Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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Tag - émissions CO2

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dimanche 11 juillet 2010

- 20 KILOMETRES-HEURES : OU , QUAND , COMMENT




Décidément la  France  , - et la  SNCF - nous ferons  toujours  rire.......
exemple :
* depuis  2004 / 2005 , en période de forte pollution ,  les panneaux  lumineux  sur autoroutes indiquaient :   20 km Heure de  moins . Ce qui  était "de bonne guerre" . Par expérience ,  50 %  des  gens respectaient cette "suggestion" ......
*depuis 2010 , donc cet été ,  les panneaux indiquent :   20 km heure de  moins  obligatoires.
Bonne  suggestion ,  respectée par moins de 50 % des  véhicules.
 
 
*  comment les choses se passent  au niveau d'un  autobus  circulant en  temps normal à 100 ,?  Doit-il  rouler à  80 ??,
Question  étrange ,  me dit le  gendarme de  service ..............  Il devrait rouler à  80 .......... et  si l'autoroute  (ex. la rocade de  Chambéry sur  12 km ) ,  est à 90 , il  doit donc  rouler à 70 . On peut toujours  rêver ! (question posée à la brigade de gendarmerie de  l'autoroute  d'nnecy) .
*  Le sous-préfet de  Thonon a pris un arrêté la semaine passée pour  obliger les  véhicules à rouler  à 20 km/h de moins sur toutes les  routes :  donc , on doit rouler à   70 , et  à  30 en ville...... Bien  entendu   personne n'a respecté cette décision et la gendarmerie dit en avoir "ras le bol" de ces  histoires.
Venons en à la SNCF :  étant  à  Grenoble  vendredi , avec les  dits  panneaux " 20 km h de moins obligatoire ", j'ai  suivi  des autocars SNCF  roulant  allègrement à  100 sur autoroute ....... Il  est  amusant de noter  que s'ils avaient roulé à  80 ,  l'horaire n'aurait pu être respecté .... Idem  avec les  cars  SNCF  TER  d'Annecy à Genève .
on aimerait  savoir de qui on  se moque ?  Les TER  BUS  sont donc exclus de ces mesures et peuvent donc polluer  sans souci ,  puisque  nul  pandore ne les  arrêtera ......
Au moins les  TER , les vrais ,  sur rails, eux , n'ont pas de soucis à se faire !
Vive le  train !

dimanche 13 juin 2010

CONFERENCE SUR LES TRANSPORTS

.

Une conférence sur les transports dans la Vallée a eu lieu le vendredi 4 Juin a Chedde avec 80 personnes qui ont assisté a cette réunion !

Si les habitants de notre vallée sont préoccupés par le manque de transports en commun efficace qui laisse la place "au tout bagnole " ce n'est pas les cas des élus qui avaient été invités ,seul les communnes de Passy , Marignier , Thiez  avaient des representants !

Ci dessous l'article du Messager relatant cette soirée !

dimanche 31 janvier 2010

INVITATION LE VENDREDI 5 FEVRIER SUR LE THEME DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE SUR SALLANCHES PASSY ET SA REGION

POLLUTION ATMOSPHERIQUE


à PASSY et sur la Haute Vallée de l’Arve



REUNION PUBLIQUE

Organisée par : AVP
Association pour la qualité de Vie à Passy
Informez-vous !
Prenez la parole !
A l’auditorium du collège de Varens
(Passy Marlioz)
Le vendredi 5 février 2010
à 20 h 00
Avec le soutien et la participation des associations de la Haute Vallée de l’Arve :
ACRP : Association Citoyenne et Républicaine de Passy
ARSMB : Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc
ADVPA : Association de Défense des Victimes de la Pollution de l’Air de la vallée de l’Arve
MEHVA : Mouvement Ecologique de la Haute Vallée de l’Arve
Association Pro Mont-Blanc
-

mardi 1 décembre 2009

SOMMET DE COPENHAGUE : DECLARATION COMMUNE DES ASSOCIATIONS FRANCAISES DE COLLECTIVITES TERRITORIALES

SOMMET DE COPENHAGUE

DÉCLARATION COMMUNE DES ASSOCIATIONS

FRANÇAISES DE COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

tournesol

Face aux dangers pour notre planète et pour l'humanité que constituent le réchauffement climatique et la disparition de la

biodiversité, aucun d'entre nous ne peut aujourd'hui ignorer l'urgence environnementale à laquelle nous sommes

confrontés.

Ce défi appelle des réponses à la hauteur des enjeux: instances internationales, communautés d'États, États, entreprises,

collectivités territoriales, associations, citoyens, chacun doit prendre part à cette tâche. Un engagement écologique fort doit

fédérer les initiatives et actions, tant il est vrai qu'aucun effort particulier ne portera véritablement ses fruits, s'il ne s'inscrit

pas dans une dynamique collective.

S'associant à la démarche entreprise par les organisations internationales de pouvoirs locaux et régionaux tels Cités et

Gouvernements Locaux Unis (CGLU) qui représentent plus de la moitié de la population mondiale, les associations

françaises de collectivités territoriales appellent de leurs voeux la signature d'un accord ambitieux sur le changement

climatique à Copenhague.

Parce que les collectivités territoriales demeurent au plus près des concitoyens, des lieux de vie, d'échange, de partage, de

lien social, elles agissent quotidiennement et sont des moteurs pour promouvoir en profondeur de nouveaux

comportements.

Pour relever ce défi environnemental global, les gouvernements locaux et régionaux ont un rôle essentiel à jouer : sans leur

engagement, il ne sera pas possible d'atteindre des objectifs de réduction de gaz à effet de serre compatibles avec des

changements climatiques supportables. A l'évidence les élus locaux et régionaux avec l'appui indispensable de tous leurs

partenaires techniques et financiers, de l'Etat, de l'Union européenne et des instances internationales, doivent en être les

artisans majeurs.

Au travers de leurs compétences et des politiques locales qu'ils décident et mettent en œuvre sur leur territoire, les élus

locaux et régionaux font preuve depuis longtemps de leur engagement pour atténuer le changement climatique et s'y

adapter : maîtrise des consommations d'énergie, efficacité énergétique, promotion des économies d'énergie et

développement des énergies renouvelables, urbanisme, politiques de logements, organisation des modes de déplacement

de leurs habitants et mise en service des transports en commun moins polluants, gestion des déchets, protection des

espaces naturels et de la biodiversité. Ils sont également nombreux à organiser leurs actions au travers de politiques

territoriales de développement durable, comme les agendas 21 et les plans climat-énergie territoriaux.

Les élus locaux et régionaux sont prêts à poursuivre cet engagement en développant la coopération avec leurs partenaires

européens et internationaux et à agir, tant pour aider à atteindre des objectifs nationaux ambitieux de réduction des

émissions que pour soutenir les nécessaires mesures d'adaptation sur leurs territoires, via leurs politiques territoriales.

Le rôle essentiel des élus locaux et régionaux doit être reconnu et leur action confortée par des capacités techniques et

financières renforcées. Cela nécessite que les accords internationaux sur le climat et en premier lieu ceux qui seront

conclus à Copenhague mentionnent explicitement le rôle et l'action des collectivités.

Les collectivités territoriales s'accordent :

1. A soutenir la définition d'accords de grande portée et transparents, avec des objectifs ambitieux,

clairs et contraignants juridiquement.

2. A être attentifs aux principes de justice, d'équité et de solidarité en faveur des plus démunis.

3. A lier l'action sur le climat aux stratégies de développement tout en œuvrant pour:

- la promotion de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables ;

- la maîtrise de l'urbanisme et la diversification de l'offre de transports publics ;

- la préservation des ressources naturelles et la protection de la biodiversité ;

- la conjugaison "environnement et santé" ;

- la conduite de politiques locales et territoriales écologiquement responsables.

Les gouvernements doivent parvenir à un accord. Cet accord doit

reconnaitre le rôle des collectivités territoriales.

Vous pouvez compter sur les autorités locales et régionales pour se mobiliser

et relever le défi du changement climatique.

A Paris, le 1er décembre

dimanche 29 novembre 2009

UN TEMOIGNAGE D ELISABETH ROULET MILITANTE DES VERTS SAVOIE ( 73/74)

Ce texte est un texte de témoignage d'écologistes depuis 30 ans et chez les Verts Savoie(73/74) depuis 17 ans; Au moment où la majorité Ump se déclare la plus écolo depuis toujours je rappellerai quelques vérités;

tournesol

1)POUR LA SAVOIE ET RHÔNE-ALPES Je prends quelques thèmes de l'environnement; a) Les déchets: en Savoie le conseil général et les députés sont de droite depuis de nombreuses années ; Chambéry a une municipalité de gauche avec quelques élus verts; A Chambéry les efforts de tri,recyclage,compostage existent depuis environ 15 ans; Sur le reste de la Savoie peu d'actions;sur le bassin Albertvillois c'est le groupe des Verts autour de l'élu Vert (de 1995 à 2002) qui sans moyens a pu faire fermer le four d'incinération polluant de Gilly sur Isère fin 2001;les victimes sont allées en justice;mais après des années l'affaire est de fait étouffée et le parquet a couvert le maire Ump d'Albertville;

Au même moment du fonctionnement polluant du four,Michel Barnier à l'Europe s'opposait à une directive européenne demandant des normes plus strictes sur les rejets de dioxines des incinérateurs!

le département voisin l'Isére,avec une ma jorité PS et Verts est beaucoup plus audacieuse dans la gestion des déchets:plate_formes de compostage;redevance incitative etc; b)LES énergies renouvelables avec mon mari il y a 30 ans nous avons fait construire une petite maison avec du solaire thermique pour chauffer l'eau; nous avons trouvé sur Chambéry l'aide de jeunes ingénieurs thermiciens qui pour les plus actifs rejoindront les verts et participeront au développement de la belle association pour les énergies renouvelables l'Asder; depuis l'Asder est reconnue par tout le monde; c)les transports les élues s verts à la région (ils ont des conseillers depuis 20 ans) ont essayé de faire développer le rail; récemment ils ont obtenu la réouverture de la voie ferrée de la rive droite du Rhône en Ardèche les élus ump redemandent encore plus d'autoroutes!et veulent doubler le tunnel routier du Fréjus ce qui accélérera la venue des camions; espérons que le chantier du ferroutage Lyon-Turin continuera; Dans les années 1990 Michel Barnier alors ministre de l'environnement a fait construire l'autoroute de Maurienne,véritable couloir à camions,alors qu'il aurait fallu faire du ferroutage; Nous avons droit en Haute Tarentaise à des salons de 4x4 qui lacèrent la montagne; n'oublions pas que dans les Yvelines les élus Ump veulent construire un circuit de formule 1 sur des terres prévues pour des agriculteurs bio!

2)AU NIVEAU NATIONAL -Ce sont encore plus d'autoroutes alors qu'il faut garder les crédits pour les transports collectifs; -Les drire(Directions Régionales de l'Environnement) qui surveillent les installations voient leur rôle très amoindri -La suppression annoncée du juge d'instruction sera la mort des enquêtes comme celle du four de Gilly ou de l'amiante etc; -L'extension abusive du secret-défense compliquera la tâche des associations de l'environnement dans des dossiers de pollution et de projets anti-ecolos et souvent coûteux; -Pour faire taire les militants on les touche par des procès et de fortes amendes;ex:les semences kokopelli;les fabricants de purin d'ortie -Les dysfonctionnements de la filière nucléaire sont cachés;Tricastin;décharge radioactive de solérieux à côté du Tricastin;là 100000 fûts avec de la radioactivité ont été recouverts de terre!

jeudi 26 novembre 2009

MANIFESTATION INTERNATIONALE SAMEDI 28 NOVEMBRE A GENEVE A 14 H PLACE NEUVE

MANIFESTATION INTERNATIONALE SAMEDI 28 NOVEMBRE A GENEVE A 14 H PLACE NEUVE ;

tournesol

Crises alimentaires , economiques , sociales , climatique , Faillite globale du systeme ! Il est temps de changer de cap !

Affiche 28 Novembre

mercredi 4 novembre 2009

LA VOIX DES ALLOBROGES DU 3/11/ 2009 : Pour une nouvelle politique touristique

03.11.2009 Pour une nouvelle politique touristique

Bien que conforté par le projet des JO, la fuite en avant du développement en montagne ne pourra pas durer. Plaidoyer pour une autre politique touristique. gros canon 1.JPG

Aujourd'hui, la stratégie touristique en montagne ne repose que sur l'artillerie lourde.

L’hiver dernier, la région Rhône-Alpes a soutenu la candidature pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2018 présentée par la ville d’Annecy et le département de la Haute-Savoie. Ce projet symbolise l’avenir du tourisme tel que l’envisage la majorité des élus savoyards et rhônalpins. Principal pilier de l’économie savoyarde, le tourisme représente aujourd’hui 50% du PIB du département de la Savoie et 30% de celui de la Haute-Savoie, essentiellement grâce au tourisme d’hiver. Les JO sont censés conforter cette économie reposant principalement sur une clientèle attirée par la neige. logo_anti-annecy2018_pollution.jpg« Ces jeux posent le futur du tourisme et des sports de montagne », déclare ainsi le maire de Chamonix. « J’espère que la désignation d’Annecy va permettre de débloquer de gros projets en attente. Aujourd’hui, on a 2 500 lits dans les placards », confie de son côté le directeur de l’office du tourisme de Flaine. Pour son confrère des Houches, « quelle que soit la décision du CIO, nous sommes d’ores et déjà gagnants. Pendant deux années, nous allons pouvoir communiquer à l’international sur notre département. » Communiquer, pourquoi pas, mais sur quoi ? Sur la conviction que l’avenir de l’économie de notre pays de montagne est plus blanc que jamais et que les stations savoyardes ont vocation à accueillir toujours plus de visiteurs étrangers en misant demain comme hier avant tout sur le ski ? Aujourd’hui, c’est a priori l’orientation prévue. C’est d’ailleurs que qu’avaient certifié dans le département de la Savoie les assises de « Savoie 2020 ». En Haute-Savoie, le projet de candidature aux JO affiche la même ligne d'horizon en s’appuyant sur des stations situées à 1 000 mètre d’altitude telle que Chamonix, Morzine ou la Clusaz. A l’heure du réchauffement climatique, c’est un peu comme si Annecy 2018 était « hors planète »…

Pas de limites au business

A l’image de la société toute entière, et malgré tous les avertissements, le monde de la montagne continue son business « as usual »… Et, en bon partisan de la méthode coué, il entretient avec ces JO le mythe d’un monde sans limite, refusant de voir que notre modèle touristique n’est plus soutenable à moyen comme à long terme. Côté ressources, les indicateurs sont au rouge : l’eau commence à manquer alors que se multiplient les réserves collinaires – il suffit de voir les alertes de cet automne lancées par la Préfecture de la Savoie –, le « trop » béton surcharge les paysages, le tout voiture empoisonne l’atmosphère... En prônant sans cesse le développement, les responsables semblentarc 1950.JPG oublier que cela fait plus de dix ans que le marché du ski est dit mature, sans réelle perspective de développement. Dans tous les pays de Savoie, on cherche néanmoins à construire de nouveaux lits et les placards municipaux des stations regorgent de droits à bâtir, laissant à l’abandon les lits plus anciens. A-t-on pris conscience que, sur les 400 000 lits aujourd’hui présents en Tarentaise, 200 000 ne sont jamais remplis, y compris durant le grand rush de février ? Quelle sera la situation dans dix ans si l’on continue sur notre lancée ? En fait, la politique de l’aménagement de la montagne se résume généralement à de la promotion immobilière. On déroule ainsi un tapis rouge à la friche touristique, d’ores et déjà promise à la Maurienne, où les politiques de défiscalisation à l’origine d’un boom de l’immobilier sont dès aujourd’hui synonymes de faillites. Plutôt que de se remettre en question, on préfère agir comme si le gisement d’or blanc était éternel, et continuer comme avant dans l’espoir de multiplier les touristes en développant toujours plus la montagne.

S’obliger à raisonner à long terme

Il ne saurait bien sûr être question de renoncer au ski, incontournable pour l’économie savoyarde. Mais, face à l’urgence écologique, il faut juste de changer de paradigme, en s’obligeant à raisonner sur le long terme. telesiège et télécabine.JPGSeulement voilà, personne ne veut prendre en charge cette vision dans la durée ! Les maires ont une approche de leur territoire à 6 ans (durée de son mandat), les exploitants de remontées mécaniques sont locataires de domaines à rentabiliser sur 18 ans (durée moyenne d’une délégation de service public) et l’Etat a presque disparu. Alors que la décentralisation aurait pu transmettre à la région le pouvoir de conduire une politique volontariste respectueuse de la problématique environnementale, elle s’est noyée dans les discours et le manque d’ambition d’une multitude d’acteurs publics aux intérêts contradictoires. Pourtant, tout le monde devrait être en mesure de comprendre que, de par sa consommation énergétique colossale (construction des bâtiments, chauffage, infrastructures routières, voitures…), le tourisme d’hiver ne peut plus être en adéquation avec les impératifs écologiques de notre temps. L’alternative est aujourd’hui la suivante : prévoir l’avenir et anticiper ou se condamner à subir brutalement les conséquences de la pénurie énergétique et du changement climatique. Croire que l’on aura plus de clients venus des quatre coins de l’Europe dans nos stations dans dix ans est une illusion. On l’a vu l’hiver dernier avec la crise. Il convient donc de changer d’optique et de commencer dès maintenant à mettre en œuvre une politique qui pourrait reposer sur quatre axes principaux.

De la construction à la réhabilitation

Nos domaines skiables, les plus vastes du monde, sont bien assez grands. Notre parc immobilier dispose d’un nombre de lits très largement supérieur à celui des touristes susceptibles de les occuper. Il est donc grand temps de poser comme principe une limitation stricte à la construction de nouveaux lits pour tout miser sur la réhabilitation. Il s’agit d’apprendre à démolir pour reconstruire sur la station, afin de ne plus gagner sans cesse sur le paysage. Bien sûr, une multitude de lits étant inadaptés aux nouvelles demandes de la clientèle, le désir d’en construire de nouveaux conformes à cette demande est très présent. Mais le devoir des pouvoirs publics est aujourd’hui d’empêcher la poursuite du bétonnage de la montagne. Le problème est sur la table depuis plus de quinze ans, mais rien ou presque n’a été fait en matière de réhabilitation immobilière. C’est que la tache est difficile, en raison de la multiplicité des propriétaires. Le défi doit néanmoins être enfin relevé et des mécanismes nouveaux trouvés. Une mission conduite par les services de l’Etat, à la commande des ministères de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, est d’ailleurs en cours sur ce sujet. Cela passera notamment par une véritable vision territoriale, car, jusqu’ici, le pouvoir en matière d’occupation des sols est beaucoup trop dans les mains des seuls maires soumis aux pressions de propriétaires fonciers très agressifs… sans parler de la concurrence entre stations, basée sur le plus grand nombre de lits d’accueil. Des outils de maîtrise et de vision territoriale existent : schémas de cohérence territoriaux, plans locaux d’urbanisme, Directive d’Aménagement des Alpes du Nord. S’ils ne sont pas en place, c’est que les élus ne les voient aujourd’hui encore que comme des contraintes et des diktats, alors qu’il faudrait justement s’en servir pour organiser sur le long terme cette vision du territoire. D’autant que ces documents d’encadrement – et particulièrement la DTA – intègrent l’épuisement constaté de la planète.

Un autre rapport au transport2766-MOB_train_montagne_Suisse.jpg

Les premiers bilans carbone réalisés en stations le montrent clairement. Les remontées mécaniques interviennent pour moins de 2 % dans les émissions de gaz à effet de serre. C’est l’acheminement des touristes qui prend la part la plus importante, soit 74 % des émissions (avion et voiture essentiellement). Tout doit donc être fait pour inviter les touristes à utiliser des transports collectifs les moins polluants possibles. Et le train par priorité, mais cela ne suffira pas. Hormis en Maurienne, toutes les lignes de chemins de fer de nos vallées sont à voie unique. Il y a donc une réflexion profonde à engager pour que l’avenir soit au rail. Et il convient de développer des systèmes de cars qui, depuis les grandes villes, pourront acheminer les urbains jusqu’aux stations. Enfin, il faut tout faire pour faciliter l’information des touristes et usagers tout en développant l’inter modalité afin de mieux organiser le « dernier kilomètre », autrement dit la distance qui sépare la gare de la station. La Suisse est un exemple à suivre. Des initiatives sont aussi prises, par exemple, à Chamonix… avec un système de bus gratuits. La gratuité du transport est un élément incitatif indéniable, mais il a un coût.

Du tourisme 365 jours par an

Tous les responsables politiques ont aujourd’hui ce leitmotiv en bouche. Mais sur le terrain, rien ou pas grand-chose. Chaque année, en stations, l’essentiel des investissements continue de servir l’hiver. Le développement de l’été et des inter saisons est réduit à portion congrue. Même chose du côté des organisations de promotion, telle Savoie Mont Blanc, qui s’activent surtout pour la grande cavalerie touristique proposée par les stations les plus célèbres en hiver. Mais à quoi devrait servir l’argent public injecté dans le tourisme ? A faire la promotion debouquetin0003.jpg sites de prestige exploités par des sociétés côtés en bourse ou à défendre un tourisme plus modeste et plus authentique répondant d’avantage aux exigences environnementales ? Les organismes publics devraient aujourd’hui mettre en avant et soutenir un autre tourisme. Celui qui se pratique tout au long de l’année. Certes, la randonnée à pied, à vélo ou à cheval, met moins d’argent dans la machine économique qu’une semaine à Courchevel. Mais des gîtes tenus par des gens désireux de travailler au pays sont aujourd’hui des produits à défendre. Promouvoir cette forme de tourisme inciterait d’ailleurs les locaux à être de véritable acteurs de l’économie touristique alors qu’ils sont bien souvent cantonnés au statut d’employés de grands groupes financiers.

Tendre vers une diversification économique

Nos vallées ne doivent pas se résoudre à vivre uniquement du tourisme. Exemple particulièrement symptomatique de cette mono activité, la Tarentaise doit tendre vers un mode de vie qui ne soit plus exclusivement réglé par les allers et venues des touristes. Aime ou Bourg-Saint-Maurice ne peuvent plus avoir comme unique vocation d’être de simples sas d’accès aux stations. Il faut donc encourager les initiatives de ceux qui souhaitent exercer en pays de montagne une activité non touristique. Ceci est aujourd’hui parfaitement envisageable, ne serait-ce que grâce aux nouveaux modes de communication qui permettent désormais d’habiter en Tarentaise et de travailler avec le monde entier. L’accès facilité aux vallées, notamment par le train, ainsi qu’un cadre de vie exceptionnel peuvent aussi conduire des petites entreprises à s’installer. P1010039.jpgLa diversification économique passe également par le développement de l’agriculture de proximité nécessaire à une relocalisation de la production alimentaire. Encore faut-il ne pas avoir lâché les terrains à la promotion immobilière… Les politiques publiques doivent donc prendre conscience que redonner de la vie à nos vallées toute l’année est nécessaire. C’est en fait le seul moyen de permettre à la population locale d’être de moins en moins dépendante d’une activité touristique hivernale appelée à être de plus en plus fragile, car particulièrement soumise aux aléas climatiques, économiques et géopolitiques engendrés par la crise systémique globale à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés. Un hiver enneigé ne doit surtout pas le faire oublier.

D’autres JO pour une autre politique touristique ?

La candidature pour les JO de 2018 pourrait être une vitrine exceptionnelle en interne, comme en externe, pour une autre vision de l’avenir de nos territoires. Elle devrait prendre en compte le fait que le monde bouge. L’opinion publique aussi, elle qui porte de plus en plus d’attention à un usage respectueux de la planète, à un nouveau rapport au social et à l’économique. Le succès d’Europe Ecologie aux élections européennes en est un témoignage. Mais l’impression que l’on a à la lecture du dossier de candidature d’Annecy, c’est qu’il a été abordé d’une manière très conventionnelle, et tout juste « reverdi » en surface. Afin de symboliser une nouvelle approche de l’économie touristique montagnarde, ces JO devraient prendre le contre-pied complet du projet actuel, car celui-ci ne fait que conforter la politique des stations qui souhaitent continuer les constructions en les recouvrant d’un vernis estampillé développement durable. Ainsi, on parle de jeux écologiques en affirmant que 70 à 80 % des infrastructures olympiques seraient déjà existantes, alors que l’essentiel de celles prévues pour l’organisation des épreuves est à bâtir.

Un nouveau projet de JO pourrait être imaginé. Il serait porteur d’une véritable éthique, avec comme ligne de conduite : zéro nouvelle construction. Un projet volontairement économe – de l’argent public, des paysages, des ressources – et affiché comme tel. Un projet respectueux des sites et qui n’utiliserait que des infrastructures existantes, notamment celles situées à Chambéry, Albertville, Courchevel et Genève.lac d'annecy.jpg Un projet qui sortirait donc de son cadre haut-savoyard pour adopter une vraie logique de territoire. En se contentant d’organiser à Annecy les cérémonies d’ouverture et de clôture, on mettrait en avant un site fabuleux que nous avons le devoir de préserver en refusant de tomber dans la folie des grandeurs. On pourrait ainsi communiquer d’une façon réellement novatrice et écologique. Tout cela en associant pleinement les Savoyards dans une dynamique positive combinant la culture montagnarde et l’exigence environnementale, afin de faire de ce projet de JO le symbole d’une nouvelle politique touristique. Cette politique que nous appelons de nos vœux et qu’Europe Ecologie pourrait mettre en œuvre dans les mois et les années qui viennent.

Claude Comet et Brice Perrier

mercredi 23 septembre 2009

DES VOITURES OMNI-PRESENTES EN HAUTE-SAVOIE

Des voitures omniprésentes" :

tournesol

... car de plus en plus , la Haute-Savoie appartient aux voitures" et encore concernant la Liane (A41)Annecy-Genève (mise en service dernièrement et largement déficitaire par rapport aux pronostics) : "Bientôt la révolution. L'ouverture fin 2008 de l'A41 nord .... va radicalement changer la donne des déplacements à l'échelle des 2 départements". Et le pompon : "une certitude : il (ce tronçon) renforcera la place de la voiture - et des camions - dans les Alpes. Des camions qui, depuis la réouverture du tunnel du Mt-Blanc, ont retrouvé le chemin de la Haute Savoie;

On estime qu'ils seront aussi nombreux en 2009
qu'avant la catastrophe".

Il y a donc bien - de la part de nos élus majoritaire - une réelle volonté de continuer à privilégier la bagnole puisqu'ils étaient parfaitement au courant des effets de la construction du nouveau tronçon. Encore un chiffre donné : le tableau nommé "évolution du trafic automobile en 74 "

Il passe de environ. 360000 en 1994 à 462 800 en 2005

+15,1% entre 2000 et 2005". C'est sûr, en 2000, on ne savait pas encore qu'il fallait trouver des alternatives aux déplacements routiers!!!!

mercredi 16 septembre 2009

VOITURE ELECTRIQUE : LE MYTHE DE LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES !

Communiqué de France Nature Environnement (FNE):

A la veille du salon Frankfort, la voiture électrique est partout et est présentée comme la solution miracle au dérèglement climatique. FNE remet les pendules à l’heure et publie son analyse.

Pas de solution miracle. Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Pour passer d’une civilisation automobile à une civilisation écomobile, la voiture électrique n’est pas la solution miracle. Pour l’heure, la voiture électrique est surtout une gigantesque campagne de communication dont le premier résultat n’est pas de baisser les émissions de gaz à effet de serre mais d’augmenter les financements publics des constructeurs automobiles ! »

Evitons les faux débats. Pour Michel Dubromel, responsable transports de FNE : « La question n’est pas d’être pour ou contre la voiture électrique ! La vraie question est de savoir où, quand et comment on pourrait utiliser intelligemment une voiture tout court, y compris électrique. Et pour nous la réponse est : pas n’importe où, pas n’importe quand et pas n’importe comment ! »

Communication : la voiture propre écrase tout. La voiture électrique est partout : vedette du salon de Frankfort, priorité du grand emprunt national, superbonus de 5000 euros et d’un grand plan annoncé le 23 septembre, achat de quads électriques à La Poste… Seul problème : la voiture électrique n’est nulle part !

Arnaud Gossement, porte parole de FNE, ajoute : « Sa commercialisation à grande échelle est annoncée depuis des décennies. Mais ce sont des fonds publics monstrueux qui seraient nécessaires à sa mise en circulation, notamment car il faut des infrastructures de recharge. Cessons de mettre sous perfusion une industrie automobile qui n’en a guère besoin. Le chantage à la protection de l’environnement et à l’emploi doit cesser.»

La voiture propre : un mythe ? FNE publie aujourd’hui un dossier qui démontre que la voiture propre est aussi un slogan publicitaire. Pour FNE, la priorité est de repenser l’usage de la voiture pour la remettre à sa place…et sa place ne doit plus être au cœur de notre modèle économique et social.

Céline Mesquida, chargée de mission Transport de FNE précise : « La voiture électrique est un objet de fantasme ! Malheureusement, elle pollue elle aussi. Non seulement la production d’électricité émet toujours du CO2 à un moment ou un autre mais la voiture soi disant propre suppose aussi des embouteillages, des routes et génère des déchets. L’urgence est donc de repenser l’usage de la voiture. »

Téléchargez le dossier de presse de FNE : 

en cliquant ci dessous

jeudi 3 septembre 2009

LA TAXE CARBONE : POSITION DES VERTS

Écologie et justice sociale septembre 2009.par Philippe Ladame

tournesol

Mi-août, alors que s’amorçait un débat sur la taxe carbone, les députés Verts ont publié, dans Le Monde, une tribune qui aborde cette question. Le rapport de la commission de réflexion présidée par Michel Rocard est à peine rendu que déjà se déchaînent les opposants à ce qui n’est encore qu’un projet. Pour avoir porté longtemps seuls une telle idée, ne possédons-nous pas quelque légitimité à éclairer le débat ? Nous avons été les auteurs d’une proposition de loi sur la contribution climat-énergie, déposée à l’Assemblée nationale en avril dernier (cf proposition n° 1622 disponible en ligne sur le site www.assemblee-nationale.fr). A ce titre, nous pouvons apporter quelques éléments concrets de réponse à celles et ceux qui commencent à jouer avec les peurs. D’abord, un mot sur la méthode. Avoir demandé à une commission pluraliste de réfléchir sur le sujet, en confiant sa présidence à Michel Rocard, était une bonne idée. Michel Rocard a une double légitimité pour mener ce travail : social-démocrate, sensible à l’écologie de longue date, il est surtout le seul Premier ministre à avoir mené une réforme fiscale de grande ampleur ces vingt dernières années, en créant la CSG. Son talent ne sera pas de trop pour tenter de convaincre les Français, et surtout les décideurs, du bien-fondé de la « taxe-carbone ». Nous regrettons cependant qu’aucun élu écologiste n’ait été invité à participer aux travaux de sa commission. Etrange idée que de vouloir faire de l’écologie sans les écologistes. Pour qu’il ne s’agisse pas d’une idée mort-née de plus, il faut selon nous réunir au moins deux conditions : l’efficacité écologique et la justice sociale. Pour commencer, il faut être clair sur l’objectif que l’on cherche à atteindre. De ce point de vue, le choix de l’appellation est important. A la formule « taxe carbone », qui est une facilité de langage, nous préférons clairement la « contribution climat-énergie » , parce que l’enjeu est bel et bien double : s’attaquer aux causes du changement climatique et résoudre la crise énergétique. Parler de « taxe-carbone » revient en effet à se focaliser sur la question du CO2 et donc sur les énergies dites fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Cela revient à entretenir la croyance selon laquelle on trouverait sans tarder une énergie aussi abondante, facile d’utilisation et bon marché que le pétrole. Pour étayer ce raisonnement, certains n’hésitent pas à mettre en avant l’électricité d’origine nucléaire. Parmi eux, on trouve malheureusement le Président de la République, qui parle toujours de « taxe-carbone », alors que le Grenelle de l’environnement préconisait la « contribution climat-énergie » ! Faire croire que le nucléaire, ou une autre source d’énergie, pourrait être abondante, bon marché et sans impact sur l’environnement relève, au mieux de la croyance irrationnelle, au pire du mensonge d’Etat. La vérité est que nous devons nous préparer à l’ère de l’énergie à la fois rare et chère. Ne pas l’anticiper, c’est condamner tout le monde, surtout les catégories les plus modestes, à être étranglées par la hausse des prix de l’énergie. Les yoyos des prix du baril de brut sur les marchés mondiaux ne doivent pas nous détourner de cet objectif ; comme le dit fort justement Michel Rocard, c’est une question de survie pour les humains sur la planète. La contribution climat-énergie doit organiser la transition vers une société de sobriété énergétique. Pour être efficace, la contribution doit reposer sur une assise large, viser toutes les consommations d’énergie, avec un seul critère : source renouvelable ou pas. Choisir une base large permet de ne pas se focaliser sur certaines énergies déjà très taxées et très difficilement substituables, comme les carburants. Seules les énergies renouvelables, dont il faut favoriser l’émergence même si elles présentent un léger surcoût au démarrage, doivent être exonérées de la contribution climat-énergie. C’est en ce sens que nous avions rédigé notre proposition de loi, alors rejetée par la majorité et sur laquelle l’opposition socialiste et communiste s’était courageusement abstenue ! La justice sociale est la deuxième condition sine qua non de réussite du projet de contribution climat-énergie. Le système fiscal français, déjà très injuste, ne doit pas servir d’alibi au refus de la mise en œuvre de la contribution climat-énergie. Elle doit , au contraire, susciter une réflexion plus globale sur la fiscalité, dont l’injustice a été aggravée ces dernières années par des dispositifs qui ont augmenté les inégalités devant l’impôt. Chacun sait aujourd’hui, y compris à droite, qu’il n’y aura pas de réforme juste sans abrogation du bouclier fiscal. La contribution climat-énergie n’a pas vocation à rendre le système encore plus injuste. Notre proposition de loi privilégiait la redistribution intégrale du produit de la taxe, en procédant de manière équitable, en fonction du niveau de revenu et de la taille du ménage. Selon nous, cette approche était la plus pédagogique pour les citoyens : moins on consomme d’énergie, plus le solde est positif entre ce que l’on paye et ce que l’on perçoit ( « chèque vert »). On incite clairement les Français à changer leurs comportements. C’est du gagnant-gagnant, grâce aux économies d’énergie réalisées et au « chèque vert » perçu par les ménages. Etant donné les besoins de financement pour mettre en œuvre des mesures massives et rapides d’économie d’énergie et de développement des transports en commun, notamment dans les zones les moins desservies, il est logique d’y consacrer une partie du produit de la contribution climat-énergie. Ces investissements contribuent eux aussi à la justice sociale en permettant à tout le monde de bénéficier économies d’énergie. Voilà pourquoi la transparence sur l’utilisation de ces recettes doit être totale. Efficacité écologique ET justice sociale . De la combinaison de ces deux conditions dépendra la légitimité de la taxe-carbone et, par conséquent, son acceptabilité par les Français. C’est dans ce sens que nous mènerons le combat, notamment au Parlement, pour que la contribution climat-énergie ne reste pas un leurre politique. Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy, députés Verts.

dimanche 30 août 2009

PRENEZ UN JOUR POUR CHANGER LE MONDE

Prenez un jour pour changer le monde

tournesol Chers amis, Ceci est une invitation à prendre un jour cet automne pour changer le monde.

Les scientifiques sont unanimes : la crise climatique est le plus grand défi auquel notre civilisation est confrontée. Ensemble, nous allons mobiliser le monde entier pour résoudre ce problème. Le principal obstacle qui nous empêche d'affronter cette crise rapidement et de manière équitable est le manque de volonté politique. La seule chose qui peut créer cette volonté politique est un mouvement mondial unifié - que personne ne va créer pour nous. C'est aux individus ordinaires du monde entier de le faire. C'est-à-dire à vous.

Voici le plan : le 24 octobre 2009, partout dans le monde, au Nord comme au Sud, dans les pays riches et historiquement responsables du problème comme dans les pays peu émetteurs de gaz à effet de serre et très vulnérables au changement climatique, des groupes de personnes se rassembleront autour du chiffre 350. Ce chiffre renvoie à la concentration de CO2 en ppm dans l'atmosphère auquel nous devons revenir au plus vite pour que la planète reste vivable. Dès lors que nous en sommes déjà à 385 ppm, il est très facile de comprendre l'urgence extrême de la situation. L'objectif 350 est clair et direct. Il va droit au but et repose sur une base scientifique solide.

Ce que chacun peut faire ? Organiser une action simple et symbolique - pensez à des balades à vélo, des rassemblements, des concerts, des randonnées, des plantations d'arbres, des manifestations, la seule limite et celle de votre imagination - dans votre ville ou village pour attirer l'attention sur ce chiffre. Partout dans le monde, des églises sonneront les cloches 350 fois. Des centaines de personnes formeront des 3, des 5 et des 0 avec leurs corps. Imaginez votre action en lien avec des milliers d'autres qui auront lieu partout dans le monde. Imaginez ce monde qui se réveille. Si nous réussissons, nous enverrons le 24 octobre un message puissant : le monde a besoin des solutions climatiques que la science et la justice exigent.

Suite à notre rencontre avec Bill McKibben, écrivain états-unien initiateur du mouvement www.350.org, LaRevueDurable et www.leclimatentrenosmains.org ont décidé de s'investir pour relayer ce mouvement mondial en faveur du climat en France et en Suisse.

Passez à l'action Le 24 octobre, nous serons très nombreux à soutenir le chiffre 350 - symbole qui représente la sécurité climatique et le monde que nous devons créer. A la fin de la journée, nous placerons des photos de tous ces événements sur le site www.350.org et les diffuserons au monde entier. Cette avalanche d'images placera le changement climatique au cœur du débat public - et rendra nos leaders responsables d'un peuple mondial unifié.

Décidez-vous à agir. Avec l'aide de vos amis, collègues, membres de votre association, parti politique ou église, trouvez une idée de manifestation. Enregistrez-là sur le site www.350.org. Cette étape est importante pour faire connaître votre manifestation et profiter du soutien logistique de l'équipe de 350.

Ensemble avec l'équipe de 350, LaRevueDurable et www.leclimatentrenosmains.org feront tout pour vous aider, vous fournir des modèles de bannières et de communiqués de presse, des outils qui vous aideront à construire un groupe d'action local efficace sur le climat. A ce propos, n'hésitez pas à contacter Sylvia. Toutes les manifestations qui nous seront annoncées avant le 7 septembre figureront dans l'agenda du numéro spécial de LaRevueDurable consacré au sommet de Copenhague.

L'année 2009 est cruciale, car l'opportunité politique d'avoir une influence sur nos gouvernements n'a jamais été aussi grande. Le 24 octobre, c'est six semaines avant les réunions essentielles des Nations unies qui auront lieu à Copenhague pour préparer un nouveau traité mondial visant à réduire les émissions de carbone. Si nous faisons tous du bon travail, chaque nation se posera la question de savoir si le plan proposé pourra replacer la planète sur le chemin des 350 ppm de CO2.

Nous ne pourrons réussir qu'avec l'aide d'un mouvement mondial qui dépasse toutes les frontières de langues et de cultures, et commence déjà à faire des vagues un peu partout. Rejoignez-nous et signalez-nous votre événement local dès aujourd'hui.

Et n'hésitez pas à faire suivre ce message à tous vos contacts !

L'ECO-BLANCHIMENT CONTINUE

communiqué de Presse des verts-samedi 29 août 2009

Publicité auto : l’éco-blanchiment continue

tournesol La dernière publicité de Volkswagen sur le thème « on ne peut pas vivre sans rejeter de CO2 », ne manque pas d’humour et il faut bien reconnaître qu’on ne peut s’empêcher de rire en voyant cette caricature d’écologistes qui retourne à la vie préhistorique dans un village malicieusement baptisé Atmos…

« Tâchons d’en rejeter un peu moins » nous dit la publicité qui utilise néanmoins l’argument écologiste pur nous vanter une voiture qui émettrait 119 g de co2 et ne consommerait que 4,5 l aux cent kms.

On est là devant une nouvelle stratégie de communication des constructeurs automobiles et des publicitaires qui les conseillent.

On connaissait l’éco-blanchiment sur le mode « plus c’est gros plus ça passe » avec par exemple le fameux 4X4 de Mitsubishi « conçu au pays du protocole de Kyoto ». Mais justement ça ne passe plus et les publicitaires le savent !

Avec la pub Volkswagen on est devant une communication plus subtile : « soyons écolo mais pas trop ! ». C’est la version écolo-réaliste de l’éco-blanchiment. « Faire plus ce serait revenir à l’âge de pierre. »

On peut objecter que les constructeurs peuvent faire beaucoup mieux que le modèle proposé ici. On a déjà des voitures émettant moins de 100 g de C02 et les ingénieurs sont capables de concevoir des autos à moins de 80 g.

Par ailleurs dans d’autres publicités, Volkswagen nous vante sans complexe des « 4X4 pour les accros de la ville » présentés dans le cadre ultra-vert de la forêt amazonienne ou des GTI surpuissantes qui ne s’embarrassent d’aucune prétention écologique.

En réalité, à quelques semaines du Sommet de Copenhague, les constructeurs automobiles dans leur communication comme dans leur stratégie de développement, restent toujours aussi hermétiques aux enjeux du climat. Copenhague sera l’occasion de rappeler que le secteur automobile doit se reconvertir de façon profonde car il est condamné sous sa forme actuelle.

Quand à la publicité, les associations avaient demandé lors du Grenelle qu’elle soit mieux encadrée et devienne écologiquement responsable. On voit que la charte signée par J Louis Borloo avec les professionnels qui leur laisse le soin de s’autoréguler, n’a pas permis à ce jour d’arriver au moindre résultat !

Jean Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, porte parole

mardi 18 août 2009

LE CONSEIL GENERAL DE HAUTE SAVOIE MONTRE L'EXEMPLE A NE PAS SUIVRE

Le Conseil Général de Haute-Savoie montre l’exemple à ne pas suivre...

tournesol Les comportements des usagers évoluent, pas seulement dans l’isoloir !

La fréquentation de la nouvelle autoroute "Liaison Annecy nord express", dite Liane, est très inférieure au trafic annoncé par ses promoteurs avant la construction. Pour combler le déficit, le Conseil général de Haute-Savoie participe au financement du péage de cet ouvrage théoriquement entièrement privé.

JPG - 81.2 ko Autoroute Annecy nord - Genève, dite Liane

Au moment où les Français ont exprimé, lors des élections européennes, une sensibilité croissante aux enjeux environnementaux, nous pouvons constater qu’il n’y a pas que dans l’isoloir que leur comportement évolue. La nouvelle autoroute "Liane" , mise en service en décembre 2008, a un trafic inférieur de moitié aux prévisions.

Le trafic sur Annecy nord - Genève est récemment passé de 16000 à 14000 véhicules par jour, au lieu de 23000 à 25000 annoncés pour "justifier" la construction de ce tronçon de l’A41 reliant Annecy nord à Genève.

Et pourtant, on ne peut pas dire que "Liane" n’est pas aidée par le contexte :

   * la route départementale parallèle est fermée pour travaux au point de la Caille pendant plusieurs mois
   * la liaison TER Annecy Genève est calamiteuse : durée moyenne = 2 h, pour un trajet de 43 km par la route, ou 57 km en train !

Malgré ce contexte, ce projet, théoriquement entièrement privé, concédé pour 55 ans, ne génère donc pas suffisamment de recettes. Qu’à cela ne tienne : le Conseil général de Haute-Savoie renfloue la caisse en participant au péage, sous forme d’abonnements à tarif réduit.

Un avant-goût de ce qui attend les contribuables isérois si le Conseil général de l’Isère s’entête à construire la Rocade Nord ? Après TEO à Lyon, après Liane en Haute-Savoie, la Rocade Nord de Grenoble sera-t-elle le gouffre financier suivant ?

lundi 10 août 2009

LA FONTE DE LA BANQUISE S'ACCELERE A LA FAVEUR D'UN ETE TORRIDE SUR L'ARCTIQUE

La fonte de la banquise s'accélère à la faveur d'un été torride sur l'Arctique

AP Charles Hanley

A la faveur d'un été torride, des dizaines de milliers de kilomètres carrés supplémentaires de banquise ont fondu dans l'Océan arctique, les chercheurs n'excluant pas un nouveau record. Lire la suite

l'article

A Tuktoyaktuk, village perdu dans l'extrême Nord-Ouest canadien, à plus de 2.400km au nord de Seattle, Eddie Gruben, 89 ans, observe la banquise depuis des décennies, et l'a vu se retirer. Mais aujourd'hui, la glace est à environ 128 kilomètres au large. "Il y a 40 ans, elle était à 64km", note le patriarche.

Au cours du siècle écoulée, les températures ont augmenté de 0,6 degrés centigrades. Mais dans l'Arctique, les températures ont augmenté deux fois plus vite, au minimum. Et ce à cause des gaz à effet de serre, accusent les scientifiques.

Fin juillet, le mercure frôlait les 30 degrés dans ce village où vivent 900 Inuvialuit, nom des populations de l'Arctique occidental. "L'eau était vraiment chaude. Les gosses se baignaient dans l'océan", raconte Gruben.

Début août, selon le U.S. National Snow and Ice Data Center (NSIDC, basé au Colorado), la banquise s'étendait sur 6,75 millions de km2, après avoir retréci en moyenne de 106.000 km2 par jour en juillet, soit l'équivalent de trois Belgique quotidiennes.

Ce taux était équivalent à celui enregistré en juillet 2007, l'année où la fonte a atteint un record, la banquise n'étant plus en septembre que de 4,3 millions de km2.

Les conditions atmosphériques de cet été ont été similaires à celles de l'été 2007, y compris les hautes pressions, avec les ciels clairs et une fonte importante dans la mer de Beaufort, le bras de l'Arctique au large de l'Alaska du nord et du Nord-Ouest canadien.

Selon les scientifiques, la composition même de la glace de mer a évolué ces dernières années: sa forme principale n'est plus cette glace épaisse vieille de plusieurs années, mais une glace plus fine, annuelle, qui se solidifie l'hiver et fond l'été.

La fonte des glaces depuis 2007 semble avoir poussé cette des sections de banquise en désintégration, mais encore épaisse jusqu'au passage du Nord-Ouest, le chenal relativement étroit par où l'eau circule entre les îles arctiques canadiennes. Ces deux derniers étés, des passages habituellement infranchissables étaient libres de glace.

"Nous avons besoin de températures chaudes avec des vents est ou sud-est pour casser cette glace et la faire remonter vers le nord", explique par courriel Mark Schrader, skipper du voilier "Ocean Watch," depuis l'entrée ouest du passage.

Ce navire scientifique, brise-glaces à la proue renforcée d'acier, effectue actuellement une circumnavigation des Amériques de 40.232 kilomètres, pour étudier l'impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes des continents.

Pour les écologistes, l'une des préoccupations principales liées à la fonte de la banquise est la survie des ours polaires. Mark Schrader n'en n'a vu qu'un seul, vers l'Alaska, qui a nagé avec son bateau alors qu'il gagnait la mer.

En septembre, les satellites d'observation diront aux scientifiques si la fonte des glaces a battu un record cette année. Puis le soleil commencera à se faire de plus en plus rare et, pendant plusieurs mois, les basses températures de l'hiver arctique feront que la surface de la mer gèlera à nouveau.

A Copenhague, en mars, la conférence de l'ONU sur le changement climatique avait constaté que le changement était plus rapide qu'anticipé. Un mois plus tard, les océanographes américains prédisaient que les étés arctiques seraient quasiment libres de glace d'ici 30 ans, et non pas à la fin du XXIe siècle, comme ils le pensaient auparavant. AP

lundi 20 juillet 2009

CHANGEMENT CLIMATIQUE

tournesol

L'archipel de Tuvalu, menacé de disparition par la montée du niveau des mers liée au réchauffement climatique, s'est engagé dimanche à ne plus dépendre que de sources d'énergie renouvelables d'ici 2020.

Cette micro-nation du Pacifique Sud, qui compte 12000 habitants, fait partie d'un groupe de pays et villes ayant pour ambition de ramener leur empreinte carbone à zéro.

Depuis février 2008, dix pays, y compris la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, l'Islande et le Costa Rica, se sont engagés à réduire leur émissions de gaz à effet de serre, avec comme objectif d'atteindre zéro émissions dans la décennie à venir.

Ces engagements ont surtout valeur d'exemple à suivre, estime l'ONU. "En un sens, ils ouvrent la voie à des économies plus importantes, qui doivent bouger si nous voulons lutter contre le changement climatique", estime Nick Nuttal, porte-parole du PNUD (Programme des Nations unies pour l'environnement), qui aide le Climate Neutral Network, groupe de 100 gouvernements, ONG et entreprises qui aspirent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

"Ces petits pays viennent nous prouver que c'est faisable, et plus vite que ce que certains pensaient", ajoute-t-il.

Pendant ce temps, malgré les exhortations des scientifiques, les gros pollueurs du G8 n'ont pas réussi ce mois-çi à prendre de nouveaux engagements de réduction de leurs émissions, ce qui augure mal de la réunion de Copenhague (Danemark), à la fin de l'année, qui doit préparer un nouveau traité sur le climat pour prendre le relais du Protocole de Kyoto de 1997.

Les Tuvalu, qui ne dégagent déjà quasiment pas de gaz à effet de serre, espèrent renoncer totalement aux importations d'énergies fossiles pour les remplacer par l'énergie solaire et éolienne, un projet qui devrait coûter 20 millions de dollars.

Déjà un premier système de capteurs solaires y a été installé avec deux entreprises japonaises membres du e8, organisation caritative réunissant dix sociétés énergétiques des pays membres du G8.

La plus grande partie des 26 km carrés de territoire de Tuvalu ne sont guère plus qu'à un mètre au-dessus du niveau de la mer, et le sort de ce pays menacé de disparition par la marée incarne parfaitement le drame du réchauffement climatique, estime Takao Shiraishi, directeur général de la Kansai Electric Power: "Pour les Tuvalu, après 3.000 ans d'histoire, la réussite des pourparlers sur le climat de Copenhague pourrait bien être une question de survie nationale".

Le ministre de l'Industrie Kausea Natano a remercié ceux qui aident son pays à réduire son empreinte carbone, "car cela renforcera notre position dans ces négociations internationales. Nous sommes impatients de voir ce jour où notre pays offrira un exemple pour tous, tirant toute son énergie de ressources naturelles comme le soleil et le vent". AP

dimanche 14 juin 2009

BERNEX EN HAUTE SAVOIE : La montée imbécile !

Communiqué de presse du 15 juin 2009 Bernex : la montée imbécile !

tournesol

Alors que les écologistes viennent de réaliser en France une percée historique aux dernières élections européennes, réalisant plus de 20% des voix dans le département de la Haute Savoie, Bernex s’apprête à accueillir, sur sa commune, l’édition 2009 de la « Montée impossible », une compétition de motos surpuissantes sur les pentes de la Dent d’Oche. Outre les dizaines de motos surpuissantes, des milliers de personnes sont attendus sur le seul site. Avec le bruit occasionné par ces engins, la pollution de l’air, c’est l’érosion des flancs de la montagne qu’il faut craindre également.

Est-il normal d’accepter ce genre de compétition dans un cadre naturel et sensible comme le massif de la Dent d’Oche ? N’est-il pas temps de passer des paroles aux actes et d’interdire ce genre de manifestation totalement contradictoire avec les principes du développement durable ? Sans compter le message délivré à nos concitoyens qui pourront tout au long de la journée parcourir expositions de motos et de 4X4…

Faut-il rappeler aux représentants de l’Etat dans le département, qu’il nous reste (selon les experts du GIEC) dix ans pour commencer à réduire nos émissions de Gaz à Effet de Serre si l’on veut éviter un réchauffement incontrôlable ?

Dix ans, c’est court, pour un enjeu de cette taille….

Alain Coulombel Conseiller Régional

jeudi 11 juin 2009

La reconversion écologique de Sarkozy

Communiqué de presse du 10 juin 2009

La reconversion écologique de Sarkozy

tournesol

Après le succès électoral d’Europe Ecologie, le gouvernement reprend sa posture d’écologiste de salon. Il prétend se rallier enfin à une partie des positions défendues depuis des années par les écologistes en matière de développement des énergies renouvelables, en déterrant la taxe carbone pour un avenir lointain ou en diffusant le film Home à l’Assemblée Nationale.

Concernant les énergies renouvelables, les Verts proposent de mettre en place le scénario négawatt avec le concept 1+1+1: zéro euro pour le nucléaire, mais pour un euro dépensé dans les énergies renouvelables, un euro sera dépensé pour l’efficacité énergétique et les économies d’énergie ainsi qu’un euro dans la recherche. A l’exemple des centaines de milliers d’emplois créés en Allemagne et en Espagne dans ces secteurs, ce concept pourra permettre de créer avec 10 ans de retard sur ces pays une véritable filière industrielle des énergies renouvelables et les emplois qui vont avec.

Les Verts regrettent que les nouvelles énergies renouvelables soient utilisées comme prétexte par le gouvernement pour justifier la gabegie financière engendrée par le choix du nucléaire. A dépense égale, cette filière crée moins d’emplois, moins d’énergie et plus de danger que celles des énergies renouvelables.

Par ailleurs, Les Verts émettent des doutes quant à la capacité de financement des belles paroles gouvernementales. La France est en situation de déficit budgétaire aggravé par la crise et par le bouclier fiscal. Où trouver les milliards pour les renouvelables si l’on maintient les financements faramineux destinés à la construction de nouvelles centrales EPR au demeurant inutiles? Au lieu de diffuser le film Home aux députés, sans doute aurait-il mieux fallu leur éviter de voter le bouclier fiscal qui subventionne les riches au lieu d’investir dans la reconversion écologique de l’économie.

mardi 2 juin 2009

Faites du Vélo pour votre santé et pour l'économie . . . . .

tournesol

"Le vélo est à la mode. "Il maintient en bonne santé, augmente la qualité de vie" et assure, selon une étude toute récente du Ministère de la vie et de la Chambre économique autrichien, 18000 emplois. L'objectif du Ministère de la vie, dans le cadre de son initiative "climat: actif" concernant la protection du climat est d'augmenter la part du vélo dans le trafic de 10% d'ici 2015. Pour cela, le programme propose des promotions, des initiatives et des actions de coopération avec les Länder.

Les acteurs économiques du vélo en Autriche :

La nouvelle étude économique sur le vélo commandée par le Ministère de la vie montre que la création de richesse par effets directs ou indirects du vélo en Autriche s'élève à hauteur de 882,5 millions d'euros et permet de sauvegarder plus de 18000 emplois. Le vélo de tourisme représente environ 53% de la valeur ajoutée et 70% des emplois. Les vélos électriques représentent environ un pour cent de la valeur ajoutée en Autriche, ce qui n'est pas encore très fort bien que la demande à ce niveau augmente constamment. La tendance 2009 montre que les vélos électriques sont surtout recherchés dans les régions vallonnées. La société KTM a déjà réagi en conséquence et présenté le prototype de son nouveau vélo électrique.

mardi 7 avril 2009

BAISSE ANNONCEE DU PRIX DU PETROLE: UNE OPPORTUNITE POUR LA FISCALITE ENVIRONNEMENTALE !

Selon une étude publiée aujourd’hui par le Cabinet de Consultants ENERDATA , les normes européennes en matière d’efficacité énergétique des voitures neuves conduiront à une réduction globale des prix du pétrole. Transport et Environment (T&E ) et FNE insistent : les Gouvernements nationaux doivent donc répondre par une augmentation de la taxation sur le pétrole afin de contre balancer les effets négatifs sur la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre d’une baisse des prix du pétrole.

Les estimations économiques concernant l’efficacité énergétique prennent d’habitude en compte un prix du pétrole fixe pour mesurer les gains économiques. L’étude conduite par ENERDATA a pour la première fois étudié les effets sur le prix du pétrole d’une réglementation obligeant les constructeurs automobiles à respecter des normes d’émissions de C02 d’ici 2015.

L’étude conclut également que pour chaque réduction de 1% de la consommation globale de carburant, les prix peuvent baisser de 2%. De plus, les gains économiques d’une amélioration de l’efficacité énergétique en Europe sont largement sous estimés jusqu’à 17% selon cette étude, et ce en partie à cause de la non prise en compte de la baisse des prix du pétrole.

Michel Dubromel, vice-président de T&E déclare : « Cette étude montre bien que les bénéfices économiques d’une amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur des transports ont été sérieusement sous estimés dans le passé car personne n’avait jamais vraiment regardé aux conséquences sur le prix du pétrole ».

L'étude peut être téléchargée sur le site de la fédération européenne Transport et Environment : http://www.transportenvironment.org/publications
http://www.transportenvironment.org

« Mais notre environnement y sera perdant si les prix du pétrole baissent, c’est la raison pour laquelle l’Europe a besoin d’envoyer un message fort afin que les augmentations de taxe sur le carburant au niveau national aillent de pair avec les normes visant une réduction des émissions de CO2 dans le domaine des transports.

« Les normes technologiques au niveau européen concernant les véhicules neufs sont fondamentales, mais les Gouvernements ne doivent pas se voiler la face. Des taxes plus élevées sur les carburants devront jouer un rôle tout aussi important pour maîtriser les émissions de CO2 à la baisse. C’est l’un des éléments constitutifs d’une contribution climat-énergie telle que proposée depuis plusieurs années par France Nature Environnement».

« Il est évident que mettre en avant une augmentation nécessaire des taxes en période de crise peut sembler bizarre, mais le Gouvernement doit envisager un rattrapage de la fiscalité écologique par rapport aux autres pays de l’Union européenne. En 2005, selon le Conseil des Impôts, les recettes tirées de la fiscalité écologique représentaient 2% du PIB pour une moyenne de 2,6% dans l’Europe des 15 ! Il est nécessaire d’avancer rapidement !».

>>Communiqué de France Nature Environnement

vendredi 30 janvier 2009

APPEL D’INTÉRÊT PUBLIC POUR UNE DIVERSIFICATION URGENTE DU BOUQUET ÉLECTRIQUE FRANÇAIS

Nous reproduisons ici un appel diffusé sur le site de "l'institut pour des alternatives sociales et écologiques". Cet appel présente plusieurs intérêts: il est signé par de nombreux syndicalistes d'EDF et il pointe de nombreux dysfonctionnements dans le système de production électrique français et fait des propositions qui vont dans une direction intéressante. A l'opposée de celle qui est prise actuellement par le gouvernement avec la décision de construire un seconde EPR:


Depuis plusieurs années, de nombreux partis politiques, syndicats et associations, de sensibilités diverses, soulignent la nécessité d’une diversification des sources d’approvisionnement électrique en France, ne serait-ce que pour réduire les risques de black-out et d’interruptions de la fourniture de courant aux usagers, et garantir ainsi le maintien d’un service public de qualité.

Avec près de 80% de sa production électrique d’origine nucléaire (contre, respectivement, 30%, 20%, 15% et 2,2% pour le Japon, les États-Unis, la Russie et la Chine), la France est le seul pays au monde à dépendre autant de cette source d’électricité peu modulable et donc inadaptée aux pointes de consommation. L’extrême centralisation inhérente à la technologie nucléaire, outre qu’elle entraîne des pertes d’énergie sur le réseau, constitue une cause supplémentaire de vulnérabilité potentielle de l’approvisionnement électrique, dans un contexte de multiplication des incidents et accidents, notamment liés à l’âge du parc et à certaines erreurs de conception mais aussi aux logiques de financiarisation et de privatisation qui touchent à la fois les secteurs du transport et de la production d’électricité – logiques dont on voit hélas mal comment les infléchir à très court terme.

D’une part, ses 58 réacteurs rendent notre pays notoirement excédentaire en moyens de production continue de courant (répondant aux besoins en base). La nécessité technique que ces installations fonctionnent jour et nuit – hors périodes d’arrêt pour maintenance – encourage chez nous la surconsommation électrique. L’électricité ne pouvant se stocker, cette surproduction entraîne aussi des exportations à bas prix de courant à l’étranger, lesquelles ont, dans nombre de pays, un effet de dumping dissuasif sur le développement des énergies renouvelables, qu’elles soient thermiques (biogaz, biomasse...) ou autres. Par ailleurs, le surcroît de plutonium et de déchets radioactifs correspondant à ces exportations restera bien sûr, quant à lui, stocké sur le sol français.

D’autre part, les unités de production thermiques plus souples (utilisables en périodes de pics de demande électrique sans générer le reste du temps de gaspillages ni d’incitations à la surconsommation) commencent en revanche à faire cruellement défaut – d’où les difficultés croissantes de RTE (le Réseau de transport d’électricité) pour faire face à la demande sans discontinuité. Cela oblige, lors des pointes de consommation ou d’incidents sur le réseau, à de coûteuses importations d’électricité produite à l’étranger, y compris à partir de ressources fossiles particulièrement polluantes comme le lignite ; celles-ci sont en outre souvent brûlées dans des centrales de conception dépassée, à mauvais rendement énergétique et ne répondant pas aux normes environnementales les plus récentes.

Autrement dit, au lieu d’apporter au niveau planétaire des économies nettes d’émissions de gaz carbonique (CO2), notre parc électronucléaire surdimensionné amène en pratique la France à externaliser, vers des états comme l’Allemagne ou la Pologne, des émissions massives de CO2 et d’autres polluants liées à l’exploitation ponctuelle de centrales thermiques anciennes, ce qui retarde d’autant la fermeture des plus vieilles centrales étrangères... alors même que notre pays fut pionnier, y compris à l’exportation (vers la Chine, les États-Unis...), en matière de centrales dites « à charbon propre » (comme celle de Gardanne), filière qu’EDF a pour l’heure négligé de développer sur le territoire national.

Il faut aussi noter que le recours à l’hydraulique, qui permet de faire efficacement face à certains imprévus, devient de plus en plus problématique avec la diminution de la surface des glaciers et l’accroissement des conflits d’usage (avec l’agriculture irriguée, par exemple).

Le « Grenelle de l’Environnement » vient à juste titre d’insister sur l’impérieuse et urgente nécessité de lutter contre les dérèglements climatiques, en particulier par le biais des économies d’énergie et de l’efficacité énergétique, dont on sait désormais qu’elles ont joué, dans la baisse des émissions de CO2 françaises au cours des années 70 et 80, un rôle au moins égal à celui de la mise en service du parc électronucléaire en remplacement d’unités thermiques classiques.

Un développement rapide et diversifié des énergies renouvelables (biomasse, biogaz, grand et petit éolien, hydrolien, solaire thermique, géothermie, photovoltaïque , etc.) est indispensable pour réduire les coûts d’importation des ressources énergétiques, pour éviter les politiques néocolonialistes et souvent peu glorieuses au regard des droits de l’homme (dans des pays producteurs de pétrole ou d’uranium) auxquelles nous contraint notre dépendance énergétique, et pour limiter drastiquement les rejets de polluants chimiques et radioactifs nocifs dans l’environnement aussi bien que les émissions de gaz à effet de serre. La décentralisation et la relocalisation de la production, que les énergies renouvelables permettent, favorisent en outre une limitation des frais d’infrastructure et de transport, tout en constituant un facteur important de démocratisation des décisions ainsi que de responsabilisation du citoyen et des collectivités locales face aux gaspillages.

Dès lors, on ne peut plus se contenter de construire – comme le prévoient EDF et le gouvernement – de nouvelles centrales thermiques classiques (gaz, fioul, bois...) pour assurer les pics de demande, sans réduire aussi notre parc nucléaire surdimensionné qui, notamment par les gaspillages qu’il induit, entrave toute réelle politique d’économies d’énergie, non seulement en France, mais aussi indirectement en Europe, voire ailleurs dans le monde par le mauvais exemple qu’il donne.

Enfin, dès 2003, une étude réalisée pour EDF par le centre de recherche en gestion de l’École polytechnique révélait que « 92% des salariés du nucléaire souhaiteraient quitter le secteur. Déjà, certains partent, ce qui pose des problèmes de sûreté pour certaines activités ». Il s’agit d’un signal d’alarme qu’il serait dangereux de négliger et que nulle campagne de communication interne ou externe ne peut suffire à effacer. Le décalage se creuse de plus en plus entre l’image officielle de haute technologie et de culture de sûreté du secteur, et la réalité de terrain des « soutiers de l’atome ». L’industrie nucléaire n’a certes pas le monopole des suicides de salariés, mais les nouveaux modes de management, avec les tensions sociales et les souffrances humaines qu’ils induisent, risquent de provoquer là, bien plus que dans d’autres secteurs, des catastrophes susceptibles d’avoir des conséquences tragiques à très long terme.

Quoi qu’il en soit, même en fonctionnement dit « normal » et dans des conditions sociales et financières raisonnablement optimales, l’exploitation de l’énergie nucléaire entraîne, à différentes étapes du processus, l’exposition de salariés à des doses parfois importantes de radioactivité dont certaines, comme le rayonnement neutronique, ne sont que depuis peu prises en compte. Pour respecter les limites légales d’exposition (que les instances sanitaires internationales ne cessent de revoir à la baisse) sans accroître massivement les coûts d’exploitation, l’employeur doit donc recourir à des intérimaires pour les opérations les plus irradiantes. Or la dégradation actuelle des modalités d’intérim et la multiplication des niveaux de sous-traitance rendent la sûreté des installations de plus en plus difficile à garantir, et le suivi médical à long terme de ces salariés (qui ont toujours été exclus des bilans sanitaires et épidémiologiques d’EDF) impossible à assurer.

Pour toutes ces raisons, nous demandons à compter d’aujourd’hui une réduction rapide et volontariste de la part du nucléaire dans le bouquet électrique français. Cette part pourrait par exemple passer, en cinq ans, des actuels 80% à 60% de l’électricité consommée, et ce :

  • en fermant les réacteurs atomiques les plus anciens, les plus coûteux en maintenance, les plus générateurs de rejets et effluents radioactifs et chimiques, les plus irradiants, démotivants et anxiogènes pour les personnels qui y travaillent et les populations environnantes, tout en assurant le maintien sur site ou la reconversion des travailleurs ;
  • en leur substituant des moyens de production électrique moins centralisés, adaptés aux ressources locales (centrales à gaz en cogénération, susceptibles de fonctionner à terme avec du biogaz de méthanisation, et à coupler avec des réseaux de chaleur ; centrales à bois, ou centrales mixtes charbon/biomasse ; photovoltaïque ; éolien ; etc.). Par ailleurs, tout en respectant les normes environnementales et énergétiques les plus modernes, ces moyens de production peuvent, contrairement aux réacteurs nucléaires, répondre aux fluctuations de la demande et être mis à l’arrêt chaque fois que les nécessaires efforts d’économies d’énergie effectués par les industriels, les collectivités et les particuliers le justifieront.

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