Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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lundi 5 avril 2010

H. Kempf : "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme"

Une interview d'Hervé Kempf, auteur du livre "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme":


H. Kempf : "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme !"
envoyé par EditionsduSeuil. - L'actualité du moment en vidéo.

lundi 28 décembre 2009

POLLUTION A PASSY ET LA VALLEE BIEN SUR . . .

Pollution à Passy (Haute Savoie)  

Par Céno

(Source : La Babole / Céno)

La Babole - Passy - Chedde : la ville la plus polluée de France ?

Le rapport de l’Air de l’Ain et des pays de Savoie (Air APS) est accablant. En 2008, Passy a enregistré une moyenne annuelle de 3,9 nanogrammes par mètre cube d’air de benzo (a) pyrène.

Lire la suite sur le site de La Babole.

dimanche 30 août 2009

L'ECO-BLANCHIMENT CONTINUE

communiqué de Presse des verts-samedi 29 août 2009

Publicité auto : l’éco-blanchiment continue

tournesol La dernière publicité de Volkswagen sur le thème « on ne peut pas vivre sans rejeter de CO2 », ne manque pas d’humour et il faut bien reconnaître qu’on ne peut s’empêcher de rire en voyant cette caricature d’écologistes qui retourne à la vie préhistorique dans un village malicieusement baptisé Atmos…

« Tâchons d’en rejeter un peu moins » nous dit la publicité qui utilise néanmoins l’argument écologiste pur nous vanter une voiture qui émettrait 119 g de co2 et ne consommerait que 4,5 l aux cent kms.

On est là devant une nouvelle stratégie de communication des constructeurs automobiles et des publicitaires qui les conseillent.

On connaissait l’éco-blanchiment sur le mode « plus c’est gros plus ça passe » avec par exemple le fameux 4X4 de Mitsubishi « conçu au pays du protocole de Kyoto ». Mais justement ça ne passe plus et les publicitaires le savent !

Avec la pub Volkswagen on est devant une communication plus subtile : « soyons écolo mais pas trop ! ». C’est la version écolo-réaliste de l’éco-blanchiment. « Faire plus ce serait revenir à l’âge de pierre. »

On peut objecter que les constructeurs peuvent faire beaucoup mieux que le modèle proposé ici. On a déjà des voitures émettant moins de 100 g de C02 et les ingénieurs sont capables de concevoir des autos à moins de 80 g.

Par ailleurs dans d’autres publicités, Volkswagen nous vante sans complexe des « 4X4 pour les accros de la ville » présentés dans le cadre ultra-vert de la forêt amazonienne ou des GTI surpuissantes qui ne s’embarrassent d’aucune prétention écologique.

En réalité, à quelques semaines du Sommet de Copenhague, les constructeurs automobiles dans leur communication comme dans leur stratégie de développement, restent toujours aussi hermétiques aux enjeux du climat. Copenhague sera l’occasion de rappeler que le secteur automobile doit se reconvertir de façon profonde car il est condamné sous sa forme actuelle.

Quand à la publicité, les associations avaient demandé lors du Grenelle qu’elle soit mieux encadrée et devienne écologiquement responsable. On voit que la charte signée par J Louis Borloo avec les professionnels qui leur laisse le soin de s’autoréguler, n’a pas permis à ce jour d’arriver au moindre résultat !

Jean Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, porte parole

dimanche 2 août 2009

NOS ECOGESTES NE SONT PAS A LA HAUTEUR DES ENJEUX

Quelques extraits d'une interview de Nicolas HULOT dont vous pouvez lire l'intégralité à http://www.terra-economica.info/a4459.html:

Comment conserver notre niveau de confort tout en réduisant nos consommations de matière et d’énergie ?

N.H. : Le bien-être n’est pas proportionnel à notre consommation matérielle. Il faut redéfinir ce que nous appelons le confort. La débauche de choix dans les supermarchés est-elle le signe de notre liberté ou le témoin de notre accoutumance ? Je rappelle que si nous continuons au rythme de consommation actuel, l’humanité n’aura plus à sa disposition à la fin du siècle que deux métaux, dont l’aluminium. L’inconfort, ce serait de ne rien faire. Le bien-être consiste à trier dans les possibles et à se priver de certains choix. Et derrière cela, il doit y avoir des décisions politiques.

Nous sommes passés en quelques mois d’une crise écologique à une crise économique et sociale. Comme si ces deux extrêmes étaient nos seules alternatives…

N.H. : Nos actions dépassent nos intentions. Notre système nous met dans l’obligation d’une croissance économique, financière et matérielle qui n’est pas tenable dans un monde physiquement clos et limité. On ne peut pas passer son temps à s’endetter pour rembourser la dette, au détriment des enjeux écologiques et sociaux. Il faut revoir le fonctionnement du système financier.

C’est-à-dire ?

N.H. : Le crédit doit devenir une forme de service public. Je ne suis pas contre le crédit mais je suis contre le fait que le dépôt d’argent profite toujours aux mêmes et jamais au plus grand nombre. Nous sommes ici dans une crise de la démocratie : le pouvoir est entre les mains d’intérêts financiers privés. Il ne s’agit pas de faire le procès du passé mais de changer les choses. Le crédit pourrait tout à fait relever des Etats et non plus d’entreprises privées.

mardi 2 juin 2009

La crise du lait ou le libéralisme en actes

Communiqué de presse du 2 juin 2009

tournesol

La crise du lait ou le libéralisme en actes

Les éleveurs laitiers vivent une crise sans précédent depuis les grèves du lait des années 70 : le prix du lait est passé brutalement d'environ 300 à 200 euros la tonne entre mars et avril dernier. Imaginez votre salaire diminué de 30% d'un seul coup!

Autant que cette baisse brutale, ils vivent l'incertitude, en étant obligés de livrer aux laiteries leur lait, qui ne se conserve pas, sans aucun accord de prix préalable, autrement dit à l'aveugle.

Les Verts veulent d'abord manifester leur solidarité aux éleveurs victimes d'une situation dont ils ne sont pas responsables. Plus, en les spécialisant à outrance, en les incitant à élever des animaux sursélectionnés à coups d'aliments importés plutôt qu'à l'herbe, on les a enfermés dans un système productiviste dont ils se trouvent aujourd’hui prisonniers.

Les responsables de ce fiasco sont connus : l'industrie laitière de plus en plus concentrée, le gouvernement français et la Commission Européenne, qui mettent en oeuvre un libéralisme aveugle et doctrinaire sous la pression de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Le lait est une production contraignante, qui demande un effort constant aux éleveurs. Face à cela, des prix planchers étaient définis au niveau communautaire. Pour éviter des stocks de beurre et de poudre, les quotas laitiers limitaient la production, et, en France, la répartissaient sur tout le territoire. Ce système n'était pas parfait mais assurait au moins une relative stabilité des prix et des revenus. Il n'a pas empêché une forte diminution du nombre d'élevages et leur trop grande spécialisation, que les Verts dénoncent depuis longtemps, au détriment des animaux et de l'environnement, mais a permis de maintenir cette production et donc la vie dans de nombreuses régions de montagne. Avec les récentes réformes de la politique agricole commune, plus de prix d'intervention sur les produits laitiers, et disparition des quotas prévue pour 2014.

La conséquence immédiate était tout à fait prévisible : les prix se mettent à varier fortement, guidés par la situation du seul commerce international sur le beurre et les poudres, qui représentent moins de 7% de la production. Des prix élevés en 2008, entraînés par la spéculation sur les matières premières, puis une chute douloureuse en 2009. Le lait connaît le yoyo désastreux de tous les autres produits agricoles. De plus, au nom des règles de la concurrence, on interdit une négociation globale du prix entre les producteurs et les laiteries. Les producteurs se retrouvent pieds et poings liés par leurs acheteurs, dont certains font baisser délibérément les prix pour éliminer des producteurs.

Les réponses à la situation sont simples et de bon sens : revenir à un système qui a fait ses preuves, en corrigeant ses défauts, c'est-à-dire en incitant les élevages laitiers à nourrir les animaux des produits de la ferme et d'abord de l'herbe, en limitant des rendements et la concentration, en incitant à la diversification des productions et aux circuits courts de transformation, à commencer par les produits laitiers fermiers et biologiques, pour des produits laitiers de qualité et une consommation raisonnable.

Le ministre Barnier, conscient des impasses de sa politique, tergiverse. Le gouvernement, au nom du libéralisme triomphant et avec l'alibi de Bruxelles, maintient son cap désastreux. Il faut changer de politique, et d'abord, pour l'agriculture, de politique communautaire. Les élections européennes du 7 juin prochain doivent être l'occasion de le clamer en votant Europe Ecologie.

mardi 5 mai 2009

Mai 2007 - Mai 2009 : An 2 Bilan 0

tournesol Communiqué de presse du 4 mai 2009

Mai 2007 - Mai 2009 : An 2 – Bilan 0

Pratiquement deux ans, jour pour jour, après son accession à la présidence de la République, le bilan de Nicolas Sarkozy est très négatif. La grogne sociale ne faiblit pas et le défilé unitaire du 1er mai a rassemblé plus d’un million de personnes. Les sondages démontrent que le président est de plus en plus impopulaire avec 65 % de mécontents.

Malgré de multiples grands plans sans lendemain et des milliards d’euros distribués aux banques, au grand patronat et aux riches, la situation empire du point de vue social, environnemental et démocratique.

Deux ans après, alors qu’il y a 100.000 chômeurs supplémentaires chaque mois, qu’est-ce que le slogan « travailler plus pour gagner plus » a-t-il donné ?

Deux ans après, où en sommes-nous du Grenelle de l’environnement, quand la loi Grenelle 1 n’est même pas votée ?

Deux ans de mesures sécuritaires si elles ont engorgé les prisons, ont-elles amélioré la tranquillité publique ?

Le bilan de Sarkozy est un bilan du recul : emploi, éducation, santé, logement, environnement, libertés publiques…

Les Verts appellent à rester mobiliser pour limiter cette casse. Il faut d’ores et déjà préparer l’après Sarkozy.

jeudi 30 avril 2009

1ER MAI TOUTES ET TOUS DANS LA RUE POUR UN PROJET ECOLOGISTE, SOCIAL, SOLIDAIRE ET DEMOCRATIQUE

tournesolCommuniqué de presse du 30 avril 2009

1er mai : toutes et tous dans la rue Pour un projet écologiste, social, solidaire et démocratique

  • Nous refusons la casse sociale, les fermetures d’entreprises les unes après les autres, la destruction de filières industrielles entières.
  • Nous refusons la précarité, l’insécurité sociale qui touchent chaque jour de plus en plus de concitoyens.
  • Nous refusons l’appauvrissement des services publics – éducation, santé, culture… – pendant que se développent les services privés pour ceux qui peuvent payer.
  • Nous refusons la casse des libertés publiques et notamment la criminalisation du militantisme.
  • Nous refusons cette politique ultralibérale et irresponsable qui nous conduit droit dans le mur.

Les solutions pour sortir de la crise existent. Seule la volonté politique manque.

Il faut une vision nouvelle et un autre mode de développement : réorienter l’économie par sa transformation écologique, relocaliser les emplois, redistribuer les richesses, et mettre en œuvre des politiques créatrices d’emplois qualifiés et durables.

Il faut mettre en œuvre une politique basée sur le partage des richesses et le respect des droits humains.

C’est le message que nous voulons faire entendre le 1er mai. Nous serons présent-e-s dans tous les rassemblements.

dimanche 19 avril 2009

BATIR UNE ECONOMIE VIVANTE ET NOVATRICE - Article du Messager

Voici le compte rendu que le Messager a donné du débat public organisé par les Verts Faucigny Mt-Blanc à Cluses le 6 Avril 2009 sur le thème:

"Bâtir une économie vivante et novatrice afin d'inverser cette politique qui organise le pillage de la planète et la régression sociale"


jeudi 16 avril 2009

LE PLAN ANTI-CRISE DES VERTS POUR RHONE-ALPES

Les Verts s'expriment sur la situation actuelle et proposent des solutions:

L'échéance des élections européennes approche. Les Verts se font plus proches des préoccupations quotidiennes, et parlent plus d'emploi que d'environnement. Soutien à l'économie, formation professionnelle, informatique dans les lycées : quelques-uns des thèmes débattus à l'assemblée pléniaire du conseil régional Rhône-Alpes, les 26 et 27 Mars. Les Verts ont pris les devants mercredi. Ils s'opposent aux choix de leur majorité, et proposent de réorienter les financements, pour permettre aux gens « de se nourrir, de se déplacer pour aller travailler, de se former ».

Lisez la suite sur le site de LibéLyon: http://www.libelyon.fr/info/2009/03/le-plan-anti-cr.html


dimanche 5 avril 2009

REACTION DES ELUS MUNICIPAUX DE « SALLANCHES AUTREMENT » ET DE L’ASSOCIATION « DEMOCRATIE ET PROGRES » SUITE A L’ANNONCE DU PLAN SOCIAL DE DYNASTAR

tournesolLa nouvelle tant redoutée est malheureusement tombée ce vendredi 27 mars : 90 licenciements et 32 emplois délocalisés chez Dynastar. Mais ce n’est peut-être pas fini, dans le Dauphiné Libéré du 28 mars, le maire de Sallanches sous-entend qu’il pourrait y avoir une deuxième tranche de licenciements.

C’est dramatique pour le bassin de Sallanches car, au nombre des salariés licenciés, il faut ajouter tous les intérimaires, victimes invisibles de cette restructuration du groupe industriel. Ce sont autant d’hommes et de femmes touchés par le chômage alors que leurs efforts pour rendre la marque performante étaient quotidiens et qu’ils affichaient la fierté du travail bien fait (cf. leurs réactions dans le DL du 29 mars).

Mais fi des bras qui produisent ! Les intérêts sont ailleurs, loin de Sallanches, hors de France ! Sallanches n’échappe malheureusement pas aux conséquences d’un libéralisme à tout crin. Ici comme dans des centaines d’entreprises françaises et européennes, les actionnaires sont les maîtres d’un jeu qui ne respecte plus l’homme dans ses besoins sociaux : 32 salariés doivent accepter de se délocaliser en Isère. Les décideurs parlent en nombre de postes mais il s’agit de 32 ménages implantés dans le bassin de Sallanches, des conjoints qui exercent un métier ici, des enfants qui sont intégrés dans l’école du quartier, bref de familles qui ont tissé des liens sociaux indispensables au bien-être de tout être humain. Au nom de quoi leur imposer de tout quitter ? les résultats de l’unité de Sallanches sont pourtant bons ! (cf le même article). Est-ce aux salariés de Dynastar-Sallanches de payer les mauvais résultats de l’ensemble du groupe dus possiblement à des erreurs stratégiques des dirigeants? la crise économique actuelle ne doit pas servir de prétexte pour restructurer, et faire accepter plus facilement des plans de licenciement. « Dynastar : le fleuron de l’industrie sallancharde » c’est aussi des retombées financières importantes pour la commune en terme de recettes fiscales destinées à assurer le service public.

C’est pourquoi nous devons tous réagir pour montrer notre attachement à l’emploi sur Sallanches.

Notre association est prête à soutenir toute mobilisation engagée par les salariés de DYNASTAR

Salariés, habitants, travailleurs indépendants, élus locaux, nous sommes tous concernés !

mardi 17 mars 2009

C'EST LA CRISE / Soutien à la grève du 19 Mars et conférence débat pour le 6 Avril

Depuis le traumatisme de la faillite de la banque Lehman Brothers, tout s’est enchaîné comme un jeu de dominos.

Avec une grande brutalité, la crise s’est étendue à tout le système bancaire, puis au reste de l’économie, pour toucher l’emploi... et donc tout le monde.

La situation de la Vallée de l’Arve en est une triste démonstration :

chômage partiel, fermetures d’entreprises, licenciements,…

Dans ce contexte, Les Verts « Faucigny Mont-Blanc » soutiennent la grève du jeudi 19mars 2009 et appellent à participer à la manifestation d'Annecy.

Ils proposent également une conférence débat sur le thème :

« Bâtir une économie vivante et novatrice afin d'inverser cette politique qui organise le pillage de la planète et la régression sociale »

lundi 6 avril à 20h30 à la salle des mariages de la mairie de Cluses avec :

  • Alain Coulombel : professeur d’économie - conseiller régional (les Verts)
  • Denis Colongo : représentant de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS/Rhône-Alpes)

mercredi 4 mars 2009

LE MANIFESTE DES NEUF

«C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle — à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales…

Lire la suite...

mercredi 28 janvier 2009

MANIFESTATION CONTRE LE World Economic Forum - 31 Janvier 2009


Samedi 31 janvier à Genève, 14h00, rue du Mont Blanc. Alors que la crise des subprimes secoue le monde entier et vient d’atteindre le capitalisme dans son ensemble, plongeant ainsi les Etats-Unis et l’Europe dans la récession, alors que les peuples payent actuellement la facture du capitalisme, l’élite économique et politique s’est une fois de plus donné rendez-vous à Davos du 28 janvier au 1er février.

FACE A LA CRISE, CHANGEONS D'OBJECTIFS

dimanche 18 janvier 2009

Ecouter Hervé Kempf dans Là-bas si j'y suis

Daniel Mermet donne la parole à Hervé Kempf à propos de son nouveau livre "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme" A écouter et à réécouter à volonté:

Le capitalisme est déjà mort et nous sommes entrés dans l’ère du post-capitalisme. C’est le point de vue du journaliste Hervé Kempf avec qui nous allons passer cette heure pour un entretien autour de son dernier ouvrage "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme".

"Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, est entré dans une phase mortifère : il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en recontruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun est plus important que le profit. Hervé Kempf explique comment le capitalisme a changé de régime depuis les années 1980 et a réussi à imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. Pour sortir du capitalisme, il faut prioritairement se défaire de ce conditionnement psychique. L’oligarchie cherche à détourner l’attention d’un public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la la technologie pourrait surmonter l’obstacle. Cette illusion ne vise qu’à perpétuer le système de domination en vigueur. L’avenir n’est pas dans la technologie, mais dans un nouvel agencement des relations sociales. Ce qui fera pencher la balance, c’est la force et la vitesse avec lesquelles nous saurons retrouver l’exigence de la solidarité."


lundi 5 janvier 2009

LA NEIGE EST PLUS BLANCHE QUAND ON Y MET DU VERT

La durée de vie du manteau neigeux est plus courte qu'avant. Selon Météo France, les températures hivernales ont augmenté de 2° C au col de Porte (en Chartreuse orientale) depuis le début des années 60, et de 1,5 °C sur l'ensemble des Alpes françaises. Problème. Un nouveau réchauffement de 1,8 °C (scénario optimiste) y réduirait l'enneigement à 1500 m d'altitude de trente- neuf jours en moyenne! Bien sûr, la cause est globale, mondiale, mais les effets sur la montagne et ses acteurs économiques sont sans appel: un rapport 2007 de l'OCDE montre qu'un réchauffement de 2 °C ferait fondre 200 stations (en Haute-Savoie, seules 49% des stations survivraient). André Collas, de la Fédération Rhône-Alpes de la protection et de la nature (Frapna), illustre: «On comptait jusqu'à 12 m de neige cumulés dans les années 80 à Val-d'Isère; aujourd'hui, ça ne dépasse pas 5 m. Il y a diminution, mais surtout de grandes fluctuations. C'est fini, les longues périodes de froid persistant.»

Lisez la suite de cet article que le journal en ligne Marianne 2 consacre à la très timide prise de conscience du développement acharné de l'industrie de "l'or blanc".

jeudi 1 janvier 2009

LE VERT POUR SORTIR DU ROUGE

Extrait d'une intervention d'Etienne Tête, conseiller régional Vert Rhône-Alpes lors de l'audition du préfet de région à propos du Contrat de Projet Etat-Région:

...

Mais puisque le plan de relance est devenu l’objet de votre intervention. J’affirme que la logique serait d’honorer ses engagements sur des projets identifiés. Certes M. Sarkozy décide de les booster mais cela vient tardivement. On peut observer le comportement erratique de ce dernier : il annonce le 25 septembre qu’il n’y aura pas de plan de relance, le 4 décembre il présente un plan de 25 milliards d’euros, promettant entre autres le paiement anticipé des factures publiques. Il ne s’agit pour l’essentiel que de déplacement d’argent.

Ce plan arrive aussi à un mauvais moment : l’Etat est endetté et, alors qu’un tel plan devrait être anticipé quand tout va bien, le gouvernement a consenti des cadeaux fiscaux vidant encore un peu plus ses caisses. 

Par ailleurs, ce plan de relance porte essentiellement sur des projets d’infrastructures mais rien sur la transformation écologique des modes de consommation et de production ou préparer la lutte contre les GES : des projets d’infrastructures routières se lancent partout alors qu’il y a peu M. Villepin se prononçait pour des projets alternatifs à la route.

Mais ce plan oublie les Transports en commun qui permettent l’accès des salariés à leur travail, des hôpitaux, les économies d’énergie non négligeables.

Je reprendrais un titre du journal Libération : « le vert pour sortir du rouge ». Car l’écologie est aujourd’hui au cœur de la société.

Sur les mesures sociales, nous ne pouvons que constater que si leur financement passe de 200€ par minima sociaux, pour 3,8 millions de personnes, soit 760M€. Ca ne représente que 3% du plan de relance alors que 10% des adultes sont concernés. Que devient votre discours sur la cohésion social ? Dans les fait, on ne peut que constater l’appauvrissement des plus pauvres, en donnant plus aux plus riches.

Concernant la relance par la consommation : il s’agit d’un mauvais discours quand il s’agit du secteur automobile en particulier car non écologique.

Quand on relance par la consommation par l’investissement des industriels ou des personnes, cette consommation ne répond pas à des nécessités locales en augmentant les importations. Sur les mesures prises, elles relanceront l’épargne des plus aisés. Or la France est l’un des deux pays européens dont le taux d’épargne est en moyenne le plus fort. 

Je n’avais pas l’intention d’en parler mais comme il en a été question, je dirai un mot sur l’éloge de la diversité faite par M. Sarkozy notamment au travers des CV anonymisés. Je lui rappellerais les nombreuses expulsions, la police venant chercher des enfants dans les écoles. Il n’est pas possible d’habiller un discours avec de telles horreurs.

lundi 29 décembre 2008

LA DECROISSANCE ON N'Y COUPERA PAS

La revue POLITIS nous propose un dossier spécial sur la décroissance:




A lire et à relire.

samedi 27 décembre 2008

CONTINUER A CHANGER DE PANSEMENT OU PLUTOT PENSER LE CHANGEMENT ?

QUESTIONS D’ACTUALITE !

diffusées le vendredi 19 décembre, de 15 heures à 16 heures, et en direct de CHARBONNIERES les BAINS, par les 4 "Télé Territoire" Rhône Alpes : TV8 Mont Blanc, TLM, TV7 et Télé Grenoble.

Question de Renée Poussard, conseillère régionale Verte, portant sur:

"LA" CRISE, "LES" CRISES...leurs impacts conjugués, et la nature des solutions à apporter sur.pôles dits "de de compétitivité"...entreprises telles ST AUTOCAM, intérimaires massivement non reconduits et sous-traitances automobile sinistrées, chez nous et ailleurs encore...'

Monsieur le Président,

Ca devait arriver! Et la bulle spéculative et VIRTUELLE gonflée à l’intox...a explosé ! Avec réactions en chaîne emballées à la vitesse grand V, qui ont gangrené en quelques heures, tout le système bancaire, mondialisé sans garde fous... AUCUN!

Le pouvoir d'achat miné par la précarité généralisée, s’est vu quant à lui aggravé d'un endettement des ménages encouragé à tout va, sans exiger un minimum de répondant…On croît rêver. Pourtant, c'est la triste irresponsabilité d'un monde qui ne tourne plus rond, à l'image des cerveaux surchauffés qui l'ont déréglementé. Voici en tout cas comment la crise, "les" crises, sont perçues de nos concitoyens déboussolés, face aux effondrements mondialisés ( en domino) de larges pans économiques, jusque dans des territoires qu'on disait protégés...il y a quelques semaines encore...

La conjugaison, et la multiplication prévisible de tout un cortège de crises, (climatique ici, alimentaire là, sanitaire ailleurs, écologique partout…) planent ensemble sur une économie fragilisée d'autant l’une chassant ou renforçant l’autre. Et ce, jusque dans des territoires qu'on croyait pourtant « privilégiés », il y a quelques semaines encore…
Nous venons donc de ré-abonder SOLIDAIREMENT en BUDGET 2009, plusieurs dispositifs régionaux  : Formations Professionnelles et soutien aux PME/PMI/TPE comme aux salariés d'une large sous-traitance sinistrée...et en bien mauvaise passe; et notamment en Vallée d’Arve impactée de plein fouet, avec - déjà ! en Haute Savoie - la perte des grands fleurons industriels, dont certains touchent, c'est à noter, aux activités sportives et au ski !! Pareilles situations étant une fois de plus, colmatées au coup par coup par un gouvernement manifestement dépassé par ses pratiques sociales inhumaines jamais remises en cause bien que répétés.

Alors que, comme disait ma grand-mère, les temps ne sont plus à "changer de pansement" indéfiniment… mais bien à "penser le changement" DE TOUTE URGENCE !

Le système de gouvernance globale s’aggravant aujourd'hui d'une totale CRISE de CONFIANCE, sans précédent....

La situation est donc critique mais elle offre, de ce fait même, l'opportunité de CHANGER !

Le "toujours PLUS, toujours PLUS VITE" régit nos sociétés de compétitions, avec l'assentiment coupable de décideurs silencieux obnubilés par l’efficience à court terme et plus soucieux des moyens que des fins, ou de satisfaire de vrais besoins exprimés. Les soi-disantes innovations satellisées autour des vieilles lunes renforcent encore les auras chancelantes de certains pôles.

Question :

Monsieur le Président,

Pensez-vous que le capitalisme financier vitupéré par Mr Sarkozy et ses chantres qui l’ont pourtant adoré il y a peu, roue dans la roue du capitalisme à l'américaine... soit la seule cause de tous nos maux ? En pleine récession mondiale de commandes portant sur les flottes automobiles d'entreprises qui préfèrent désormais louer comme sur les particuliers précarisés à vaste échelle, et renonçant massivement à la voiture, faute d'accès possible à des crédits sains...

Pensez-vous COMME NOUS, Monsieur le Président, qu'il faut, encourager à des diversifications et des reconversions localisées, dont les productions automobiles surnuméraires, aujourd'hui condamnées à bien des égards par une offre allemande bien mieux placée que la notre dans des rapports qualité/coûts, y compris environnementaux ?

Réponse :

Le Vice Président jean Louis Gagnaire en charge de l’économie a répondu en présentant les renforcements des dispositifs de soutien aux entreprises expliqués dans les reprises du budget 2009, dont les champs de l'Economie Sociale et Solidaire à investir plus encore, sans toutefois admettre la nécessaire relocalisation de l’économie et l’anticipation de la reconversion des secteurs appelés à se transformer, dont l’automobile

jeudi 18 décembre 2008

OUVERTURE LE DIMANCHE:TRAVAILLER PLUS, CONSOMMER PLUS POUR VIVRE MOINS BIEN

Malgré la levée de boucliers, y compris dans les rangs des parlementaires UMP, l’Assemblée nationale, à la demande de l’Elysée, s’apprête à étendre la possibilité d’ouverture du commerce le dimanche.
Cette mesure ne fera qu’asservir un peu plus les salariés les plus fragiles,  favoriser les grandes surfaces contre le petit commerce et  nous enfoncer encore dans la société de consommation.
Les salariés les plus précaires ne pourront évidemment pas  refuser de travailler le dimanche face à la volonté des employeurs ou parce que ce sera le seul moyen de gagner un peu plus. Le travail le dimanche leur sera imposé au détriment de leur qualité de vie, de leur vie de famille et même parfois sans solution pour garder les enfants.
Les petits commerces seront défavorisés par rapport aux grandes surfaces accentuant une concentration déjà très forte en France et vidant encore les centre ville et les quartiers  de leur activité au profit des périphéries.
Les circuits internationaux de la grande distribution seront encouragés au détriment des réseaux courts et de la production locale.
On offre comme modèle de loisirs celui de la consommation jusqu’à l’absurde et  avec toutes les frustrations qu’elle peut engendrer plutôt que la culture ou la convivialité.
S'il s'agit de relancer l'économie, on ne voit pas en quoi ouvrir les magasins 7 jours sur 7 augmenterait  le pouvoir d’achat des salariés et donc la consommation. En revanche les coûts logistiques, d’entretien, de chauffage, d’éclairage et de transports augmenteront en  même temps que l’impact environnemental.

Les Verts dénoncent cette nouvelle dérégulation que représente l’extension de l’ouverture le dimanche qui ne fera qu’augmenter les inégalités et détruire la qualité de la vie.

>>Communiqué de presse du 18 Décembre 2008

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