Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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Education & Enseignement

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mercredi 1 septembre 2010

RENTREE SCOLAIRE : LES ERREURS DE MONSIEUR CHATEL MINISTRE ACTUEL

Communiqué de presse du 1er septembre 2010
Rentrée 2010: les cinq erreurs de Monsieur Chatel


Voilà le temps de la rentrée scolaire, marronnier habituel de l’automne approchant. Pourtant cette rentrée 2010 est bien particulière, tant le gouvernement et son ministre de l’éducation concrétisent des choix politiques qui nous paraissent de véritables erreurs.
 
La première erreur, c’est de considérer l’éducation et la formation comme un coût plutôt que comme un investissement pour l’avenir. Le non-remplacement d’un professeur sur deux, application aveugle de la RGPP, aura un effet infinitésimal sur la réduction du déficit public mais des conséquences importantes sur la qualité de l’enseignement donné à nos jeunes. Encore 16 000 postes supprimés cette année, ce sera moins de professeurs remplaçants, une augmentation des effectifs par classe, moins de temps disponible pour les élèves en décrochage... Ne sacrifions pas la dette éducative, sociale et écologique au seul profit de la dette financière.
 
La deuxième erreur, c’est de privilégier la défiance plutôt que la concertation. La mise en ¦uvre à marche forcée de la réforme du lycée, qui commence par celle de la classe de seconde cette année, en est un parfait exemple. Défiance envers les élèves, qui, fait historique, commencerons l’année sans leurs manuels scolaires. Défiance envers les conseils régionaux, qui devront financer les manuels adaptés au nouveau programme au moment même où l’Etat assèche les finances des collectivités territoriales. Pour la région des Pays de la Loire, c’est un effort supplémentaire de 2 millions d’euros pour cette rentrée.
 
La troisième erreur, c’est de choisir l’obsession répressive plutôt qu’un soutien aux familles en difficulté. Il est plus facile d’occuper les médias en proposant la suppression des allocations familiales pour les familles des élèves absentéistes, mesure injuste et inefficace, qu’en proposant des solutions concrètes pour aider ces familles à sortir la tête de l’eau. De même qu’on ne lutte plus contre le chômage, mais contre les chômeurs (suspects de ne pas chercher du travail et de profiter de l’aide sociale), on ne luttera plus contre le décrochage scolaire, la démobilisation des élèves, les difficultés des familles, mais contre la prétendue “démission” de parents qui, selon toutes les enquêtes et les recherches, s’avèrent plutôt “démunis” que “démissionnaires”. On sanctionne les personnes quand il faudrait s’attaquer aux causes, se demander pourquoi les élèves sont absents de l’école et pourquoi les familles ne peuvent ou ne veulent pas exercer leur autorité pour les amener à y aller.
 
La quatrième erreur, c’est de renoncer à donner aux enseignants les moyens suffisants pour exercer correctement leur mission. Les professionnels de l’éducation sont inquiets et désabusés ; ils oscillent entre rébellion et dépression. Il faut leur redonner la fierté du service public si essentiel qu’est l’éducation, l’autonomie et les moyens suffisants pour y réussir. Le temps nécessaire à la formation au métier d’enseignant est une brique essentielle pour relever ce défi. Les professeurs stagiaires seront dorénavant immédiatement en permanence face aux élèves sans temps de formation suffisant, comme si la formation au métier d’enseignant était un luxe dont on pouvait se passer.
 
La cinquième erreur, c’est de préférer la petite phrase et l’art de la communication aux réalités de terrain et à la pédagogie qu’il faut mettre en place. Le ministre vient d’annoncer que « toute violence verbale à l’égard des personnels entraînera une procédure disciplinaire, et toute violence physique donnera lieu à un conseil de discipline ». Pareille déclaration est doublement grave : elle montre que la réflexion du gouvernement sur la violence scolaire se limite à n’envisager que sa répression et pas sa prévention. En présentant cette orientation comme une nouveauté, il donne par ailleurs à croire que la sanction de tels actes serait devenue exceptionnelle. Il insulte ainsi les professionnels de l’éducation, qui, dans un contexte de réduction de la présence des adultes dans les établissements scolaires, n’ont pas attendu que le ministre leur rappelle que la violence devait être sanctionnée.Idem pour l’idée de faire lever les élèves à l’entrée en classe du professeur. La discipline émane du travail bien organisé et non l’inverse. C’est le sens de la formation du citoyen que doit promouvoir l’école : les règles et les interdits ne valent que par ce qu’ils autorisent; les rituels par ce qu’ils rendent possible. Les cadres disciplinaires doivent faire l’objet d’une élaboration collective et avoir du sens pour tous les acteurs. Au risque de confondre l’éducation et le dressage.

Europe écologie - Les Verts

mercredi 14 octobre 2009

LYCEE UNE NON REFORME

Communiqué de presse du mardi 13 octobre 2009

   Lycée : une non-réforme

tournesol Les enquêtes PISA l'ont montré : les résultats des élèves français sont décevants et notre école est plus inégalitaire que celles de la majorité des pays européens. Une réforme du lycée était donc attendue. Dans le catalogue annoncé aujourd'hui, les Verts sont évidemment favorables à rendre l'orientation moins rigide, à mettre fin à la hiérarchie entre filières ou à renforcer l'apprentissage des langues.

Mais au vu du diagnostic, cette réformette du lycée manque d'audace. Pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il refusé de réformer en profondeur le baccalauréat, mode d'évaluation qui privilégie le bachotage et la mémorisation, aux dépens de l'autonomie et de la créativité des élèves ? Pourquoi ne pas préférer des parcours modulaires aux sacro-saintes filières ? Pourquoi ne pas favoriser un exercice réel de la démocratie au lycée ? Pourquoi le collège, maillon faible de notre système éducatif, n'est-il pas concerné ? Pourquoi les redoublements ne sont-ils pas limités, alors que son abus, typiquement français, fait des ravages ? Les Verts seront particulièrement vigilants sur l'accompagnement personnalisé des lycéens alors que son application cette année dans les lycées professionnels pose de redoutables problèmes de définition et d'organisation.

De façon générale, Nicolas Sarkozy essaie de reconstruire d'une main, ce qu'il s'acharne à détruire de l'autre. Comment vouloir améliorer la pédagogie et la qualité de la formation des enseignants quand les IUFM ont été supprimés et que les modalités de recrutement et d'entrée dans le métier tournent au parcours du combattant ? Comment renforcer l'encadrement et l'apprentissage quand 13500 postes ont été supprimés dans l'Education nationale à la rentrée 2009 ? Comment rendre l'école plus égalitaire, quand la carte scolaire a été abandonnée, au profit des meilleurs lycées et des meilleurs élèves ?

   Les Verts

mercredi 8 juillet 2009

10000 ELEVES SANS LYCEE POUR LA RENTREE

Scandale du cafouillage bureaucratique dans l’éducation nationale

tournesol L’impensable est devenu réalité! Plus de 10 000 élèves à travers la France se retrouvent sans affectation au lycée à l’issue de leur classe de troisième alors qu’ils ont été admis par le conseil de classe en seconde!

A force de subventionner les riches (loi TEPA, etc.), les restaurateurs (2,5 milliards d’euros par an) et autres clientèles électorales, les finances de l’Etat sont asséchées pour mener à bien ses prérogatives essentielles: il réalise des économies inacceptables dans l’éducation. Belle façon de préparer l’avenir!

Pourtant, le code de l’éducation ne prête pas à interprétation : les districts scolaires doivent correspondre aux zones de desserte des lycées et offrir diversité d’enseignements permettant une orientation adéquate pour chacun.

Des milliers de jeunes paient aujourd’hui l’incompétence répétée au plus haut sommet de l’Etat. Suppression de postes excessive, réformes brouillonnes de la voie professionnelle, assouplissement de la sectorisation ont mené à un cafouillage bureaucratique sans précédent.

Des académies font pression pour que des élèves acceptent de choisir des spécialités ou des options dont ils ne veulent pas… quand on ne repousse pas les décisions au début du mois de septembre!

Face à se scandale, Les Verts appellent les élèves, les parents et leurs élus à la mobilisation afin que chacun puisse avoir le droit de choisir l’éducation qui lui convient.

mercredi 24 décembre 2008

POUR L'ABROGATION DE L'ARTICLE 89

Extrait de la pétition lancée par le Collectif pour la Promotion et la Défense de l'Ecole de Proximité:


Le décret d'application de l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 04, (au bénéfice de l'enseignement privé) est à nouveau d'actualité ; cette mesure, obligeant les communes à financer l'école privée choisie par les parents dans une autre commune, fera payer un lourd tribut à la collectivité et instaurera un système inégalitaire.

Beaucoup de communes auront bien du mal à faire face à cet accroissement injustifié des dépenses, ce qui entraîra une augmentation des impôts locaux ; les premières victimes en seront les petites écoles publiques qui atteindront plus rapidement leur seuil de fermeture, contribuant à rendre moins attractifs les territoires ruraux qui retrouvent pourtant aujourd'hui de nouvelles dynamiques !

Cela s'inscrit en outre dans la politique de restriction budgétaire actuelle à l'égard de l'enseignement public ; n'oublions pas non plus qu'en zone rurale surtout, le regroupement des écoles est imposé dans l'enseignement public mais n'est guère appliqué dans l'enseignement privé, en particulier là où la concurrence scolaire reste particulièrement vive.

Nous en appelons donc :
- à l'abrogation de l'article 89
- à l'organisation d'un débat sur les rapports public/privé et sur l'avenir du service public d'éducation.

Nous vous invitons à soutenir cette action et à signer la pétition.

A lire à ce sujet le texte de Jean-Marie Darmian, maire de Créon, "Encore un mauvais coup de Noël"