion. Les S.D.F. sont partout. Il suffit de circuler en ville en fin de marchés, quand les vendeurs se retirent, pour savoir que la crise alimentaire frappe ailleurs que dans les pays du Sud.

C’est un nouveau champ d’action qui s’impose à tous, Régions comprises. L’Etat pourrait être chef de file mais comme l’a très bien montré Etienne TETE tout à l’heure, il ne fait que privilégier les privilégiés et creuser la misère pour les miséreux.

Il nous faut mener le combat politique contre cet Etat là, contre ce gouvernement là, contre cette droite là.

Mais nous devons aussi agir directement, dans un nouveau champ d’obligations qui s’imposent à nous.

samedi 27 décembre 2008

CONTINUER A CHANGER DE PANSEMENT OU PLUTOT PENSER LE CHANGEMENT ?

QUESTIONS D’ACTUALITE !

diffusées le vendredi 19 décembre, de 15 heures à 16 heures, et en direct de CHARBONNIERES les BAINS, par les 4 "Télé Territoire" Rhône Alpes : TV8 Mont Blanc, TLM, TV7 et Télé Grenoble.

Question de Renée Poussard, conseillère régionale Verte, portant sur:

"LA" CRISE, "LES" CRISES...leurs impacts conjugués, et la nature des solutions à apporter sur.pôles dits "de de compétitivité"...entreprises telles ST AUTOCAM, intérimaires massivement non reconduits et sous-traitances automobile sinistrées, chez nous et ailleurs encore...'

Monsieur le Président,

Ca devait arriver! Et la bulle spéculative et VIRTUELLE gonflée à l’intox...a explosé ! Avec réactions en chaîne emballées à la vitesse grand V, qui ont gangrené en quelques heures, tout le système bancaire, mondialisé sans garde fous... AUCUN!

Le pouvoir d'achat miné par la précarité généralisée, s’est vu quant à lui aggravé d'un endettement des ménages encouragé à tout va, sans exiger un minimum de répondant…On croît rêver. Pourtant, c'est la triste irresponsabilité d'un monde qui ne tourne plus rond, à l'image des cerveaux surchauffés qui l'ont déréglementé. Voici en tout cas comment la crise, "les" crises, sont perçues de nos concitoyens déboussolés, face aux effondrements mondialisés ( en domino) de larges pans économiques, jusque dans des territoires qu'on disait protégés...il y a quelques semaines encore...

La conjugaison, et la multiplication prévisible de tout un cortège de crises, (climatique ici, alimentaire là, sanitaire ailleurs, écologique partout…) planent ensemble sur une économie fragilisée d'autant l’une chassant ou renforçant l’autre. Et ce, jusque dans des territoires qu'on croyait pourtant « privilégiés », il y a quelques semaines encore…
Nous venons donc de ré-abonder SOLIDAIREMENT en BUDGET 2009, plusieurs dispositifs régionaux  : Formations Professionnelles et soutien aux PME/PMI/TPE comme aux salariés d'une large sous-traitance sinistrée...et en bien mauvaise passe; et notamment en Vallée d’Arve impactée de plein fouet, avec - déjà ! en Haute Savoie - la perte des grands fleurons industriels, dont certains touchent, c'est à noter, aux activités sportives et au ski !! Pareilles situations étant une fois de plus, colmatées au coup par coup par un gouvernement manifestement dépassé par ses pratiques sociales inhumaines jamais remises en cause bien que répétés.

Alors que, comme disait ma grand-mère, les temps ne sont plus à "changer de pansement" indéfiniment… mais bien à "penser le changement" DE TOUTE URGENCE !

Le système de gouvernance globale s’aggravant aujourd'hui d'une totale CRISE de CONFIANCE, sans précédent....

La situation est donc critique mais elle offre, de ce fait même, l'opportunité de CHANGER !

Le "toujours PLUS, toujours PLUS VITE" régit nos sociétés de compétitions, avec l'assentiment coupable de décideurs silencieux obnubilés par l’efficience à court terme et plus soucieux des moyens que des fins, ou de satisfaire de vrais besoins exprimés. Les soi-disantes innovations satellisées autour des vieilles lunes renforcent encore les auras chancelantes de certains pôles.

Question :

Monsieur le Président,

Pensez-vous que le capitalisme financier vitupéré par Mr Sarkozy et ses chantres qui l’ont pourtant adoré il y a peu, roue dans la roue du capitalisme à l'américaine... soit la seule cause de tous nos maux ? En pleine récession mondiale de commandes portant sur les flottes automobiles d'entreprises qui préfèrent désormais louer comme sur les particuliers précarisés à vaste échelle, et renonçant massivement à la voiture, faute d'accès possible à des crédits sains...

Pensez-vous COMME NOUS, Monsieur le Président, qu'il faut, encourager à des diversifications et des reconversions localisées, dont les productions automobiles surnuméraires, aujourd'hui condamnées à bien des égards par une offre allemande bien mieux placée que la notre dans des rapports qualité/coûts, y compris environnementaux ?

Réponse :

Le Vice Président jean Louis Gagnaire en charge de l’économie a répondu en présentant les renforcements des dispositifs de soutien aux entreprises expliqués dans les reprises du budget 2009, dont les champs de l'Economie Sociale et Solidaire à investir plus encore, sans toutefois admettre la nécessaire relocalisation de l’économie et l’anticipation de la reconversion des secteurs appelés à se transformer, dont l’automobile