Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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mercredi 2 décembre 2009

INCIDENT NUCLEAIRE DE CRUAS : NI LE PREMIER NI LE DERNIER

Communiqué de presse du 2 décembre 2009

Incident nucléaire de Cruas : ni le premier... ni le dernier...

nucléaire Une fois de plus, une centrale atomique a été mise à l'arrêt hier soir suite à un incident. Le canal d'alimentation en eau du système de refroidissement - qui fait partie des fonctions vitales pour la sûreté du réacteurs - était obstrué.

Bien que cela soit tu, la France a frôlé à plusieurs reprises de très graves accidents. Ce nouvel exemple nous rappelle hélas combien la sécurité tant vantée par Areva et EDF n'est qu'un concept marketing bien fragile. Les événements à la centrale du Blayais en 1999 ou toutes les autres pollutions dites mineures comme celle du Tricastin récemment en sont la meilleure illustration. Le nucléaire est dangereux, et un autre paysage énergétique sûr et renouvelable est possible.

Plus que jamais, il est nécessaire de mener une politique de développement des énergies renouvelables déterminée, d'encourager sans timidité les économies d'énergie comme l'efficacité énergétique tout en subventionnant la recherche hors nucléaire à des niveaux au moins équivalent à ceux des autres pays développés. Hélas, les propos récents du nouveau PDG d'EDF/Véolia, Henri Proglio, ne vont pas dans ce sens. Outre le renforcement du nucléaire, ce grand visionnaire entend renforcer les positions de l'entreprise nationale... dans les centrales thermiques (comprenez pétrole et charbon) ! Le nucléaire est un danger, et en aucun cas une solution au problème écologique que représente le réchauffement climatique. Faire croire l'inverse n'est rien de moins que de l'écoblanchiment.

Djamila Sonzogni, Porte-parole

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vendredi 30 janvier 2009

APPEL D’INTÉRÊT PUBLIC POUR UNE DIVERSIFICATION URGENTE DU BOUQUET ÉLECTRIQUE FRANÇAIS

Nous reproduisons ici un appel diffusé sur le site de "l'institut pour des alternatives sociales et écologiques". Cet appel présente plusieurs intérêts: il est signé par de nombreux syndicalistes d'EDF et il pointe de nombreux dysfonctionnements dans le système de production électrique français et fait des propositions qui vont dans une direction intéressante. A l'opposée de celle qui est prise actuellement par le gouvernement avec la décision de construire un seconde EPR:


Depuis plusieurs années, de nombreux partis politiques, syndicats et associations, de sensibilités diverses, soulignent la nécessité d’une diversification des sources d’approvisionnement électrique en France, ne serait-ce que pour réduire les risques de black-out et d’interruptions de la fourniture de courant aux usagers, et garantir ainsi le maintien d’un service public de qualité.

Avec près de 80% de sa production électrique d’origine nucléaire (contre, respectivement, 30%, 20%, 15% et 2,2% pour le Japon, les États-Unis, la Russie et la Chine), la France est le seul pays au monde à dépendre autant de cette source d’électricité peu modulable et donc inadaptée aux pointes de consommation. L’extrême centralisation inhérente à la technologie nucléaire, outre qu’elle entraîne des pertes d’énergie sur le réseau, constitue une cause supplémentaire de vulnérabilité potentielle de l’approvisionnement électrique, dans un contexte de multiplication des incidents et accidents, notamment liés à l’âge du parc et à certaines erreurs de conception mais aussi aux logiques de financiarisation et de privatisation qui touchent à la fois les secteurs du transport et de la production d’électricité – logiques dont on voit hélas mal comment les infléchir à très court terme.

D’une part, ses 58 réacteurs rendent notre pays notoirement excédentaire en moyens de production continue de courant (répondant aux besoins en base). La nécessité technique que ces installations fonctionnent jour et nuit – hors périodes d’arrêt pour maintenance – encourage chez nous la surconsommation électrique. L’électricité ne pouvant se stocker, cette surproduction entraîne aussi des exportations à bas prix de courant à l’étranger, lesquelles ont, dans nombre de pays, un effet de dumping dissuasif sur le développement des énergies renouvelables, qu’elles soient thermiques (biogaz, biomasse...) ou autres. Par ailleurs, le surcroît de plutonium et de déchets radioactifs correspondant à ces exportations restera bien sûr, quant à lui, stocké sur le sol français.

D’autre part, les unités de production thermiques plus souples (utilisables en périodes de pics de demande électrique sans générer le reste du temps de gaspillages ni d’incitations à la surconsommation) commencent en revanche à faire cruellement défaut – d’où les difficultés croissantes de RTE (le Réseau de transport d’électricité) pour faire face à la demande sans discontinuité. Cela oblige, lors des pointes de consommation ou d’incidents sur le réseau, à de coûteuses importations d’électricité produite à l’étranger, y compris à partir de ressources fossiles particulièrement polluantes comme le lignite ; celles-ci sont en outre souvent brûlées dans des centrales de conception dépassée, à mauvais rendement énergétique et ne répondant pas aux normes environnementales les plus récentes.

Autrement dit, au lieu d’apporter au niveau planétaire des économies nettes d’émissions de gaz carbonique (CO2), notre parc électronucléaire surdimensionné amène en pratique la France à externaliser, vers des états comme l’Allemagne ou la Pologne, des émissions massives de CO2 et d’autres polluants liées à l’exploitation ponctuelle de centrales thermiques anciennes, ce qui retarde d’autant la fermeture des plus vieilles centrales étrangères... alors même que notre pays fut pionnier, y compris à l’exportation (vers la Chine, les États-Unis...), en matière de centrales dites « à charbon propre » (comme celle de Gardanne), filière qu’EDF a pour l’heure négligé de développer sur le territoire national.

Il faut aussi noter que le recours à l’hydraulique, qui permet de faire efficacement face à certains imprévus, devient de plus en plus problématique avec la diminution de la surface des glaciers et l’accroissement des conflits d’usage (avec l’agriculture irriguée, par exemple).

Le « Grenelle de l’Environnement » vient à juste titre d’insister sur l’impérieuse et urgente nécessité de lutter contre les dérèglements climatiques, en particulier par le biais des économies d’énergie et de l’efficacité énergétique, dont on sait désormais qu’elles ont joué, dans la baisse des émissions de CO2 françaises au cours des années 70 et 80, un rôle au moins égal à celui de la mise en service du parc électronucléaire en remplacement d’unités thermiques classiques.

Un développement rapide et diversifié des énergies renouvelables (biomasse, biogaz, grand et petit éolien, hydrolien, solaire thermique, géothermie, photovoltaïque , etc.) est indispensable pour réduire les coûts d’importation des ressources énergétiques, pour éviter les politiques néocolonialistes et souvent peu glorieuses au regard des droits de l’homme (dans des pays producteurs de pétrole ou d’uranium) auxquelles nous contraint notre dépendance énergétique, et pour limiter drastiquement les rejets de polluants chimiques et radioactifs nocifs dans l’environnement aussi bien que les émissions de gaz à effet de serre. La décentralisation et la relocalisation de la production, que les énergies renouvelables permettent, favorisent en outre une limitation des frais d’infrastructure et de transport, tout en constituant un facteur important de démocratisation des décisions ainsi que de responsabilisation du citoyen et des collectivités locales face aux gaspillages.

Dès lors, on ne peut plus se contenter de construire – comme le prévoient EDF et le gouvernement – de nouvelles centrales thermiques classiques (gaz, fioul, bois...) pour assurer les pics de demande, sans réduire aussi notre parc nucléaire surdimensionné qui, notamment par les gaspillages qu’il induit, entrave toute réelle politique d’économies d’énergie, non seulement en France, mais aussi indirectement en Europe, voire ailleurs dans le monde par le mauvais exemple qu’il donne.

Enfin, dès 2003, une étude réalisée pour EDF par le centre de recherche en gestion de l’École polytechnique révélait que « 92% des salariés du nucléaire souhaiteraient quitter le secteur. Déjà, certains partent, ce qui pose des problèmes de sûreté pour certaines activités ». Il s’agit d’un signal d’alarme qu’il serait dangereux de négliger et que nulle campagne de communication interne ou externe ne peut suffire à effacer. Le décalage se creuse de plus en plus entre l’image officielle de haute technologie et de culture de sûreté du secteur, et la réalité de terrain des « soutiers de l’atome ». L’industrie nucléaire n’a certes pas le monopole des suicides de salariés, mais les nouveaux modes de management, avec les tensions sociales et les souffrances humaines qu’ils induisent, risquent de provoquer là, bien plus que dans d’autres secteurs, des catastrophes susceptibles d’avoir des conséquences tragiques à très long terme.

Quoi qu’il en soit, même en fonctionnement dit « normal » et dans des conditions sociales et financières raisonnablement optimales, l’exploitation de l’énergie nucléaire entraîne, à différentes étapes du processus, l’exposition de salariés à des doses parfois importantes de radioactivité dont certaines, comme le rayonnement neutronique, ne sont que depuis peu prises en compte. Pour respecter les limites légales d’exposition (que les instances sanitaires internationales ne cessent de revoir à la baisse) sans accroître massivement les coûts d’exploitation, l’employeur doit donc recourir à des intérimaires pour les opérations les plus irradiantes. Or la dégradation actuelle des modalités d’intérim et la multiplication des niveaux de sous-traitance rendent la sûreté des installations de plus en plus difficile à garantir, et le suivi médical à long terme de ces salariés (qui ont toujours été exclus des bilans sanitaires et épidémiologiques d’EDF) impossible à assurer.

Pour toutes ces raisons, nous demandons à compter d’aujourd’hui une réduction rapide et volontariste de la part du nucléaire dans le bouquet électrique français. Cette part pourrait par exemple passer, en cinq ans, des actuels 80% à 60% de l’électricité consommée, et ce :

  • en fermant les réacteurs atomiques les plus anciens, les plus coûteux en maintenance, les plus générateurs de rejets et effluents radioactifs et chimiques, les plus irradiants, démotivants et anxiogènes pour les personnels qui y travaillent et les populations environnantes, tout en assurant le maintien sur site ou la reconversion des travailleurs ;
  • en leur substituant des moyens de production électrique moins centralisés, adaptés aux ressources locales (centrales à gaz en cogénération, susceptibles de fonctionner à terme avec du biogaz de méthanisation, et à coupler avec des réseaux de chaleur ; centrales à bois, ou centrales mixtes charbon/biomasse ; photovoltaïque ; éolien ; etc.). Par ailleurs, tout en respectant les normes environnementales et énergétiques les plus modernes, ces moyens de production peuvent, contrairement aux réacteurs nucléaires, répondre aux fluctuations de la demande et être mis à l’arrêt chaque fois que les nécessaires efforts d’économies d’énergie effectués par les industriels, les collectivités et les particuliers le justifieront.

dimanche 6 juillet 2008

NI NUCLEAIRE NI EFFET DE SERRE

Campagne nationale du Réseau "Sortir du nucléaire"

Plus d'information sur le site de campagne >>

(Extraits) FIN 2008 : DES ENJEUX CRUCIAUX POUR NOTRE AVENIR ÉNERGÉTIQUE MOBILISONS-NOUS POUR FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX !

La Commission Européenne examinera à la fin de l’année le “paquet climat énergie”, un ensemble de directives qui fondera une politique commune de lutte contre le dérèglement climatique. La France, à la tête de l’Union Européenne jusqu’en décembre 2008, aura un poids particulier dans les négociations à venir.

Or le Président Sarkozy, soucieux de relancer une industrie en perte de vitesse, présente depuis des mois le nucléaire comme l’énergie du futur. Il en fait une solution évidente aux dérèglements climatiques, relayant en cela les discours d’EDF et AREVA. Quitte à prendre de sérieuses libertés avec les faits…

NON, le nucléaire n’est pas une énergie propre.

NON, le nucléaire ne peut avoir aucun impact positif sur le dérèglement climatique.

En revanche, il représente un danger et une pollution bien réels.

jeudi 3 juillet 2008

CREATION D’UN DEUXIEME EPR : UNE PROVOCATION

Nicolas Sarkozy vient de confirmer la décision de construire un deuxième réacteur de type EPR en France. Réaction de France Nature Environnement.

France Nature Environnement, qui avait formé, devant le Conseil d’Etat, un recours contre l’autorisation de créer un premier EPR à Flamanville déplore cette décision.

Un signal catastrophique pour la présidence française de l’Union européenne

Le jour même de la réunion informelle des Ministres européens de l’Environnement à Saint Cloud, destinée à discuter des priorités de la Présidence Française de l’Union européenne, le Président de la République confirme sa décision de construire un deuxième EPR.

Arnaud Gossement, porte parole de FNE déclare :

« L’annonce présidentielle de la création d’un nouvel EPR est un signal catastrophique pour la présidence française de l’Union européenne. Pour FNE, la lutte contre le dérèglement climatique sert malheureusement d’argument commercial pour promouvoir de faux remèdes comme le nucléaire. »

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AU MEPRIS DE NOTRE AVENIR, LA FRANCE DEVIENT LE SHOW-ROOM DU NUCLEAIRE POUR LE VRP SARKOZY ET AREVA

A l’annonce de la construction d’un deuxième EPR au Creusot par Nicolas Sarkozy, Les Verts rappellent leur opposition la plus ferme et leur détermination à lutter contre la construction du réacteur nucléaire EPR, inutile, dangereux et coûteux.

Les 3 milliards d’euros prévus pour sa construction seraient autrement plus intelligemment dépensés s’ils l’étaient dans les domaines des économies d’énergie et des énergies renouvelables, créateurs de 11 à 15 fois plus d’emplois.

Les Verts demandent de stopper cette aberration industrielle qui ne repose sur aucune justification énergétique, environnementale et même économique. Le chantier finlandais se révèle un gouffre financier alors que le chantier de Flamanville accumule les retards techniques.

Pourtant, le gouvernement s’entête dans l’impasse nucléaire quand les enjeux climatiques et la crise pétrolière nécessitent sobriété et efficacité énergétiques, et politique ambitieuse en matière d’énergies renouvelables.


Dans le nucléaire, seul le ridicule ne tue pas. Des risques considérables, des dommages sanitaires avérés, des déchets durablement dangereux, une pseudo indépendance énergétique, un coût volontairement sous-évalué, une prolifération observée notamment en Iran ou au Pakistan. Le nucléaire doit enfin rendre des compte et adopter des principes démocratiques auxquels il se substitue depuis trop longtemps.

Réaction Presse de Cécile Duflot, 3 juillet 2008

POUR UNE EUROPE DES ENERGIES RENOUVELABLES

A J-1 de la présidence française de l’Europe, tous les feux énergétiques sont au rouge. Non seulement nous traversons une crise pétrolière sans précédent qui n’est que l’avant goût d’une pénurie annoncée, mais le futur président de l’Union n’a comme programme énergétique qu’un développement de l’industrie nucléaire, avec, comme symbole annonciateur, la construction du deuxième réacteur EPR en Europe, celui de Flamanville, avant d’autres, notamment en Europe de l’Est.

Les Verts s’inquiètent de cette perpétuelle fuite en avant face à à l’enjeu énergétique. Ils soutiennent Greenpeace pour leur action de blocage de la cimenterie calcia, à Ranville, sensée alimenter le chantier EPR de Flamanville et espèrent que Nicolas Sarkozy sera capable dans son allocution télévisée du soir de revenir sur la construction de ce réacteur dont le prix dépasse les 3 milliards d’euros, somme qui permettrait à elle seule de commencer une vraie politique de développement des énergies renouvelables et le lancement d’une campagne incitative à l’économie et l’efficacité énergétique.

Les Verts estiment que le rôle d’un président de l’Europe responsable serait d’annoncer d’urgence un plan d’action à court et long terme pour une mutation énergétique de l’Europe. "Nous devons en finir avec l’illusion du nucléaire comme zorro franchouillard de l’Europe empêtrée dans l’énergie chère et rare. Nous n’avons pas besoin de héros du nucléaire ou des agrocarburants mais d’une politique communautaire contraignante permettant de sortir du tout routier, de dépenser moins et plus efficacement l’énergie et de consacrer un budget d’aide au développement des énergies renouvelables conséquent en Europe." estime Anne Souyris, porte-parole des Verts.

Communiqué de presse des Verts du 30 juin 2008

Anne Souyris, porte-parole des Verts

lundi 9 juin 2008

CRISE ENERGETIQUE : QUELLES PRIORITES ?

Voeu déposé par le groupe des Verts

SESSION PLÉNIÈRE DU CONSEIL RÉGIONAL RHÔNE-ALPES

Jeudi 29 et vendredi 30 mai 2008

Afin d’interpeller le gouvernement quant à l’urgence à soutenir la recherche vers de nouvelles innovations en matière d’énergies renouvelables… les Verts avaient déposé un vœu. Faute de quorum il n’a pas été étudié.



Exposé des motifs

Marins pêcheurs, routiers, agriculteurs et pourquoi pas à la rentrée dans la perspective du chauffage d'hiver : les citoyens. Tous se mobilisent face à la hausse des prix du pétrole.

Depuis leur création les Verts ont essayé de sensibiliser l'opinion sur la raréfaction des énergies non renouvelables et des crises qui allaient naître de ce constat.

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