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Questions de société

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mercredi 22 juillet 2009

ET SI LES CANTINES PASSAIENT AU BIO ?

Et si les cantines passaient au bio ?

Par Marie-Claire Ganesco | Reporter d'espoir

Campagne du WWF "Oui au bio dans ma cantine" (DR).

En hausse de 25 % en 2008, le marché français du bio investit, pas à pas, notre quotidien. Aujourd'hui, ses bienfaits font largement consensus dans la société. Jusqu'à être officiellement reconnus d'utilité publique par le gouvernement français. Et l'agence bio est claire :

« Les Français consomment bio chez eux mais également hors domicile. »

Parmi les actifs, ils sont en effet 38% à déclarer vouloir plus de produits issus de l'agriculture biologique dans leur restaurant d'entreprise. Du côté des parents d'élèves, ils seraient 78% à émettre le même souhait pour leurs chères têtes blondes à l'école.

L'idée

Doucement mais sûrement, par l'introduction d'un produit puis d'un autre, les restaurants collectifs se convertissent. Début 2009, un tiers d'entre eux proposent des aliments bio « au moins de temps en temps ». Selon les estimations, dans trois ans, ils devraient être sept sur dix.

Des chiffres encourageants qui auraient tout intérêt à augmenter tant ce type d'alimentation cumule les avantages. Riches et dénués de substances chimiques, les produits issus de l'agriculture biologique constituent également un moyen efficace de développer de petites filières paysannes exsangues.

Ne pouvant ignorer l'engouement des Français pour ce type de produits, le gouvernement s'est engagé, lors du Grenelle de l'environnement, à passer progressivement à 20% de produits biologiques d'ici à 2012 dans les commandes de la restauration collective publique d'Etat. « Un objectif vraiment ambitieux », d'après Eric Grunewald, chargé de mission Restauration collective et filière au sein de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB). « Mais totalement irréaliste. Avec seulement 0,5% de produits bio au sein de la restauration collective aujourd'hui, on est encore très loin des 20% visés pour 2012 ! »

Au-delà des pourcentages et de l'effet d'annonce, c'est tout un système qu'il faut revoir. Potages en poudres, plats lyophilisés, omelettes congelées… Les restaurants collectifs n'ont plus rien des cuisines d'antan.

Comment la mettre en pratique

Ce combat contre la malbouffe, Philippe Renard en a fait une affaire personnelle. A la tête de la cantine d'un des plus grands groupes d'assurance belges, ce truculent personnage est parvenu à élaborer un menu quotidien à base de 85% de produits bio. Une performance assez rare dans la restauration d'entreprise pour être signalée. Lui qui a réussi à tripler l'effectif des convives confie :

« Le véritable challenge n'était pas seulement de servir des repas de qualité, mais surtout de ne pas exploser le budget alloué : 3,51 euros par personne et pas un centime de plus ! »

Le bio, pas si cher

« Alors qu'il me fallait 25 kg de légumes conventionnels pour préparer 100 litres de potage, je n'utilise plus que 18 kg de légumes bio pour la même quantité de produit fini ! La différence tient dans la matière sèche, en plus grande quantité dans les produits naturels, alors que les fruits et légumes traités sont gonflés d'eau. »

A ce principe de base, Philippe Renard associe quelques pratiques de bon sens. Peu à peu, la proportion de viande est diminuée au profit des céréales et des légumes, moins coûteux, le pain bio est servi en moindre quantité mais s'avère plus nourrissant. Les filières courtes sont privilégiées. Ainsi, le surcoût des aliments à l'achat, de 20 à 25% en moyenne, se trouve largement amorti.

Outre cet aspect, la formation du personnel, l'aménagement du restaurant et notamment la réinstallation d'une légumerie (présente dans chaque cantine autrefois), nécessitent aussi un investissement. Or, si l'on reprend les chiffres de l'agence bio, les mêmes parents qui désirent plus de bio dans l'assiette de leurs chérubins (78%) ne sont plus que 6% à bien vouloir mettre la main au porte-monnaie. Encore un paradoxe français pour Stéphane Veyrat, directeur de l'association « Un plus bio » :

« Les gens veulent les meilleures choses sans devoir payer plus cher. »

Il est important de rappeler que les prix de l'agriculture biologique représentent fidèlement la charge de travail des agriculteurs, soumis aux contraintes techniques et économiques d'un strict cahier des charges. Et comme le prouve l'expérience de Philippe Renard, une bonne gestion des marchandises peut conduire à un bon équilibrage du budget.

Une telle démarche ne s'improvise pas, comme en témoigne Stéphane Veyrat :

« Nombreux sont les établissements qui introduisent une ou deux fois des denrées bio et arrêtent finalement par découragement. Aujourd'hui, 90 % des cantines servent moins de six repas bio par an. Or, ce qu'il faut, c'est une action sur le long-terme qui traduise un vrai changement de mentalité. Et surtout, il est nécessaire de renouer le dialogue entre producteurs, gestionnaires, cuisiniers, et même parents d'élèves. »

Comme ce fut le cas à Aigues-Mortes, où la crèche municipale « Gavroche » a pris le chemin du bio dès 2001. Un travail de longue haleine mais huit années plus tard, ce sont 40 petits convives qui profitent de menus 100% bio. Huit ans. C'est à peu près le nombre d'années qu'il a fallu à Philippe Renard pour parvenir à son résultat. Installer la filière

Second obstacle : l'approvisionnement. Entre une production saturée et une distribution défaillante, pas facile de s'approvisionner en produits bio.

Avec 2% de surfaces agricoles consacrés à l'agriculture bio, la France apparaît comme un des plus mauvais élèves européens. Résultat : l'offre se trouve éclatée sur tout le territoire et l'importation explose : 30% des produits bio consommés en France sont aujourd'hui importés.

« Livrer 30 kg de carottes pour une école qui fait 400 couverts à 80 km du lieu de production, ce n'est pas rentable, explique Eric Grunewald. Avec des volumes trop faibles et des commandes irrégulières, on se heurte vite à des problèmes de logistique. »

D'autant plus que la restauration collective est très contraignante : livraisons à horaires fixes, demandes extrêmement calibrées et exigeantes. Philippe Renard se souvient :

« Au départ, je ne trouvais que des paquets de pâtes ou de céréales de 500 grammes. Difficile de cuisiner pour une centaine de personnes avec ça ! »

A force de mener campagne auprès des producteurs et des distributeurs, l'homme les a convaincus d'adapter leur offre aux professionnels de la restauration collective. Au final, c'est toute une filière bio qui s'est montée. Non sans mal.

Ce que je peux faire

Pour toutes ces raisons, Eric Grunewald conseille de bien réfléchir avant d'impulser une conversion dans un restaurant scolaire ou d'entreprise :

« Ce n'est pas un choix à prendre à la légère. En plus de volonté, il faut savoir porter le projet par la suite. »

Et pour cela, mieux vaut être plusieurs. Les parents d'élèves, salariés, fonctionnaires ou simples citoyens peuvent s'y lancer, à condition de se fédérer au sein d'associations.

Véritables conseillers professionnels, les Groupements d'agriculteurs biologiques présents dans 78 départements en France, sont en mesure d'accompagner les restaurants scolaires, publics ou privés, depuis leur désir de conversion à la formation des cuisiniers, en passant par la recherche de producteurs.

Enfin, ce mois de juin, le WWF-France lance « Oui au bio dans ma cantine », campagne nationale de promotion des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective scolaire. En plus d'une pétition, le site Ouiaubiodansmacantine.fr propose en téléchargement libre une « Lettre à monsieur le maire », ou à « madame la maire ». Objectif : remettre ces doléances aux édiles de toute la France le 18 juin pour les convaincre de privilégier le bio dans les cantines de leurs communes et ainsi inciter les producteurs locaux à passer au vert.

lundi 20 juillet 2009

Corinne LEPAGE : ni droite ni gauche . . . .

Pour alimenter le débat ; Ci dessous Réflexion de Corinne Lepage

Source Marianne 2.fr La mue politique

Comment imaginer un instant que la crise globale qui nous envahit laisserait de côté le politique, qu’il s’agisse de l’organisation ou du projet ? La réalité est qu’il existe aujourd’hui deux manières de voir le monde. La première consiste à adapter à la marge (plus ou moins grande) le système actuel. Cette conception a pour elle le mérite du pragmatisme et le succès qu’elle rencontre encore (qui peut se mesurer au succès des droites européennes lors des dernières élections) s’explique par une forme de sécurité virtuelle qu’elle offre. On connaît ce qui était et on espère y retourner avec des améliorations que chacun apprécie en fonction de sa situation personnelle. La locution « retour de la croissance » est le talisman de cette vision que partagent libéraux et socialistes attachés à un système productiviste, dans lequel la dégradation des ressources naturelles et de la qualité, voire la dignité de vie, sont secondes par rapport au progrès économique qui doit porter avec lui le progrès social.

La seconde manière est celle du XXIe siècle. Elle repose sur l’acceptation de « l’enfermement planétaire », pour reprendre l’expression d’André Lebeau, c’est-à-dire de la finitude du monde qui exige de repenser en totalité nos modes de production et de consommation mais aussi notre comptabilité et notre organisation. L’évolution soutenable, qui impose de définir, en fonction du caractère durable ou non de l’activité, sa pérennité et sa trajectoire, est seule à même de répondre au défi majeur du XXIe siècle, celui de la survie de l’humanité. Dans cette seconde vision, qui est destinée au cours de ce siècle à devenir la première, la « politique autrement » comme le « vivre autrement » deviennent la pierre angulaire de cette nouvelle construction politique pour laquelle nul ne peut prétendre à la légitimité pour la bonne et simple raison que tout est à écrire et à faire. Le processus décisionnel, et avant lui conceptuel, doit donc suivre de nouvelles voies, combinant le « bottom up » et le « top down », autrement dit imaginant une double dynamique partant de la base et du sommet, dans une organisation qui n’a plus rien à voir avec, en particulier, la structure d’apparatchiks des partis politiques, qui se partagent des postes d’autant moins nombreux que le cumul des mandats reste une réalité bien française. La décentralisation économique, énergétique, politique est au cœur de cette deuxième voie dans un rapport entre global et local qui doit être revisité pour faire du territoire non plus le réceptacle des décisions prises dans le cadre mondialisé, mais la première pierre d’une construction qui s’inscrit dans un mouvement global. La transparence des choix, la probité des acteurs, un Etat de droit effectif et efficace sont la garantie du système.

Entre ces deux visions du monde, la question n’est pas de se reconnaître de droite ou de gauche en fonction de critères qui sont obsolètes puisqu’ils reposent sur un présupposé commun : la croissance infinie. La question est de savoir si les choix du XXe siècle peuvent être prolongés ou si le XXIe siècle est radicalement nouveau. Oui, le choix est binaire entre Anciens et Modernes, mais il transcende les partis traditionnels et conduit à l’émergence d’une nouvelle force, démocratique et écologiste, solidaire et humaniste, qui reste à construire.

Corinne Lepage est députée européenne, vice-présidente du MoDem et présidente de Cap21.

jeudi 25 juin 2009

ISRAEL / PALESTINE : BOUTROS-GHALI : UN DESASTRE PLANETAIRE

Boutros-Ghali: "L'échec des Nations unies"

Jeudi 15 Janvier 2009 - Propos recueillis par Marianne ENAULT leJDD.fr >> Exclusif. En dépit de l'adoption d'une résolution par le Conseil de sécurité des Nations unies, le conflit se poursuit à Gaza. Le Hamas et Israël ont rejeté la demande de cessez-le-feu. Pour leJDD.fr, Boutros Boutros-Ghali, ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, revient sur la situation au Proche-Orient. L'ex-secrétaire général des Nations unies (1992-1996) appelle à une réforme de l'ONU.

Que pensez-vous de la situation au Proche-Orient? Je pense que c'est un désastre pour le peuple palestinien. Il y a eu plus de mille morts. Cela va renforcer les extrémistes en Palestine mais aussi dans les pays arabes. Cela va affaiblir le gouvernement de Mahmoud Abbas en Cisjordanie et affaiblir tous les modérés dans le monde arabe. Toute tentative d'un nouveau processus de paix et de nouvelles négociations est renvoyée à la prochaine génération. C'est un cadeau que les Israéliens ont fait aux extrémistes du monde entier.

Pourquoi? Dans la bande de Gaza, les jeunes de moins de quinze ans représentent la majorité de la population. Ils seront les kamikazes de demain. Ils ont vu des atrocités. Ils ont vu leur père et leur mère tués. Ils deviendront des extrémistes. Ils représenteront un danger extrêmement grave, non seulement pour Israël mais aussi pour tous les pays de la région. Les massacres renforcent les fondamentalistes. Israël n'a rien appris de la leçon de l'occupation de Sud-Liban. Elle n'a fait que renforcer le Hezbollah, qui est aujourd'hui le parti le plus fort au Liban.

Quelle peut être la sortie de crise? Je connais des solutions provisoires pour un cessez-le-feu. Mais je ne vois pas de solution au problème palestinien. Un accord de paix - tel celui conclu en 1978* - est impossible à réaliser avant l'arrivée d'une nouvelle génération.

"L'ONU traverse une crise"

Dans ce dossier, le monde musulman semble divisé. En tant qu'ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, qu'en pensez-vous? La division du monde musulman est provoquée par l'attaque contre Gaza. Parallèlement au renforcement des fondamentalistes, vous avez un affaiblissement de tout ceux qui était en faveur du dialogue et qui n'osent pas engager un dialogue parce qu'ils seraient traités de traître.

La résolution votée par l'ONU n'a pas été suivie d'effet. Pourquoi? L'ONU doit adopter une seconde résolution pour imposer des sanctions et des mesures coercitives afin que cessent ces bombardements. La première résolution fait appel à la bonne volonté des protagonistes du conflit, la deuxième résolution impose des sanctions. Mais je ne vois pas comment l'ONU pourrait adopter une telle résolution. Vous avez des Etats qui vont s'y opposer.

L'ONU est-elle devenue inefficace? L'ONU traverse une crise depuis la fin de la Guerre froide et les politiques unilatérales adoptées par les superpuissances. La fin de la Guerre froide aurait pu être un point de départ pour une réforme de l'ONU, tout comme la fin de la Première guerre mondiale a permis la création de la Société des Nations (SDN) et la fin de la Seconde guerre mondiale celle de l'ONU. On espérait tous qu'à la fin de la Guerre froide - une guerre aussi grave que les deux guerres mondiales - on puisse réformer les Nations unies. Mais malheureusement, cela n'a pas eu lieu.

Pourquoi? Il y a eu une opposition de certains Etats qui tenaient à maintenir le statu quo. Il est certain que les Etats-Unis ont adopté une politique unilatérale en contradiction avec la politique onusienne.

L'ONU doit-elle être réformée? Après la SDN et l'ONU, il faut envisager la troisième génération des organisations internationales. Celle-ci devra tenir compte de plusieurs éléments: la fin de la Guerre froide, la globalisation, la révolution technologique que nous vivons en ce moment et enfin, des problèmes nouveaux qui n'existaient pas au moment de la création de la SDN ou des Nations unies.

Quel type de problèmes? L'environnement, les guerres civiles. Prenez l'exemple des "failing states", ces Etats qui disparaissent. Depuis 1990, il n'y a plus d'Etat en Somalie. Et nous sommes en 2009! Cela se produit dans l'indifférence totale de la communauté internationale. Ces phénomènes nouveaux nécessitent la création d'une troisième génération d'organisations internationales. Je le dis depuis 1996: il faut démocratiser les Nations unies, obtenir la participation des acteurs non étatiques et de la société civile.

Le Conseil de sécurité doit-il être élargi**? C'est un problème secondaire. Nous avons besoin d'un autre système dans lequel vous avez une représentation des Etats mais aussi des organismes non étatiques: ONG, partis politiques, société civile. L'Etat reste le principal acteur mais travaille avec les acteurs non étatiques. Vous avez un génocide en cours au Darfour, une guerre civile en Somalie, le problème de la faim relégué au second plan depuis la crise économique, la question du réchauffement de la planète qui est un problème vital mais dont personne ne s'occupe... C'est le rôle d'une organisation internationale de s'occuper de ces questions.

"L'ONU a raté l'occasion de se refaire"

Peut-on parler d'un échec des Nations unies? Certainement. C'est un échec des Nations unies. L'ONU a raté l'occasion de se refaire.

Ban Ki-moon a été nommé secrétaire général des Nations unies le 1er janvier 2007. Son action est parfois critiquée. Qu'en pensez-vous? J'ai une règle sacrée: je ne fais jamais de commentaires ni sur mes prédécesseurs ni sur mes successeurs.

Pensez-vous que Barack Obama, comme d'autres présidents américains avant lui, puisse accélérer le processus de paix? Il faudra du temps au nouveau président avant qu'il ne puisse saisir tous les problèmes. Il lui faudra au moins six mois, voire un an. Et puis, à l'échelle internationale, nous vivons une grave crise économique. Celle-ci va dominer son action.

Vous parlez d'une troisième génération d'organisation internationale. Qui peut initier le mouvement? Cela dépend de la conjoncture internationale. Au lendemain de la Première guerre mondiale, le président américain Wilson a créé la SDN. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Churchill et Roosevelt ont créé les Nations unies. Il faut donc trouver un nouveau leadership qui a le poids international nécessaire pour créer cette nouvelle organisation. La crise économique peut être le point de départ d'une réforme générale qui donnerait naissance à cette organisation, dans dix, voire quinze ans. Je crois en l'espoir et en l'espérance, vertus chrétiennes. Il faut espérer qu'un jour l'humanité puisse se mettre d'accord et trouver une solution pour lutter contre ces phénomènes qui mettent en danger la planète. Malheureusement, comme Moïse et Saddate, je ne verrai pas cette terre promise. De mon vivant, je ne verrai pas la solution au problème.

  • Le 17 septembre 1978, les accords de Camp David sont signés par le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier ministre israélien, Menahem Begin, sous la médiation du président américain Jimmy Carter.


** Actuellement, seuls cinq Etats sont membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni et Russie) organe exécutif des Nations unies, légitime pour prendre des décisions. De nombreux Etats, comme le Brésil ou l'Inde, plaident en faveur d'un élargissement du Conseil, dont les seuls membres permanents ont le droit de veto.

jeudi 18 juin 2009

HOMMAGE A JOSIANE : POEME LU PAR SON FILS LORS DE SON DERNIER DEPART

Il meurt lentement celui qui...

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

Pablo Neruda

lundi 15 juin 2009

Travailleurs sans papiers au tribunal administratif de Grenoble

Cinq travailleurs "sans papiers" de la vallée de l'Arve - 4 sénégalais et un mauritanien - ont fait appel de la mesure d'expulsion prise à leur encontre par le préfet de Haute-Savoie.

Le tribunal administratif de Grenoble a examiné leur requête le vendredi 12 juin.

Leur avocate, Maître Edith Hauvespre, du tribunal de Bonneville, a demandé l'annulation de cette mesure en s'appuyant sur un cas similaire où la régularisation a a été obtenue. Sans papiers au TA de Grenoble Le jugement a été mis en délibéré.

Malika Benarab Attou les avait rencontrés lors de la campagne des élections européennes. Maintenant élue au Parlement européen elle est venue les soutenir. Malika soutient des sans papiers De nombreux militants syndicalistes et associatifs venus de Haute-Savoie et de l'Isère étaient également les soutenir.

samedi 13 juin 2009

Europe écologie : Une bonne analyse des elections et une volonté de poursuivre !

Pour réussir, contribution au débat

tournesol Après ce bond en avant de l'Ecologie politique que nous devons à l'intuition de quelques-uns, au travail de longue date de beaucoup et l'engagement collectif de tous, nous apportons notre contribution au débat. Le propre d’un rassemblement, comme le disait Dany Cohn Bendit lors du meeting de Toulouse, est de mettre ensemble des éléments qui jusque là n’étaient pas rassemblés. Le puzzle Europe Ecologie s’est peu à peu assemblé tout au long de la campagne européenne à partir de cultures politiques et d’horizons associatifs différents. Cette diversité a fait sa richesse et a nourri une double volonté, à la fois de dépassement et de projection dans le futur, comme seules les histoires métissées savent le faire. Le parti des Verts, en initiant cette volonté politique, a montré sa capacité à s’inscrire dans le mouvement sociétal qui aspirait à déborder le cadre traditionnel offert par les organisations politiques existantes. Au-delà des réponses aux différentes crises, l’Europe était finalement aussi le bon levier pour faire émerger au grand jour le malaise de l’échiquier politique français. Le vote « écolo » a su réunir non pas les désespoirs, les contestations mais les aspirations à changer le cours des choses et à construire du nouveau ; c’est ce qui fait aujourd’hui sa force car il n’est pas la cristallisation d’un renoncement ou d’un dépit mais d’un renouveau. Il nous reste à conforter celles et ceux qui pour la première fois ont misé sur nous et à susciter chez eux l’envie de parcourir avec nous les chemins de l’écologie politique, ces chemins dont nous aurons demain à tracer ensemble les grandes lignes. On voit bien qu’aujourd’hui un électeur qui est proche de José Bové ne s’interdit pas de soutenir un rassemblement qui n’est pas à 100 % converti aux thèses altermondialistes, comme d’autres, proches des idées de Daniel Cohn Bendit ou d’Eva Joly, ne s’interdisent pas de soutenir un rassemblement avec des désobeisseurs civils. C’est ce que les penseurs politiques classiques n’ont pas encore réalisé : imprégnés de leurs visions dialectiques et analytiques des réalités, ils n’ont vu dans le rassemblement qu’un impossible rapprochement des contraires qu’ils ont baptisé « l’alliance de la carpe et le lapin », révélant leurs incapacités à changer les paradigmes de leurs analyses politiques. Ces penseurs politiques de la Gauche traditionnelle sont perturbés par les positionnements du rassemblement EE dans lequel ils ne retrouvent pas les cadres habituels de la Gauche. Désorientés, ils pratiquent au lendemain de ces élections des analyses politiques en forme de déni. Refusant de voir dans ce rassemblement les desseins d’une gauche novatrice et imaginative, ils la qualifient aveuglément de « libérale » comme pour se rassurer qu’elle ne « chassera » pas sur leurs terres. Leurs propos sont insultants pour les militants et électeurs d’EE qui ont inlassablement répété tout au long de cette campagne qu’il était temps de changer de civilisation. D’un autre côté, les libéraux tentent de récupérer cet élan écologiste en vantant les mérites d’un capitalisme vert. Cette tentative d’assimilation d’EE à un simple verdissement de l'économie sans en changer les logiques de profit et d'accumulation exige de nous la démonstration claire que ces logiques sont contradictoires avec l'essence même de l'Ecologie. La reconversion écologique de l’économie implique beaucoup plus que le verdissement de ses productions et beaucoup plus que le seul changement des rapports de production : c'est d'autres choix dans ce que l'on produit, la façon de le produire et de le consommer. C'est une autre place pour ceux qui produisent et une répartition équitable des fruits du travail. Une industrie « bio », une industrie « énergie renouvelable », une industrie « voitures électriques » ne sauraient constituer les axes exclusifs d’un projet écologique. C’est la question même de l'industrialisation qu’il nous faut interroger aujourd’hui. La question de l’agriculture écologique ne peut être réduite à une production techniquement biologique, elle implique un autre rapport au sol, au territoire, au consommateur, et s'oppose au gigantisme et la concentration de la production. La question des énergies renouvelables ne pourra pas non plus s’inscrire dans une logique de croissance énergétique. La commercialisation de la voiture électrique, qui menace par effet rebond, d’augmenter la consommation énergétique et de laisser inchangées les politiques d’aménagement du territoire, n’est pas la solution pour un futur écologique. Le rassemblement écologique doit aujourd’hui construire le projet de société écologique qui rompe avec les logiques traditionnelles de l’économie industrialisée pour reconstruire des entreprises à échelle humaine, en adéquation avec les ressources et les cultures locales. Cette capacité à innover à échelle humaine nous est reconnue, celles et ceux qui nous ont accordé leur confiance par leurs votes n'en attendent pas moins. Nous avons maintenant le devoir de faire vivre cet espoir d’un renouveau civilisationnel. Ce court positionnement politique doit nous aider maintenant à concevoir les formes que peut prendre la suite. Nous devons passer du rassemblement à une construction politique qui doit conserver cette capacité à maintenir ensemble des différences, voire des contradictions, tout en évitant qu’elles ne neutralisent et paralysent le débat et les propositions. Nous devons apprendre à construire dans la différence. Mais pour qu’une telle entreprise réussisse, elle doit être soumise à plusieurs conditions : - Que le rassemblement ne soit pas accaparé par quelques personnalités qui centraliseraient les décisions. - Que les parties constitutives ne se figent pas dans des tendances qui finissent par se combattre pour des questions de territoire et de pouvoir. - Que les antagonismes ne s’affrontent que sur du contenu, par le débat, l'étude et l'observation, ce qui aura pour effet de ne pas les figer en chapelles et d’éviter les inconvénients d’un positionnement dominateur d’une entité. - Qu'une méthodologie de discussion et un travail soient effectués en amont pour élaborer les cadres de discussion correspondant à des grands thèmes dont nous aurons à hiérarchiser l’urgence. - Que soient constituées des instances de débat et de décision qui reflètent la diversité des composantes et qui puissent se renouveler à échéances raisonnables. Sous l'appellation « Europe écologie » nous avons pu fédérer des partis, des sensibilités et des personnalités. Si l'on veut maintenir, voire élargir le rassemblement nous devons lui trouver un nom qui ne soit pas seulement de circonstance électorale: une Fédération pour l'Ecologie, mouvement pour la transformation écologique, sociale et démocratique ? Avec le maintien et l'extension des comités locaux ou de sensibilités. Les élections régionales vont très rapidement devoir être préparées. Le débat sur la stratégie, les propositions, et la constitution des listes doit être ouvert et transparent. Faute d'une structuration du rassemblement dans l'immédiat, le parti Vert ne doit pas confisquer le débat. Il faut trouver avec nos élus au Parlement européen une façon originale d'établir la liaison entre eux et notre électorat. Il va sans dire que nous devons continuer à être présents dans les diverses luttes qui traversent notre société en crise. Voilà un ensemble de réflexions à usage de débat et de décisions pour construire et continuer à réussir. Martine Alcorta, Bernard Péré, François Simon, candidatEs sur la liste Sud-Ouest aux Européennes

mercredi 27 mai 2009

Elections Européennes : Insécurité : Le plat réchauffé d'une droite en mal de programme

Communiqué de presse du 27 mai 2009

Insécurité, le plat réchauffé d’une droite en mal de programme

tournesol A dix jours des élections européennes, le gouvernement recommence à chanter en canon son éternel refrain sur l’insécurité.

Ce type de stratégie de communication usée, fatiguée, vieillie et périmée n’a d’autre objectif que de masquer les enjeux politiques qui attendent les députés lors de la prochaine mandature du Parlement Européen. L’Europe mérite mieux que ces boniments.

Depuis 2001, l’UMP a pour habitude avant chaque élection d’alimenter les fantasmes relatifs à l’insécurité et de se poser en garant de l’ordre.

Ce type de campagne n’a d’autre but que de désigner un bouc émissaire, responsable de tous nos maux : les jeunes des quartiers populaires et des banlieues et leurs parents, et sous-entendu, les immigrés ou leurs descendants, afin de mieux mobiliser l’électorat du Front National.

La première violence que subissent aujourd’hui de plus en plus de nos concitoyens c’est l’injustice sociale, le chômage, la précarité, le mal-logement, les discriminations... La délinquance juvénile, les incivilités en sont les conséquences.

Depuis 7 ans, le Ministre de l’Intérieur puis le Président de la République ont été le même homme. Bilan : suppression massive de postes dans l’Education Nationale, suppression des emplois jeunes, suppression de la police de proximité, fragilisation du tissu associatif et des structures de quartier... au profit d’une approche purement répressive qui n’a donné aucun résultat.

Relancer une campagne sécuritaire à la veille des élections européennes est donc un aveu d’échec des politiques menées depuis 7 ans, et une manipulation malhonnête et électoraliste.

Les Verts appellent la presse et les électeurs à faire preuve de vigilance et de discernement pour ne pas se laisser détourner des vrais enjeux des élections européennes.

lundi 18 mai 2009

ECHEC DE LA POLITIQUE SECURITAIRE DU GOUVERNEMENT: UNE BOMBE A RETARDEMENT.

Communiqué de presse du 18 mai 2009

Echec de la politique sécuritaire de Sarkozy dans les banlieues : une bombe à retardement

La presse et le gouvernement se font l’écho de l’augmentation des actes de violence de jeunes des quartiers populaires, notamment d’incidents graves entre jeunes et policiers en Ile-de-France. Effectivement cette situation est inquiétante mais elle ne touche pas que l’Ile-de-France, elle ne touche pas que les policiers… Les violences concernent l’école mais surtout les jeunes entre eux.

Mais cette violence n’était-elle pas prévisible ?

Qu’est-ce que le gouvernement a mis en place depuis les émeutes de novembre 2005? Emeutes où des milliers de jeunes des quartiers populaires ont exprimé à leur façon leur ras le bol d’être considérés comme des sous-citoyens, de leur avenir sans perspective, des discriminations, des injustices, des contrôles au faciès perpétuels…

Qu’est-ce que le gouvernement a mis en place concrètement depuis tout ce temps pour désenclaver les quartiers-ghettos, pour lutter contre le chômage des jeunes qui dépasse 40% dans certains quartiers, pour améliorer la formation, pour éradiquer les discriminations, pour recréer un rapport de confiance entre les institutions et les habitants des quartiers populaires notamment les jeunes ?

La réponse du gouvernement est inappropriée et inefficace : Centres Educatifs Fermés, prisons pour jeunes, peine plancher, interdiction de se regrouper dans les halls, généralisation de la vidéo surveillance, et maintenant un nouveau projet de loi pour punir les bandes… C'est-à-dire uniquement la répression et la stigmatisation quand c’est d’insertion, de dialogue et de proximité qu’on a besoin.

Que devient le plan « anti-glandouille » selon les termes de Fadela Amara annoncé en grandes pompes ?

Le résultat n’est pas au rendez-vous et on peut affirmer que la politique sécuritaire de Sarkozy est un échec.

Il est même légitime de s'interroger quant à l'opportunité soudaine du gouvernement de pointer les jeunes en bouc émissaire, comme à l'accoutumée, avant chaque échéance électorale, et à quelques semaines du scrutin européen...

L’attitude du gouvernement Sarkozy est irresponsable, car la crise dans les quartiers populaire ne s’est pas éteinte en novembre 2005. C’est un feu qui couve et qui est en train de se rallumer. Si des mesures efficaces de solidarité, de justice, de reconnaissance des droits ne sont pas immédiatement mises en ¦uvre, nous pouvons nous attendre à l’effet boomerang.

Les Verts ont toujours mis en garde contre les usages erronés ou mensongers qui sont fait des chiffres, des mots et des images. De quelle violence parle-t-on ? La première violence aujourd’hui c’est celle des institutions envers les jeunes des quartiers défavorisés. C’est là que réside le neud du problème. Ne nous trompons pas d’adversaire!

samedi 16 mai 2009

POUR LES ELECTIONS SOUTENEZ EUROPE ECOLOGIE

tournesolLa newsletter de Europeecologie.fr, 15 mai 2009

Soutenez Europe Écologie

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  • Que les énergies du futur ne pourront être que renouvelables ?
  • Que la santé n'est pas une marchandise mais un droit fondamental ?
  • Vous pensez que le respect de la biodiversité est une priorité,
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mardi 12 mai 2009

REFORME DE L'ASSEMBLEE NATIONALE: POURQUOI PAS INTERDIRE DIRECTEMENT L'OPPOSITION?

tournesolCommuniqué de presse du 12 mai 2009

Réforme de l'Assemblée nationale : pourquoi pas interdire directement l'opposition?

Les Verts font part de leur profonde inquiétude face à la volonté de la majorité UMP de museler les députés de l’opposition à l’Assemblée nationale. La droite manquerait-elle de confiance quant à la qualité de ses politiques au point qu’elle soit allergique à toute forme de débat?

Limitation du temps de parole des présidents à 15 minutes, empêchement de la mise en place des enquêtes parlementaires suscitées par l’opposition, limitation des motions de procédures… pourquoi pas tout bonnement supprimer l’opposition?

Outre un scandale démocratique, cette réforme est une erreur politique qui affaiblira l'ensemble du parlement : ces dispositions empêchent l'opposition d'améliorer la qualité des textes votés in fine et limitera l'action individuelle de tout parlementaire y compris au sein de la majorité. Sans doute est-ce pourquoi des députés UMP eux-mêmes la combattent.

En à peine deux ans d’exercice sarkozyen, la liberté de la presse s’est amoindrie, du moins dans les médias qui n’entretiennent pas déjà de relations incestueuses avec le président lui-même. Les militants et les lanceurs d’alertes font l’objet d’un harcèlement judiciaire sans pareil. La carte électorale va être découpée de façon à accroître les chances de l’UMP lors du prochain scrutin. Les procédures d’enquête publique sont mises en cause au lieu d’être améliorées… La démocratie et la liberté d’expression ne sont pas du goût de la droite, et elle ne se prive pas de l’affaiblir par tous les moyens.

mardi 28 avril 2009

PASSER D'UN SYSTEME DE SOIN A UN SYSTEME DE SANTE

Communiqué de presse du 28 avril 2009

Passer d’un système de soin à un système de santé

Les mêmes causes ont les mêmes effets. Après l'université, c'est à l'hôpital de refuser la logique de marchandisation que tente de lui imposer le gouvernement. Certes, notre système de santé a besoin d’être réorganisé et amélioré, pas d'être démantelé et affaibli!

Les Verts se battent depuis longtemps pour passer d’un système de soin à un système de santé. Nous refusons le statut quo car le diagnostic de notre système de santé n’est guère reluisant : dégradation de nos hôpitaux publics dont une majorité est en déficit budgétaire chronique ; épuisement des personnels de ces mêmes hôpitaux, qui amène nombre d’entre eux à les fuir, accroissement constant des affections de longue durée, causées notamment par l’épidémie de cancers ou encore de diabète…

Les solutions que proposent le gouvernement sont inacceptables. La santé n’est pas une marchandise. Organiser l’hôpital selon une logique comptable et créer de fait un chantage financier vis-à-vis des médecins est une grave erreur.

La nouvelle gouvernance de l’hôpital proposée par la ministre Bachelot doit être retirée lors de son passage de sa loi au Sénat. Créer une fonction de directeur d’hôpital plénipotentiaire est une folie qui engendrera assurément des morts sacrifiés à l’autel des économies budgétaires. Veut-on comme en Grande Bretagne attendre plusieurs mois précieux avant de pouvoir traiter un cancer ?

De même, la tarification par activité qui revient à en privilégier certains plutôt que d’autres procède d’une logique de comptes d’apothicaire plutôt que d’une logique de médecine digne de ce nom.

C’est pourquoi Les Verts soutiennent les mouvements de défense de l’hôpital public.

vendredi 17 avril 2009

APPEL À UN RASSEMBLEMENT CITOYEN DIMANCHE 17 MAI AU PLATEAU DES GLIÈRES

L'association « Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui » appelle à un rassemblement / pique-nique intitulé « PAROLES DE RESISTANCE » :

Dimanche 17 mai 2009 à 11 heures sur le Plateau des Glières en présence de Raymond Aubrac et Stéphane Hessel.

Rendant hommage aux résistants, ils célébreront, avec d'autres intervenants de la société civile, les valeurs de fraternité et de solidarité du programme du CNR, tout enréaffirmant leur attachement au respect des droits de l'homme et des libertés publiques. Comme en 2007 et 2008, cet événement sera placé sous le signe de la plus grande dignité qu'impose ce lieu, sans bannières ni slogans.

Amenez le pique-nique.

>>Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui
>>1442, Route de la Luaz, 74570 Thorens-Glières - citoyen.2008@yahoo.fr

jeudi 16 avril 2009

LE PLAN ANTI-CRISE DES VERTS POUR RHONE-ALPES

Les Verts s'expriment sur la situation actuelle et proposent des solutions:

L'échéance des élections européennes approche. Les Verts se font plus proches des préoccupations quotidiennes, et parlent plus d'emploi que d'environnement. Soutien à l'économie, formation professionnelle, informatique dans les lycées : quelques-uns des thèmes débattus à l'assemblée pléniaire du conseil régional Rhône-Alpes, les 26 et 27 Mars. Les Verts ont pris les devants mercredi. Ils s'opposent aux choix de leur majorité, et proposent de réorienter les financements, pour permettre aux gens « de se nourrir, de se déplacer pour aller travailler, de se former ».

Lisez la suite sur le site de LibéLyon: http://www.libelyon.fr/info/2009/03/le-plan-anti-cr.html


vendredi 10 avril 2009

LES VERTS « FAUCIGNY MONT-BLANC » DEMANDENT LE REEXAMEN IMMEDIAT DE LA DECISION PREFECTORALE CONCERNANT DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DE LA VALLEE DE L'ARVE

Le 1° avril 2009, cinq travailleurs sans-papiers de la vallée de l’Arve en Haute-Savoie ont été interpellés sur leur lieu de travail par les services de la police aux frontières.

Remis en liberté après une journée de garde à vue et d'enquête administrative, ces personnes originaires du Sénégal et de la Mauritanie se sont vues notifier un refus de délivrance de titre de séjour et une obligation à quitter le territoire français dans un délai d'un mois.

Compte tenu de leur ancienneté de séjour en France et dans leur poste de travail, ces cinq salariés ont pris le risque de dévoiler leur situation administrative aux services préfectoraux en s’appuyant sur les circulaires ministérielles de régularisation de travailleurs sans-papiers ayant permis, récemment et dans d’autres départements, à des salariés dans une situation identique d'obtenir un droit au séjour et au travail.

Il y a six mois, ils ont donc déposé auprès de la préfecture une demande de régularisation en tant que salariés titulaires d’un contrat à durée indéterminée et présents en France depuis de très nombreuses années.

Quatre d’entre eux ont ensuite été convoqués à un entretien à la préfecture d’Annecy le 26 août et le 17 novembre 2 008. Une décision devait, selon les services préfectoraux, intervenir dans un délai d’un mois. Après plus de six mois d'attente, et comme seule réponse, la préfecture a, donc, diligenté cette interpellation sur leur lieu de travail.

Devant l’incompréhension de cette décision de refus préfectoral, un comité de soutien à ces cinq salariés sans-papiers s’est crée afin de demander leur régularisation. Il dénonce une décision fondée exclusivement sur une politique chiffrée en matière d'expulsions. Le comité déplore l’absence de réponse dans les délais prévus et le report en 2009 de cette décision afin, semble-t-il, de mieux remplir les nouveaux quotas d’expulsions exigés cette année par le ministère.

Tous syndiqués à la section locale de la CFDT de Cluses, ces cinq salariés sont particulièrement appréciés tant de leurs collègues de travail que de leur employeur respectif qui ont investi dans leur formation ou qualification professionnelle.

Le groupe des Verts « Faucigny Mont-Blanc » appuie le comité de soutien et demande un réexamen immédiat de la décision préfectorale concernant ces salariés.

dimanche 5 avril 2009

REACTION DES ELUS MUNICIPAUX DE « SALLANCHES AUTREMENT » ET DE L’ASSOCIATION « DEMOCRATIE ET PROGRES » SUITE A L’ANNONCE DU PLAN SOCIAL DE DYNASTAR

tournesolLa nouvelle tant redoutée est malheureusement tombée ce vendredi 27 mars : 90 licenciements et 32 emplois délocalisés chez Dynastar. Mais ce n’est peut-être pas fini, dans le Dauphiné Libéré du 28 mars, le maire de Sallanches sous-entend qu’il pourrait y avoir une deuxième tranche de licenciements.

C’est dramatique pour le bassin de Sallanches car, au nombre des salariés licenciés, il faut ajouter tous les intérimaires, victimes invisibles de cette restructuration du groupe industriel. Ce sont autant d’hommes et de femmes touchés par le chômage alors que leurs efforts pour rendre la marque performante étaient quotidiens et qu’ils affichaient la fierté du travail bien fait (cf. leurs réactions dans le DL du 29 mars).

Mais fi des bras qui produisent ! Les intérêts sont ailleurs, loin de Sallanches, hors de France ! Sallanches n’échappe malheureusement pas aux conséquences d’un libéralisme à tout crin. Ici comme dans des centaines d’entreprises françaises et européennes, les actionnaires sont les maîtres d’un jeu qui ne respecte plus l’homme dans ses besoins sociaux : 32 salariés doivent accepter de se délocaliser en Isère. Les décideurs parlent en nombre de postes mais il s’agit de 32 ménages implantés dans le bassin de Sallanches, des conjoints qui exercent un métier ici, des enfants qui sont intégrés dans l’école du quartier, bref de familles qui ont tissé des liens sociaux indispensables au bien-être de tout être humain. Au nom de quoi leur imposer de tout quitter ? les résultats de l’unité de Sallanches sont pourtant bons ! (cf le même article). Est-ce aux salariés de Dynastar-Sallanches de payer les mauvais résultats de l’ensemble du groupe dus possiblement à des erreurs stratégiques des dirigeants? la crise économique actuelle ne doit pas servir de prétexte pour restructurer, et faire accepter plus facilement des plans de licenciement. « Dynastar : le fleuron de l’industrie sallancharde » c’est aussi des retombées financières importantes pour la commune en terme de recettes fiscales destinées à assurer le service public.

C’est pourquoi nous devons tous réagir pour montrer notre attachement à l’emploi sur Sallanches.

Notre association est prête à soutenir toute mobilisation engagée par les salariés de DYNASTAR

Salariés, habitants, travailleurs indépendants, élus locaux, nous sommes tous concernés !

mercredi 4 mars 2009

DES ALTERMONDIALISTES POUR EUROPE-ECOLOGIE

Militant-e-s altermondialistes, féministes, anti-OGM, paysan-ne-s en lutte contre la brevetabilité du vivant et pour la souveraineté alimentaire, lanceurs d’alertes contre les périls sanitaires liés à la pollution, défenseurs des droits sociaux, libertaires attachés aux libertés publiques bafouées, acteurs politiques dans les quartiers populaires, nous nous engageons pleinement dans le rassemblement Europe écologie, pour les élections européennes de juin 2009. La gravité des crises écologique et économique nous pousse au rassemblement et nous incite à dépasser la simple protestation et les clivages du passé pour porter des alternatives neuves avec et pour celles et ceux qui souffrent d’un système à bout de souffle. 

Dépasser le oui et le non 

La liste Europe Ecologie est aujourd’hui la seule qui refuse de rejouer la campagne du référendum de 2005. Que l’on ait voté oui ou non, au-delà d’un désaccord de circonstance entre nous car, dans le fond, notre vote exprimait la même demande d’une autre Europe, fédéraliste, sociale, écologiste, altermondialiste. Ce vote de 2005 a été clair et doit être respecté, mais on ne peut pas se contenter du statu quo. Celles et ceux d’entre nous qui ont voté « oui » jugeaient que ce texte était très imparfait mais, en l’état des rapports de force en Europe, ouvrait plus de possibilités pour infléchir la construction européenne que les traités en vigueur. Ceux d’entre nous qui ont voté « non » refusaient la constitutionnalisation de politiques néolibérales mais refusent d’en rester là.

Une écologie résolument altermondialiste 

Notre écologie remet radicalement en cause les modèles de production et de consommation actuels. Elle lutte contre les inégalités sociales et environnementales. L’écologie est une force capable de subvertir les dominations. Cette écologie populaire n’est pas un luxe pour les riches, elle est une nécessité pour les plus pauvres, qui sont les premiers à souffrir des maladies au travail, de la malbouffe ou des dérèglements climatiques.

La répartition des richesses est au cœur de notre démarche, tant il est vrai que ce sont nos modes de vie et de production actuels qui détruisent la planète et qui accroissent les inégalités au Nord comme au Sud. Mais une nouvelle répartition des richesses ne peut pas faire l’économie d’une nouvelle définition de la richesse elle-même. La croissance à tout prix, au prix de la qualité de la vie, au prix de la souffrance au travail, au prix de la destruction de nos cadres de vie, est un problème, en aucun cas une solution.

Notre présence au sein de ce rassemblement inédit est une garantie que cette conception de l’écologie radicale ne sera pas dénaturée, mais enrichie de l’apport d’autres militant-e-s d’horizons différents. Les militant-e-s environnementalistes qui participent à notre rassemblement, après des années de travail associatif, ont à cœur d’aller plus loin que le travail de sensibilisation et de porter leur combat politique au cœur du débat électoral. Crise écologique, injustices sociales et conflits post-coloniaux sont les différentes facettes d’une même crise, la crise  d’un capitalisme qui sévit désormais sur toute la planète et impose un ordre injuste. Face à une crise à plusieurs facettes, l’alternative ne peut être portée que par une multitude de visages !

mercredi 25 février 2009

PREMIERE COMMUNICATION DU COMITE BALLADUR: UN PETIT PAS PEUT-ETRE

Communes, inter-communalités, départements, régions, Etat,… Les Français ne comprennent rien au mille-feuilles administratif actuel. Le système actuel privilégie baronnies, cumul, petits arrangements entre amis. Une réforme est donc indispensable. Certaines pistes qui semblent émerger des travaux du comité Balladur pourraient être intéressantes. Ce serait en tout cas un petit coup de pied dans la fourmilière des intérêts conservateurs de ceux qui prétendent vouloir changer tout, en faisant tout pour que surtout rien ne change.
 
Une France moderne et démocratique doit s’appuyer sur ses régions historiques et un fédéralisme différencié. Les Verts souhaitent  la création des régions Basque et Savoie ainsi que l’unification de la Bretagne. Il serait inconcevable de dissoudre la région Alsace ou de fusionner de manière incohérente des régions très différentes. Les conseils régionaux doivent aussi pouvoir mutualiser leurs actions en s’associant.
 Il serait souhaitable de réformer en profondeur les conseils généraux, création artificielle du jacobinisme. Il faut s’interroger sur leurs légitimités, lorsque les élections cantonales connaissent des sommets d’abstention. Il est inacceptable que dans un même département la population de cantons puisse varier de un à quinze. Il est honteux que dans d’autres il n’y ait qu’une femme conseillère générale sur quarante élus (Orne). Au bénéfice de tous, la majorité des compétences du conseil général pourrait être ré-attribuée aux conseils régionaux ou aux communautés de communes.
Les Verts appuieront toute réforme des collectivités territoriales qui ira vers plus de démocratie, moins de cumul, plus de lisibilité et moins de jacobinisme. Le pire serait que cette réforme n’aboutisse qu’à servir les intérêts des petits barons locaux de l’UMP et du PS en cantonalisant les élections régionales. Ce serait un grave recul démocratique. Il est indispensable de mettre en place, à tous les niveaux, de véritables élections à la proportionnelle afin de garantir la diversité et le respect des territoires et des électeurs.
  
Il faut donc de vraies régions, de vrais communautés de communes, la fin du département comme collectivité territoriale, et surtout la proportionnelle afin de rapprocher la réalité politique de la réalité du pays.

>>Réaction presse de Cécile Duflot, Secrétaire Nationale, Les Verts

vendredi 30 janvier 2009

L'APPEL DES APPELS

L'appel des appels,

Un réseau pour fédérer les collectifs, les pétitions et les manifestes de la société civile:

« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.

A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.

Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.

Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.

Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »

mercredi 28 janvier 2009

LE COMITE ANTI-OLYMPIQUE D'ANNECY

Le comité anti-olympique d'Annecy vient de se créer.



Soutenez-le et signez la pétition contre l'organisation des Jeux Olympiques à Annecy ou Grenoble.

LE PLANNING FAMILIAL SE MEURE

Nous retranscrivons ici le communiqué de presse du Planning Familial du 27 Janvier et vous encourageons à les soutenir en signant la pétition à partir du 29 Janvier2009.

Quand l’Etat abandonne le conseil conjugal et familial, Le Planning Familial se meurt !

En diminuant de 42 % pour 2009[1] le montant affecté au conseil conjugal et familial, activité « historique » du Planning Familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des acteurs intervenant sur le droit à la sexualité.

« Par cette décision, l’Etat affiche sa volonté ne plus avoir d’exigence quant à l’accueil, l’information et l’orientation pour la contraception, la fécondité, la sexualité. Il ne souhaite plus contribuer à la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il se désintéresse de l’accueil et du conseil aux personnes lors des accueils collectifs ou en entretiens individuels alors que cette mission a clairement été organisée et confiée par la Loi Neuwirth aux associations » explique Françoise Laurant, Présidente Nationale du Planning Familial.

La conséquence immédiate pour Le Planning Familial, si cette politique se confirme, est la disparition annoncée d’un tiers des associations départementales, intervenant au plus prés des publics concernés.

« Qu’en sera-t-il pour 2010, 2011 s’interroge Françoise Laurant, nous craignons le pire. D’autres de nos associations seront contraintes de fermer définitivement leurs portes. Est-ce ainsi que l’Etat conçoit la mission d’utilité publique qu’il nous a confié ? » « A ce jour, poursuit-elle, nous n’avons aucune certitude que nos nouvelles associations dont c’est le cœur de métier pourront bénéficier de ces moyens »

Pourtant l’information, l’accueil, l’écoute, l’éducation à la sexualité restent des missions d’utilité publique dans une société où les relations filles-garçons se tendent, où les campagnes nationales de prévention et d’information nationales ont besoin des relais locaux pour être efficaces ! L’accueil réservé au film de Claire Simon « Les Bureaux de Dieu » en a démontré la pertinence, la nécessité et l’actualité. La réalisatrice a d’ailleurs tenu à être à nos cotés lors de la conférence de presse de ce jour.

L’auteur de la loi de 1967, Lucien Neuwirth, excusé, nous a assuré de son soutien. L’ancienne Ministre Yvette Roudy, de nombreux élus du Sénat, de l’Assemblée Nationale et de collectivités locales, des associations, par leur présence, ont confirmés leur engagement à nos cotés.

Le Planning Familial, c’est 70 associations départementales implantées en France et les DOM, c’est 450.000 personnes rencontrées chaque année, c’est prés de 1.000 bénévoles et 420 salariéEs qui se mobilisent aujourd’hui pour expliquer au public pourquoi la poursuite de leurs missions d’accueil et d’informations est essentielle pour toutes et tous.

Amputer ainsi les ressources de nos associations (8 euros pour une heure de conseil conjugal et familial réalisée) est une petite et fausse économie pour le budget de l’Etat mais une grande mise en danger de l’information sur les droits sexuels et reproductifs. Une telle mission ne peut et ne doit pas être libéralisée !

Le Planning Familial lancera dés le 29 janvier 2009 une pétition en ligne pour défendre le droit à l’information, à l’éducation à la sexualité pour tous à l’adresse suivante : www.planning-familial.org

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