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Questions de société

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lundi 15 février 2010

RENCONTRE DALAI-LAMA / BARAK OBAMA : LA CAUSE TIBETAINE PROGRESSE



Communiqué de presse du 15 février 2010

Rencontre Dalai-Lama / Barack Obama : la cause tibétaine progresse !


 
Les Verts se félicitent de la rencontre entre le président des Etats-Unis, Barack Obama, et Tenzin Gyatso, 14ème Dalaï Lama.

Depuis le soulèvement de mars 2008, une répression implacable s’est abattue sur le Tibet, fermé aux contacts et communications internationaux. La peine de mort a été prononcée contre des manifestants, d’autres ont été condamnés à de lourdes peines d’enfermement, tandis que l’on compte les disparus par dizaines. Pourtant, comme l’avait affirmé le Dalaï Lama lors de l’audience qu’il a accordée le 7 juin dernier à une délégation d’Europe Ecologie conduite par Jean-Marc Brulé, maire de Cesson, Secrétaire national adjoint des Verts en charge des élections et des institutions, et José Bové, député européen, les autorités tibétaines en exil ont multiplié les signes d’apaisement.

Lors des derniers entretiens bilatéraux conduits avec des représentants du gouvernement central de Pékin en janvier, ils ont réaffirmé qu’ils entendent construire une solution politique pour la Tibet dans le cadre constitutionnel de la République populaire de Chine, sans même réclamer de droits particuliers pour eux-mêmes. Le droit à l’autonomie demandé par les Tibétains, dans le cadre chinois, serait ainsi bien en retrait du « un seul pays, deux systèmes » qui a cours à Hong-Kong ou à Macao.

Malgré cela, les autorités de Pékin restent inflexibles, et refusent toute avancée. Seule la pression internationale peut aujourd’hui permettre que le dossier de l’autonomie du Tibet reste à l’agenda de Pékin.

Il en va de l’intérêt de la paix en Extrême-Orient. Paix pour les Tibétains eux-mêmes, en laissant ouverte la possibilité d’un règlement diplomatique du dossier, sans avoir recours à la violence. Paix pour la Chine elle-même, tant la question de Taïwan est dépendante de la façon dont Pékin respectera ses propres périphéries, Tibet, mais aussi Xinjiang ou Mongolie intérieure. Si la répression se renforce sur ces provinces, comme c’est le cas aujourd’hui, alors il ne reste aux autorités de Taïwan que la voie de la force pour éviter de connaître un sort équivalent : l’actuelle course aux armements dans le détroit de Formose n’est une bonne nouvelle pour personne.

Les Verts espèrent que les deux prix Nobel de la Paix, Barack Obama et Tenzin Gyatso, sauront trouver les voies et les moyens de convaincre Pékin d’entreprendre une politique d’apaisement dans sa propre périphérie, et de répondre positivement au Memorendum proposé par les autorités tibétaines, pour le bien de tous les peuples qui, de Taipeh à Lhassa, de Pékin à Urumqi, sont amenés par la géographie et l’histoire à avoir un destin lié.
 
Les Verts et Europe Ecologie lanceront une association des élus et des militants écologistes pour le Tibet le 27 février à 19h dans la ville de Troyes (10).
 
Ils seront également partie prenante des manifestations du 10 mars pour un Tibet libre.

Les Verts



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dimanche 7 février 2010

RETRAITES , ESPERANCE DE VIE : XAVIER BERTRAND S'Y PERD

Retraites, espérance de vie : Xavier Bertrand s'y perd

DESINTOX

En 1982, assure le secrétaire général de l'UMP, un retraité partant à 60 ans n'avait que 10 ans d'espérance de vie, contre 22 ans aujourd'hui. Une "formidable nouvelle qu'il faut financer". Formidable nouvelle, mais parfaitement approximative.

(© AFP Valery Hache)

INTOX

C’est son slogan du moment. A chaque question sur la réforme des retraites qui se profile, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP justifie l’allongement nécessaire de la durée du travail en dégainant immanquablement la même statistique : «Quand vous preniez votre retraite à 60 ans en 1982, vous aviez dix ans d’espérance de vie, aujourd’hui vous avez vingt ans d’espérance de vie. Cette formidable bonne nouvelle, il faut la financer», expliquait-il sur BFM TV le 1er février. Un copié-collé (à deux ans près) de propos déjà tenu sur Public Sénat le 19 janvier, mais aussi sur France 3, le 24 janvier : «Quand la retraite a été mise en place à 60 ans, avec application en 1982, vous aviez au moment où vous partiez en retraite dix ans d’espérance de vie. Aujourd’hui, quand vous prenez votre retraite à 60 ans, vous avez vingt-deux ans d’espérance de vie.»

DESINTOX

Les chiffres du secrétaire général de l’UMP sont faux. Aujourd’hui, l’espérance de vie à 60 ans (nombre d’années restant à vivre au-delà de cet âge) est de 22,2 ans pour les hommes et de 27 pour les femmes. Mais surtout, l’évolution depuis 1982 est loin d’être aussi spectaculaire que ne l’affirme Bertrand. En 1980, l’espérance de vie à 60 ans n’était pas de dix ans comme il le dit, mais de 17,3 ans pour les hommes, et de 22,4 ans pour les femmes (Rapport du COR ). Depuis trente ans, elle n’a donc pas progressé de dix ans, comme il le suggère, mais de 4,9 ans chez les hommes et de 4,6 ans chez les femmes. Selon les projections de l'INSEE, l'espérance de vie à 60 devrait dans les décennies à venir croître d'environ 1,3 année tous les dix ans (rapport du COR). Un rythme nettement moins effréné que ce que Bertrand décrit.

Ajoutons aussi que la "formidable nouvelle" de la hausse de l’espérance de vie n’est pas vraiment une nouvelle, et qu’elle est déjà prise en compte depuis la réforme des retraites de 2003, dont Xavier Bertrand était d’ailleurs rapporteur. La réforme a établi un lien entre la durée de cotisation et la durée moyenne de retraite, calculée à partir de l’espérance de vie à 60 ans. L’article 5 de la loi fixe comme objectif de maintenir constant, jusqu’à 2020, le rapport entre la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein et la durée moyenne de retraite. C’est en raison de la hausse de l’espérance de vie à 60 ans estimée par l’Insee qu’il a ainsi été décidé en 2008 de porter progressivement la durée de cotisation à quarante et un ans d’ici 2012. Un mécanisme jugé injuste par les syndicats, qui font notamment valoir son caractère inégalitaire : alors que la durée de cotisation a été portée au même niveau pour tous les salariés, l’espérance de vie elle, diffère largement selon les professions. Elle est inférieure de sept ans pour les ouvriers que pour les cadres.

mardi 2 février 2010

MANIFESTATION POUR LA PALESTINE



Communiqué de presse du 1er février 2010

Appel des Verts à la manifestation pour la Palestine du 6 février 2010 à Paris


À l’occasion du premier anniversaire de la guerre menée par l'armée israélienne contre Gaza, les Verts souhaitent rappeler que la population de ce territoire surpeuplé continue de vivre la guerre de l’enfermement avec le blocus terrestre, maritime et aérien, imposé par le gouvernement israélien.

De nombreuses ONG comme Amnesty International constatent que la population Gazaouie vit encore aujourd’hui une catastrophe humanitaire et sociale sans précédent et que la reconstruction s’avère impossible en raison de la politique israélienne.

L’impunité dont jouit l'État d'Israël met à mal le respect du droit international et des résolutions de l'ONU. L'Union Européenne et la France doivent exercer toutes leurs responsabilités pour que le droit international ne soit plus bafoué et que les crimes de guerre soient jugés comme le préconise le rapport Goldstone voté par l’assemblée générale de l’ONU.

Les Verts appellent tous les démocrates français à se joindre à la manifestation organisée par le «Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens» le samedi 6 février prochain à 14 heures au départ de la Place de la République à Paris pour que cessent le blocus de Gaza et la colonisation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie.

La délégation des Verts à cette manifestation sera dirigée par Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne, Françoise Alarmatine, Brigitte Brozio, Denis Baupin membres du Collège exécutif, et Jérôme Gleizes, responsable de la commission transnationale, et de nombreux militant/es Vert/es y seront également présents..

lundi 1 février 2010

ETATS GENERAUX DE LA JUSTICE


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mardi 29 décembre 2009

URGENCE A GAZA

Bonjour,

Les marcheurs du collectif national ont réussit à prendre leur bus et à sortir du Caire à l'inverse des autres déléguations qui se sont vu tout simplement annuler leurs bus. Malheureusement, nous avons du rebrousser chemin vers le Caire (voir le témoignage ci -bas)!
Bien que nous avons reçu de l'aide de l'ambassade de France au Caire, nous portons la responsabilité de l'échec de la marche en premier sur notre gouvernement français qui n'a pas produit le soutien politique nécessaire pour dépasser ce blocage. Nous allons retenter de rallier la frontière dans les deux prochains jours. Des informations sérieuses venant de nos contacts en Egypte nous font croire qu'un tel soutien aiderait beaucoup à débloquer la situation.

<< DONC :::: Continuons à mobiliser >> signer et faire signerhttp://www.urgence-gaza.net
la pétition a récolté plus de 2000 signatures en une journée : c'est exceptionnel mais il faut plus.
Nous avons demandé un entretien auprès du cabinet du ministre, et nous attendons la réponse.
Nous avons encore deux jours d'action après ce sera difficile car le marcheurs vont devoir rentrer: donc le mot d'ordre est signez signons!
- quelques idées : chacun des signataires transmet ce message à 10, 20 amis ou plus, voir même à son carnet d'adresse
- partager la pétition sur votre réseau social, facebook, twitter, etc..., directement depuis la page de la pétition (tout en bas)
- en parler autour de vous.
- interpeller les médias : contact sur place : Yazid  ( 0020 1 28 10 76 ) ; Florent ( 0020 1 26935576 ) ;  Julien ( 0020 1 70 22 96 35 ) ;  Magali ( 0020 1 72 63 76 85 )

<< Info Marche  >> http://www.urgence-gaza.com

voici le témoignage de deux participants:
Lundi 28 décembre 2009

Enfin une nuit complète !

Dès le matin nous faisons un aller retour entre les 2 hôtels où est réparti notre groupe.

Les campeurs sont toujours devant l'ambassade et leurs bus au dépôt avec interdiction de sortir.

Nos bus ne sont pas dans cette situation et doivent partir vers 14h pour El Arish. La consigne est d'être discret pour rejoindre le point de départ.

Comment être discret à 50 personnes avec sacs à dos et appareils photos ? Outre les policiers en civil qui veillent sur le troupeau, les cairotes sont tous sur le pas de leurs boutiques pour assister au départ !

A 15h le bus démarre ! On n y croyait plus. La joie a remplacé la crispation sur les visages. Même si nous n'allons pas loin nous avons l'impression d'avoir franchi un premier obstacle.

5 bus sont sur la route avec 200 personnes à bord : des français, des belges, des grecs, des indiens (d'Inde), des américains et un suisse, tous calmes et déterminés à dénoncer le blocus de Gaza, l'impunité d'Israël et la complicité de la Communauté Internationale.

Florent au micro nous rend compte régulièrement des contacts entre les bus. 
Très vite, il faut déchanter, les deux premiers bus sont arrêtés  par la police de la route, nous dit il.

Le convoi que nous formons avec 2 autres bus est lui aussi stoppé à une vingtaine de kilomètres du Caire. Un monsieur en costume et cravate, un téléphone sur chaque oreille, semble très occupé à ne pas nous laisser aller plus loin. Il arpente avec nonchalance le bord de l'autoroute qui est un vaste dépotoir où volent sacs plastiques et s'entassent les gravats que le sable recouvre peu à peu.

Nous restons là dans le vacarme des klaxons, des annonces micros sur l'issue des négociations. Au bout d'une heure, on annonce un colonel. Il arrive dans son uniforme à boutons dorés, et ajoute à ses décorations, lui aussi un téléphone en pendentif à chacune de ses oreilles. Le chauffeur du bus nous explique que c'est monté très haut, on parle du chef des services de renseignement ... du ministre peut être.

Entre temps des nouvelles arrivent de l'ambassade de France : les personnes qui ont passé la nuit sur le trottoir sont dans une situation bien pire que la notre. Trois solutions leur sont proposées : passer une nouvelle nuit sur le trottoir et être reconduite le lendemain à l'aéroport, être reconduites immédiatement à l'aéroport, ou encore être confinées jusqu'à leur avion de retour, au lycée français du Caire mis à disposition par l'ambassade.

Dans notre bus sur le bord de l'autoroute, nous avons au moins l'impression d'avoir bougé, mais si peu ... Nous essayons de gagner du temps pour permettre aux médias d'être sur place et de rendre compte de la situation. Au bout de deux heures, les services se font plus autoritaires et intiment l'ordre aux chauffeurs de bus de nous reconduire au Caire à nos hôtels. Toujours calmes et après quelques échanges entre les 5 bus (vive le portable ..) nous nous plions à cette exigence, et décidons de convoquer la presse pour notre retour.

Demi tour donc avec amertume bien sur mais une visibilité attendue à l'arrivée. Nous sommes escortés par un véhicule de police, qui surveille de près notre itinéraire.


Qui a dit que le frontière sud de Gaza était perméable ? 
Qui a dit que la population gazaouie pouvait être alimentée par les organisations humanitaires ? 
Que les démarches pacifistes pouvaient entrer dans Gaza ? 
Que le blocus n'empêchait pas de vivre ...


Eh bien non, le blocus existe, nous l'avons testé pour vous ...

A.P & P

vendredi 4 décembre 2009

LES TAXIS G7 ; LES TAXIS QUI NE ROULENT PAS POUR LES HANDICAPES

Communiqué de presse du 2 décembre 2009

taxi g7

Taxis G7 : les taxis qui ne roulent pas pour tout le monde

Dimanche après-midi, alors que la commission « handicap, écologie et citoyenneté » des Verts se réunissait, deux militants s’étant levé dés l’aube à 5 heures du matin et venus exprès de Rhône-Alpes en train sont restés à quai une fois arrivés à Paris. La société de taxis G7 ne les a pas pris en charge, bien que leur véhicule ait été réservé et le prestataire prévenu de leur situation. Le taxi a refusé de s'occuper de ses deux clients en raison de leur handicap moteur, les laissant toute la journée jusqu’au soir dans le froid et les courants d’air du hall de la gare de Lyon.

Il s'agit là d'une pratique illégale et intolérable. A travers l'inacceptable mésaventure dont ont été victimes ces deux militants, les Verts entendent dénoncer haut et fort cette discrimination.

La responsabilité des taxis G7 est d'autant plus grande que le coeur de métier de cette compagnie est d'être un prestataire de mobilité, dont les services doivent être accessibles sans distinction d'aucune sorte, et notamment aux personnes dont les déplacements sont contraints.

Les Verts demandent au président de la compagnie de s'expliquer publiquement et souhaitent que la justice apprécie ces événements avec toute la rigueur nécessaire.

La discrimination est un délit et doit être traitée comme telle. Elle est bien plus répandue qu'on ne le croit, hélas trop souvent tolérée et presque systématiquement impunie. Tant que cette question ne sera pas mise au c¦ur des politiques publiques et traitée comme il se doit par la justice, rien ne changera.Taxis G7 : les taxis qui ne roulent pas pour tout le monde.

Djamila Sonzogni, Porte-parole

mardi 1 décembre 2009

JOURNEE MONDIALE CONTRE LE SIDA

Communiqué de presse du 1er décembre 2009

Journée mondiale contre le sida:

des progrès en trompe-l’oeil

tournesol

Mardi 1er décembre, lors de la Journée mondiale contre le sida, Emmanuelle Cosse, ancienne présidente Act Up-Paris, Pierre Serne, co-responsable de la commission LGBT des Verts, Francine Bavay, vice-présidente du Conseil Régional Ile-de-France, comme de nombreux élus et militants dans toutes les régions de France, se joindront à la marche inter-associative qui partira à 18h30 de la place de la Bastille à Paris.

La lutte contre le sida, à la fois par la prévention des nouvelles contaminations et la solidarité avec les personnes vivant avec la maladie, est un élément important du programme du Rassemblement des écologistes.

Cette journée est l’occasion de rappeler les carences de l'Etat en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge précoce, notamment auprès des publics usagers de drogues et LGBT. Les Verts et Europe Écologie entendent maintenir ou accroître les budgets des régions consacrés aux politiques de lutte contre le VIH/sida afin de soutenir les politiques de prévention et les organismes de recherches de plus en plus délaissés par l'État. De même, à travers leur politique de coopération décentralisée, les régions peuvent permettre d'aider les pays les moins favorisés dans leur lutte contre la maladie. Car même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, les pays les moins favorisés, notamment d'Afrique sub-saharienne où se trouvent 67 % des cas mondiaux, ne bénéficient pas de suffisamment de traitements.

Mais les engagements des régions ne sauraient se substituer aux manquement de l'État en matière de santé. Europe Ecologie et les Verts souhaitent donc que la marche du 1er décembre soit non seulement un moment de solidarité avec toutes les personnes atteintes par le VIH/sida, leurs proches, mais aussi un rendez-vous pour interpeller le gouvernement sur son manque dramatique d'ambition en matière de lutte contre le sida.

Europe Écologie et les Verts appellent à participer aux manifestations à travers toute la France à l'occasion de la journée mondiale contre le sida.

lundi 30 novembre 2009

ETRE FRANCAIS C'EST QUOI ? DE MALIKA BENARAB ATTOU DEPUTE EUROPEENE VERTE D ' EUROPE ECOLOGIE POUR NOTRE REGION

Malika BENARAB ATTOU voulant réagir d'une façon plus importante que, par un commentaire, aux articles de la commémoration du 8 mai 1945, nous a fait parvenir ce texte, compte tenu de sa qualité, nous lui avons laissé “Blog-Libre“ et publions son post intégralement.

Etre Francais c est quoi

Bonjour en ce beau vendredi 8 mai 2009, J'étais à la cérémonie du 8 mai 45 tout à l'heure et c'est vrai que les combattants africains, maghrébins étaient les grands oubliés de la commémoration et de l'hommage rendus aux morts à Chambéry aujourd’hui. Malgré un très lourd tribut en vies perdues pour nous permettre de vivre en paix aujourd’hui en France. Pire, le scandale perdure car le traitement des pensions continue à être inégal aujourd’hui malgré la revalorisation mise en place. On continue à mégoter.

Le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), association indépendante à but non lucratif estime que les « concessions » du gouvernement ont très insatisfaisantes et ne résolvent que très partiellement le problème posé par les lois de « cristallisation ». Et de déplorer que l’annonce ne concerne que la retraite du combattant (soit environ 500 euros par an) et les pensions militaires d'invalidité et non l'ensemble des pensions civiles et militaires versées aux anciens fonctionnaires.

Quantitativement il y a bien plus de pensions de retraite ou de pensions de réversion versées que de retraites du combattant ou de pensions d'invalidité » précise l'organisation sur son site Internet. « Ce sont donc des demi-mesures, des bricolages à minima qui ne résoudront pas la situation d'un grand nombre d'anciens fonctionnaires des ex-colonies » conclut le Gisti. Ferhat ABBAS, ce grand homme profondément démocrate et humaniste qui croyait aux valeurs affichées par la République française s’est trouvé face à un Etat colonial, dominateur, discriminant.

C’est ainsi que l’écrivain est devenu indépendantiste et révolutionnaire au nom même de ces valeurs. Le plus républicain n’est pas toujours celui qu’on croit. Je suis franco-algérienne, africaine-européenne, héritière de l'histoire de ces peuples. Prise dans la passion franco-algérienne, qui est le reflet de cet amour de la liberté et de l’égalité et de cette intimité secrète que partagent ces deux peuples qui ne veulent pas reconnaître l'un en l’autre un eux-même nourri à des histoires différentes.

Les français (on pourrait élargir aux européens) héritiers de la révolution française, de la philosophie des Lumières et de ses valeurs d'égalité, de liberté et de fraternité, et les algériens (on pourrait dire plus largement les maghrébins) qui se situent dans la lignée des peuples berbères et arabes , fiers de leur liberté, farouches combattants de cette rive sud de la Méditerranée, avides d’égalité se saluant toujours en s'appelant frères (aghma, khoya). Etre Francais c est quoi ;

Aujourd’hui, franco-algérienne, africaine-européenne, je veux réconcilier ces deux sources de mon identité : celle des Lumières et des valeurs qu’elles portent et celle de la culture des peuples anciens de la berbérité (peuple amazigh) et de la méditerranée plus largement, unis par cette mer autour de laquelle ils vivent, échangent depuis des millénaires. Ces peuples qui ont créé ensemble une culture singulière, forte, creuset d’un art de vivre et d’une civilisation à part entière : mediterranéenne.

Les identités, enracinées dans l’histoire et la vie des peuples sont plurielles, il faut en prendre conscience et ne pas se mutiler en se représentant comme un être unidimensionnel. C’est possible, c’est le moment mais à certaines conditions : au-delà de l’affichage des valeurs, reconnaître en France les concitoyens musulmans, d’origine maghrébine ou africaine comme des concitoyens à part entière, ne plus voir en l’Islam (comme on le faisait à l’époque de l’indigénat) une barrière qui cimente une altérité qui déshumanise l’autre. Il faudra bien que les Français regardent leurs voisins et compatriotes tels qu’ils sont et non tels qu’ils les fantasment.

Car l’Islam est un humanisme et la majorité des musulmans en France et au Maghreb vivent cet Islam débonnaire qui les ouvre à la spiritualité et à la fraternité. Bien sûr qu’il y a des hommes qui instrumentalisent l’Islam pour des objectifs de pouvoir, de puissance, mais toute religion et toute philosophie peut être et a été peu ou prou ainsi manipulée à des fins qui sont propres à certains acteurs. Je me suis retrouvée dans l’après-midi même à une terrasse près de 3 jeunes hommes français d’origine maghrébine et nous avons commencé à discuter.

Toute l’histoire coloniale est revenue : bien que des valeurs soient clamées haut et fort (Liberté-Egalité-Fraternité) ces jeunes se vivent dans une société qui ne leur donne pas leur place, parce que d’origine maghrébine, parce que musulmans. Le sentiment de fraternité est celui qui manque le plus cruellement aujourd’hui : comment être frères quand on vous rejette et discrimine du fait de votre origine ou de votre religion ? Sans reconnaissance rien n'est possible. Tant que la France n’aura pas fait un travail sur son histoire coloniale et tant qu’elle n’aura pas reconnue les faits et les errements de sa politique dans les colonies et en Algérie en particulier, alors le « refoulé » continuera à travailler malgré elle la société française et des comportements inconscients viendront contredire les belles valeurs inscrites à tous les frontons.

Etre français ce n’est pas être blanc ou catholique (désolée M. Gallo) c’est s’inscrire dans les valeurs de la République. Et il faudra bien prendre conscience que le visage de celle-ci a un peu changé, qu’il a pris une couleur plus mate et que la religion qui ouvre l’esprit et le coeur des citoyens français peut aussi être l’Islam.

Malika BENARAB ATTOU Malika soutient des sans papiers

jeudi 26 novembre 2009

MANIFESTATION INTERNATIONALE SAMEDI 28 NOVEMBRE A GENEVE A 14 H PLACE NEUVE

MANIFESTATION INTERNATIONALE SAMEDI 28 NOVEMBRE A GENEVE A 14 H PLACE NEUVE ;

tournesol

Crises alimentaires , economiques , sociales , climatique , Faillite globale du systeme ! Il est temps de changer de cap !

Affiche 28 Novembre

mercredi 18 novembre 2009

GRIPPE A : LE FIASCO DE LA VACCINATION GENERALE

Communiqué de presse du 18 novembre 2009

Grippe A : Le fiasco de la vaccination générale

tournesol Effets secondaires de la canicule et du sang contaminé ? Influence occulte des labos ? En tout cas l’excès de zèle des autorités françaises a produit un plan délirant de vaccination générale contre la grippe A qui, au final, pourrait avoir des conséquences sanitaires négatives.

Un plan disproportionné. La France est le seul pays à avoir choisi la vaccination générale de toute la population et a commandé pour cela 94 millions de doses, soit deux fois plus que les Etats Unis, et 10 % du stock mondial. Bravo pour la solidarité avec le reste de la Planète ! Les Français étaient censés se ruer sur le vaccin. On a donc mis en place un dispositif exceptionnel de centres de vaccination dans les gymnases. A la guerre comme à la guerre ! Curieusement, les médecins généralistes sont exclus du dispositif. Ce sont pourtant eux qui connaissent les patients et à eux qu’on demande conseil. Spontanément ils recommandent le plus souvent, et avec bon sens, le vaccin aux personnes fragiles (10 % des cas) et pas aux autres. Bien sûr ce plan fou a un coût exorbitant : 1,5 milliards d’euros, deux fois le plan cancer, au moment où le personnel dénonce le manque de moyens chronique dont souffre l’hôpital !

Une communication ratée. La communication du gouvernement, qui relève de l’exploitation politicienne d’un problème de santé publique, a accumulé les erreurs : Une dramatisation à outrance au départ puis le virus du siècle n’est bientôt plus qu’une grippette. (La vérité est sûrement entre les deux !) Des risques liés à la vaccination niés bêtement alors qu’ils sont probables, comme pour tout vaccin et même tout médicament. Certaines clauses du contrat avec les labos, qui les exonèrent de toute responsabilité en cas d’effets secondaires, alimentent la suspicion. Une proximité de certains responsables de la santé publique avec les labos mêmes qui vendent le vaccin difficilement justifiable. Bref ! Les Français ont l’impression d’être pris pour des imbéciles, le doute s’installe, les centres de vaccination sont déserts.

Des conséquences sanitaires inquiétantes. Ce ratage monumental pourrait faire sourire mais les conséquences sanitaires risquent d’ être dramatiques. En voulant trop en faire on est peut-être en train de rater l’essentiel: la prise en charge des populations les plus fragiles.

Il est grand temps de revenir à des mesures de bon sens et de rétablir la confiance : - Renoncer à la vaccination générale pour se concentrer d’abord sur les populations à risque. - Réintroduire les généralistes dans le dispositif, comme c’est les cas pour les grippes saisonnières et comme le font d’autres pays. - Suspendre les centres de vaccination et ne les rouvrir qu’en cas de nécessité. - Nommer un comité d’experts indépendants pour surveiller les effets secondaires du vaccin de façon transparente.

Jean Louis Roumégas, Porte-parole

PS :Enfin espérons que l’enquête menée par l’Office Parlementaires d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques dont les rapporteurs sont Marie Blandin, sénatrice verte et J Pierre Door, député UMP, fera la lumière sur les conditions dans lesquelles ce plan a été arrêté.

lundi 16 novembre 2009

DISTRIBUTION D'ARGENT A PARIS : MAILORAMA DOIT PAYER LA CASSE

Communiqué de presse du 16 novembre 2009

Mailorama doit payer la casse !

tournesol Plusieurs personnes vont être jugées en comparution immédiate suite au fiasco organisé par la société Mailorama au pied de la tour Eiffel. Les responsables de l'entreprise ne sont quant à eux toujours pas amenés à répondre de leur responsabilité, faute de plainte de la préfecture. Toujours prompte à faire parler d'elle, Mme Alliot-Marie s'est empressée de réclamer des sanctions fortes contre les personnes interpellées... mais pas contre les véritables responsables de ce fiasco. C'est aujourd'hui la collectivité qui assume les coûts de cette opération douteuse.

Par ailleurs on ne peut que condamner cette utilisation marketing de la misère humaine.

De tels débordements de violence dans une société qui souffre d'une répartition toujours plus inacceptable de ses richesses étaient prévisibles.

On peut s'étonner du point de vue de la ministre de la justice. Au-delà de la responsabilité des businessmen charlots, pourquoi la préfecture a-t-elle autorisé cet événement publicitaire comme le prétend l'entreprise ? Faire preuve de dureté contre les plus précaires, c'est bien beau. Déterminer les responsabilités de chacune des parties prenantes serait bien mieux. L'espace public parisien est suffisamment saturé par la publicité pour que la préfecture n'autorise pas ce type d'opération de communication lamentable avec les risques qu'elle comporte.

dimanche 8 novembre 2009

GREVES SNCF

Communiqué de Presse Vendredi 6 novembre 2009

Grèves SNCF

tournesol

S’il ne nous appartient pas de juger du bien fondé du recours à la grève de trois organisations syndicales (CGT, SUD et CFDT) dont la gène pour la usagers est évidente, nous souhaitons clarifier les points suivants , les élus Verts au conseil régional :

- appellent syndicats et direction à régler leur différent au plus vite dans la transparence nécessaire vis-à-vis des usagers. Ils demandent en particulier que les enjeux et revendications de cette grève soit clairement explicités ;

- souhaitent le maintien d’une présence humaine dans les trains TER quelque soit le type de trajet (y compris périurbains) ;

- souhaitent une certaine polyvalence des agents de contrôle pour assurer notamment l’information globale à l’usager ;

- constatent que la circulation de l’information entre les différents niveaux de la SNCF et sa délivrance aux usagers est toujours insatisfaite ;

- dénoncent la gestion différenciée des activités grandes lignes et TER privilégiant le TGV tant dans l’affectation du personnel que dans la gestion des horaires (lors de l’affectation des sillons ou en situation perturbée) et conduisant systématiquement à accentuer les difficultés du TER utilisé au quotidien ;

- s’interrogent sur l’éventuelle volonté de la direction de laisser pourrir une situation dans l’objectif d’accélérer la restructuration de la direction de Chambéry mais aussi de préparer la privatisation ;

- rappellent que la SNCF est une entreprise publique dont la direction est nommée par l’état alors que les régions en sont le premier financeur au travers de conventions quze chacune établit avec l’opérateur. Benoit Leclair, Conseiller régional,

Président du Comité de ligne Chambéry St André le Gaz Bourg St Maurice

Alain Coulombel, Conseiller régional,

Président du comité de ligne Evian Bellegarde

Gérard Leras, Président du groupe des élus Verts à la Région Rhône Alpes,

Président de la commission transports à la Région Rhône Alpes

mardi 29 septembre 2009

LA VELORUTION / 10 Octobre 2009

Le Comité Anti Olympique organise, le Samedi 10 Octobre, La Vélorution, à laquelle, je l'espère, vous serez nombreux à participer.

Si, comme nous, vous ne croyez pas aux promesses fumeuses de Jeux soit-disant écolos, mais pour lesquels les vols internationaux ne sont pas pris en compte dans le calcul des émissions de gaz à effets de serre.

Si, comme nous, vous estimez que près de 20.000.000 d'€uros gaspillés dans une candidature qui n'a que peu de chances d'aboutir, ça commence à faire cher la page de publicité.

Si, comme nous, vous êtes inquiets des projets routiers adossés à cette candidature (Tunnel sous le Semnoz par exemple).

Si, comme nous, vous pensez que les JO ne sont pas la condition sine qua non à l'obtention des infrastructures ferroviaires nécessaires à la Haute-Savoie (doublement de la ligne SNCF Annecy-Chambéry par exemple).

Si, comme nous, vous pensez que la Haute-Savoie devrait s'interroger des conséquences d'un probable réchauffement climatique sur l'activité
touristique, et se préparer dés à présent à une transformation de son offre (cf "lettre ouverte" en pièce jointe).

Si, comme nous, vous pensez que les canons à neige, imposés par le comité international olympique (CIO), sont une hérésie à l'heure où l'eau est un enjeu majeur (pour info, la Haute-Savoie est en pénurie récurrente d'eau ces dernières années).

Si, comme nous, vous pensez que l'esprit de l'Olympisme s'est laissé corrompre pour ne devenir qu'une ode au marketing et à l'affairisme.

Si, comme nous, vous rêvez de faire taire certains élus qui ont oubliés l'intérêt général pour ne penser qu'à leurs petites lubies, leurs voitures de sport, leur soif de pouvoir et de grandeur, et pour les pires d'entre eux leur appétit électoral.

Si, comme nous, vous pensez que "Résister, c'est Créer".

Alors, rejoignez nous nombreux le 10 Octobre, et, ensemble, faisons la Vélorution!!!

Parce que ce n'est pas avec les recettes du Passé que l'on améliorera l'Avenir!!!

Pour plus d'infos :
http://sites.google.com/site/comiteantiolympiquedannecy/Home

Pour signer et faire signer la pétition en ligne :
http://www.petitionduweb.com/NON_au_projet_de_JO_pour_2018_a_Annecy_ou_Grenoble-3056.html

Khaled DEHGANE. Pdt des Amis de la Terre 74. 06/24/27/45/04.

mercredi 23 septembre 2009

DES VOITURES OMNI-PRESENTES EN HAUTE-SAVOIE

Des voitures omniprésentes" :

tournesol

... car de plus en plus , la Haute-Savoie appartient aux voitures" et encore concernant la Liane (A41)Annecy-Genève (mise en service dernièrement et largement déficitaire par rapport aux pronostics) : "Bientôt la révolution. L'ouverture fin 2008 de l'A41 nord .... va radicalement changer la donne des déplacements à l'échelle des 2 départements". Et le pompon : "une certitude : il (ce tronçon) renforcera la place de la voiture - et des camions - dans les Alpes. Des camions qui, depuis la réouverture du tunnel du Mt-Blanc, ont retrouvé le chemin de la Haute Savoie;

On estime qu'ils seront aussi nombreux en 2009
qu'avant la catastrophe".

Il y a donc bien - de la part de nos élus majoritaire - une réelle volonté de continuer à privilégier la bagnole puisqu'ils étaient parfaitement au courant des effets de la construction du nouveau tronçon. Encore un chiffre donné : le tableau nommé "évolution du trafic automobile en 74 "

Il passe de environ. 360000 en 1994 à 462 800 en 2005

+15,1% entre 2000 et 2005". C'est sûr, en 2000, on ne savait pas encore qu'il fallait trouver des alternatives aux déplacements routiers!!!!

dimanche 30 août 2009

INFOS DE BABETH ROULET DES VERTS

tournesol

José Bové convoqué au tribunal de Béziers pour un arrachage d'un pied de mais 810 dans Hérault en 2007!

Consultez le site du nouvelobs:nouvelobs.com;article de Denis Robert sur Clearstream et les paradis fiscaux;

Consultez le site:www.ecolosphere.net;

et sur www.sera.asso.fr (santé et environnement en Rhône-Alpes)

dimanche 9 août 2009

LES DICTATEURS ONT CHANGE DE RECETTE

Les dictateurs ont changé de recette, par Moisés Naím

tournesol

Comment rester au pouvoir indéfiniment en maintenant des apparences de démocratie. dimanche 9 août 2009

En guise de marmitons, choisissez des juristes plutôt que des lieutenants-colonels et comme ingrédients principaux, plutôt le référendum et l'amendement constitutionnel que le tank ou l'assaut sur le palais présidentiel. Les modes changent, surtout en cuisine, mais le résultat est toujours le même: les dictateurs parviennent à maintenir l'apparence de la démocratie tout en restant au pouvoir aussi longtemps qu'ils le peuvent.

Bien sûr, cette constante ne saurait effacer les particularismes culturels et chaque pays accommode la recette au goût des élites locales. Ainsi, au Zimbabwe, la recette des élections qui maintiennent Robert Mugabe au pouvoir depuis 29 ans émet un bouquet plus relevé que celle appliquée en Russie, où l'élection d'un nouveau président ne change rien au fait que Vladimir Poutine continue de tirer toutes les ficelles. En Iran, où on apprécie un zest de religion et où le chef suprême du pays, Ali Khamenei, a affirmé que la victoire écrasante du président Mahmoud Ahmadinejad était un «signe du ciel», les milices autorisées à tabasser les manifestants constituent une garniture des plus appréciées.

En Amérique latine, la grande nouveauté est la manipulation de la constitution. Au Honduras, Manuel Zelaya a essayé de suivre cette recette en modifiant la loi afin de rester au pouvoir pour un second mandat, mais il n'a réussi qu'à provoquer une indigestion chez les plus riches qui pourrait lui être fatale. Voici donc la recette qui fait aujourd'hui le succès des autocrates de tout poil.

Ingrédients

   * Des millions de citoyens très pauvres.
   * Des inégalités abyssales.
   * Une pauvreté inimaginable cohabitant avec une richesse obscène.
   * De l'injustice, de l'exclusion et de la discrimination raciale.
   * Une corruption omniprésente.
   * Une élite politique et économique arrogante, persuadée que «nous contrôlons la situation, rien n'arrivera ici.»
   * Des partis politiques discrédités.
   * Une classe moyenne apathique, déçue par la démocratie, la politique et ceux qui la font.
   * Un parlement, une justice et des forces armées ramollies par un bain prolongé dans une marinade à base d'indolence, de gaspillage et de corruption. Il doit être facile d'acheter un juge, un sénateur ou un général.
   * Des médias que leurs propriétaires utilisent pour promouvoir leurs intérêts économiques ou politiques.
   * Une superpuissance étrangère neutralisée, distraite par d'autres priorités ou empêtrée dans trop d'aventures militaires.
   * Une opinion internationale atteinte de troubles de l'attention aigus et ne s'intéressant pas vraiment à la manière dont les autres pays sont gouvernés.
   * Un ennemi extérieur que l'on peut pointer du doigt. La CIA est l'exemple idéal, mais un pays voisin peut également faire l'affaire. Ou des immigrés ayant une couleur de peau différente. Si rien ne marche, essayez les Juifs et le Mossad.
   * Des «milices du peuple» bien armées, bien entraînées et prêtes à briser les membres de ceux qui s'opposent au régime. Il n'est pas nécessaire que ces milices soient très nombreuses. Il suffit que les brutes qui les composent intimident la population en pratiquant le tabassage, l'assassinat, l'enlèvement ou d'autres formes de violence.

Préparation

1. Secouez bien les populations les plus pauvres grâce à une campagne qui monte certaines catégories contre d'autres. Saupoudrez de ressentiment, de rancœur électorale et de populisme économique. Faites évaporer toute harmonie en faisant bouillir la marmite sociale. 2. Prenez le pouvoir au cours d'élections démocratiques. Vous y arriverez plus facilement si vos rivaux sont corrompus et discrédités et si vous savez acheter les votes. Au cours de la campagne, proclamez votre volonté de lutter contre la corruption et de reprendre aux riches ce qu'ils ont volé aux pauvres. 3. Après avoir remporté les élections, organisez-en d'autres, mais ne les perdez pas. Les élections ne servent pas à défendre la démocratie, mais à décorer votre assiette. 4. Rafraîchissez le haut commandement militaire en nommant des officiers loyaux au président. Récompensez-les en leur faisant des cadeaux de toute sorte et punissez ceux qui manquent d'enthousiasme. Espionnez-les tous, tout le temps. 5. Faites la même chose avec la magistrature. 6. Lancez une campagne visant à obtenir la modification de la constitution par référendum. Obligez les employés des services publics à voter et assurez-vous que certains membres de l'opposition sont contre cette initiative. Persuadez le reste de l'opposition que son vote n'a aucun poids. 7. La nouvelle constitution doit garantir tous les droits des citoyens, surtout les plus pauvres, tout en ramenant leurs devoirs et leurs obligations au minimum. Promettez de réduire la pauvreté et de faire disparaître les inégalités. Dans le texte lui-même, insérez des provisions, rédigées dans un langage incompréhensible pour l'homme de la rue, qui affaiblissent ou suppriment la séparation des pouvoirs, concentrent l'autorité dans les mains du président et lui permettent de se représenter indéfiniment. 8. Discréditez, rabaissez, cooptez, achetez et réprimez l'opposition. 9. Contrôlez les médias. Tolérez quelques voix critiques que personne n'écoute, cela vous permettra de faire taire ceux qui vous reprochent de museler la presse. 10. Répétez le point trois, indéfiniment.

Bon appétit !

Moisés Naím est rédacteur en chef du magazine Foreign Policy.

Cet article a été publié par le Washington Post le 2 août 2009. Traduit par Sylvestre Meininge.

mercredi 22 juillet 2009

ET SI LES CANTINES PASSAIENT AU BIO ?

Et si les cantines passaient au bio ?

Par Marie-Claire Ganesco | Reporter d'espoir

Campagne du WWF "Oui au bio dans ma cantine" (DR).

En hausse de 25 % en 2008, le marché français du bio investit, pas à pas, notre quotidien. Aujourd'hui, ses bienfaits font largement consensus dans la société. Jusqu'à être officiellement reconnus d'utilité publique par le gouvernement français. Et l'agence bio est claire :

« Les Français consomment bio chez eux mais également hors domicile. »

Parmi les actifs, ils sont en effet 38% à déclarer vouloir plus de produits issus de l'agriculture biologique dans leur restaurant d'entreprise. Du côté des parents d'élèves, ils seraient 78% à émettre le même souhait pour leurs chères têtes blondes à l'école.

L'idée

Doucement mais sûrement, par l'introduction d'un produit puis d'un autre, les restaurants collectifs se convertissent. Début 2009, un tiers d'entre eux proposent des aliments bio « au moins de temps en temps ». Selon les estimations, dans trois ans, ils devraient être sept sur dix.

Des chiffres encourageants qui auraient tout intérêt à augmenter tant ce type d'alimentation cumule les avantages. Riches et dénués de substances chimiques, les produits issus de l'agriculture biologique constituent également un moyen efficace de développer de petites filières paysannes exsangues.

Ne pouvant ignorer l'engouement des Français pour ce type de produits, le gouvernement s'est engagé, lors du Grenelle de l'environnement, à passer progressivement à 20% de produits biologiques d'ici à 2012 dans les commandes de la restauration collective publique d'Etat. « Un objectif vraiment ambitieux », d'après Eric Grunewald, chargé de mission Restauration collective et filière au sein de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB). « Mais totalement irréaliste. Avec seulement 0,5% de produits bio au sein de la restauration collective aujourd'hui, on est encore très loin des 20% visés pour 2012 ! »

Au-delà des pourcentages et de l'effet d'annonce, c'est tout un système qu'il faut revoir. Potages en poudres, plats lyophilisés, omelettes congelées… Les restaurants collectifs n'ont plus rien des cuisines d'antan.

Comment la mettre en pratique

Ce combat contre la malbouffe, Philippe Renard en a fait une affaire personnelle. A la tête de la cantine d'un des plus grands groupes d'assurance belges, ce truculent personnage est parvenu à élaborer un menu quotidien à base de 85% de produits bio. Une performance assez rare dans la restauration d'entreprise pour être signalée. Lui qui a réussi à tripler l'effectif des convives confie :

« Le véritable challenge n'était pas seulement de servir des repas de qualité, mais surtout de ne pas exploser le budget alloué : 3,51 euros par personne et pas un centime de plus ! »

Le bio, pas si cher

« Alors qu'il me fallait 25 kg de légumes conventionnels pour préparer 100 litres de potage, je n'utilise plus que 18 kg de légumes bio pour la même quantité de produit fini ! La différence tient dans la matière sèche, en plus grande quantité dans les produits naturels, alors que les fruits et légumes traités sont gonflés d'eau. »

A ce principe de base, Philippe Renard associe quelques pratiques de bon sens. Peu à peu, la proportion de viande est diminuée au profit des céréales et des légumes, moins coûteux, le pain bio est servi en moindre quantité mais s'avère plus nourrissant. Les filières courtes sont privilégiées. Ainsi, le surcoût des aliments à l'achat, de 20 à 25% en moyenne, se trouve largement amorti.

Outre cet aspect, la formation du personnel, l'aménagement du restaurant et notamment la réinstallation d'une légumerie (présente dans chaque cantine autrefois), nécessitent aussi un investissement. Or, si l'on reprend les chiffres de l'agence bio, les mêmes parents qui désirent plus de bio dans l'assiette de leurs chérubins (78%) ne sont plus que 6% à bien vouloir mettre la main au porte-monnaie. Encore un paradoxe français pour Stéphane Veyrat, directeur de l'association « Un plus bio » :

« Les gens veulent les meilleures choses sans devoir payer plus cher. »

Il est important de rappeler que les prix de l'agriculture biologique représentent fidèlement la charge de travail des agriculteurs, soumis aux contraintes techniques et économiques d'un strict cahier des charges. Et comme le prouve l'expérience de Philippe Renard, une bonne gestion des marchandises peut conduire à un bon équilibrage du budget.

Une telle démarche ne s'improvise pas, comme en témoigne Stéphane Veyrat :

« Nombreux sont les établissements qui introduisent une ou deux fois des denrées bio et arrêtent finalement par découragement. Aujourd'hui, 90 % des cantines servent moins de six repas bio par an. Or, ce qu'il faut, c'est une action sur le long-terme qui traduise un vrai changement de mentalité. Et surtout, il est nécessaire de renouer le dialogue entre producteurs, gestionnaires, cuisiniers, et même parents d'élèves. »

Comme ce fut le cas à Aigues-Mortes, où la crèche municipale « Gavroche » a pris le chemin du bio dès 2001. Un travail de longue haleine mais huit années plus tard, ce sont 40 petits convives qui profitent de menus 100% bio. Huit ans. C'est à peu près le nombre d'années qu'il a fallu à Philippe Renard pour parvenir à son résultat. Installer la filière

Second obstacle : l'approvisionnement. Entre une production saturée et une distribution défaillante, pas facile de s'approvisionner en produits bio.

Avec 2% de surfaces agricoles consacrés à l'agriculture bio, la France apparaît comme un des plus mauvais élèves européens. Résultat : l'offre se trouve éclatée sur tout le territoire et l'importation explose : 30% des produits bio consommés en France sont aujourd'hui importés.

« Livrer 30 kg de carottes pour une école qui fait 400 couverts à 80 km du lieu de production, ce n'est pas rentable, explique Eric Grunewald. Avec des volumes trop faibles et des commandes irrégulières, on se heurte vite à des problèmes de logistique. »

D'autant plus que la restauration collective est très contraignante : livraisons à horaires fixes, demandes extrêmement calibrées et exigeantes. Philippe Renard se souvient :

« Au départ, je ne trouvais que des paquets de pâtes ou de céréales de 500 grammes. Difficile de cuisiner pour une centaine de personnes avec ça ! »

A force de mener campagne auprès des producteurs et des distributeurs, l'homme les a convaincus d'adapter leur offre aux professionnels de la restauration collective. Au final, c'est toute une filière bio qui s'est montée. Non sans mal.

Ce que je peux faire

Pour toutes ces raisons, Eric Grunewald conseille de bien réfléchir avant d'impulser une conversion dans un restaurant scolaire ou d'entreprise :

« Ce n'est pas un choix à prendre à la légère. En plus de volonté, il faut savoir porter le projet par la suite. »

Et pour cela, mieux vaut être plusieurs. Les parents d'élèves, salariés, fonctionnaires ou simples citoyens peuvent s'y lancer, à condition de se fédérer au sein d'associations.

Véritables conseillers professionnels, les Groupements d'agriculteurs biologiques présents dans 78 départements en France, sont en mesure d'accompagner les restaurants scolaires, publics ou privés, depuis leur désir de conversion à la formation des cuisiniers, en passant par la recherche de producteurs.

Enfin, ce mois de juin, le WWF-France lance « Oui au bio dans ma cantine », campagne nationale de promotion des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective scolaire. En plus d'une pétition, le site Ouiaubiodansmacantine.fr propose en téléchargement libre une « Lettre à monsieur le maire », ou à « madame la maire ». Objectif : remettre ces doléances aux édiles de toute la France le 18 juin pour les convaincre de privilégier le bio dans les cantines de leurs communes et ainsi inciter les producteurs locaux à passer au vert.

lundi 20 juillet 2009

Corinne LEPAGE : ni droite ni gauche . . . .

Pour alimenter le débat ; Ci dessous Réflexion de Corinne Lepage

Source Marianne 2.fr La mue politique

Comment imaginer un instant que la crise globale qui nous envahit laisserait de côté le politique, qu’il s’agisse de l’organisation ou du projet ? La réalité est qu’il existe aujourd’hui deux manières de voir le monde. La première consiste à adapter à la marge (plus ou moins grande) le système actuel. Cette conception a pour elle le mérite du pragmatisme et le succès qu’elle rencontre encore (qui peut se mesurer au succès des droites européennes lors des dernières élections) s’explique par une forme de sécurité virtuelle qu’elle offre. On connaît ce qui était et on espère y retourner avec des améliorations que chacun apprécie en fonction de sa situation personnelle. La locution « retour de la croissance » est le talisman de cette vision que partagent libéraux et socialistes attachés à un système productiviste, dans lequel la dégradation des ressources naturelles et de la qualité, voire la dignité de vie, sont secondes par rapport au progrès économique qui doit porter avec lui le progrès social.

La seconde manière est celle du XXIe siècle. Elle repose sur l’acceptation de « l’enfermement planétaire », pour reprendre l’expression d’André Lebeau, c’est-à-dire de la finitude du monde qui exige de repenser en totalité nos modes de production et de consommation mais aussi notre comptabilité et notre organisation. L’évolution soutenable, qui impose de définir, en fonction du caractère durable ou non de l’activité, sa pérennité et sa trajectoire, est seule à même de répondre au défi majeur du XXIe siècle, celui de la survie de l’humanité. Dans cette seconde vision, qui est destinée au cours de ce siècle à devenir la première, la « politique autrement » comme le « vivre autrement » deviennent la pierre angulaire de cette nouvelle construction politique pour laquelle nul ne peut prétendre à la légitimité pour la bonne et simple raison que tout est à écrire et à faire. Le processus décisionnel, et avant lui conceptuel, doit donc suivre de nouvelles voies, combinant le « bottom up » et le « top down », autrement dit imaginant une double dynamique partant de la base et du sommet, dans une organisation qui n’a plus rien à voir avec, en particulier, la structure d’apparatchiks des partis politiques, qui se partagent des postes d’autant moins nombreux que le cumul des mandats reste une réalité bien française. La décentralisation économique, énergétique, politique est au cœur de cette deuxième voie dans un rapport entre global et local qui doit être revisité pour faire du territoire non plus le réceptacle des décisions prises dans le cadre mondialisé, mais la première pierre d’une construction qui s’inscrit dans un mouvement global. La transparence des choix, la probité des acteurs, un Etat de droit effectif et efficace sont la garantie du système.

Entre ces deux visions du monde, la question n’est pas de se reconnaître de droite ou de gauche en fonction de critères qui sont obsolètes puisqu’ils reposent sur un présupposé commun : la croissance infinie. La question est de savoir si les choix du XXe siècle peuvent être prolongés ou si le XXIe siècle est radicalement nouveau. Oui, le choix est binaire entre Anciens et Modernes, mais il transcende les partis traditionnels et conduit à l’émergence d’une nouvelle force, démocratique et écologiste, solidaire et humaniste, qui reste à construire.

Corinne Lepage est députée européenne, vice-présidente du MoDem et présidente de Cap21.

jeudi 25 juin 2009

ISRAEL / PALESTINE : BOUTROS-GHALI : UN DESASTRE PLANETAIRE

Boutros-Ghali: "L'échec des Nations unies"

Jeudi 15 Janvier 2009 - Propos recueillis par Marianne ENAULT leJDD.fr >> Exclusif. En dépit de l'adoption d'une résolution par le Conseil de sécurité des Nations unies, le conflit se poursuit à Gaza. Le Hamas et Israël ont rejeté la demande de cessez-le-feu. Pour leJDD.fr, Boutros Boutros-Ghali, ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, revient sur la situation au Proche-Orient. L'ex-secrétaire général des Nations unies (1992-1996) appelle à une réforme de l'ONU.

Que pensez-vous de la situation au Proche-Orient? Je pense que c'est un désastre pour le peuple palestinien. Il y a eu plus de mille morts. Cela va renforcer les extrémistes en Palestine mais aussi dans les pays arabes. Cela va affaiblir le gouvernement de Mahmoud Abbas en Cisjordanie et affaiblir tous les modérés dans le monde arabe. Toute tentative d'un nouveau processus de paix et de nouvelles négociations est renvoyée à la prochaine génération. C'est un cadeau que les Israéliens ont fait aux extrémistes du monde entier.

Pourquoi? Dans la bande de Gaza, les jeunes de moins de quinze ans représentent la majorité de la population. Ils seront les kamikazes de demain. Ils ont vu des atrocités. Ils ont vu leur père et leur mère tués. Ils deviendront des extrémistes. Ils représenteront un danger extrêmement grave, non seulement pour Israël mais aussi pour tous les pays de la région. Les massacres renforcent les fondamentalistes. Israël n'a rien appris de la leçon de l'occupation de Sud-Liban. Elle n'a fait que renforcer le Hezbollah, qui est aujourd'hui le parti le plus fort au Liban.

Quelle peut être la sortie de crise? Je connais des solutions provisoires pour un cessez-le-feu. Mais je ne vois pas de solution au problème palestinien. Un accord de paix - tel celui conclu en 1978* - est impossible à réaliser avant l'arrivée d'une nouvelle génération.

"L'ONU traverse une crise"

Dans ce dossier, le monde musulman semble divisé. En tant qu'ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, qu'en pensez-vous? La division du monde musulman est provoquée par l'attaque contre Gaza. Parallèlement au renforcement des fondamentalistes, vous avez un affaiblissement de tout ceux qui était en faveur du dialogue et qui n'osent pas engager un dialogue parce qu'ils seraient traités de traître.

La résolution votée par l'ONU n'a pas été suivie d'effet. Pourquoi? L'ONU doit adopter une seconde résolution pour imposer des sanctions et des mesures coercitives afin que cessent ces bombardements. La première résolution fait appel à la bonne volonté des protagonistes du conflit, la deuxième résolution impose des sanctions. Mais je ne vois pas comment l'ONU pourrait adopter une telle résolution. Vous avez des Etats qui vont s'y opposer.

L'ONU est-elle devenue inefficace? L'ONU traverse une crise depuis la fin de la Guerre froide et les politiques unilatérales adoptées par les superpuissances. La fin de la Guerre froide aurait pu être un point de départ pour une réforme de l'ONU, tout comme la fin de la Première guerre mondiale a permis la création de la Société des Nations (SDN) et la fin de la Seconde guerre mondiale celle de l'ONU. On espérait tous qu'à la fin de la Guerre froide - une guerre aussi grave que les deux guerres mondiales - on puisse réformer les Nations unies. Mais malheureusement, cela n'a pas eu lieu.

Pourquoi? Il y a eu une opposition de certains Etats qui tenaient à maintenir le statu quo. Il est certain que les Etats-Unis ont adopté une politique unilatérale en contradiction avec la politique onusienne.

L'ONU doit-elle être réformée? Après la SDN et l'ONU, il faut envisager la troisième génération des organisations internationales. Celle-ci devra tenir compte de plusieurs éléments: la fin de la Guerre froide, la globalisation, la révolution technologique que nous vivons en ce moment et enfin, des problèmes nouveaux qui n'existaient pas au moment de la création de la SDN ou des Nations unies.

Quel type de problèmes? L'environnement, les guerres civiles. Prenez l'exemple des "failing states", ces Etats qui disparaissent. Depuis 1990, il n'y a plus d'Etat en Somalie. Et nous sommes en 2009! Cela se produit dans l'indifférence totale de la communauté internationale. Ces phénomènes nouveaux nécessitent la création d'une troisième génération d'organisations internationales. Je le dis depuis 1996: il faut démocratiser les Nations unies, obtenir la participation des acteurs non étatiques et de la société civile.

Le Conseil de sécurité doit-il être élargi**? C'est un problème secondaire. Nous avons besoin d'un autre système dans lequel vous avez une représentation des Etats mais aussi des organismes non étatiques: ONG, partis politiques, société civile. L'Etat reste le principal acteur mais travaille avec les acteurs non étatiques. Vous avez un génocide en cours au Darfour, une guerre civile en Somalie, le problème de la faim relégué au second plan depuis la crise économique, la question du réchauffement de la planète qui est un problème vital mais dont personne ne s'occupe... C'est le rôle d'une organisation internationale de s'occuper de ces questions.

"L'ONU a raté l'occasion de se refaire"

Peut-on parler d'un échec des Nations unies? Certainement. C'est un échec des Nations unies. L'ONU a raté l'occasion de se refaire.

Ban Ki-moon a été nommé secrétaire général des Nations unies le 1er janvier 2007. Son action est parfois critiquée. Qu'en pensez-vous? J'ai une règle sacrée: je ne fais jamais de commentaires ni sur mes prédécesseurs ni sur mes successeurs.

Pensez-vous que Barack Obama, comme d'autres présidents américains avant lui, puisse accélérer le processus de paix? Il faudra du temps au nouveau président avant qu'il ne puisse saisir tous les problèmes. Il lui faudra au moins six mois, voire un an. Et puis, à l'échelle internationale, nous vivons une grave crise économique. Celle-ci va dominer son action.

Vous parlez d'une troisième génération d'organisation internationale. Qui peut initier le mouvement? Cela dépend de la conjoncture internationale. Au lendemain de la Première guerre mondiale, le président américain Wilson a créé la SDN. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Churchill et Roosevelt ont créé les Nations unies. Il faut donc trouver un nouveau leadership qui a le poids international nécessaire pour créer cette nouvelle organisation. La crise économique peut être le point de départ d'une réforme générale qui donnerait naissance à cette organisation, dans dix, voire quinze ans. Je crois en l'espoir et en l'espérance, vertus chrétiennes. Il faut espérer qu'un jour l'humanité puisse se mettre d'accord et trouver une solution pour lutter contre ces phénomènes qui mettent en danger la planète. Malheureusement, comme Moïse et Saddate, je ne verrai pas cette terre promise. De mon vivant, je ne verrai pas la solution au problème.

  • Le 17 septembre 1978, les accords de Camp David sont signés par le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier ministre israélien, Menahem Begin, sous la médiation du président américain Jimmy Carter.


** Actuellement, seuls cinq Etats sont membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni et Russie) organe exécutif des Nations unies, légitime pour prendre des décisions. De nombreux Etats, comme le Brésil ou l'Inde, plaident en faveur d'un élargissement du Conseil, dont les seuls membres permanents ont le droit de veto.

jeudi 18 juin 2009

HOMMAGE A JOSIANE : POEME LU PAR SON FILS LORS DE SON DERNIER DEPART

Il meurt lentement celui qui...

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

Pablo Neruda

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