Lidl à Cluses, Boîte à Outils à Thyez, Intermarché à Magland, Grand Frais à Domancy, Grand Mont–Blanc à Sallanches, extension du Super U de Passy, . . .
Alors que le numéro spécial de l’Écho des Pays de Savoie de 2 008 titrait « la Haute-Savoie, une terre de grandes surfaces », nous sommes toujours hélas et plus que jamais « une terre de grande-surface ».
Pourquoi ne pas s’en réjouir ?
- Parce que le développement des grandes surfaces n’est pas compatible avec la protection ou le développement du commerce de proximité. Ainsi, les chartes de développement durable qui fleurissent ici et là et mettent dans leurs objectifs « la sauvegarde du petit commerce de proximité » ne pourront pas tenir leur objectif si les grandes surfaces continuent leur développement.
- Parce que ces grandes surfaces occupent le plus souvent des terrains plats qui pourraient avoir une vocation de production locale (agricole) notamment puisque tout le monde s’accorde dorénavant pour dire qu’il faut revenir au « local ».
- Parce qu’une grande surface, c’est aussi plus de déplacements notamment de voitures et plus de parkings et que là encore, les surfaces occupées par les parkings seraient plus utiles à l’agriculture ou l’artisanat local (des zones de compostage par exemple, ou des réseaux de recyclerie et ressourcerie, des maraîchers ?)
- Parce qu’il nous faut sauvegarder la biodiversité et que la sauvegarde de la biodiversité est incompatible avec le développement des grandes surfaces. Voir l’appel des 60 lors des journées de la biodiversité à Chamonix en mai 2 010.
- Parce que les grandes surfaces ne pourvoient que peu d’emplois et des emplois de seconde catégorie alors que la relocalisation de l’économie et le « produire et consommer local » sont bien plus riches en emplois.
- Parce que les grandes surfaces sont sources de beaucoup de déchets et que nous avons mieux à faire qu’à inciter au gaspillage des matières premières et que le traitement des déchets coûte très cher aux collectivités locales.
- Parce que les connaissances que nous avons de l’état du monde nécessitent de tout mettre en oeuvre pour produire et consommer localement afin de diminuer notre impact sur la planète et de ne pas dépendre de productions lointaines pour nos besoins de base.
Pour toutes ces considérations, les Verts « Faucigny–Mont-Blanc » mettront en oeuvre tout ce qui est en leur possibilité pour que ces grandes surfaces ne s’implantent pas et que les terrains ainsi épargnés soient voués à des destinées plus raisonnables, riches en emploi local et valorisantes.
Nous appelons toutes les personnes qui se reconnaissent dans ce combat à trouver les moyens qui leur conviennent pour faire comprendre à ces promoteurs qu’ils ne sont pas les bienvenus.
Une
interview d'Hervé Kempf, auteur du livre "Pour sauver la planète, sortez du
capitalisme":
Comme l'écrit Paul Ariès dans le numéro
d'Octobre 2008 du journal de la décroissance,
