Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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mardi 23 février 2010

IMPORTANT COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITE ANTI-OLYMPIQUE DES JEUX D'ANNECY ET DE HAUTE -SAVOIE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
du Comité Anti Olympique Annecy

Alors que les JO de Vancouver battent leur plein, eux qui se voulaient exemplaires et les plus écolos de la galaxie, ont remisé leur prétention aux oubliettes.

Difficile de croire que la délégation d’Annecy 2018, présente en nombre au Canada, partie faire du lobbying, revienne avec de bonnes idées en la matière.
Depuis plus d’un an, le CAO s’efforce de référencer d’analyser, compiler tout ce qui concerne la candidature d’Annecy, et plus largement, le sport, et l’olympisme en général. Force est de constater, que toutes les critiques (que nous émettons depuis le début de notre action), sont réelles, sérieuses et vérifiables, et que les absurdités (voire les mensonges et contre-vérités), débités par «l’équipe de bras cassés» qui défend ces JO-2018, n’y changeront rien.
- Si certains ont frôlé la diffamation en nous taxant de menteurs lorsque nous évoquions une candidature prétexte au percement du Semnoz, et que ces jeux seraient écolos, le dernier rapport de la Cipra nous donne entièrement raison, et ses rédacteurs ont à de multiples reprises repris notre
travail afin d’alimenter le leur (sans même avoir la courtoise de nous en avertir).
- Sans tomber dans l’auto-satisfécit qui ne nous correspond pas, nous ne pouvons que constater et nous réjouir que la Cipra fasse le même constat
que nous, comme quoi ces JO ne pouvaient être écolos qu’au détriment d’une facture beaucoup trop lourde, pour les générations futures.

Nous voilà bien loin d’un quelconque développement durable... A moins que la croissance verte ait fait ses ravages ???

Il est tout de même à noter que la Cipra, malgré son analyse pointue, n’ose pas prendre position, et laisse lâchement croire que les promesses en matière environnementale puissent être tenues. Ce qui est bien entendu impossible. Pour finir, sa proposition de table ronde en présence des
opposants est «mignonne», nous attendons l’invitation officielle émanent d’un organisme moins obscur avant de la refuser.

La récente nomination d’Edgar Grospiron, semble perturber et réveiller certains élus qui se reconnaîtront, et qui s’indignent de certaines de ses activités professionnelles, qu’ils n’oublient pas, ces hypocrites que ce monsieur est depuis le début parmi les figures de proue de cette absurde
candidature.

Le CAO tient à rappeler que Messieurs Zidane et Rigaut ont été héliporté en haut du Mont Blanc pour la promotion des JO, il ne faudrait pas l’oublier, certains ont la mémoire courte.
Tant mieux pour E. Grospiron s’il peut arrondir ses fins de mois avec l’argent du contribuable (nous attendons toujours le budget précis réclamé à
Messieurs Rigaut et Monteil demandé au mois de décembre), mais les récentes déclarations concernant la faiblesse de l’enveloppe budgétaire
Annecy-2018 comparativement à Munich et Pyeongchang, nous inquiètent au plus haut point, d’autant plus que Mr. Rigaut a surenchéri il y a peu annonçant, que s’il fallait mettre plus sur la table, il le ferait.
Pour être justes, nous ne chargerons pas plus E. Grospiron, le seul à être venu à notre rencontre, alors que le CAO attend toujours le débat public, qui devrait être obligatoire pour ce genre de projet, qui concerne TOUTE la population, et qui l’engage financièrement et dangereusement sur le court et
le long terme.
Comment peut-on faire confiance à des hommes et des femmes politiques, qui sur ce projet de JO, passent leur temps à se lancer des invectives par voie de presse, ou par blogs interposés... Vive le sport !

Alors que les sites retenus ont été officiellement diffusés ces jours-ci, le CAO constate une emprise importante et inadmissible sur les terres agricoles pour différents projets. Nous tenons à rappeler, qu’en temps normal, la Haute-Savoie perd au minimum 500 hectares de terres agricoles par an.
Sans compter les emplacements nécessaires pour des parkings et projets annexes qui n’apparaissent pas dans le dossier, alors que bons nombres de
communes ont déjà modifié leur PLU ou s’apprêtent à le faire.
Le CAO s’oppose et s’opposera fermement à toute disparition de terres agricoles, et nous appelons solennellement l’ensemble du milieu agricole à ne pas céder à la tentation des JO, et à s’opposer fermement avec nous à la destruction programmée de leur outil de travail.

Les promoteurs des JO ne manquent pas d’air (pollué) !!!
En effet, c’est sur la plaine de Passy, que sera entre autre construit un village olympique, alors que Passy vient d’être malheureusement déclarée, la ville la plus polluée de France au benzo à pyralène.
Le CAO demande à la population de cette vallée de se mobiliser contre les projets de la candidature, et d’inciter les élus à régler ce problème grave et récurent, que certains préfèrent ignorer, d’autant plus que c’est encore sur ce secteur que des terres agricoles fertiles disparaitront exagérément, au
profit de la candidature des JO.

En conclusion, le CAO refuse ce projet démesuré, qui va se faire au détriment de notre cadre de vie, et de notre bien être.


CAO - Comité Anti Olympique
Annecy

vendredi 29 janvier 2010

ELECTIONS REGIONALES PAR LA REDACTION DU DAUPHINE LIBERE

RÉGIONALES 


Les têtes de listes écologistes montent au créneau

par La Rédaction du DL | le 29/01/10 à 05h03     

Ils sont quatre, Marie-Odile Novelli pour l'Isère, Yves Paccalet pour la Savoie, Claude Comet pour la Haute-Savoie et Jean-Marie Chosson pour la Drôme, à avoir cosigné, aux côtés de Philippe Meirieu, tête de liste régionale d'Europe Écologie pour Rhône-Alpes, un courrier adressé à Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, mais aussi... maire d'Annecy-le-Vieux !

Dans cette missive, les têtes de listes départementales entendent alerter le président de la Chambre des députés sur les tentatives de suppression du caractère opposable de la Directive territoriale d'aménagement (DTA) des Alpes du Nord.

« Entre les effets d'annonce et les actes... »

Élaboré en concertation avec les collectivités locales depuis une dizaine d'années, ce document d'urbanisme s'imposera donc dans les quatre départements susmentionnés, sauf si on lui retire son caractère "opposable".

Ce qu'ils accusent Hervé Gaymard, président du Conseil général de Savoie, de vouloir faire, produisant une copie de la lettre qu'il a envoyée au Premier ministre, François Fillon, pour étayer leurs dires.

Dans ce texte du 21 avril 2009, M. Gaymard suggère à Matignon // de profiter du Grenelle II pour substituer à la DTA une Directive territoriale d'aménagement et de développement durable (DTADD) des Alpes du Nord.

Qui perdrait du même coup son caractère d'opposabilité.

Le Sénat s'est pour sa part prononcé en faveur du maintien de ce caractère opposable.

Profitant de la campagne des élections régionales, Marie-Odile Novelli, Claude Comet et Jean-Marie Chosson s'adressent tout autant au pouvoir exécutif qu'aux collectivités territoriales, à l'UMP qu'au PS, accusant au passage le Conseil général de l'Isère de vouloir faire adopter aujourd'hui l'augmentation de l'emprise au sol de l'autoroute A480.

Bref, du Parc du Vercors à l'extension des stations dans les Savoie, c'est « un argument pas simple à expliquer mais essentiel » qu'entendent défendre les écologistes.

Et Olivier Bertrand, conseiller municipal (Verts) de Grenoble et conseiller général de l'Isère, d'en profiter pour bien mettre les points sur les "i" : « C'est le grand écart permanent entre les effets d'annonce et l'aménagement, entre tous ceux qui découvrent l'écologie et nous ! ».

À bon entendeur...


Philippe GONNET
Paru dans l'édition 74D du 29/01/2010 (af55c788-0c3b-11df-b5e2-ad137fcb32c5)



jeudi 28 janvier 2010

JUSTICE EST PASSEE , BIEN PASSEE



Communiqué de presse du 28 janvier 2010

Relaxe de Villepin : la crédibilité de Sarkozy pendue à un croc de boucher

La relaxe de Dominique de Villepin est une humiliation personnelle pour le président. Hélas, c'est aussi un revers pour la fonction présidentielle que les caprices de Nicolas Sarkozy ont souillé.


Après l'affaire des réfugiés échoués en Corse et libérés, il est important de rendre hommage aux juges qui font honneur à la fonction qu'ils occupent en faisant preuve d'indépendance malgré les menaces et les pressions que le gouvernement ne cesse de faire peser sur eux.

PROPOS INADMISSIBLES DE GEORGES FRECHE SUR LAURENT FABIUS



Communiqué de presse du 27 janvier 2010


Propos  inadmissibles de Georges Frêche sur Laurent Fabius


On apprend aujourd'hui dans l'édition spéciale de l'Express sur le Languedoc Roussillon que, lors d’un conseil d’agglomération public, Georges Frêche a déclaré à propos de Monsieur Laurent Fabius : « Si je devais voter en Haute Normandie, je ne voterais pas Fabius. Ce mec me pose un problème; il a une tronche pas catho ».

Venant après les affaires des « blacks » de l’équipe de France, des Harkis, les accusations de nazisme visant un pasteur de la Cimade, et de nombreuses déclarations outrancières et méprisantes pour les électeurs, ces propos aux relents nauséabonds sont inadmissibles.

Les Verts appellent les électrices et les électeurs, mais aussi toutes les organisations de la gauche véritable, c’est à dire sans concession avec le racisme et l’antisémitisme, et toutes les personnalités républicaines, à réagir sans tarder.

Ils appellent le Parti socialiste en particulier à refuser les dérives de la part d'un homme qui est aujourd'hui tête de liste des socialistes en Languedoc Roussillon.

vendredi 1 janvier 2010

LES VOEUX DE CECILE DUFLOT , SECRETAIRE NATIONALE DES VERTS

Les vœux de Cécile Duflot pour l’année 2010



Chèr-e-s ami-e-s,
Avant de commencer, comme chacune et chacun, à célébrer la fin de l’année, je souhaiterais me tourner vers les horizons qui nous attendent, vers l’avenir que nous avons à construire.

Être en bonne santé, avoir un toit, vivre dans un environnement sain et protégé, exercer une activité qui nous satisfait, être intégré dans la société et traité de manière égale, pouvoir disposer d’une certaine tranquillité et de confiance dans l’avenir, sont les droits dont chacune et chacun doit pouvoir bénéficier. Trop souvent ces derniers temps, ce sont les mots de crise et de difficulté qui ont résonné dans notre quotidien, je suis convaincue qu’il est possible de changer.

Alors que notre monde bouge, les temps changent. L’année 2009 s’achève avec l’échec du Sommet de Copenhague malgré la certitude partagée par des millions de citoyens de l’urgence de la crise écologique , malgré la certitude que la solution a la crise sociale est un autre mode de développement. Nous pouvons inventer une autre politique.

L’écologie n’est pas une addition de gestes individuels ou un supplément d’âme aux politiques actuelles, que nous pourrions repousser à plus tard. L’écologie, c’est un projet de civilisation, pour entrer enfin dans le XXIe siècle. Je reste convaincue, qu’ensemble, munis de notre optimisme raisonné, nous pouvons faire le choix de nouvelles valeurs, de nouvelles idées.

2010 peut être l’année du changement. Si nous le décidons ensemble, ce n’est pas pour plus tard, ce n’est pas pour demain. L’écologie, c’est maintenant.

Je vous souhaite une très bonne année 2010.

Cécile Duflot

Secrétaire Nationale des Verts | Porte-parole d’Europe Ecologie

(Photo : E. Ceccarini)






vendredi 20 novembre 2009

SALLANCHES EUROPE ECOLOGIE LANCE SON AVANT SOMMET DE COPENHAGUE

EUROPE ECOLOGIE LANCE SON AVANT SOMMET DE COPENHAGUE

mardi 17 novembre 2009

JO D'ANNECY MASCARADE : REPRISE DE SPORT-VOX LE MEDIA CITOYEN

Annecy-Mascarade 2018.

Annecy Ca Suffit

Au Conseil général de la Haute-Savoie, on fait grise mine. Se profile à vitesse grand V, l’élimination d’Annecy 2018 dans la course olympique. Entre temps, on aura fait plaisir aux députés, on aura fait plaisir surtout à l’Agence de pub qui gère les coûteuses «manifestations» et la promotion de la région. L’Agence Euro RSCG, filiale d’Havas-Sport de Vincent Bolloré (1), avait raflé la mise sans avoir été mise en concurrence, même après sa déculottée de Paris-2012.

Les membres du Conseil Général (et très généreux avec l’argent public) sont refroidis même si ce jeudi 12 novembre à 17 heures, Chouchou daigne les recevoir en catimini à 17 heures.

Un article publié en anglais par un expert proche du CIO (Titre: «Around the Rings») donne Annecy perdant à coup sûr. Pas bon du tout pour le moral de Christian Monteil (2), pour Bernard Accoyer et pour le Maire d’Annecy, Jean-Luc Rigault. Walpole espère que les futurs électeurs et contribuables haut-savoyards se souviendront de ce Triumvirat le jour de la défaite d’Annecy-2018 et leur demanderont des comptes et, surtout, les comptes de cette Affaire.

L’expert olympique analyse donc la candidature d’Annecy pour expliquer que le timing est exécrable: «L’envie de la France, c’est d’accueillir les JO d’été de 2020. Pas ceux d’hiver en 2018». Le vœu de Sarkozy est en effet de se parer d’une gloire à la Lula (vainqueur avec Rio-2016). Marc Francina, maire d’Evian et proche de Sarkozy, s’était fendu - on s’en souvient - d’une confidence officieuse de son Chef: «Sarko s’est mis dans l’idée de réussir ce que Delanoë n’a pas réussi: obtenir les Jeux Olympiques d’été à Paris pour 2020. En faisant le forcing pour Annecy 2018, on tuerait les chances de Paris 2020. Surtout qu’on court déjà pour avoir l’Euro 2016 de foot».

Ajoutons qu’Annecy 2018 n’a pas de figure charismatique pour porter le Projet. Ce ne sont ni Aimé Jacquet, ni Antoine Denériaz, ni André Dussolier perdus dans cette galère qui peuvent l’être. Un moment, il avait été envisagé de mettre en première ligne, Guy Drut mais on se rappela in extremis que ce grand champion n’avait pas pu sauter certaines haies dans les tribunaux (olympiques aussi). Jean-Claude Killy, lui, avait pris fait et causes pour Grenoble et il est bien trop occupé ailleurs. N’oublions pas que cet autre sportif UMP est le Président de lacommission decoordination des Jeux Olympiques d’hiver de2014à Sotchi. (Source: Le Faucigny).

La conclusion de l’expert ne laisse aucun doute: pour Annecy, l’Affaire est dans le lac et les Munichois peuvent fêter leur prochain succès en sortant bières et saucisses.

Walpole (http://www.pensezbibi.com)_

(1). Relireici-même: www.pensezbibi.com/bibi-sports-biz/les-grands-penseurs-dhavas-sport-607

(2). Ce bon Monsieur Christian Monteil avait déjà fait parler de lui en écrivant à Gilles Perret, réalisateur du film tonique et incontournable«Walter Bassan, retour en Résistance»: «Ma position de Chefde l’exécutif départemental sera arrêtée avec une très grande intransigeance dans la perspective de positions de collaborations ultérieures». Monsieur économise sur les films de Gilles Perret mais ne regarde pas à la Dépense olympique.C’est ça la«grande intransigeance», version UMP bien sûr.

URL TRACKBACK : http://www.sportvox.fr/tb-receive.php3?id_article=26265

mercredi 11 novembre 2009

INCINERATION : COMMUNIQUE DE PRESSE DES VERTS SAVOIE ( 73-74)

Communiqué des Verts Région Savoie

tournesol Suite à l’annonce de l’éventuel traitement des déchets de la région Cannoise Les écologistes réclament un « plan durable », responsable et audacieux du traitement des déchets ménagers en Région Savoie

Depuis plus d’une décennie, tant à Annecy qu’à Chambéry, les « Verts Région Savoie », leurs élus et les militants écologistes se sont battus contre la solution anti-écologique du « tout incinération » et l’augmentation constante et coûteuse des capacités d’incinération. Ils ont, sans cesse, tous seuls, défendu une gestion diversifiée incluant le développement du tri, du compostage, de la méthanisation, etc… accompagné d’une politique générale de réduction à la source,

Malheureusement, ils ont été peu écoutés… mais cela a quand même permis : • l’annulation du plan d’origine et une réécriture, en 2004, du schéma départemental d’élimination des déchets ménagers en Haute-Savoie, incluant une certaine diversification et l’abandon du nouveau four à Marignier, • une sensible limitation de l’augmentation de la capacité de traitement de l’usine de Chambéry. • sans parler, bien sûr, de la fermeture de l’incinérateur d’Albertville, suite à la pollution par les dioxines, véritable scandale de santé publique.

Aujourd’hui, l’affaire de l’éventuelle incinération des déchets de la région Cannoise dans les usines d’Annecy et de Chambéry montre, incontestablement, que les écologistes avaient pleinement raison : ces 2 usines sont aujourd’hui en surcapacité de traitement… et ceci s’explique, pour l’essentiel, par l’esprit civique de nos concitoyens, qui se sont engagés résolument dans le tri des déchets, dès qu’on leur en a offert la possibilité…

Mais à l’évidence on peut aller beaucoup plus loin en s’engageant résolument dans le développement de toutes les solutions alternatives à l’incinération … et en s’engageant, en parallèle, dans une politique de réduction importante des capacités locales d’incinération.

Certes, l'accueil provisoire des déchets de la région Cannoise peut, à condition d’être strictement contrôlée et limitée dans le temps, apparaître comme la moins mauvaise solution pour diminuer l’impact financier, sur les familles, de ces surcapacités.

Mais l'accueil provisoire des déchets cannois doit surtout être considéré comme un sursis pour mener au plus vite, la réflexion et les études permettant d’adopter, pour l’ensemble des deux départements et une partie de l’Ain, un « plan durable » et audacieux de traitement des déchets ménagers.

La mise en œuvre de ce plan sera facilitée par les nouvelles dispositions visant à faciliter cette diversification, mises en place par la Région ces dernières années à l’initiative des Conseillers Régionaux Verts, et qui devront être renforcées à l’issue des prochaines élections régionales.

jeudi 24 septembre 2009

PRIVATISTION DE LA POSTE : MOBILISATION GENERALE

Communiqué de presse du 24 septembre 2009

Privatisation de la Poste : mobilisation générale !

tournesol

Les Verts appellent leurs militants, leurs élus et tous les citoyens à prendre part au referendum citoyen organisé du 28 septembre au 3 octobre contre le changement de statut de la Poste en société anonyme.

Ce projet de loi sera soumis à l’Assemblée nationale cet automne. Christine Lagarde a assuré que seuls des capitaux publics prendront des parts dans cette nouvelle entité. D’une part, l’exemple de France Télécom le prouve, il s’agit d’une façon détournée de permettre ultérieurement une privatisation progressive. D’autre part, ce changement accentuera inéluctablement la dérive de la Poste dans une logique comptable plutôt qu’une logique de service public.

Le véritable projet du gouvernement est très simple : créer une entité qui permettra de revendre aux groupes industriels privés les activités rentables du groupe la Poste. La droite nous chante encore une fois la même vieille rengaine: socialiser les pertes et privatiser les profits.

Le service public est de plus en plus menacé et nous pouvons constater chaque jour des reculs, que ce soit dans l’Éducation, la Santé, la Culture. Aujourd’hui, c’est La Poste, service public emblématique, qui est menacée par un projet de privatisation.

Lors de la modification de la Constitution, en février 2008, le gouvernement Sarkozy a inscrit le droit au référendum dans la Constitution. Mais depuis, rien n’a été mis en ¦uvre pour que cette promesse soit applicable. Nous devons exiger un référendum sur l’avenir de La Poste.

C’est pourquoi Les Verts sont partie prenante du Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal. Ce comité est composé d’une soixantaine de structures (associations, syndicats, partis politiques).

Plus notre mobilisation sera grande, plus nous aurons une chance de faire reculer ce projet.

mercredi 23 septembre 2009

PALESTINE TOUJOURS PLUS D'AGRESIONS DES FORCES D'OCCUPATION ISRAELIENNES.

Rapport n° 37 sur les violations israéliennes des droits humains - du 10 au 16 septembre 2009 publié le mardi 22 septembre 2009

Palestinian Centre for Human Rights (PCHR)

Les Forces d’occupation israéliennes poursuivent systématiquement leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens, et maintiennent leur siège total de la bande de Gaza. Durant la dernière semaine :

un civil palestinien est décédé des suites de ses blessures par les FOI à Hébron ; 
6 civils palestiniens, dont un enfant, ont été blessés par les tirs des FOI et de colons en Cisjordanie ; 
les FOI ont utilisé la force contre les manifestations non violentes organisées contre la construction du mur d’annexion en Cisjordanie ; 
les FOI ont conduit 24 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie et 3 dans la bande de Gaza : elles ont arrêté 30 civils palestiniens, dont un mineur et une femme, en Cisjordanie et 3 mineurs dans la bande de Gaza ; 
la marine israélienne a poursuivi ses agressions contre les pêcheurs et les bateaux palestiniens dans la bande de Gaza ; 
les FOI ont maintenu leur siège total sur les territoires occupés ainsi que l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ; 
les troupes d’occupations positionnées sur les check-points et passages frontaliers en Cisjordanie ont arrêté 5 civils palestiniens, dont un mineur ; 
elles ont maintenu également les mesures qui visent à créer une majorité juive dans Jérusalem-Est occupée : de nouvelles fouilles israéliennes dans le village de Silwan ont été signalées ; les FOI ont continué de s’opposer aux activités des associations culturelles palestiniennes à Jérusalem ; 
elles ont poursuivi la colonisation de la Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens : les colons ont réoccupé un avant-poste colonial dans le sud de Yatta, au sud d’Hébron.
Des Palestiniennes attendent à un check-point israélien à Bethléhem pour pourvoir aller prier à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem.

Violations du droit international et humanitaire dans les TPO durant la semaine du 10 au 16 septembre 2009 Jeudi 10 septembre

Incursions dans la bande de Gaza : vers 1h, les FOI pénètrent à 300 mètres dans la camp de réfugiés de Al Mughazi par l’est. Il est situé au milieu de la bande de Gaza. Elles nivèlent les terres précédemment défoncées et se retirent quelques heures plus tard. Aucune victime.

Dans la région d’Hébron : vers 1h du matin, dans le village d’Ethna où l’armée fouille des maisons et arrête 3 Palestiniens (21,23 et 25 ans).

Région de Jéricho : vers 1h du matin, camp de réfugiés d’Aqabat Jaber (2 arrestations, 25 et 28 ans).

Région de Ramallah : vers 2h du matin dans le village d’Al Bireh (une arrestation, 22 ans). Village de Bitounia, vers 2h (une arrestation, 25 ans).

Région de Tulkarem : vers 2h30, villages d’‘Anabta, une arrestation, 22 ans), d’Eastern Baqa, à la même heure, (une arrestation, 24 ans).

Vendredi 11 septembre

Qalqylia : village d’‘Azzoun vers 1h du matin.

Salfit : 1h30 du matin, incursion dans le village de Kufor al-Dik où l’armée patrouille dans les rues et fouille un certain nombre de maisons, dont celle de Mosleh Nayef al-Dik, 60 ans. Quand les soldats ont quitté sa maison, il découvre que manque une somme d’argent (14 000 NIS - nouveau shekel israélien - 2 500 € environ et 4 500 dinars jordaniens 4 300 € environ. Il en informe la police palestinienne et le bureau de liaison, lequel a transmis la plainte aux FDI.

Jénine : incursion dans Qabatya, vers 2h, où l’armée patrouille dans les rues et ouvre le feu, se retirant par la suite sans faire de victimes. Ville et camp de réfugiés de Jénine, à la même heure et même opération.

Ramallah : camp de réfugiés de Qalandya, vers midi et demi, l’armée patrouille dans les rues. Des dizaines d’enfants palestiniens se rassemblent pour lancer des pierres sur les véhicules de l’occupant ; aussitôt, l’armée tire des balles d’acier enrobées de caoutchouc, lance des lacrymogènes et des bombes sonores sur les jeunes. L’un d’eux, ‘Ali Mohammed Mutair, 20 ans, est blessé par une balle à la tête.

Bande de Gaza : dans la soirée, une unité d’infanterie pénètre à 500 mètres dans le camp de réfugiés de al Bureij au centre de la bande de gaza ; à 18h00, elles arrêtent Nahidh Mohammed al-Tawail, 22 ans. Elles l’obligent à une marche forcée depuis le camp jusqu’à la frontière. Il est détenu jusqu’au lendemain midi.

Samedi 12 septembre

Naplouse : vers 1h du matin, village de Madama (2 arrestations, 18 et 22 ans).

Jénine : vers 1h30, village de Qabatya (2 arrestations, 24 et 25 ans), et vers 3h30, l’armée revient, patrouille et tire dans les rues.

Salfit : vers 2h, village de Kufor al-Dik (une arrestation). Dimanche 13 septembre

Tulkarem : 1h30, ville et camps de réfugiés.

Jéricho : incursion dans la ville de Jéricho, vers 2h30.

Hébron : tôt le matin, des sources médicales d’un hôpital israélien déclarent que ‘Obaida Maher al-Dwaik, 25 ans, d’Hébron, est décédé des blessures causées par les FOI.

Selon les investigations menées par le PCHR, il était environ 11h ce mercredi, 26 août, lorsque les troupes israéliennes positionnées sur le check-point d’al-Shuhada, dans le quartier de Tal Rumaida, dans le centre d’Hébron, se mirent à tirer sur al-Dwaik, à bout portant, moins de 20 mètres. Il fut touché par plusieurs balles au ventre et aux jambes. Les FOI n’ont pas permis aux ambulances d’arriver jusqu’à lui et l’ont évacué vers un hôpital israélien. Elles prétendent qu’il avait essayé d’agresser des soldats israéliens avec un couteau.

Lundi 14 septembre

Bande de Gaza : vers minuit et quart, une unité d’infanterie pénètre à 800 mètres dans le camp de réfugiés d’Al Bureij pour perquisitionner les terres agricoles du secteur et arrêter 3 Palestiniens qui n’ont pas encore été identifiés.

Ramallah : vers minuit et demi, les FOI pénètrent dans le village de Senjel, fouille une maison et arrête un Palestinien (28 ans).

Jénine : dans Bourquin vers 1h (2 arrestations, 25 et 27 ans).

Bethléhem : village de Nahalin, vers 1h (5 arrestations toutes de 18 ans).

Mercredi 16 septembre

Ramallah : village de Bil’in, vers 1h30 du matin ; l’armée fouille la maison d’‘Abdullah Abu Rahma, coordinateur du Comité public contre le mur et les colonies dans le village de Bil’in. Les FOI agressent des militants internationaux et frappent durement un Palestinien, Mohammed ‘Abdul Karim al-Khatib. Village d’al-Mazra’a (une arrestation, 23 ans). Incursion dans le village de Koubar (2 arrestations, 25 et 26 ans).

Jérusalem : à Silwan dans le quartier de Wadi Hilwa, au sud de la vieille ville de Jérusalem (4 arrestation dont un mineur).

Un cerf-volant pour franchir le mur de l’occupant ? (AP)

2 - Maintien du bouclage des Territoires palestiniens occupés

Le siège a été maintenu sur tous les territoires, imposant des restrictions sévères aux déplacements des civils palestiniens.

Bande de Gaza

Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

lire : Info Gaza n°467 - semaine du 10 au 16 septembre 2009 http://france-palestine.org/article...

Cisjordanie

Il y a environ 630 barrages routiers permanents, tenus ou non par des soldats, à travers la Cisjordanie. En plus, quelque 60 à 80 barrages « volants » sont mis chaque semaine. Au moins 65% des grandes routes qui conduisent aux 18 communautés palestiniennes sont fermés ou sous contrôle total des FOI (soit 47 sur 72 routes).

Environ 500 km de routes sont limités à la circulation des Palestiniens en Cisjordanie. De plus, environ un tiers du territoire cisjordanien, dont Jérusalem-Est occupée, est inaccessible aux Palestiniens sans une autorisation spéciale remise par les FOI. Une autorisation très difficile à obtenir.

Les forces d’occupation continuent de harceler et d’agresser les manifestants lors des manifestations non violentes contre le mur. Même harcèlement à Jérusalem et dans tout le territoire où les Palestiniens sont systématiquement arrêtés, fouillés, dans les rues et sur les routes.

Jérusalem : les restrictions se poursuivent, empêchant des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza d’accéder à Jérusalem. Les restrictions sont plus sévères encore les vendredis pour empêcher les Palestiniens d’aller prier à la mosquée al-Aqsa, et ceux qui tentent de contourner les barrages se font sérieusement matraquer par la police ou les soldats d’occupation. Pour le troisième vendredi du mois saint du Ramadan, le 11 septembre, les FOI avaient dit qu’elles permettraient aux civils palestiniens de Cisjordanie âgés de plus de 50 ans, de venir prier à la mosquée. Pourtant, des centaines de civils n’ont pu arriver jusqu’à la cité à cause des restrictions sur les différents check-points. Les FOI ont également renforcé leur présence à l’intérieur de Jérusalem.

Naplouse : les troupes postées à la porte de fer sur la route de Naplouse à Tulkarem ont maintenu les contrôles prolongés des Palestiniens, spécialement les matins. Sur le check-point de Shavi Shomron, sur la route de Naplouse à Jénine, et au check-point de Za’tara, au sud de la cité, elles ont maintenu toutes les restrictions.

Le jeudi 3 septembre, au soir, les FOI à Shavi Shomron ont arrêté un jeune Palestinien de Jénine, Khaled ‘Abdullah, 19 ans.

Ramallah : les troupes postées au check-point de Jaba’-Qalandya, au sud-est de la ville, ont imposé des restrictions supplémentaires sur les déplacements et conduit des contrôles prolongés. Durant cette semaine, elles ont monté des barrages volants et arrêté et fouillé les véhicules palestiniens. Jeudi 10 septembre, les FOI ont bouclé le village d’‘Attara.

Bethléhem : samedi soir, 5 septembre, les FOI sur le check-point Container, au nord de Bethléhem, ont arrêté un Palestinien de Sa’ir, au nord-est d’Hébron.

Hébron : nouvelles restrictions dans les quartiers avoisinant la mosquée Ibrahimi dans la vieille ville d’Hébron. Vers 20h le vendredi, 11 septembre, les FOI ont monté deux check-points au nord et au sud-ouest d’Hébron.

Salfit : vers 16h30, le dimanche 13 septembre, les FOI ont arrêté un jeune Palestinien (23 ans) de Kufor al-Dik, près de Salfit, alors qu’il travaillait sur la terre de sa famille, près de la colonie Bodu’eil.

Tulkarem : lundi midi, 14 septembre, l’armée postée à la porte de Kherbat Jebara, au sud de Tulkarem, a arrêté un autre Palestinien (21 ans) du village de Ya’bad, près de Jénine.

Qalqilya : le mardi 15 septembre, les FOI ont installé un barrage près du village d’‘Izbat al-Ashqar et arrêté un Palestinien de 19 ans et un autre de 17 ans, tous deux du village d’‘Azzoun, à l’est de Qalqilya.

Chaque vendredi à Bil’in, entre autres villages, une manifestation non violente contre le mur israélien (AP)

3 - Construction du mur d’annexion

Si le mur illégal d’annexion se termine, il s’étendra sur 724 kilomètres autour de la Cisjordanie, isolant toujours plus toute une population. 350 km sont déjà construits, dont 99% environ à l’intérieur même du territoire palestinien, confisquant de plus en plus de terres palestiniennes. Les forces israéliennes d’occupation utilisent toujours la force face aux manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction du mur.

Jayyous et Kherbat Jebara : le jeudi 10 septembre, la Haute Cour israélienne a ordonné le démantèlement de sections du mur d’annexion dans ces deux villages, au nord de Qalqilya, suite à une plainte déposée par l’Associations pour les droits des citoyens en 2003, au nom de plusieurs villages palestiniens proches de Tulkarem et Qalqilya. La plainte exigeait le démantèlement du mur dans ces villages et l’annulation de la confiscation d’au moins 6 000 dunums de terre (600 hectares). Selon la municipalité de Jayyous, 2 488 dunums de terre et un puits pourraient être épargnés. Cependant, la décision n’a pas été totalement exécutée.

Bil’in : à l’ouest de Ramallah, comme chaque vendredi après la prière, des Palestiniens se sont rassemblés dans le centre du village pour une manifestation non violente et se sont dirigés vers le mur ; après des provocations des soldats, ceux-ci ont tiré des balles d’acier enrobées de caoutchouc et lancé des grenades sonores et des grenades lacrymogènes sur les manifestants. Deux Palestiniens (25 et 29 ans) ont été touchés par des corps de grenades dans le dos.

Ni’lin : à l’ouest de Ramallah, même jour, même heure, même manifestation, avec des internationaux et des militants israéliens. Dans l’affrontement qui les a opposés aux forces d’occupation, celles-ci ont répondu en tirant et en lançant des grenades. Des dizaines de manifestants souffrent de l’inhalation des gaz.

4 - Tentative de créer une majorité juive dans Jérusalem occupée

Les mesures arbitraires contre les Palestiniens se sont accélérées pour les obliger à quitter Jérusalem-Est. Le PCHR a décidé d’y consacrer une partie de son rapport hebdomadaire.

Le jeudi 10 septembre, l’association Al-Aqsa pour le Waqf et le patrimoine a découvert que les autorités israéliennes d’occupation avaient fait creuser un nouveau tunnel sous la ville de Silwan. Les autorités israéliennes et l’association colonialiste El’ad ont entrepris des travaux pour terminer ce tunnel aussitôt que possible afin de le relier à d’autres tunnels sous Silwan, près de la mosquée d’al-Aqsa. L’association Al-Aqsa a bien indiqué qu’elle avait fait des photos des travaux dans le tunnel.
Les FOI ont empêché le groupe Rouaq de présenter son spectacle au théâtre national palestinien (al-Hakawati). Les FOI ont envahi le théâtre avant le début de la représentation et expulsé le groupe ainsi qu’une délégation suédoise, prétendant que cette activité était organisée sous les auspices de l’Autorité nationale palestinienne.
Cette semaine, les FOI ont empêché également l’organisation d’un immense petit-déjeuner pour le Ramadan à l’hôtel des Sept Arches dans le village d’Al-Tour, à Jérusalem-Est, sous le patronage du Premier ministre palestinien, le Dr Salam Fayadh. A ce petit-déjeuner étaient censés participer des diplomates, des membres du clergé et des personnalités.

5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

Les FOI ont poursuivi leurs activités coloniales dans les territoires palestiniens occupés en violation du droit humanitaire international, et les colons leurs attaques contre les Palestiniens et leurs biens.

Le jeudi matin 10 septembre, des colons installés dans la colonie Sousia au sud de Yatta et d’Hébron, ont remonté l’avant-poste colonial qui avait été démantelé la veille. L’avant-poste s’est emparé d’au moins 300 dunums (30 hectares) de terres agricoles. Les colons ont monté trois tentes et amené des générateurs d’électricité. Les FOI présentes ont protégé les colons.
Vendredi soir, 11 septembre, un colon israélien a tiré sur des civils palestiniens à Silwan, au sud de la vieille ville de Jérusalem, blessant deux d’entre eux. Selon l’enquête du PCHR, vers 18h, ‘Ahmed Farouq Qara’in, 36 ans, rentrait à son domicile dans le quartier Hilwa à Silwan, quand il a vu un colon israélien pointer son arme sur des enfants qui jouaient dans la rue. Il a demandé au colon pourquoi il faisait cela. Des colons se sont mis alors à hurler et ont menacé de tirer sur Qara’in. Alors que le colon s’en retournait, il a trébuché. Aussitôt, il a ouvert le feu sur Qara’in, le blessant de trois balles dans le ventre, à la cuisse et dans un pied. Ameer al-Froukh, 15 ans, a également été touché par un ricochet. Les deux civils ont été évacués vers l’hôpital dans une voiture particulière, qui a été arrêtée par les FOI plusieurs fois.
Samedi 12 septembre, vers 20h30, des colons israéliens ont fermé l’entrée principale du village de Ras Karkar, au nord-ouest de Ramallah. Ils se sont mis à lancer des pierres et des bouteilles vides sur les Palestiniens. Ils ont roué de coups un jeune Palestinien de 22 ans, Mohammed Rafeeq Salhiha, qui souffre de contusions sur tout le corps.
Mardi 15 septembre, vers 20h30, un civil palestinien a été blessé par un colon dans le village d’‘Ainabous, au sud de Naplouse. D’après l’enquête du PCHR, alors que Zaher Hashem ‘Allan, 35 ans, du village d’‘Ainabous, faisait paître ses bêtes à l’ouest du village, il a été surpris par une bonne vingtaine de colons qui se sont dirigés sur lui. Ils ont crié après lui. Aussitôt, il a appelé son frère Nader, 36 ans, et lui a dit que les colons venaient sur lui. Nader est arrivé là où son frère faisait brouter les bêtes. Il a vu les colons israéliens frapper violemment son frère. Il a appelé la police israélienne et le bureau de liaison. Mais un colon l’a entendu et s’est mis à tirer sur lui. Nader a été blessé d’une balle à la poitrine.

Document public

Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

Rapport hebdomadaire pour la période du 10 au 16 septembre 2009 : PCHR traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP.

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mercredi 16 septembre 2009

FERMETURE DE FESSENHEIM : LE PREFET TENTE DE SABOTER LA MANIFESTATION

Fermeture de Fessenheim : le préfet tente de saboter la manifestation

nucléaire

A quelques jours de la manifestation européenne prévue à Colmar les 3 et 4 octobre, le préfet a décidé de changer le lieu du rassemblement pourtant prévu depuis plusieurs mois en accord avec les autorités. Alors que des milliers de manifestants sont attendus place Rapp au centre ville de Colmar, le représentant de l'Etat a décidé de les déplacer dans un stade excentré et clos.

Cette stratégie de pourrissement déjà éprouvée lors du sommet de l’OTAN à Strasbourg est inacceptable.

Aucune raison objective ne justifie cette décision, si ce n'est la volonté de saboter une manifestation pacifique et démocratique.

La centrale de Fessenheim est la plus ancienne centrale de France. Elle est dangereuse et non rentable. Nous devons exiger sa fermeture et engager la sortie du nucléaire.

Les Verts seront présents à cette manifestation aux côtés du Réseau sortir du nucléaire et soutiennent l’ensemble des associations présentes dans leur volonté de maintenir le rassemblement là où il était initialement prévu.

Le parti écologiste sera notamment représentés par leur porte-parole nationale Djamila Sonzogni ainsi que par de nombreux élus régionaux et le sénateur Jacques Muller.

vendredi 4 septembre 2009

REGION SAVOIE :METTRE SES ACTES EN ACCORD AVEC SES PENSEES

04.09.2009 Mettre ses actes en accord avec ses pensées

tournesol

Après être revenue sur quelques fondamentaux culinaires, la Voix fait sa rentrée politique dans une saison 2009-2010 qui s’annonce passionnante. Car les élections européennes et la percée d’Europe Ecologie ont de par chez nous changé la donne. La circonscription Sud-Est a ainsi envoyé à Bruxelles deux euro-députés décidés à s’engager pour la création d’une région Savoie, le Corse François Alfonsi et la Chambérienne Malika Attou. C’est du jamais vu. Dans la ligne de mire de tout le monde, désormais, il y a les élections régionales, dont la campagne va se dérouler alors que sera débattue au Parlement la réforme des collectivités locales et qu’on s’apprêtera à commémorer en Savoie les 150 ans de l’annexion à la France. Un contexte exceptionnel, qui pourrait permettre de complètement chambouler le paysage politique régional et de donner enfin à la Savoie un nouveau statut. Mais on peut aussi craindre qu’elle ne se dissolve dans Rhône-Alpes, dans le cas où la réforme conduirait à une petite mort des départements phagocytés par des régions de tailles soi-disant européennes.

Le président de la région Rhône-Alpes semble pour sa part vouloir la chérir cette Savoie, en lui offrant une place de choix au sein d’une entité rhônalpine où notre histoire et notre identité particulières seraient mises d’avantage en avant, avec même, si les Savoyards en font la demande, quelques privilèges en matière de délégation de compétences. Selon le socialiste Jean-Jack Queyranne, un premier signe concret a d’ailleurs été donné cet été avec la reconnaissance du francoprovençal (connu aussi sous le nom d’arpitan ou tout simplement de langue savoyarde) et de l’occitan par la région Rhône-Alpes (voir http://lavoixdesallobroges.hautetfort.com/archive/2009/08...). On a donc saisi cette occasion pour aller tâter le terrain du côté de Charbonière et lancer une année politique appelée à être placée sous le signe de la région.

Jean-Jack Queyranne, que représente pour vous la reconnaissance par Rhône-Alpes des langues régionales qui a eu lieu cet été ?

C’est un acte vraiment important pour la région. Une reconnaissance, mais aussi l’engagement de lancer un certain nombre d’actions dans les domaines du patrimoine et de la création artistique. Le pire danger qui guette la culture, c’est celui de l’uniformité. Le problème se pose dans notre région, en particulier au niveau linguistique. Or les langues sont porteuses de visions du monde originales et participent à la définition de notre identité. Certaines langues sont menacées et, s’il faut défendre la place du français dans le monde, il faut aussi défendre le plurilinguisme en France. Une évolution est apparue depuis que Lionel Jospin a ratifié la charte de reconnaissance des langues régionales. Aujourd’hui, il est important de dire que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.

Le jour du vote de cette reconnaissance, vous avez dit que le francoprovençal et l’occitan donnaient un sens à une région qui en était dépourvue. N’est-ce pas un aveu terrible de dire que Rhône-Alpes n’avait pas de sens ?

Ces langues donnent un sens à Rhône-Alpes dans la mesure où notre région est le reflet de son pluralisme. Notre force, c’est la diversité de nos territoires. Et si l’on a pu parler de région dépourvue de sens, c’est d’abord parce que nous sommes dépourvus d’identité historique. Rhône-Alpes n’est pas la Bretagne ou la Bourgogne.

Ou la Savoie…

La Savoie a toute sa place en Rhône-Alpes. Je ne suis pas favorable à une région Savoie, mais l’identité de la Savoie doit être reconnue dans la région Rhône-Alpes. Alors je ne sais pas si les deux départements savoyards seront amenés à se réunir, mais je suis favorable à ce que l’Assemblée des Pays de Savoie puisse avoir d’avantage de responsabilités. La région pourrait même déléguer certaines compétences.

Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait jusqu’à présent ?

L’APS n’en a pas exprimé la volonté. Mais je suis ouvert à cette possibilité.

Les Savoyards ne veulent rien ?

Je n’irai pas jusque-là, mais l’APS s’est montrée très timorée. Elle aurait pu faire beaucoup plus.

Les Verts se sont pour leur part prononcés pour une région Savoie…

Les Verts ont ici deux structures. Une sur les deux départements savoyards et une sur les six autres départements de Rhône-Alpes. Mais je n’ai pas eu de demande particulière chez eux par rapport à la région Savoie. C’est peut-être une question d’organisation interne.

Cécile Duflot a demandé clairement cette région Savoie lors de son audition devant le comité Balladur pour la réforme des collectivités territoriales…

Je ne savais pas. Mais là, d’après l’avant-projet issu des travaux de ce comité Balladur, on est plus dans une logique de grande région que de séparation.

Vous avez déclaré que la taille ne devait pas être un élément décisif pour définir une région…

Je l’ai dit quand on parlait de lier Rhône-Alpes et l’Auvergne. Rhône-Alpes est déjà grand comme la Suisse, pas besoin de l’agrandir.

Et la Savoie ? A-t-elle la taille nécessaire pour être reconnue comme une région française ?

Je souhaite que la Savoie soit reconnue en Rhône-Alpes. Cela passe par la reconnaissance de la langue et par celle de l’histoire, notamment à l’occasion des 150 ans de l’annexion.

Les Verts vont plus loin et veulent faire de la Savoie un exemple particulièrement représentatif de ce que devrait être un régionalisme différencié. Or c’est votre principal partenaire au conseil régional et, lors des élections européennes, Europe Ecologie a fait en Rhône-Alpes de meilleurs scores que le PS, particulièrement en Savoie. Comment allez-vous vous positionner lors des régionales de 2010 avec Europe Ecologie qui devrait défendre l’idée de région Savoie ?

Il ne faut pas jouer le repli sur la Savoie, ce n’est pas ce qui fait la force de Rhône-Alpes. C’est sa diversité qui lui donne son dynamisme et sa compétitivité. Je crois que c’est aussi l’intérêt de la Savoie d’avancer dans Rhône-Alpes. Les Verts peuvent penser différemment, mais je souhaiterais plutôt des régions plus fortes.

La campagne des régionales, qui va se dérouler en pleine réforme des collectivités, sera-t-elle l’occasion de discuter de ce que doit être une région ?

Bien sûr, il faudra en parler, car le développement des régions serait une très bonne chose. Cela doit être porté par les élus et les citoyens. Et quant à savoir ce qu’il convient de faire pour la Savoie, c’est d’abord aux Savoyards et à leurs élus de le dire.

Finalement, ça vous arrangerait que la Savoie quitte Rhône-Alpes, vu qu’elle vote à droite…

Je ne fais pas ce genre de calcul. Et puis les élus de droite savoyards, ils font des grandes déclarations pour la région Savoie, mais il n’y a pas beaucoup de réalisations, à part l’orchestre des pays de Savoie. Ils en restent à des positions de principe. Le Faucigny a par exemple rapporté les déclarations de Gaymard, quasi indépendantistes, mais cela n’est pas du tout cohérent avec ce qu’il dit à Paris ou avec ce qu’il fait. Il faut mettre les actes en rapport avec ses pensées.

Et à vous, Hervé Gaymard a-t-il fait part de ses propositions pour une Savoie réunifiée ?

Pas du tout. Mais il y a quelques jours, dans le Dauphiné Libéré, il a mis beaucoup d’eau dans son vin.

Christian Monteil vous a-t-il de son côté parlé de la façon dont il envisage l’avenir des pays de Savoie ?

Non, je ne l’ai jamais entendu s’exprimer là-dessus.

Il n’y a en fait qu’Europe Ecologie qui risque de vous poser un casse-tête sur ce sujet en réclamant une région Savoie lors des régionales de 2010…

Si c’est le cas, ça ne sera pas un soucis, même si je pense que la Savoie est mieux dans Rhône-Alpes. En 1998, dans des circonstances exceptionnelles, le représentant de la Ligue savoisienne a bien voté pour moi. D’abord pour des valeurs démocratiques, en raison de la menace du Front National, mais aussi car j’avais pris des engagements pour la reconnaissance de l’identité et de l’histoire de la Savoie. Je n’ai pas eu les moyens de les mettre en application à l’époque, mais on vient de le faire avec la reconnaissance des langues régionales.

Seriez-vous en fait tout disposé à défendre l’identité savoyarde alors que nos élus ne revendiquent rien ?

Des élus de gauche portent cette identité savoyarde et la revendiquent.

Ah bon ?

Oui, notamment Bernadette Laclais à Chambéry. Elle est dans cette démarche et je pense qu’il faut la favoriser pour les festivités des 150 ans. Nous sommes d’ailleurs à ce sujet en dialogue avec de grandes collectivités.

Rhône-Alpes va-t-elle organiser un événement pour l’anniversaire de l’annexion ?

Ce n’est pas à la région de faire des projets à la place des territoires. Mais des projets vont nous être soumis, pour lesquels on prévoit une enveloppe spécifique.

Les deux départements ont-il proposé quelque chose ?

Non, pas à ce jour. Je ne sais pas s’ils ont un projet, et s’il est commun. Mais si l’APS n’avait pas un projet pour le printemps prochain, ça serait un peu décevant.

Les conseils généraux savoyards préfèrent en tout cas éviter de se pencher sur l’histoire en tenant à l’écart les sociétés savantes. C’est un peu comme si l’annexion de 1860 était un sujet tabou. On ne parle d’ailleurs que de rattachement…

Il ne faut pas de tabou. L’histoire, et surtout l’histoire récente, peut faire l’objet de débat, car il n’y a pas de pensée unique dans ce domaine. Et personne n’est jamais mort d’avoir fait un débat.

Entretien : Brice Perrier

mardi 25 août 2009

LA RENTREE 3% PLUS CHER QU'EN 2008 DANS LES UNIVERSITES

Universités : la rentrée sera 3 % plus chère que l'an dernier LEMONDE.FR | 25.08.09 | 10h45 • Mis à jour le 25.08.09 | 11h04 AFP/FRED DUFOUR Les frais d'inscription universitaires augmenteront de 3 % en 2009.

La crise n'adoucit pas le coût de la rentrée universitaire, qui s'annonce élevé. Selon le Parisien de mardi 25 août, qui publie l'indicateur annuel du coût de la rentrée de la Fédération générale des associations étudiantes, la FAGE, deuxième organisation étudiante après l'UNEF, la rentrée 2009 sera 3 % plus chère qu'en 2008. Les étudiants franciliens, plus pénalisés que leurs homologues de province, voient leurs frais s'élever à 3 054 euros, contre 2 472 euros l'an dernier. Document Etude de l'UNEF sur "les frais d'inscription illégaux" de certaines universités

Les frais d'inscription augmentent de 1,5 % environ (licence + 1,2 % portant le montant à débourser à 171 euros ; master et doctorat + 2,2 %, avec des frais respectifs de 231 euros et 350 euros). La sécurité sociale accuse une hausse du même ordre tandis que le ticket de restauration universitaire augmente de 1,75 %, soit 2,90 euros le repas.

Le point noir récurrent est le logement des étudiants. Les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) ont décidé une augmentation de leurs tarifs. A Paris, les prix du loyer moyen pour étudiants ont flambé de 10 % en un an.

La FAGE appelle la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, à mettre en place "une allocation de rentrée de 400 € pour les boursiers et les étudiants issus de la classe moyenne". Le Monde.fr

mercredi 19 août 2009

ECOLOGIE OU BARBARIE

août 2009 Écologie ou barbarie

par Noël Mamère

L’actualité récente vient de nous apporter de nouvelles preuves des liens indissociables entre les questions que soulèvent les écologistes et les droits de l’Homme : la dernière condamnation de Aung San Suu Khuy, par la junte Birmane et le coup d’État institutionnel du président du Niger qui vient de trafiquer sa Constitution pour rester plus longtemps au pouvoir. Quel rapport avec l’écologie ? Regardons d’un peu plus près : ces deux pays sont riches de matières premières qui intéressent les pays du Nord au plus haut point et la France en particulier ; le bois et le pétrole en Birmanie, l’uranium au Niger. Deux sociétés françaises sont concernées au premier chef : Total, l’un des plus gros investisseurs en Birmanie, pour l’exploitation des hydrocarbures ; Areva au Niger, pour l’extraction de l’uranium nécessaire à l’alimentation des centrales nucléaires. Selon la fédération internationale des droits de l’Homme, Total verse chaque année 140 millions d’euros de royalties à la junte qui fait aujourd’hui l’objet de l’indignation mondiale. Quant à Areva, elle remplit les caisses d’un régime qui opprime ses opposants et mène une répression sanglante contre les populations Touaregs, là où se trouvent justement les gisements d’uranium.

Voilà qui explique sans doute la tartufferie du président Français qui, au lendemain de la condamnation de la « dame de Rangoon », appelait à des sanctions « tout particulièrement dans le domaine de l’exploitation du bois et des rubis »… Mais qui s’empressait d’oublier le pétrole, pour mieux protéger Total et nos approvisionnements en hydrocarbures si nécessaires à notre société de consommation à outrance. Après le référendum truqué du 4 août au Niger, silence radio. Le président Tandja peut tricher tranquillement, torturer ses opposants, nous avons trop besoin de son uranium pour nos centrales nucléaires et pour affirmer haut et fort, sans craindre le mensonge d’État, que grâce à elles, nous sommes indépendants.

Autrement dit, pour poursuivre un mode de vie et de consommation, pour assumer des choix -comme le nucléaire-, qui n’ont jamais été débattus démocratiquement par la société, nous nourrissons des dictateurs sanguinaires, qui tuent des moines, enferment un prix Nobel, font travailler des enfants et conduisent des guerres contre leurs minorités ; nous sacrifions la liberté des peuples à nos intérêts mercantiles et à notre mode de développement. Au nom de la préservation de notre confort, nous sommes prêts à sacrifier les idéaux des Lumières. L’égoïsme est devenue la valeur dominante qui efface toutes les autres. Et c’est ainsi que progresse l’apartheid planétaire qui ruine les sociétés et menace la Terre elle-même, soumise à l’appétit insatiable des prédateurs sans foi ni loi. C’est pourtant dans ce monde que nous vivons, où les plus pauvres, les « damnés de la terre », voient leurs libertés de plus en plus menacées et leur survie de plus en plus incertaine ; où les victimes des injustices sociales et les plus démunis sont aussi les premières victimes des injustices environnementales ; où 20% des habitants de la planète consomment 80% de ses ressources. À cause de ces inégalités de plus en plus insupportables, de plus en plus révoltantes, la vulnérabilité du monde prospère et, avec elle, la montée des incertitudes, des peurs, des violences, symboles de la fragilité d’une puissance que nous pensions capable de tout maîtriser.

Ce monde-là est en faillite. Si nous tentons de le préserver tel qu’il est, nous courons tous à notre perte, riches comme pauvres ; l’avenir radieux que nous promettaient les Trente Glorieuses et, aujourd’hui la « croissance verte » – nouveau logo du capitalisme aux abois – virera au cauchemar. On ne peut donc s’accommoder de « bricolages » sur une maison lézardée ou de pansements verts appliqués à un grand corps malade. Le rétablissement d’un monde plus juste pour nos générations et celles qui vont nous suivre est au prix d’une véritable révolution écologique et sociale. C’est bien ce que proposent les écologistes depuis des décennies, derrière des penseurs comme Illich, Ellul, Gorz, Fournier, Charbonneau, Jouvenel, Dumont… Qui se souvient de La Gueule Ouverte, premier journal écologiste français qui, dans la confidentialité militante de l’époque, prônait le modèle de société que nous avons défendu avec succès au cours des dernières élections européennes ? Nous n’avons rien inventé, nous n’avons rien dit d’autre que ce que nous répétons élection après élection, colloque après colloque, débat après débat… Mais, pour la première fois dans notre courte histoire politique, notre imaginaire a rencontré la société. En nous écoutant parler de notre projet, du monde dont nous rêvons pour nos enfants, les Français nous ont dit « chiche ! » et nous ont donné les moyens de peser beaucoup plus fort dans les débats politiques d’aujourd’hui et de demain. Nous devons saisir cette main tendue et nous battre avec les moyens de la démocratie pour que l’écologie ne soit plus considérée comme une figure politique de catégorie B, mais comme un outil de transformation politique et sociale à part entière, au même titre que le socialisme le fut au début du XXe siècle. Il ne s’agit pas de se lancer dans une bataille de concurrence qui serait suicidaire pour toute la gauche française, mais de montrer que la conversion écologique de nos sociétés est le passage obligé vers un monde moins injuste et plus respectueux de son environnement indispensable à la survie des hommes.

Voilà pourquoi les semaines et les mois qui viennent vont être déterminants pour l’avenir de l’écologie politique. Nous devons tenir et tenir encore sur la ligne du rassemblement, ne pas nous laisser emporter par nos petites querelles de chapelle. Chacun sait que le diable niche dans les détails et si nous avions dû en rester là pour la composition des listes aux élections européennes, jamais nous n’aurions pu présenter cette alliance des belles personnes qui, de Dany à Eva, de José à Yannick, de Jean-Paul à Michèle, a conquis les Français. Les Verts ont fait preuve d’une grande intelligence politique à cette occasion, qu’ils ne l’oublient pas au moment des élections régionales ! Nous devons rester les moteurs du rassemblement des écologistes et de tous ceux qui croient en notre projet de société mais qui ne veulent pas entendre parler de parti. C’est à nous, tous ensemble, de définir les contours de ce nouvel objet politique, si nous ne voulons pas qu’il reste dans l’histoire comme un joli météore qui traversa la galaxie politique en ce début d’été 2009 et disparut dans la magma des accords d’appareil. La profondeur de la crise écologique et sociale que nous traversons est telle que nous ne pouvons rater ce rendez-vous avec l’histoire. À nous d’être à la hauteur de cette lourde, mais exaltante, responsabilité.

lundi 10 août 2009

EN SAVOIE LA PRESERVATION DE LA MONTAGNE SE HEURTE A LA LOGIQUE ECONOMIQUE

En Savoie, la préservation de la montagne se heurte à la logique économique LE MONDE | 07.08.09 | 14h13

Chambéry Correspondante

Le projet est emblématique de la course sans fin à l'aménagement de la montagne : la liaison entre Bonneval-sur-Arc, site classé, et Val-d'Isère (Savoie), qui passerait dans le périmètre du coeur du parc national de la Vanoise, évoquée depuis des décennies, est à nouveau d'actualité. La Société des téléphériques de Val-d'Isère étudie le dossier depuis plusieurs mois. En 1994, une précédente tentative avait suscité une telle mobilisation des associations de protection de la nature que le ministre de l'environnement de l'époque, Michel Barnier, avait préféré refermer le dossier. Retrouvez les archives du journal : tous les articles parus dans Le Monde depuis 1987 Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Sur le même sujet

Michel Bouvard, député UMP de Savoie, soutient le projet, mais a saisi le ministère de l'écologie. "Ce que j'espère, avance-t-il, c'est qu'aujourd'hui on comprenne que le débat sur la politique de l'environnement, ce n'est pas seulement le débat sur les limites du Parc. On doit être dans une approche globale environnementale et de développement durable."

Certains arguments du député de Savoie se retrouvent dans la directive territoriale d'aménagement (DTA) des Alpes du Nord, en cours d'élaboration. Une directive que combat pourtant l'élu savoyard, tout comme Hervé Gaymard, député UMP de la Tarentaise et président du conseil général de la Savoie. Ce projet de cadrage réglementaire prévoit de freiner, sur l'ensemble du massif des Alpes du Nord, les programmes immobiliers et les extensions de domaines skiables, en se référant explicitement aux effets annoncés du réchauffement climatique et à l'enjeu, qualifié de primordial pour les secteurs de montagne, de la préservation de l'espace.

Le texte final, issu de la concertation avec les élus, transmis le 16 juin à Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie et de l'aménagement du territoire, présente toutefois des assouplissements notables. Il supprime notamment la limitation stricte de l'urbanisation touristique dans les stations, ainsi que le caractère d'exception des liaisons entre domaines skiables.

Mais ce n'est pas encore assez pour les élus savoyards : "Le développement durable ne peut pas se faire sans les stations de sports d'hiver, qui sont le moteur économique d'une grande partie du massif alpin", rappelle Michel Bouvard, qui s'inquiète "qu'on impose finalement par le haut des choses qui n'aient pas été consenties et partagées par l'ensemble des acteurs d'un massif".

Le texte doit désormais faire l'objet de délibérations dans les collectivités territoriales et passer en enquête publique, avant d'être rendu opposable par un décret en Conseil d'Etat, courant 2010. "On est arrivé à un degré d'assouplissement tel qu'au-delà, le document tombe de lui-même, prévient Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes. Cela deviendrait un exercice dérisoire."

En Savoie, où le tourisme représente 50 % du produit intérieur brut, la prise de conscience du changement climatique n'en est qu'à ses prémices. Le plan tourisme 2007-2013 du département, voté en juin 2006, maintient le modèle de croissance économique des stations, en subventionnant les équipements en neige de culture pour les stations de moyenne montagne et les interconnexions entre domaines skiables.

Cependant, le conseil général a lancé en 2007 la rédaction d'un Livre blanc du changement climatique, dont la publication est annoncée pour le mois de septembre. Ce document pose d'emblée que le réchauffement climatique est deux fois plus fort dans les Alpes que dans le reste de l'Europe et met à plat toutes les données concernant les impacts possibles de la hausse des températures et de l'évolution des précipitations, ainsi que leurs conséquences sur le milieu naturel du territoire alpin : recul des glaciers, fonte du permafrost, accélération du processus d'érosion.

"Nous sommes dans un vide de réponses, un vide de connaissances, avertit Jean-Jacques Delannoy, de l'université de Savoie, qui préside le groupe de travail sur le changement climatique mis en place par le département. Les modèles climatiques sont au niveau planétaire, et il faut les décliner à l'échelle locale. Ce travail sur l'état de la connaissance est une manière de mettre les élus devant leurs responsabilités. On ne pourra pas dire : "on ne savait pas"."

Une fois ce travail effectué, il faudra encore construire une stratégie d'adaptation qui prenne en compte cette donne du changement climatique. Mais avec quel modèle de développement ? La mission confiée à l'Institut de la montagne, implanté à Savoie Technolac, qui était d'être force de propositions pour la société civile, a montré ses limites ce printemps.

L'établissement a fermé son unité de recherche en avril. Sa directrice, Carmen de Jong, spécialiste de l'hydrologie dans les massifs montagneux, avait dénoncé les conséquences de l'utilisation de la neige de culture sur l'environnement, provoquant une levée de boucliers des élus et des exploitants de remontées mécaniques.

Jean-Jacques Delannoy s'est vu confier la tâche de rédiger une nouvelle feuille de route, pour, dit-il, "recréer un climat de confiance" entre des élus inquiets et le monde de la recherche. Nathalie Grynszpan Article paru dans l'édition du 08.08.09.

jeudi 2 juillet 2009

RADIO FRANCE INTERNATIONAL NE DOIT PAS ETRE DEMANTELE

Communiqué de presse du 30 juin 2009

RFI ne doit pas être demantélée

tournesol

En grève depuis sept semaines et pour une durée indéterminée, les salariés de Radio France Internationale se mobilisent sans relâche contre la politique de démantèlement du réseau imposée par le gouvernement. N.Sarkozy ne se contente pas de mettre sous contrôle le service public de l'audiovisuel sur le territoire national mais s'attaque aussi à la "voix de la France dans le Monde", RFI connue pour son professionnalisme et son indépendance.

Le personnel de RFI et les sections syndicales sont d’autant plus inquiets qu’ils y voient une stratégie machiavélique de rapprochement avec la chaîne de télévision France 24, chaîne dirigée par Christine Ockrent qui n’est autre que la compagne du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner…Ce « plan social »prévoit des centaines de suppressions d’emplois ainsi que la fermeture de plusieurs rédactions en langue étrangère.

Plus encore que par la télévision, qui est pour certains plus difficile d’accès, les radios internationales comme RFI, la Deutsch Welle, La Voix de l'Amérique ou la BBC sont écoutées dans le monde entier par des Français mais aussi par des gens de toutes nationalités qui ne sont pas tous francophones ou anglophones. Grâce aux émissions en 18 langues à destination de 114 pays, RFI touche plus de 46 Millions d’auditeurs dont la moitié en Afrique, 10 Millions au Maghreb, au Proche ou au Moyen-Orient. C’est bien souvent grâce à RFI qu’il est possible de savoir ce qui se passe dans le pays dans lequel on vit. Parfois même dans la rue dans laquelle on habite. C’est d'ailleurs pourquoi RFI est souvent censurée.

Les Verts dénoncent et condamnent le mépris des responsables de RFI et de la Holding qui ne souhaitent pas négocier avec les représentants du personnel et qui pénalisent ainsi les auditeurs qui, à travers le monde, attendent des informations objectives de cette chaîne.

Les Verts demandent que la présence de la France dans le monde continue d'être assurée par RFI et qu’aucune langue ne soit supprimée dans les émissions.

Les Verts demandent que soient rapidement engagées de réelles négociations , qu'un médiateur soit nommé afin d’apporter des solutions à cette crise.

Les parlementaires verts, Marie-Christine Blandin et Noel Mamère, ont apporté leur soutien à l’intersyndicale de RFI et se sont engagés à interpeller le gouvernement lors de questions d’actualité. Rien ne justifie l’émiettement de RFI au sein de la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF).

lundi 29 juin 2009

ISRAEL :TOUT EST PERMIS POUR L'ARMEE

Agressions de diplomates français par des soldats israéliens en Palestine* publié le dimanche 28 juin 2009 par FRANCE PALESTINE

JP Perrin

Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français : la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des « bavures » commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay. Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. « Je peux te tuer », a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas « gêner » la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

Miette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Excréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeur palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : « Sale arabe, ont va revenir te tuer ». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le « t » en trop - qui a choqué l’enseignante.

mercredi 24 juin 2009

ETAT PALESTINIEN SELON NETANYAHOU : UN RECUL INACCEPTABLE

Communiqué de presse du 22 juin 2009

L'État palestinien selon Netanyahou : un recul inacceptable!

tournesol

Les propositions du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou concernant les modalités de l'existence d'un État palestinien sont une véritable provocation.

Ces conditions sont inacceptables pour les Palestiniens, et pour toutes celles et ceux qui veulent la paix.

Comment l'une des premières puissances militaires mondiales peut-elle interdire à un nouvel État d'avoir une armée, un contrôle de ses frontières, de son espace aérien et de ses eaux territoriales?

Comment un nouvel État peut-il se construire dans un territoire mité par des colonies?

Ce n'est pas d'un protectorat dont les palestiniens ont besoin mais d'un État souverain.

Benjamin Netanyahou et son gouvernement veulent juste gagner du temps pour répondre aux demandes de plus en plus pressantes des démocraties de ce monde et du président des États-Unis d'Amérique Obama.

Les Verts regrettent la position de la plupart des pays européens et des États-Unis qui ont considéré ces déclarations comme un « pas qui va dans la bonne direction ». Cela revient tout simplement à cautionner le gouvernement le plus réactionnaire et belliqueux qu'Israël ait connu.

Les Verts revendiquent l'application du droit international qui affirme le droit des palestiniens à un état souverain avec toutes ses prérogatives notamment les frontières de 1967, le retour des réfugiés et Jérusalem-Est comme capitale.

Les Verts dénoncent l'attitude du gouvernement français qui une fois de plus se range derrière le gouvernement d'Israël, en continuant d'appuyer la poursuite des négociations sur le rehaussement du partenariat entre l'Union Européenne et Israël, sans exigence qu'Israël respecte les droits humains en Cisjordanie et à Gaza.

L'heure est à une politique de sanctions, tant sur le plan diplomatique qu'économique aussi longtemps qu'Israël n'arrêtera pas la colonisation et ne s'engagera pas dans un processus de paix.

L'Union européenne qui déclare vouloir une négociation pour la création d'un État palestinien doit lier cette négociation à celle qu'elle mène pour le rehaussement du partenariat UE-Israël.

En recevant le chef du gouvernement israélien, le 24 juin prochain, Nicolas Sarkozy fait un pas de plus dans sa politique de soutien inconditionnel aux gouvernements israéliens successifs.

Les Verts soutiennent le rassemblement du Collectif pour une paix juste au Moyen Orient qui se déroulera le mardi 23 juin à 18H30 devant le métro Franklin Roosevelt, à l'angle de l'avenue des Champs-Elysées et de l'avenue Montaigne. Ils seront représentés officiellement par Djamila Sonzogni, porte-parole nationale.

REMANIEMENT : A DROITE TOUTE

Communiqué de presse du 24 juin 2009

Remaniement : à droite toute!

tournesol

Le remaniement ministériel ne laisse aucun espoir à une inflexion dans la politique du gouvernement, bien au contraire. La nomination d’Hortefeux, d’Estrosi, la promotion d’Alliot-Marie laissent présager du pire, annonçant une politique encore plus libérale, plus sécuritaire et anti-écologique.

Ce petit jeu de chaises musicales ne modifiera pas substantiellement la ligne politique du gouvernement. Les Verts jugent l’équipe Fillon-Sarkozy sur la réalité de leurs actes plutôt que sur leur mise en scène. Le vote au rabais des lois Grenelle montre que la droite n’est hélas pas à la hauteur de la crise écologique que nous traversons.

Ce remaniement montre que le gouvernement se radicalise avec la nomination des pires réactionnaires du champ politique que sont MM. Estrosi ou Lellouche et en accordant une promotion à Michèle Alliot-Marie.

Avec la disgrâce de Rachida Dati et la rétrogradation de Rama Yade, on peut constater que l’ouverture sur la diversité à des postes régaliens recule ! Ce n’est pas le petit secrétariat d’Etat donné à Nora Berra qui va compenser. Que dire aussi de la suppression d’un poste dédié aux droits de l’homme, même s'il n'était que symbolique.

Le seul fait notable de ce jeu de quille ministériel est la tournure que prend cette soi-disant ouverture. Du côté des écologistes c’est l’échec. Du côté de la gauche, elle se réduit à une personnalité recrutée avant tout pour son patronyme, quelles que soient ses qualités.

Peut-être les animateurs qui se nomment Blum ou Royal auront-ils eux aussi une chance de promotion au prochain remaniement?

jeudi 18 juin 2009

EUROPE-ECOLOGIE CONTINUONS NOUS SUR NOTRE REGION . . . .

LE COMITE LOCAL EUROPE-ECOLOGIE INVITE SES SYMPATHISANTS.

tournesol Le comité Europe-Ecologie de la Vallée , très satisfait des résultats locaux et nationaux obtenus, souhaite continuer d'oeuvrer en faveur de l'environnement et d'une société plus juste. Le comité invite toutes les personnes qui souscrivent à ces idées, à les rejoindre lors de la prochaine réunion qui sera à la fois festive et déterminante pour la suite. En effet, si les élections européennes constituaient le premier objectif de ce comité, l'idée est de continuer d'exister , pour défendre l'écologie également à l'échelon local et régional. Et ce en compléments du travail des Verts !

LUNDI 22 JUIN à 19 heures, le comité "EE de la Vallée" donne rendez-vous au parking du lac de Passy, coté criques. Contact: 06 31 44 55 19. Josée Krempp.(animatrice du comité)

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