Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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dimanche 11 juillet 2010

- 20 KILOMETRES-HEURES : OU , QUAND , COMMENT




Décidément la  France  , - et la  SNCF - nous ferons  toujours  rire.......
exemple :
* depuis  2004 / 2005 , en période de forte pollution ,  les panneaux  lumineux  sur autoroutes indiquaient :   20 km Heure de  moins . Ce qui  était "de bonne guerre" . Par expérience ,  50 %  des  gens respectaient cette "suggestion" ......
*depuis 2010 , donc cet été ,  les panneaux indiquent :   20 km heure de  moins  obligatoires.
Bonne  suggestion ,  respectée par moins de 50 % des  véhicules.
 
 
*  comment les choses se passent  au niveau d'un  autobus  circulant en  temps normal à 100 ,?  Doit-il  rouler à  80 ??,
Question  étrange ,  me dit le  gendarme de  service ..............  Il devrait rouler à  80 .......... et  si l'autoroute  (ex. la rocade de  Chambéry sur  12 km ) ,  est à 90 , il  doit donc  rouler à 70 . On peut toujours  rêver ! (question posée à la brigade de gendarmerie de  l'autoroute  d'nnecy) .
*  Le sous-préfet de  Thonon a pris un arrêté la semaine passée pour  obliger les  véhicules à rouler  à 20 km/h de moins sur toutes les  routes :  donc , on doit rouler à   70 , et  à  30 en ville...... Bien  entendu   personne n'a respecté cette décision et la gendarmerie dit en avoir "ras le bol" de ces  histoires.
Venons en à la SNCF :  étant  à  Grenoble  vendredi , avec les  dits  panneaux " 20 km h de moins obligatoire ", j'ai  suivi  des autocars SNCF  roulant  allègrement à  100 sur autoroute ....... Il  est  amusant de noter  que s'ils avaient roulé à  80 ,  l'horaire n'aurait pu être respecté .... Idem  avec les  cars  SNCF  TER  d'Annecy à Genève .
on aimerait  savoir de qui on  se moque ?  Les TER  BUS  sont donc exclus de ces mesures et peuvent donc polluer  sans souci ,  puisque  nul  pandore ne les  arrêtera ......
Au moins les  TER , les vrais ,  sur rails, eux , n'ont pas de soucis à se faire !
Vive le  train !

mardi 9 février 2010

ALGUES VERTES : L 'ETAT EXONERE LES AGRICULTEURS DE LEURS RESPONSABILITES



Communiqué de presse du 9 février 2010

Algues vertes : l’État exonère les agriculteurs de leurs responsabilités


Le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé vendredi un plan de lutte contre les algues vertes qui fait la part belle aux intérêts d’un certain type d’agriculteurs mais néglige l’intérêt collectif et les véritables enjeux à long terme.

Les Verts ne peuvent que constater le manque d’ambition des mesures proposées, qui relèvent d’une opération cosmétique pour « cacher ces algues qu’on ne saurait voir ».
 
D’abord, elles ne consistent qu’à corriger les effets les plus dramatiques d’une politique agricole ultra-intensive qui étouffe les territoires bretons, sans s’attaquer aucunement aux causes globales du phénomène. À défaut d’une action concertée à l’échelle de la Bretagne, il y a fort à parier que les dispositions prises en 2010 pour quelques baies devront être élargies dans 5 ans à de nouvelles baies et bassins versants. Les Bretons ne sont plus dupes des annonces vertueuses sur les prétendues interdictions d’augmentation des cheptels dans les « zones en excédents structurels » : promesses entendues 100 fois mais jamais respectées ! Sur pression du syndicat majoritaire et sur ordre du gouvernement, les préfets ne cessent de signer des dérogations…

Ensuite, en assumant à la place des agriculteurs l’essentiel des actions correctives, l’État permet à ces derniers d’éviter toute remise en cause et toute prise en charge des « externalités » de leurs pratiques. On est là bien loin des affirmations vertueuses du Grenelle de l’environnement, qui visait à obliger chaque acteur économique à anticiper les conséquences de ses pratiques au lieu de les rejeter sur les générations futures. Avec la mise en place d’unités de méthanisation du lisier et de compostage des algues, l’État prend dans les poches des citoyens pour permettre aux agriculteurs de ne faire aucun effort technique et continuer leur emballement suicidaire vers le gigantisme et l’aberration agronomique.

Le gouvernement rate une occasion de réformer une agriculture ultra-intensive qui détruit les sols, les eaux, la biodiversité, l’économie touristique et conchylicole côtière, la santé et le revenu des agriculteurs.
La Bretagne a besoin d’une réforme en profondeur de son « modèle » agricole, bien au-delà des seuls bassins versants côtiers ! La disparition réelle et durable des algues vertes nécessite :
- une application enfin stricte et sincère des règlementations européennes et françaises,
- un plan pluriannuel de reconversion des élevages hors-sols (porcs et volailles) vers des pratiques plus durables (porcs sur paille, plein-air ou biologique ; volailles de qualité ou biologiques), de façon à permettre aux éleveurs de vivre décemment de leur métier et de ne plus être des salariés de l’industrie agro-alimentaire,
- un plan de reconversion de l’élevage laitier intensif vers des systèmes autonomes et économes (alimentation à base d’herbe, élevage biologique…),
- l’implication des citoyens et des agriculteurs respectueux de l’environnement dans la mise en ¦uvre du plan : aucune amélioration ne pourra être sérieuse si les savoir-faire des agriculteurs « durables » et des agriculteurs biologiques ne sont pas mutualisés et valorisés.

On ne fera pas évoluer l’agriculture en laissant de côté ceux qui ont pris de l’avance !

Les mesures annoncées n’abusent personne : ni l’appareil agro-industriel qui sait qu’il va pouvoir continuer comme avant, ni les citoyens qui savent que rien n’est résolu.

Les Verts


mardi 26 janvier 2010

LE COUT EXORBITANT DE LA FAUSSE NEIGE . . .

Martine Leger responsable du groupe local des Verts Faucigny-Mont-Blanc a organisé une manifestation pour faire comprendre aux élus du village de Mieussy les inconvénients de la surexploitation de leur station du Sommand

Cette manifestation a été commenté par Le Canard enchainé ; journal national bien connu pour dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas !

Ci dessous cet article du CANARD ENCHAINE qui fait une tres bonne synthèse du développement de la montagne qui ne doit pas se faire " a tout prix "

La Fausse Neige

La fausse neige nous prend pour des flocons
Déjà 20 % de la neige des stations de ski françaises est artificielle. Elle creuse dans la montagne et
dans les budgets des trous bien réels.
QUOI ? Une manif contre les canons à neige ? Ils sont fous, ces Alpins ... Fin décembre à Mieussy (Haute-Savoie), une
trentaine de personnes ont manifesté contre le projet du maire consistant à creuser une "retenue collinaire" (appellation
"moderne" pour lac artificiel) destinée à fabriquer de la "neige de culture" (autrement dit neige artificielle) avec des
"enneigeurs" (traduire canons à neige). Son but : "garantir la neige" afin de créer une UTN (unité touristique nouvelle)
permettant de doubler le nombre de lits touristiques dans la station de Sommand, qui en compte déjà 1 200. N'est-ce pas une
formidable aventure ? Défendre l'emploi ! Faire plus fort que les stations voisines ! Qui peut être contre ?
Un coût de blanc
Fabriquer de la neige quand il n'y a pas de neige, au fond, rien de plus simple : il suffit d'avoir de l'eau, de l'air et un canon à
neige. Le modèle le plus courant, dit bifluide ou haute pression, communément appelé perche, envoie simultanément eau (à la
température la plus proche possible de zéro) et air (sous pression de 15 bars). Devinette : combien y en a-t-il dans les
montagnes françaises ? Déjà plus de 15 000, et ce n'est qu'un début ; les stations continuent à s'équiper à tout-va, et à creuser
sans cesse de nouvelles "retenues collinaires" (on en compte plus d'une centaine de plus de 10 000 m2). Pourtant, la neige
artificielle a un coût faramineux : le maire de Mieussy, dont le domaine skiable n'est pas ridicule (cinq télésièges, quinze
téleskis, une journée pour en faire le tour), prévoit d'investir pour sa centaine de canons environ 2 millions d'euros tout compris
(soit le chiffre d'affaires annuel de la station), plus 70 000 euros de fonctionnement annuel. Pourquoi cet enthousiasme ?
Dans les Alpes, le réchauffement climatique n'est pas de la rigolade : ces cinquante dernières années, l'hiver ayant gagné 2°C
de plus, la limite pluie/neige est remontée de 300 mètres. Déjà une cinquantaine de stations n'arrivent même plus à afficher
cent jours de neige par an. Et l'avenir n'est pas très blanc : l'OCDE prévoit 1°C de plus d'ici à 2020, 2°C d'ici à 2050, et après
n'en parlons pas ...
Le hic, c'est que la neige artificielle, contrairement à celle qui tombe du ciel, n'est pas donnée : en comptant le coût des travaux
pour les "retenues collinaires", l'enfouissement des tuyaux, les pistes à aplanir (pour réduire la quantité de neige nécessaire), le
damage, l'électricité pour faire marcher compresseurs et canons, la neige artificielle revient à 2,5€ le m3, comme l'a récemment
estimé un rapport du Conseil général de l'environnement et du développement durable. Et avec un mètre cube, on ne peut
recouvrir que deux à trois mètres carrés ...
Mais nous devons absolument, disent en choeur élus, aménageurs et promoteurs, "avoir une crédibilité sur l'offre" et "investir
dans le sens des exigences de la clientèle". Comme l'explique au "Canard" Laurent Reynaud, directeur du Syndicat national des
téléphériques de France (SNTF), qui regroupe 233 opérateurs de domaines skiables : "Le client n'accepte pas l'aléa climatique."
Il faut dire qu'on l'a bien dressé : "Les hôtesses des offices du tourisme disent que la première question posée par les clients
est : "Avez-vous des canons à neige ?"", raconte Martine Léger, une Verte du coin qui a manifesté à Mieussy.
Ils en veulent à tout prix ? On la leur garantit. Mais il faudra payer ... "Il y a vingt-cinq ans, à Annemasse, dit un instit' hautsavoyard,
les deux tiers des élèves de ma classe skiaient avec leurs parents. Aujourd'hui, ils sont cinq sur trente." Skier devient
hors de prix pour la clientèle familiale du coin. Les exploitants de station vont chercher de plus en plus loin le touriste friqué,
lequel ne viendra que si la neige est garantie sur facture, du coup les investisseurs-bétonneurs (souvent des tour-opérateurs)
exigent de la neige à partir du 15 décembre. Et donc des canons. Et voilà comment par centaines des communes s'endettent à
mort ... pour servir des intérêts privés.
Boire ou skier, il faut choisir
À ce jour, déjà 20 % du domaine skiable français, "le plus grand du monde", est recouvert de neige artificielle. Ferons-nous un
jour aussi bien que les Dolomites, qui en sont à 80 % ? Rien que pour les Alpes, les canons à neige consomment aujourd'hui
autant qu'une ville de 500 000 habitants. Nécessitent 262 MW, soit l'équivalent d'un quart de tranche nucléaire. Et posent
d'aigus problèmes d'eau : "Certains maires doivent déjà jongler entre l'eau potable pour les habitants et l'eau pour
l'enneigement, dit au "Canard" Carmen de Jong, hydrologiste à l'université des Pays de Savoie. En 2015, on peut prédire qu'il y
aura des problèmes pour de nombreuses stations ..." Et de préciser que ses recherches dérangent : "J'ai de très graves problèmes
à l'université à cause de mes interventions sur la neige de culture. On essaie de m'éjecter de mon poste. On ne veut pas
entendre de critiques. Il y a trois ans les directeurs des remontées mécaniques ont voulu m'interdire de travailler sur le sujet."
Le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'on ne peut fabriquer de la neige que s'il gèle. Au-dessus de moins de 2°C, les canons ne
crachent que de l'eau (on ne gagne guère que 1 ou 2°C avec les très suspects additifs cryogènes, aujourd'hui abandonnés ...
mais toujours pas interdits). Que deviendront ces lourds investissements quand la température aura encore grimpé ? Laurent
Reynaud le reconnaît franchement : "L'échelle de temps du changement climatique n'est pas l'échelle de temps de l'entreprise.
Le retour sur investissement d'une structure de neige de culture est de quinze ans, alors que le changement climatique ..." On
verra bien, donc.
La neige a les boules
Si la neige artificielle n'a rien de "durable", elle est parfaitement grenello-compatible : le Grenelle de l'environnement n'avait-il
pas pour but de s'afficher "vert" pour mieux continuer comme avant ? "J'ai manifesté contre ces canons à neige,dit Martine
Léger, parce que la petite station familiale de Sommand est emblématique : elle n'est pas allée tellement loin dans le saccage,
comme à Avoriaz. Elle répond aux attentes de la clientèle locale : on sent qu'on y a encore notre place. Plutôt que la fuite en
avant, d'autres choix de tourisme plus diversifié sont possibles, tout en étant plus pourvoyeurs d'emplois." Juste après la manif,
le conseil municipal a voté majoritairement "oui" à la demande de subvention pour le canons au conseil général. Le conseil
général a accepté aussi sec.
Professeur Canardeau

mardi 29 décembre 2009

POLLUTION A PASSY ET SUR LA VALLEE :COMMUNIQUE ADRESSE A LA PRESSE

Les Verts Faucigny Mont-Blanc

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


POLLUTION SUR PASSY
Des mesures doivent être prises

L’annonce récente de la pollution sur Passy n'a malheureusement pas étonné
lesVerts Faucigny-Mont-Blanc, mais elle les a choqués. Elle soulève pour le moins un certain nombre de questions sur les émanations de benzo(a)pyrène de l'usine de Chedde :

• Pourquoi ce produit hautement toxique n’a-t-il jamais été mesuré
auparavant ?
• La DRIRE*, chargée de la surveillance de cet établissement classé,
a-t-elle pris les mesures adéquates ?
• Quel est le rôle exact des particules fines émanant du chauffage au bois
et des transports ?
• L'emploi des salariés est-il menacé ?
• etc.

Lorsque les Verts s'indignaient de la pollution sur toute la vallée de l’Arve,
les responsables locaux affirmaient qu’il n’y avait pas d’éléments probants
de cette pollution. Maintenant que ces éléments sont là et sont
irréfutables, quelles mesures vont être prises pour garantir aux citoyens
une bonne qualité de l’air qu’ils respirent ? C'est un droit inscrit dans
notre constitution depuis 2 004.

Les Verts-Faucigny-Mont-Blanc exigent donc la tenue dans les plus brefs délais d’une réunion publique d’information, avec toutes les personnes compétentes, pour répondre aux nombreuses questions que les citoyens se
posent.

Les Verts Faucigny-Mont-Blanc demandent également aux communes les plus
importantes de la vallée (Cluses et Sallanches notamment) de s'équiper enfin de capteurs fixes de pollution.

le 28 décembre 2009

*Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement

lundi 28 décembre 2009

POLLUTION A PASSY ET LA VALLEE BIEN SUR . . .

Pollution à Passy (Haute Savoie)  

Par Céno

(Source : La Babole / Céno)

La Babole - Passy - Chedde : la ville la plus polluée de France ?

Le rapport de l’Air de l’Ain et des pays de Savoie (Air APS) est accablant. En 2008, Passy a enregistré une moyenne annuelle de 3,9 nanogrammes par mètre cube d’air de benzo (a) pyrène.

Lire la suite sur le site de La Babole.

dimanche 20 décembre 2009

Le triste record de pollution au benzo (a) pyrène (C20H12) a marqué le pays du Mont-Blanc.

PASSY / POLLUTION Le taux record de benzo (a) pyrène inquiète par La Rédaction du DL | le 18/12/09 à 10h20

Le triste record passerand de pollution au benzo (a) pyrène (C20H12) a marqué le pays du Mont-Blanc. Cortay_Philippe_Commune_de_Passy.JPG

Un sacré coup de boutoir lorsqu'on base sa communication sur la montagne, son air pur et vivifiant, son environnement préservé, ses neiges immaculées... Malheureusement les chiffres de l'Air de l'Ain et des pays de Savoie sont là, indiscutables. Passy enregistre un taux de C20H12 de 3,9 nanogrammes par mètre cube d'air, Chedde (plus bas et proche de l'usine SGL Carbone, principale émettrice) 2,6 ng/m³ tandis que Chamonix, à 15 kilomètres de là, enregistre seulement 0,7 ng/m³. Cette dernière donnée tendrait à prouver que l'effet camions (présents aussi bien sur Passy que sur Chamonix) et chauffage au bois ont une part négligeable dans le chiffre impressionnant de Passy.

Lire la suite...

CONSEIL MUNICIPAL DE SALLANCHES DU 18 DECEMBRE 2009

Lors du dernier conseil municipal de Sallanches nous nous sommes réjouis de la position de Solange Spinelli 1ere adjointe et présidente du SIVOM du pays du Mont-Blanc.

En effet celle-ci s'est élevée contre l'importation des déchets d'autres départements pour faire "tourner" les incinérateurs de la région en particulier Marigny et Passy .

Compte tenu des problèmes de pollution certaine que cela engendrent , elle a fait remarquer qu'il fallait savoir les fermer si les quantités a incinérer se réduisent significativement avec le tri sélectif ! Nous abondons dans ce sens et espérons que ces paroles seront suivis d'actes concrets !

dimanche 1 novembre 2009

REFEXIONS SUR LA NEIGE ARTIFICIELLE

La Neige de culture :

tournesol Quelques éléments en vrac et pour ce qu'ils valent: La mise en place de la neige de culture pose plusieurs problèmes: contrairement à ce qu'on essaie de nous vendre, elle pose des questions d'impacts sur le milieu, elle "évite" aux stations d'avoir à se poser la question de l'évolution du tourisme d'hiver vers un tourisme diversifié et doux, elle facilite le développement des installations de ski (puisque elle "libère" du souci de la météo): - Les canons à neige sont devenus un élément incontournable pour les stations, comme un moyen de garantir aux touristes qu'il y aura de la neige quelque soit la situation météo. On en arrive inévitablement à des dérives où la question n'est plus de s'équiper pour compléter le manteau neigeux sur le pistes, mais d'installer un réseau "qui se voit" à vocation promotionnelle. - l'utilisation n'est même plus une utilisation d'appoint: on a vu l'année dernière des stations qui malgré l'excellente couverture de neige ont produit tout ce qu'elles ont pu en neige artificielle "en prévision" et pour prolonger la saison aussi longtemps que possible. - l'impact sur le milieu naturel est inévitable: on modifie et perturbe le circuit naturel de l'eau. Prétendre que ça n'a pas de conséquences en particulier à long terme: l'argument massue des stations est de dire que l'eau n'est pas prélevée, mais empruntée... - L'eau est effectivement seulement "empruntée", mais de façon massive à des périodes qui ne sont pas forcément favorables (d'autant que l'accueil des touristes implique aussi de grandes variations dans le prélèvement de l'eau à usage domestique) , et si le stockage dans les retenues permet de gérer les prélèvements, il a forcément des conséquences sur le milieu naturel (on retient artificiellement de l'eau pendant une période donnée). - A terme, économiquement, avec les conséquences du réchauffement climatique global, l'acharnement que les stations de basses et moyennes montagnes montrent à développer la neige de culture est inconséquent. Ces installations sont coûteuses - elles impliquent bien souvent des fonds publics sous forme de subventions. Mais à long terme, elles vont s'avérer inutiles. Il ne suffit pas d'avoir un canon à neige pour produire, il faut avoir des températures suffisamment basses et la fenêtre de températures favorables à la fabrication de la neige va en se restreignant et elle touche surtout la basse et moyenne montagne. Plutôt que de se remettre en question et d'investir maintenant dans un autre type de tourisme, ces stations s'entêtent à maintenir leur équipement (ce qui est logique: le tourisme en montagne est uniquement organisé autour du ski et des stations, si une station "abandonne" le ski, elle abandonne de fait l'activité de tourisme). Cette situation pose accessoirement de gros problèmes de péréquation d'aménagement et de développement sur l'ensemble du territoire entre communes "touristiques" et les autres, qui n'arrivent pas à développer une activité touristique propre.

vendredi 30 octobre 2009

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : LES GLACIERS RELACHENT DES PRODUIS DANGEREUX

Les glaciers relâchent des produits dangereux.

tournesol « La fonte des glaciers alpins, accélérée par le réchauffement climatique, libère des substances chimiques hautement toxiques retenues dans la glace durant des décennies, selon une étude suisse publiée dans le journal Environmental Sciences and Technology. Elle montre ainsi que la fonte des glaciers est devenue une source de pollution qui pourrait avoir un impact environnemental désastreux (AFP) ». (Lu dans Le Monde du 16 octobre) Des chercheurs de l'Institut pour la Chimie et la Bio-ingénierie de Zurich, qui ont analysé les sédiments d'un lac de haute-montagne alimenté par l'eau de fonte de glaciers, ont observé une augmentation considérable des polluants organiques persistants, des pesticides organochlorés et des arômes de synthèse. Un résumé de leur article, non encore publié, a été mis en ligne le 24/09/09 sur le site de la revue. L'impact sur l'environnement pourrait être considérable, par la pollution de l'eau des torrents et rivières alimentés par l'eau de fonte. Il pourrait(être particulièrement marqué dans les vallées alpines (Valais, Vallée d'Aoste,...) dont les cultures sont irriguées par l'eau des glaciers.

jeudi 15 octobre 2009

LE SCANDALE DU NUCLEAIRE

Communiqué de presse du 15 octobre 2009

Plutonium à Cadarache, déchets nucléaires stockés en Russie : jusqu’à quand va-t-on continuer à nous mentir !

tournesol Plusieurs kilos de plutonium – quantité suffisante pour produire plusieurs bombes - ont été découverts sur le site de Cadarache lors d’une opération de démantèlement des zones de stockages du Commissariat à l’Energie Atomique. Cet incident très grave n’a été signalé à l'Autorité de Sécurité Nucléaire que la semaine dernière alors que la découverte date du mois de juin.

Voilà deux jours, un documentaire diffusé par Arte a révélé qu’une partie des déchets produits par les centrales nucléaires sont stockés à ciel ouvert en Sibérie et que les rejets de l’usine de « retraitement » de déchets de la Hague ne sont pas aussi anodins qu’Areva s’emploie à le faire croire.

Qui osera encore soutenir que l'industrie atomique n’est pas dangereuse sans parler des risques terroristes et des risques de prolifération des armes nucléaires ?

Ces révélations démontrent une fois de plus que l’industrie du nucléaire organise l’opacité autour de ses activités en toute impunité.

Nous ne croyons pas à la sincérité du ministre de l’écologie quand il dit qu’il ne savait pas et quand il demande que toute la lumière soit faite sur ces affaires.

Le gouvernement est coupable de ne rien faire pour permettre un meilleur contrôle démocratique de l’industrie nucléaire. En dépensant des milliards d’euros dans l’achat de nouveaux réacteurs plutôt que d’investir dans les économies d’énergie et dans les énergies renouvelables, en se faisant le VRP d'AREVA auprès des autres Etats, il se fait le soutien objectif de cette industrie aux pratiques douteuses et dangereuses.

lundi 14 septembre 2009

ALGUES VERTES LOIN DE CHEZ NOUS MAIS IMPORTANT : DANGER

Communiqué de presse 14 septembre 2009

Algues vertes, danger

Depuis plus de trente ans, les écologistes tentent d’alerter la population et les pouvoirs publics sur le problème des algues vertes, qui touche particulièrement les côtes du Finistère et les Côtes d’Armor. On en connaissait les conséquences en terme de pollution visuelle et olfactive, l'impact négatif de l'ulva sp sur la biodiversité et l'attrait du territoire constitue un fardeau économique pour les communes touchées. Le décès d’un cheval et le malaise de son cavalier, intervenus fin juillet, démontrent que les gaz émis sont à l’origine de nombreuses intoxications graves, voire mortelles et confirment que ces algues sont en outre directement dangereuses pour la santé. La putréfaction des tonnes d’ulves dégage de l’hydrogène sulfureux, non seulement nauséabond mais aussi néfaste pour les espèces vivantes du milieu. La présence de ces algues vertes favorise en outre la prolifération bactérienne dans le milieu marin et l’eutrophisation des côtes. La cause en est la sur-fertilisation des sols par les nitrates provenant des élevages intensifs dont nombre sont hors la loi.

Le gouvernement propose des solutions qui sont choquantes pour ne pas dire criminelles : restreindre l'accès aux plages, ou tenter un ramassage des algues au large ne dépolluera pas les cours d'eau asphixiés par les nitrates agricoles à l'origine des marées vertes. Depuis 30 ans, les pouvoirs publics se concentrent uniquement sur les effets sans jamais tenter de corriger les causes. C'est le modèle agricole breton intensif et productiviste qu'il faut remettre en cause radicalement. Les solutions existent : remplacement du maïs par la prairie, réduction drastique des sols nus, reconquête des zones humides, interdiction de toute nouvelle construction et/ou extension d'exploitation agricole extensive, incitation à la conversion à l'agriculture biologique. La Bretagne représente 6% de la surface agricole française : on y trouve 20% de la production laitière, 40% de la production avicole, 60% de la production porcine. Dans le cadre de la PAC, la France doit revoir fondamentalement l'aménagement de sa production agricole.

Les Verts appellent à soutenir la manifestation citoyenne "algues vertes - urgence" qui aura lieu le dimanche 27 septembre à 15 heures à HILLION (Côtes d’Armor).

jeudi 3 septembre 2009

LA TAXE CARBONE : POSITION DES VERTS

Écologie et justice sociale septembre 2009.par Philippe Ladame

tournesol

Mi-août, alors que s’amorçait un débat sur la taxe carbone, les députés Verts ont publié, dans Le Monde, une tribune qui aborde cette question. Le rapport de la commission de réflexion présidée par Michel Rocard est à peine rendu que déjà se déchaînent les opposants à ce qui n’est encore qu’un projet. Pour avoir porté longtemps seuls une telle idée, ne possédons-nous pas quelque légitimité à éclairer le débat ? Nous avons été les auteurs d’une proposition de loi sur la contribution climat-énergie, déposée à l’Assemblée nationale en avril dernier (cf proposition n° 1622 disponible en ligne sur le site www.assemblee-nationale.fr). A ce titre, nous pouvons apporter quelques éléments concrets de réponse à celles et ceux qui commencent à jouer avec les peurs. D’abord, un mot sur la méthode. Avoir demandé à une commission pluraliste de réfléchir sur le sujet, en confiant sa présidence à Michel Rocard, était une bonne idée. Michel Rocard a une double légitimité pour mener ce travail : social-démocrate, sensible à l’écologie de longue date, il est surtout le seul Premier ministre à avoir mené une réforme fiscale de grande ampleur ces vingt dernières années, en créant la CSG. Son talent ne sera pas de trop pour tenter de convaincre les Français, et surtout les décideurs, du bien-fondé de la « taxe-carbone ». Nous regrettons cependant qu’aucun élu écologiste n’ait été invité à participer aux travaux de sa commission. Etrange idée que de vouloir faire de l’écologie sans les écologistes. Pour qu’il ne s’agisse pas d’une idée mort-née de plus, il faut selon nous réunir au moins deux conditions : l’efficacité écologique et la justice sociale. Pour commencer, il faut être clair sur l’objectif que l’on cherche à atteindre. De ce point de vue, le choix de l’appellation est important. A la formule « taxe carbone », qui est une facilité de langage, nous préférons clairement la « contribution climat-énergie » , parce que l’enjeu est bel et bien double : s’attaquer aux causes du changement climatique et résoudre la crise énergétique. Parler de « taxe-carbone » revient en effet à se focaliser sur la question du CO2 et donc sur les énergies dites fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Cela revient à entretenir la croyance selon laquelle on trouverait sans tarder une énergie aussi abondante, facile d’utilisation et bon marché que le pétrole. Pour étayer ce raisonnement, certains n’hésitent pas à mettre en avant l’électricité d’origine nucléaire. Parmi eux, on trouve malheureusement le Président de la République, qui parle toujours de « taxe-carbone », alors que le Grenelle de l’environnement préconisait la « contribution climat-énergie » ! Faire croire que le nucléaire, ou une autre source d’énergie, pourrait être abondante, bon marché et sans impact sur l’environnement relève, au mieux de la croyance irrationnelle, au pire du mensonge d’Etat. La vérité est que nous devons nous préparer à l’ère de l’énergie à la fois rare et chère. Ne pas l’anticiper, c’est condamner tout le monde, surtout les catégories les plus modestes, à être étranglées par la hausse des prix de l’énergie. Les yoyos des prix du baril de brut sur les marchés mondiaux ne doivent pas nous détourner de cet objectif ; comme le dit fort justement Michel Rocard, c’est une question de survie pour les humains sur la planète. La contribution climat-énergie doit organiser la transition vers une société de sobriété énergétique. Pour être efficace, la contribution doit reposer sur une assise large, viser toutes les consommations d’énergie, avec un seul critère : source renouvelable ou pas. Choisir une base large permet de ne pas se focaliser sur certaines énergies déjà très taxées et très difficilement substituables, comme les carburants. Seules les énergies renouvelables, dont il faut favoriser l’émergence même si elles présentent un léger surcoût au démarrage, doivent être exonérées de la contribution climat-énergie. C’est en ce sens que nous avions rédigé notre proposition de loi, alors rejetée par la majorité et sur laquelle l’opposition socialiste et communiste s’était courageusement abstenue ! La justice sociale est la deuxième condition sine qua non de réussite du projet de contribution climat-énergie. Le système fiscal français, déjà très injuste, ne doit pas servir d’alibi au refus de la mise en œuvre de la contribution climat-énergie. Elle doit , au contraire, susciter une réflexion plus globale sur la fiscalité, dont l’injustice a été aggravée ces dernières années par des dispositifs qui ont augmenté les inégalités devant l’impôt. Chacun sait aujourd’hui, y compris à droite, qu’il n’y aura pas de réforme juste sans abrogation du bouclier fiscal. La contribution climat-énergie n’a pas vocation à rendre le système encore plus injuste. Notre proposition de loi privilégiait la redistribution intégrale du produit de la taxe, en procédant de manière équitable, en fonction du niveau de revenu et de la taille du ménage. Selon nous, cette approche était la plus pédagogique pour les citoyens : moins on consomme d’énergie, plus le solde est positif entre ce que l’on paye et ce que l’on perçoit ( « chèque vert »). On incite clairement les Français à changer leurs comportements. C’est du gagnant-gagnant, grâce aux économies d’énergie réalisées et au « chèque vert » perçu par les ménages. Etant donné les besoins de financement pour mettre en œuvre des mesures massives et rapides d’économie d’énergie et de développement des transports en commun, notamment dans les zones les moins desservies, il est logique d’y consacrer une partie du produit de la contribution climat-énergie. Ces investissements contribuent eux aussi à la justice sociale en permettant à tout le monde de bénéficier économies d’énergie. Voilà pourquoi la transparence sur l’utilisation de ces recettes doit être totale. Efficacité écologique ET justice sociale . De la combinaison de ces deux conditions dépendra la légitimité de la taxe-carbone et, par conséquent, son acceptabilité par les Français. C’est dans ce sens que nous mènerons le combat, notamment au Parlement, pour que la contribution climat-énergie ne reste pas un leurre politique. Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy, députés Verts.

dimanche 30 août 2009

PRENEZ UN JOUR POUR CHANGER LE MONDE

Prenez un jour pour changer le monde

tournesol Chers amis, Ceci est une invitation à prendre un jour cet automne pour changer le monde.

Les scientifiques sont unanimes : la crise climatique est le plus grand défi auquel notre civilisation est confrontée. Ensemble, nous allons mobiliser le monde entier pour résoudre ce problème. Le principal obstacle qui nous empêche d'affronter cette crise rapidement et de manière équitable est le manque de volonté politique. La seule chose qui peut créer cette volonté politique est un mouvement mondial unifié - que personne ne va créer pour nous. C'est aux individus ordinaires du monde entier de le faire. C'est-à-dire à vous.

Voici le plan : le 24 octobre 2009, partout dans le monde, au Nord comme au Sud, dans les pays riches et historiquement responsables du problème comme dans les pays peu émetteurs de gaz à effet de serre et très vulnérables au changement climatique, des groupes de personnes se rassembleront autour du chiffre 350. Ce chiffre renvoie à la concentration de CO2 en ppm dans l'atmosphère auquel nous devons revenir au plus vite pour que la planète reste vivable. Dès lors que nous en sommes déjà à 385 ppm, il est très facile de comprendre l'urgence extrême de la situation. L'objectif 350 est clair et direct. Il va droit au but et repose sur une base scientifique solide.

Ce que chacun peut faire ? Organiser une action simple et symbolique - pensez à des balades à vélo, des rassemblements, des concerts, des randonnées, des plantations d'arbres, des manifestations, la seule limite et celle de votre imagination - dans votre ville ou village pour attirer l'attention sur ce chiffre. Partout dans le monde, des églises sonneront les cloches 350 fois. Des centaines de personnes formeront des 3, des 5 et des 0 avec leurs corps. Imaginez votre action en lien avec des milliers d'autres qui auront lieu partout dans le monde. Imaginez ce monde qui se réveille. Si nous réussissons, nous enverrons le 24 octobre un message puissant : le monde a besoin des solutions climatiques que la science et la justice exigent.

Suite à notre rencontre avec Bill McKibben, écrivain états-unien initiateur du mouvement www.350.org, LaRevueDurable et www.leclimatentrenosmains.org ont décidé de s'investir pour relayer ce mouvement mondial en faveur du climat en France et en Suisse.

Passez à l'action Le 24 octobre, nous serons très nombreux à soutenir le chiffre 350 - symbole qui représente la sécurité climatique et le monde que nous devons créer. A la fin de la journée, nous placerons des photos de tous ces événements sur le site www.350.org et les diffuserons au monde entier. Cette avalanche d'images placera le changement climatique au cœur du débat public - et rendra nos leaders responsables d'un peuple mondial unifié.

Décidez-vous à agir. Avec l'aide de vos amis, collègues, membres de votre association, parti politique ou église, trouvez une idée de manifestation. Enregistrez-là sur le site www.350.org. Cette étape est importante pour faire connaître votre manifestation et profiter du soutien logistique de l'équipe de 350.

Ensemble avec l'équipe de 350, LaRevueDurable et www.leclimatentrenosmains.org feront tout pour vous aider, vous fournir des modèles de bannières et de communiqués de presse, des outils qui vous aideront à construire un groupe d'action local efficace sur le climat. A ce propos, n'hésitez pas à contacter Sylvia. Toutes les manifestations qui nous seront annoncées avant le 7 septembre figureront dans l'agenda du numéro spécial de LaRevueDurable consacré au sommet de Copenhague.

L'année 2009 est cruciale, car l'opportunité politique d'avoir une influence sur nos gouvernements n'a jamais été aussi grande. Le 24 octobre, c'est six semaines avant les réunions essentielles des Nations unies qui auront lieu à Copenhague pour préparer un nouveau traité mondial visant à réduire les émissions de carbone. Si nous faisons tous du bon travail, chaque nation se posera la question de savoir si le plan proposé pourra replacer la planète sur le chemin des 350 ppm de CO2.

Nous ne pourrons réussir qu'avec l'aide d'un mouvement mondial qui dépasse toutes les frontières de langues et de cultures, et commence déjà à faire des vagues un peu partout. Rejoignez-nous et signalez-nous votre événement local dès aujourd'hui.

Et n'hésitez pas à faire suivre ce message à tous vos contacts !

L'ECO-BLANCHIMENT CONTINUE

communiqué de Presse des verts-samedi 29 août 2009

Publicité auto : l’éco-blanchiment continue

tournesol La dernière publicité de Volkswagen sur le thème « on ne peut pas vivre sans rejeter de CO2 », ne manque pas d’humour et il faut bien reconnaître qu’on ne peut s’empêcher de rire en voyant cette caricature d’écologistes qui retourne à la vie préhistorique dans un village malicieusement baptisé Atmos…

« Tâchons d’en rejeter un peu moins » nous dit la publicité qui utilise néanmoins l’argument écologiste pur nous vanter une voiture qui émettrait 119 g de co2 et ne consommerait que 4,5 l aux cent kms.

On est là devant une nouvelle stratégie de communication des constructeurs automobiles et des publicitaires qui les conseillent.

On connaissait l’éco-blanchiment sur le mode « plus c’est gros plus ça passe » avec par exemple le fameux 4X4 de Mitsubishi « conçu au pays du protocole de Kyoto ». Mais justement ça ne passe plus et les publicitaires le savent !

Avec la pub Volkswagen on est devant une communication plus subtile : « soyons écolo mais pas trop ! ». C’est la version écolo-réaliste de l’éco-blanchiment. « Faire plus ce serait revenir à l’âge de pierre. »

On peut objecter que les constructeurs peuvent faire beaucoup mieux que le modèle proposé ici. On a déjà des voitures émettant moins de 100 g de C02 et les ingénieurs sont capables de concevoir des autos à moins de 80 g.

Par ailleurs dans d’autres publicités, Volkswagen nous vante sans complexe des « 4X4 pour les accros de la ville » présentés dans le cadre ultra-vert de la forêt amazonienne ou des GTI surpuissantes qui ne s’embarrassent d’aucune prétention écologique.

En réalité, à quelques semaines du Sommet de Copenhague, les constructeurs automobiles dans leur communication comme dans leur stratégie de développement, restent toujours aussi hermétiques aux enjeux du climat. Copenhague sera l’occasion de rappeler que le secteur automobile doit se reconvertir de façon profonde car il est condamné sous sa forme actuelle.

Quand à la publicité, les associations avaient demandé lors du Grenelle qu’elle soit mieux encadrée et devienne écologiquement responsable. On voit que la charte signée par J Louis Borloo avec les professionnels qui leur laisse le soin de s’autoréguler, n’a pas permis à ce jour d’arriver au moindre résultat !

Jean Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, porte parole

vendredi 28 août 2009

LES JO A ANNECY A LIRE SUR LE BLOG DE RENEE ALICE POUSSARD

Le Comité Anti Olympique d’Annecy s’oppose au modèle de JO imposé par le CIO, et à la candidature d'Annecy. Ce modèle ne répond en rien aux enjeux du 21ème siècle.

- L’écologie

o L’eau

Entre les canons à neige, les patinoires, les pistes de bobsleigh et de luge, l’entretien des locaux, des véhicules, et des rues, les JO de Turin ont consommé en 15 jours autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants en 1 an. Un département, comme la Haute-Savoie, en alerte récurente sur le niveau de ses nappes phréatiques, peut-il se permettre une telle hérésie ?

o Les gaz à effets de serre

Pour les JO de Vancouver, les émissions de gaz à effets de serre sont estimées à 328500 tonnes, 73% proviennent des transports aériens internationaux. Ce chiffre est sous-estimé puisque certains postes n’ont pu être évalués, d’autres l’ont été avec une forte incertitude. Les porteurs du projet Annecy 2018 prétendent compenser les gaz à effets de serre à partir de Lyon et de Genève et se lavent donc les mains de 73% des gaz à effets de serre issus des vols internationaux en prétextant que ce n’est pas leur problème. Pour ce qui est des 27% restant, il faudra que les écotartuffes comprennent que la compensation carbone est une escroquerie intellectuelle qui donne le droit de polluer en se donnant bonne conscience. De plus les méga projets routiers adossés à cette candidature et défendus par le président de l'Assemblée Nationale, Maire d'Annecy Le Vieux, B. Accoyer (dont ressortie des Tunnel sous le Semnoz (voire doublement de la RD 1508 pendant qu'on y est ???) et autres contournement d'Annecy et de Marignier... sont parmi les sources de gaz à effets de serre majeures : (« plus on construit de routes, plus il y a de voitures et de camions... »).

o les déchets

Alors que le PDED (plan départemental d'élimination des déchets) de la Haute-Savoie vient d'être annulé par le tribunal administratif, comment croire que M. Monteil (président du conseil général 74), sera capable d'absorber les tonnes d'ordures générées par ce genre de manifestations. Les incinérateurs ont encore de beaux jours devant eux!!!

o La biodiversité

Les projets routiers, immobiliers et d'infrastructures sportives, en plus des retenues colinaires imposées par le CIO (puisqu'il oblige les sites retenus à s'équiper en canons à neige) auront un impact dramatique sur la faune et la flore.

- La solidarité

Le projet de JO Annecy de 2018 nécessite un budget annoncé de 15.000.000 d'€uros, uniquement pour la phase de candidature. Essentiellement consacrés à des frais de publicité et de promotion, au seul bénéfice de quelques agences de communication et médias réquisitionnés, et pour le prestige de quelques élus aux idées courtes...Cette somme faramineuse ne serait-elle pas plus utile à des affectations aux urgences économiques et sociales du moment ??

- les droits de l’homme

Que penser de l'approche de la question des droits de l'Homme par le CIO quand on se souvient des JO de Pékin. De plus, l'un des principaux sponsors du CIO est le Taïwanais ACER alpagué par la campagne « high technologies-no rights » pour avoir exploité des enfants dans ses usines informatiques.

o Expropriations

Les menaces qui pèsent sur certains agriculteurs, en particulier dans la plaine de Passy, sont inadmissibles dans un département qui connaît depuis de nombreuses années une érosion alarmante du nombre de paysans et la disparition de terres agricoles. L'exemple de Vancouver 2010 où certaines tribus furent chassées de leurs terres ancestrales, le cas de Sötchi 2014 noyauté par la mafia russe, décrédibilisent un peu plus le CIO.

- La gestion financière

Le budget de pré-candidature devait être de 1.000.000 d'€uros, mais il a atteint 40% de dépassement. Autres exemple, 50% de dépassement pour la télécabine de Planpraz, de même pour la rénovation de l'Arcadium à Annecy. Peut-on faire confiance à d'aussi piètres gestionnaires qui dépensent sans compter l'argent des contribuables. Sous prétexte que les caisses de la ville sont pleines, à ce jour ce sont 250.000.000 d'€uros qui sont prévus pour les infrastructures sportives...Combien au final ?

Des infrastructures aussi onéreuses qu'inutiles : anneau de vitesse à Annecy-le-Vieux, patinoire de 12.000 places à Seynod, tremplin de saut à ski aux Confins...

Sans compter les sponsors qui naviguent à vue, rappelons que le budget de fonctionnement des JO est de 1.000.000.000 d'€uros qu'il faudra bien boucler. Nous venons de voir l'Assemblée des Pays de Savoie intervenir pour 400.000 €uros d'aides aux fédérations de ski, quelques semaines après un début de retrait des marques de sports d'hiver...

L'exemple du comité d'organisation des JO de Londres 2012, en quasi cessation de paiement devrait tous nous alerter! non ?

- La démocratie

o L'absence de consultation des Hauts-Savoyards, l'utilisation éhontée de chiffres farfelus provenant d'un sondage réalisé sur un panel non représentatif, l'afflux de signatures sur notre pétition (plus de 3.000 à ce jour), prouvent que l'adhésion de la population est loin d'être acquise.

o A de nombreuses reprises, des enfants et des collégiens ont déjà été utilisés pour une propagande PRO JO dont ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants, ces méthodes sont inadmissibles.

o Le refus d'un Référendum local par le Maire d'Annecy, l'interdiction d'expression du Comité Anti Olympique en séance plénière du Conseil Régional (alors que M. Rigaut, M. Monteil et M. Denériaz, ont bénéficié d'une suspension de séance pour promouvoir « leurs » JO) sont autant de signes d'une Démocratie bafouée.

- L’éthique sportive

Alors que le sport devrait être un épanouissement et une forme de dépassement de soi, quelques années de marketing, de business, et de vocabulaire médiatique issu du registre militaire, ont transformé ce genre de manifestations en arène où tous les coups sont permis, du dopage à la corruption, où le but ultime est de supplanter, 'voire humilier l'adversaire... Alors que le CIO ne parle que de droits de retransmission et de contrats de sponsoring, sans parler des récentes affaires qui ternissent la flamme olympique, il est urgent de se poser la question de la pérennité de ce genre d'institution internationale dont l'opacité est la règle d'or.

- Le mythe de la croissance

La crise que nous subissons au niveau environnemental, économique, social, politique, démocratique, et moral devrait être l'occasion de revisiter de fond en comble notre vision du Monde et la place que nous y occupons...La croissance n'est pas une fin en soi et les valeurs de l'Olympisme (plus haut, plus vite, plus fort) devraient être abrogées...De toute urgence!!

Cette éthique faussement sportive occulte et remplace, en particulier, pour les jeunes, les valeurs démocratiques et travaillent à l'acceptation de nos positions de victimes, ou de bourreaux, dans la guerre économique.

Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, le Comité Anti Olympique d'Annecy continuera fermement à s'opposer par tous les moyens à ce projet d'arrière garde!!!

mercredi 19 août 2009

CHALET FREQUELIN ET DECISION DE JUSTICE

Communiqué suite a article paru sur le Dauphiné Libéré du 14 Aout 2009

tournesol

Quelle n’a pas été notre (désagréable) surprise de voir dans votre édition du samedi 15 aôut 09 que le refus de Mr Guy Fréquelin d’appliquer une décision de justice le condamnant est assimilé à la désobéissance civile menée par José Bové et des faucheurs d’OGM concernant la culture en plein champ de maïs transgénique. Rappelons que Mr Bové à été condamné et a fait de la prison pour avoir violé la loi car il estimait que les OGM sont potentiellement dangereux à la fois pour notre santé et pour l’environnement. La bataille de Mr Bové est menée au service de l’intérêt général (une majorité de français sont opposés à la culture de maïs OGM en plein champ). Il est donc tout à fait abusif de faire un parallèle de comparer cette désobéissance pour l’humanité avec l’intérêt purement individualiste et égoïste de Mr Guy Fréquelin. Nous notons que tout semble bon pour justifier une action qui, finalement, ne vise qu’à permettre à un particulier d’imposer son droit contre le droit de tous. La désobéissance civile n’a jamais signifié s’opposer à une loi parce qu’elle dérange le bon plaisir d’un individu mais bien parce qu’une loi est injuste et inique pour la collectivité. Les lois de protection de l’environnement seraient-elles devenues injustes et iniques ?

mardi 18 août 2009

LE CONSEIL GENERAL DE HAUTE SAVOIE MONTRE L'EXEMPLE A NE PAS SUIVRE

Le Conseil Général de Haute-Savoie montre l’exemple à ne pas suivre...

tournesol Les comportements des usagers évoluent, pas seulement dans l’isoloir !

La fréquentation de la nouvelle autoroute "Liaison Annecy nord express", dite Liane, est très inférieure au trafic annoncé par ses promoteurs avant la construction. Pour combler le déficit, le Conseil général de Haute-Savoie participe au financement du péage de cet ouvrage théoriquement entièrement privé.

JPG - 81.2 ko Autoroute Annecy nord - Genève, dite Liane

Au moment où les Français ont exprimé, lors des élections européennes, une sensibilité croissante aux enjeux environnementaux, nous pouvons constater qu’il n’y a pas que dans l’isoloir que leur comportement évolue. La nouvelle autoroute "Liane" , mise en service en décembre 2008, a un trafic inférieur de moitié aux prévisions.

Le trafic sur Annecy nord - Genève est récemment passé de 16000 à 14000 véhicules par jour, au lieu de 23000 à 25000 annoncés pour "justifier" la construction de ce tronçon de l’A41 reliant Annecy nord à Genève.

Et pourtant, on ne peut pas dire que "Liane" n’est pas aidée par le contexte :

   * la route départementale parallèle est fermée pour travaux au point de la Caille pendant plusieurs mois
   * la liaison TER Annecy Genève est calamiteuse : durée moyenne = 2 h, pour un trajet de 43 km par la route, ou 57 km en train !

Malgré ce contexte, ce projet, théoriquement entièrement privé, concédé pour 55 ans, ne génère donc pas suffisamment de recettes. Qu’à cela ne tienne : le Conseil général de Haute-Savoie renfloue la caisse en participant au péage, sous forme d’abonnements à tarif réduit.

Un avant-goût de ce qui attend les contribuables isérois si le Conseil général de l’Isère s’entête à construire la Rocade Nord ? Après TEO à Lyon, après Liane en Haute-Savoie, la Rocade Nord de Grenoble sera-t-elle le gouffre financier suivant ?

lundi 10 août 2009

LA FONTE DE LA BANQUISE S'ACCELERE A LA FAVEUR D'UN ETE TORRIDE SUR L'ARCTIQUE

La fonte de la banquise s'accélère à la faveur d'un été torride sur l'Arctique

AP Charles Hanley

A la faveur d'un été torride, des dizaines de milliers de kilomètres carrés supplémentaires de banquise ont fondu dans l'Océan arctique, les chercheurs n'excluant pas un nouveau record. Lire la suite

l'article

A Tuktoyaktuk, village perdu dans l'extrême Nord-Ouest canadien, à plus de 2.400km au nord de Seattle, Eddie Gruben, 89 ans, observe la banquise depuis des décennies, et l'a vu se retirer. Mais aujourd'hui, la glace est à environ 128 kilomètres au large. "Il y a 40 ans, elle était à 64km", note le patriarche.

Au cours du siècle écoulée, les températures ont augmenté de 0,6 degrés centigrades. Mais dans l'Arctique, les températures ont augmenté deux fois plus vite, au minimum. Et ce à cause des gaz à effet de serre, accusent les scientifiques.

Fin juillet, le mercure frôlait les 30 degrés dans ce village où vivent 900 Inuvialuit, nom des populations de l'Arctique occidental. "L'eau était vraiment chaude. Les gosses se baignaient dans l'océan", raconte Gruben.

Début août, selon le U.S. National Snow and Ice Data Center (NSIDC, basé au Colorado), la banquise s'étendait sur 6,75 millions de km2, après avoir retréci en moyenne de 106.000 km2 par jour en juillet, soit l'équivalent de trois Belgique quotidiennes.

Ce taux était équivalent à celui enregistré en juillet 2007, l'année où la fonte a atteint un record, la banquise n'étant plus en septembre que de 4,3 millions de km2.

Les conditions atmosphériques de cet été ont été similaires à celles de l'été 2007, y compris les hautes pressions, avec les ciels clairs et une fonte importante dans la mer de Beaufort, le bras de l'Arctique au large de l'Alaska du nord et du Nord-Ouest canadien.

Selon les scientifiques, la composition même de la glace de mer a évolué ces dernières années: sa forme principale n'est plus cette glace épaisse vieille de plusieurs années, mais une glace plus fine, annuelle, qui se solidifie l'hiver et fond l'été.

La fonte des glaces depuis 2007 semble avoir poussé cette des sections de banquise en désintégration, mais encore épaisse jusqu'au passage du Nord-Ouest, le chenal relativement étroit par où l'eau circule entre les îles arctiques canadiennes. Ces deux derniers étés, des passages habituellement infranchissables étaient libres de glace.

"Nous avons besoin de températures chaudes avec des vents est ou sud-est pour casser cette glace et la faire remonter vers le nord", explique par courriel Mark Schrader, skipper du voilier "Ocean Watch," depuis l'entrée ouest du passage.

Ce navire scientifique, brise-glaces à la proue renforcée d'acier, effectue actuellement une circumnavigation des Amériques de 40.232 kilomètres, pour étudier l'impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes des continents.

Pour les écologistes, l'une des préoccupations principales liées à la fonte de la banquise est la survie des ours polaires. Mark Schrader n'en n'a vu qu'un seul, vers l'Alaska, qui a nagé avec son bateau alors qu'il gagnait la mer.

En septembre, les satellites d'observation diront aux scientifiques si la fonte des glaces a battu un record cette année. Puis le soleil commencera à se faire de plus en plus rare et, pendant plusieurs mois, les basses températures de l'hiver arctique feront que la surface de la mer gèlera à nouveau.

A Copenhague, en mars, la conférence de l'ONU sur le changement climatique avait constaté que le changement était plus rapide qu'anticipé. Un mois plus tard, les océanographes américains prédisaient que les étés arctiques seraient quasiment libres de glace d'ici 30 ans, et non pas à la fin du XXIe siècle, comme ils le pensaient auparavant. AP

lundi 20 juillet 2009

CHANGEMENT CLIMATIQUE

tournesol

L'archipel de Tuvalu, menacé de disparition par la montée du niveau des mers liée au réchauffement climatique, s'est engagé dimanche à ne plus dépendre que de sources d'énergie renouvelables d'ici 2020.

Cette micro-nation du Pacifique Sud, qui compte 12000 habitants, fait partie d'un groupe de pays et villes ayant pour ambition de ramener leur empreinte carbone à zéro.

Depuis février 2008, dix pays, y compris la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, l'Islande et le Costa Rica, se sont engagés à réduire leur émissions de gaz à effet de serre, avec comme objectif d'atteindre zéro émissions dans la décennie à venir.

Ces engagements ont surtout valeur d'exemple à suivre, estime l'ONU. "En un sens, ils ouvrent la voie à des économies plus importantes, qui doivent bouger si nous voulons lutter contre le changement climatique", estime Nick Nuttal, porte-parole du PNUD (Programme des Nations unies pour l'environnement), qui aide le Climate Neutral Network, groupe de 100 gouvernements, ONG et entreprises qui aspirent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

"Ces petits pays viennent nous prouver que c'est faisable, et plus vite que ce que certains pensaient", ajoute-t-il.

Pendant ce temps, malgré les exhortations des scientifiques, les gros pollueurs du G8 n'ont pas réussi ce mois-çi à prendre de nouveaux engagements de réduction de leurs émissions, ce qui augure mal de la réunion de Copenhague (Danemark), à la fin de l'année, qui doit préparer un nouveau traité sur le climat pour prendre le relais du Protocole de Kyoto de 1997.

Les Tuvalu, qui ne dégagent déjà quasiment pas de gaz à effet de serre, espèrent renoncer totalement aux importations d'énergies fossiles pour les remplacer par l'énergie solaire et éolienne, un projet qui devrait coûter 20 millions de dollars.

Déjà un premier système de capteurs solaires y a été installé avec deux entreprises japonaises membres du e8, organisation caritative réunissant dix sociétés énergétiques des pays membres du G8.

La plus grande partie des 26 km carrés de territoire de Tuvalu ne sont guère plus qu'à un mètre au-dessus du niveau de la mer, et le sort de ce pays menacé de disparition par la marée incarne parfaitement le drame du réchauffement climatique, estime Takao Shiraishi, directeur général de la Kansai Electric Power: "Pour les Tuvalu, après 3.000 ans d'histoire, la réussite des pourparlers sur le climat de Copenhague pourrait bien être une question de survie nationale".

Le ministre de l'Industrie Kausea Natano a remercié ceux qui aident son pays à réduire son empreinte carbone, "car cela renforcera notre position dans ces négociations internationales. Nous sommes impatients de voir ce jour où notre pays offrira un exemple pour tous, tirant toute son énergie de ressources naturelles comme le soleil et le vent". AP

dimanche 14 juin 2009

BERNEX EN HAUTE SAVOIE : La montée imbécile !

Communiqué de presse du 15 juin 2009 Bernex : la montée imbécile !

tournesol

Alors que les écologistes viennent de réaliser en France une percée historique aux dernières élections européennes, réalisant plus de 20% des voix dans le département de la Haute Savoie, Bernex s’apprête à accueillir, sur sa commune, l’édition 2009 de la « Montée impossible », une compétition de motos surpuissantes sur les pentes de la Dent d’Oche. Outre les dizaines de motos surpuissantes, des milliers de personnes sont attendus sur le seul site. Avec le bruit occasionné par ces engins, la pollution de l’air, c’est l’érosion des flancs de la montagne qu’il faut craindre également.

Est-il normal d’accepter ce genre de compétition dans un cadre naturel et sensible comme le massif de la Dent d’Oche ? N’est-il pas temps de passer des paroles aux actes et d’interdire ce genre de manifestation totalement contradictoire avec les principes du développement durable ? Sans compter le message délivré à nos concitoyens qui pourront tout au long de la journée parcourir expositions de motos et de 4X4…

Faut-il rappeler aux représentants de l’Etat dans le département, qu’il nous reste (selon les experts du GIEC) dix ans pour commencer à réduire nos émissions de Gaz à Effet de Serre si l’on veut éviter un réchauffement incontrôlable ?

Dix ans, c’est court, pour un enjeu de cette taille….

Alain Coulombel Conseiller Régional

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