Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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Tag - Europe Ecologie

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vendredi 12 mars 2010

L'HEURE EST AU CHOIX



 
L'HEURE EST AUX CHOIX
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Non seulement aux choix électoraux mais aussi aux choix fondamentaux qui engagent toute notre société.
Il faut cesser de recycler les vieux schémas politi­­ques vendus par la droite ou la gauche traditionnelle.
Si nous n'engageons pas dès aujour­d'hui les politiques pour répondre au dérèglement climatique, à la dégradation du vivant et à l'épuisement des ressources naturelles, la crise écologique aggravera dramatiquement la crise sociale et économique que nous subissons déjà.
La protection de la planète, notre futur à tous, passent par une transformation profonde de nos façons de travailler, de nous déplacer, de consommer et de vivre.
Au cœur du projet écologiste se trouvent le bien commun, la justice sociale, les solidarités, les libertés publiques et la place de l'humain dans une nature restaurée. L’avenir est là. N'atten­dons pas demain.
Avec Europe Écologie, l'écologie maintenant !

dimanche 14 février 2010

LA VOIX DES ALLOBROGES DU 13/2/10 PHILIPPE MERIEUX POUR UNE REGION SAVOIE . . . .

Tandis que des petites phrases parues dans la presse font jaser et qu'on semble avoir oublié la région Savoie dans le programme d’Europe Ecologie, Philippe Meirieu livre à la Voix son explication de texte.

Cette semaine, j’ai reçu ce message envoyé par un ami connu pour être un membre assidu du forum d’Envoie du Gros : « Qu'as-tu pensé de l'article du Mondequi a repris les soi-disant propos de Meirieu sur le "folklore régionaliste savoyard" ? J'avoue être perplexe et attendre avec impatience le droit de réponse dans le même canard... J'ai essayé d'apaiser mes craintes en lisant méticuleusement le programme d'Europe écologie, mais ça les a plutôt ravivées… Y a pas trop le mot Savoie dedans au final ! Ne serions-nous pas en train de nous faire engrosser politiquement dans les grandes largeurs ? » Alors, les régionalistes savoyards seraient-ils en fait des dindons de la farce destinés à se faire plumer par Europe Ecologie ?

On entend ou lit de plus en plus ce genre de propos ces derniers temps, notamment depuis que le Dauphinoisa fait dire à Philippe Meirieu que la région Savoie n’était pas sa priorité et que l’hebdo Le Faucigny a prêté à Claude Comet, tête de liste Europe Ecologie dans la Yaute, des propos laissant entendre qu’elle était radicalement opposée à l’aspiration régionale qui est la nôtre. L’article paru dernièrement dans Le Monde a conforté les critiques et l’absence de candidat du Mouvement Région Savoie sur la liste Europe Ecologie dans le 73 n’est pas de nature à rassurer les sceptiques sur le bien fondé de l’accord entre les régionalistes et les écologistes. Pourtant, s’il n’y a pas de candidat MRS dans ce département, c’est finalement parce que la femme qui devait figurer sur la liste s’est retirée après que sa candidature ai été validée. Le MRS n’ayant pas été en mesure de proposer une autre candidature féminine pour répondre à l’exigence de parité imposée par la loi électorale, il se contentera donc d’une place de suppléant tenue par Laurent Damé. Passons au cas Claude Comet, que le reporter du Faucigny ayant retranscrit ses prétendus propos n’a en fait jamais interviewé. « Je ne me suis absolument pas prononcé publiquement contre la région Savoie, certifie la journaliste devenue tête de liste.Ce n’est pas mon centre d’intérêt principal, mais les Verts sont porteurs de cette revendication qui est confortée par l’accord avec Région et Peuples solidaires. Donc il n’y a pas de soucis, allons-y ! Il y a d’ailleurs sur la liste Europe écologie en Haute-Savoie trois membres du MRS dont je me réjouis qu’ils soient très présents lors de la campagne, notamment Noël Communod qui est en position éligible et Bernard Juillet. » Reste que de véritables réticences (euphémisme) demeurent au sein d’Europe Ecologie en Rhône-Alpes, mais aussi en Savoie, quant à la mise en application concrète des grands principes fédéralistes posés par les Verts, qui passe clairement chez nous par la revendication sans ambiguïté d’une véritable région Savoie. Pour faire le point sur la situation, on est allé interroger Philippe Meirieu qui nous avait assuré en fin d’année dernière qu’Europe Ecologie ne pourrait pas éviter de traiter de la question savoyarde. Comme elle apparaît néanmoins à beaucoup d’entre nous comme la grande oubliée du programme rhônalpin d’Europe Ecologie, l’explication de texte s’imposait.

Philippe Meirieu, qu’est-ce que c’est que cette citation parue dans Le Monde selon laquelle vous vous seriez emporté contre « le folklore régionaliste savoyard » ? Vous en avez marre du MRS ?

Pas du tout. L’article fait allusion à une phrase que j’aurais dite. Si elle avait un minimum de réalité, elle ne concernerait ni le MRS ni l’idée de région Savoie. J’ai démenti ces propos le soir même au Monde et j’ai fait un communiqué clair pour dire qu’il ne fallait pas donner d’importance à cette petite phrase de journaliste. Le Monde a refusé de faire paraître un droit de réponse, car il considère qu’il n’y a pas de caractère insultant ni de discrimination, donc le droit de réponse ne serait pas dû. J’espère que ceci n’aura pas d’influence…

On remarque en tout cas que la région Savoie ne semble pas trop influencer votre campagne et le programme d’Europe Ecologie…

La période des meetings vient de débuter et nous y parlons de la région Savoie. Ma position de fond est régionaliste, fédéraliste et pour la mise en valeur de la spécificité de la Savoie. Après, il y a la question des prérogatives régionales, car Rhône-Alpes n’a pas la possibilité de créer une nouvelle région en son sein. L’initiative doit venir des départements et de l’Etat. Si cette initiative était prise, je ne pourrais que m’en réjouir, car tout ce qui rapproche l’administration des citoyens est une bonne chose. Cela permettrait d’avoir une région plus petite et plus forte en termes d’initiatives, car Rhône-Alpes est trop grande et doit fonctionner sur des territoires très hétérogènes. Je n’ai donc vraiment aucun état d’âme sur la région Savoie. La position de Cécile Duflot (ndlr : prononcée devant le comité Balladur) est la mienne, mais on doit néanmoins prendre en considération trois éléments importants.

Lesquels ?

Il faut d’abord être attentif à ce que le régionalisme conservateur de droite ne prenne pas le pas sur un régionalisme progressif qui va dans le sens d’une ouverture et de l’avenir. Il y a dans la mouvance régionaliste savoyarde des courants qui incarnent un repli identitaire et on doit être attentif à ne pas les laisser dominer. C’est pourquoi je suis très heureux d’être associé au MRS qui, en tant que membre de Région et Peuples solidaires, garantie qu’on n’ira pas dans le sens du retour à une tradition mythique ou du refus de s’ouvrir à l’autre. Je suis pour un régionalisme qui assume le passé mais qui soit ouvert, donc très différent de ce que l’on peut voir dans le nord de l’Italie ou en Flandre. Ensuite, il convient de bien percevoir le rapport entre régionalisme et écologie. L’écologie politique, ce n’est pas que de l’environnementalisme. C’est une conception de la solidarité et de la coopération entre les hommes qui doit être au cœur du fonctionnement politique. La crise sociale que nous traversons est profonde et le creusement des inégalités réel, donc la Savoie pour laquelle je milite devra être autonome comme une région, mais aussi solidaire. Le troisième point, c’est l’aspect institutionnel. On va vers une réforme des collectivités territoriales qui est un déni de démocratie. Nous la condamnons et je crois très important que nous réfléchissions en termes d’autonomie de la Savoie, mais également de clarification de la gestion de l’ensemble du territoire de Rhône-Alpes. C’est tout le fonctionnement régional qu’il faut repenser en termes de rapport aux citoyens.

Mais pourquoi n’y a-t-il presque rien sur cette problématique institutionnelle et sur sa déclinaison savoyarde dans le programme d’Europe Ecologie Rhône-Alpes ?

Ce qui est dans le programme n’est pas insignifiant, mais il n’y a pas que la question de la région Savoie dans Rhône-Alpes. La question savoyarde ne doit pas écarter les autres réflexions sur l’organisation territoriale, vu que le problème se pose aussi pour le Dauphiné ou des départements comme la Drome et l’Ardèche. Il faut surtout réfléchir à des moyens permettant à la France de travailler le fait régional autrement que sous les dictats administratifs. Je suis d’ailleurs très heureux que Lounès Belkacem, qui représente les Berbères et Régions et peuples solidaires, soit candidat en Isère. Car si la focalisation sur l’autonomie est importante, il faut aussi savoir que Région et Peuple solidaire porte une vision du rapport de l’homme à son territoire. On doit en fait rechercher le bon maillage et le bon équilibre entre les hommes, le territoire et l’autorité administrative.

La Région Savoie a justement tout pour devenir le terrain d’expérimentation privilégié d’un nouveau rapport de l’homme à son territoire...

Oui, la région Savoie est un cadre privilégié, car c’est là où la réflexion est la plus avancée et la plus constructive. Créer une région Savoie ne suffirait pas à régler tous les problèmes, mais elle peut être une forme de pont vers ce nouveau rapport au territoire.

Pourquoi demeure-t-il malgré cela une vraie méfiance au sein d’Europe Ecologie face à la revendication de région Savoie portée par le MRS ?

Peut-être est-ce lié à la manière dont le problème est posé. Et ceux qui militent pour la région Savoie devraient s’interroger sur la façon dont le régionalisme savoyard est aujourd’hui perçu. Ils devraient aussi être plus vigoureux dans leurs affirmations sur la crise écologique et la crise sociale, car nous nous engageons sur une vraie réflexion et nous sommes attentifs au fait que les Savoyards s’engagent avec nous sur ces thèmes. Alors c’est vrai qu’il y a de la méfiance, des difficultés de communication, mais on peut progresser ensemble si nous regardons ce qui nous unie. Chacun doit faire des efforts. Ceux qui militent pour l’autonomie politique ne doivent pas oublier l’écologie politique, et vice versa.

Quand on lit votre programme, on peut se dire que vous n’en avez pas fait beaucoup d’efforts pour défendre l’idée d’autonomie politique en Savoie. C’est à peine évoqué en deux lignes…

On a du mal à faire comprendre que tous les points du programme vont dans le sens d’un rapprochement de l’homme et de son territoire. Mais le programme parle à chaque ligne de la Savoie sans la nommer expressément.

C’est un peu comme quand vous nous disiez en novembre que la région Savoie était une évidence alors qu’elle n’était pas évoquée dans l’appel d’Europe Ecologie. Or l’évidence, tout le monde ne la voit pas, loin de là. Dire les choses de façon plus explicite éviterait les malentendus. Craindriez-vous en fait d'effrayer certains électeurs en mettant en avant la revendication d'une région Savoie ?

Non. On ne doit d’ailleurs jamais penser à la place des électeurs. C’est à eux de dire ce qu’ils pensent en votant. Mais la question du découpage administratif ne relève pas du pouvoir de la région. On peut donc le soutenir, mais pas en être à l’initiative. C’est pour ça que c’est peu évoqué dans le programme.

Pourtant, en Bretagne, Europe Ecologie revendique très clairement dans son programme une modification du découpage administratif et l’attribution de nouvelles compétences pour la région, proposant ainsi une alternative à la réforme des collectivités locales présentée par le gouvernement. Pourquoi ne pas avoir fait la même chose en Rhône-Alpes avec l’exemple savoyard qui illustrerait très concrètement la mise en œuvre du fédéralisme différencié prôné par les Verts et Europe Ecologie ?

J’ai milité pour les écoles bretonnes et catalanes. Je ne suis pas du tout hostile à ça, bien au contraire. Mais il faut comparer ce qui est comparable. Si par rapport à la Bretagne ou au Pays basque on ne met pas autant l’accent sur la spécificité territoriale, c’est qu’il n’y a pas la même réalité, pas la même histoire et pas le même vécu dans la revendication régionaliste. Pourrait-on d’ailleurs demain ouvrir des écoles qui enseignent en Savoie selon la langue locale ? Aurait-on seulement les professeurs pour faire cela ?

Certes, la problématique de la langue peut sembler en Savoie différente, notamment parce qu’il y a eu un bilinguisme pendant des siècles et que les écrivains utilisaient ici le Français bien avant 1860. Mais il y a néanmoins en Savoie une réalité historique, culturelle et même linguistique incontestable. Il y a aussi une particularité territoriale incontournable, car la Savoie est un territoire de montagne, ce qui est une véritable spécificité posant une problématique très actuelle du fait de l’impact colossal du tourisme. On ne retrouve pas cela dans les autres départements rhonalpins. La région Savoie ne se justifie ainsi pas seulement par une histoire ou une culture spécifique. La créer permettrait de faire vivre un régionalisme qui se justifierait par la prise en considération de la réalité actuelle d’un territoire de montagne et pas seulement de son passé. C’est ce que vous voulez, non ?

Oui, bien sûr. Mais la réflexion sur la région passe aussi par la question de la place de la commune. Car dans les stations, on peut s’interroger sur le poids de la commune. Il peut être un frein à la nécessaire reconversion des stations et favoriser la pression immobilière en montagne ou la multiplication des retenues collinaires. Quand on parle de ça, on parle de la Savoie. Alors plutôt que de se disputer sur une phrase sortie par un journaliste, prenons des positions fermes sur la promotion immobilière et affirmons une vision qu’on a en commun. En n’oubliant pas qu’il faut aujourd’hui absolument associer le tourisme et la culture. Combattons ensemble autour de ces valeurs communes et la Savoie montrera qu’elle se positionne en ferre de lance de ce combat. Je suis sûr que les choses vont avancer dans le bon sens. Si on a une vraie vice-présidence à la montagne, émergera la nécessité d’avoir de meilleurs maillages territoriaux et de travailler au niveau de la région Savoie.

Etre plus explicite sur ce sujet dès aujourd'hui serait quand même pas mal vu que l'utilité d'une région Savoie est encore loin d’être une évidence pour tout le monde au sein d’Europe Ecologie...

Il n’y a en tout cas pas de tabou, et je pense que cette autonomie savoyarde s’inscrit dans la dynamique de l’écologie. Je suis convaincu que la spécificité de la Savoie fera que ce maillage territorial s’imposera. Cela pourra passer par des votations citoyennes que nous nous sommes engagés à organiser. Notre objectif premier, c’est la démocratie de proximité qui doit contribuer à la sauvegarde de la nature et à la lutte contre la crise sociale. La question du redécoupage administratif est aujourd’hui seconde, mais c’est par la démocratie de proximité que nous allons créer une dynamique grâce à laquelle il sera possible et souhaitable d’examiner les moyens d’arriver à une autonomie de la Savoie. Et bien que créer une région Savoie ne fasse pas partie des prorogatives de la région Rhône-Alpes, nous nous attacherons à faire vivre la dynamique dans laquelle cette émancipation s’inscrit.

Entretien : Brice Perrier

Après un premier qui s’est tenu hier à Cran Gevrier, trois nouveaux cafés citoyens seront organisés par Europe Ecologie autour des thèmes de la région Savoie et de réforme des collectivités locales. Ils seront animés par Noël Communod, 4ème sur la liste Europe Ecologie dans le 74.


Le 19 février à Cran Gevrier et le 22 février à Chambéry

Quel rôle pour les régions françaises, aujourd’hui et demain ?

Gallice Café, 13 avenue des Harmonies, Cran Gevrier.

Restaurant le Beaujolais, 155 rue Nicolas Parent, Chambéry

Le 5 mars à Chambéry

La réforme des collectivités locales : quelle conséquence pour les pays de Savoie ?

Restaurant le Beaujolais, 155 rue Nicolas Parent, Chambéry

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vendredi 12 février 2010

REUNION PUBLIQUE EUROPE ECOLOGIE


                                                                                  


  POUR UNE REGION ECOLO!

 

   VENEZ VOUS INFORMER ET DEBATTRE                                                                                                  

 

      REUNION    PUBLIQUE

 

        EUROPE   ECOLOGIE

 

  A  SALLANCHES  SALLE LEON CURRAL

                             

 

        LUNDI 15 FEVRIER  20H 30

 

 

lundi 8 février 2010

EUROPE ECOLOGIE : ELECTIONS REGIONALES : AGENDA DES PROCHAINES SEMAINES

        Département . Evénements  Thème  Lieu  Date  Horaire


73 Visite Maison passive. Contact : 06 79 50 30 51 Savoie 06-févr 16h00

74 Réunion de travail

Rencontre aux Houches : « Les problématiques des stations de montagne » suivie d'une conférence de presse

Les Houches 09-févr 9h30

73
Conférence -
débat
L'eau sous divers aspects
Centre des congrès -
Aix les Bains
10-févr 20h30

74
JOURNEE
ACTIONS
RDV dès 9h30 pour faire le tour du
lac- plus d'infos sur le programme de
cette journée: 06 72 15 24 63
Annecy 11-févr
Toute la journée


74 MEETING
MEETING - suivi d'un concert de
Delavegas
Salle du Méteore -
Meythet
11-févr 20 h 00


73
Rencontre publique Comité local de l'Avant Pays Savoyard
Lépin le Lac - Salle communale

12-févr 20h00

74
Café citoyen
La réforme des collectivités territoriales : quelles
conséquences pour les pays de Savoie ? Animée par
Noël Communod, responsable du MRS, candidat liste
Haute Savoie
CRAN GEVRIER - Gallice
Café - 13 av des Harmonies 12-févr 19h00


73 Balade découverte
Aix les Bains et le tourisme social : avenir du terrain
de camping et visite de l'auberge de jeunesse
Aix les Bains
Semaine 8 (du
16 au 28 février)
à déterminer


73
Actions" dans les rues"
A l'occasion de la St Valentin… Europe Ecologie sera sur les marchés le matin et dans le centre ville l'après midi à Chambéry et Aix les Bains
Chambéry et Aix les Bains -
centre ville
13-févr
Matin et après midi

74 Rencontre publique L'agriculture biologique en questions
Rumilly - salle des associations
15-févr 20h00
74 Pot convivial
Création du comité de soutien avec les candidats de Haute Savoie et Philippe Meirieu
Annecy – Bar la Maison – 8 pl Notre Dame
15-févr 17h00

74 Rencontre publique
JO et plaine de Passy (transports routiers, industries
polluantes, coût du logement)
Sallanches - Salle Léon Curral
15-févr 20h00


74
Rencontre
publique
Présentation des têtes de liste pour la Haute Savoie, DTA, les stations de ski,
les transports
Thonon - Espace Tully
- Amphitéâtre - rue des abattoirs
17-févr 20h00


74 Rencontre publique DTA : l'Eau / le lac / La Montagne / le Foncier Annecy - Salle des Clarisses 18-févr 19h30
74 Café citoyen Quel rôle pour les régions françaises, aujourd'hui et
demain ?
CRAN GEVRIER - Gallice Café - 13 av des Harmonies
19-févr 19h00


73 Café citoyen Quel rôle pour les régions françaises, aujourd'hui et demain ?
Chambéry - Restaurant Le Beaujolais - 155 rue Nicolas Parent
22-févr 19h00


74 Rencontre publique
Présentation de la liste et d'Europe Ecologie
Héry sur Albi – Salle communale
22-févr 20h00

74
Rencontre
publique
Les problématiques transfrontalières : avec Philippe MEIRIEU + point presse à
19h30
Annemasse - complexe Martin Luther King - salle de conférence
24-févr 20h30


74 Rencontre publique Gestion des déchets / Pollution Incinération Annecy - Salle des Clarisses 25-févr 20h00


73
Rencontre publique
Les systèmes économiques alternatifs : d'autres logiques économiques, d'autres
formes d'entreprendre, d'autres formes de salariat - nombreux intervenants Thenesol (proche
Albertville) - salle communale
25-févr 20h00


73 MEETING
JOURNEE ET MEETING EN SAVOIE
en présence, entre autre, de Pierre Larrouturou
Salle Jean Renoir -
Chambéry
26-févr 20h00


74 Salon Alp Eco Cruseilles 27/28 février
Contact : Magali Buisson - tel. 06,72,15,24,63 - mbuisson@europeecologie.fr Page 1 de 2

74 Rencontre publique Les lycées et la formation initiale Bonneville - Agora 01-mars 18h00

73 Recontre publique Agriculture et tourisme de montagneNBozel (Tarentaise)

- salle des tilleuls
02-mars 18h30


74 Rencontre publique Se déplacer sur l'agglomération d'Annecy Annecy - Salle des Clarisses 02-mars 19h30


74 Rencontre publique
Présentation des têtes de liste pour la Haute Savoie, DTA, les stations de ski, les transports
Bellevaux - salle des associations
03-mars 20h00


74 MEETING
Notre santé c'est notre environnement : avec Michèle Rivasi
Annecy - salle Pierre Lamy
03-mars 20h00


MEETING MEETING NATIONAL Grenoble 04-mars 20h00


73 Rencontre publique « Bien vivre à Gilly » Albertville 05-mars à déterminer

74 Rencontre publique
Comité local de Thône : l'économie touristique et la
nature - lieu à déterminer

Thône 05-mars à déterminer


73 Café citoyen
La réforme des collectivités territoriales : quelles conséquences pour les pays de Savoie ? Animée par
Noël Communod, responsable du MRS, candidat liste
Haute Savoie
Chambéry - Restaurant Le
Beaujolais - 155 rue Nicolas
Parent


05-mars 20h00
73 et 74 Portes Ouvertes Journée portes ouvertes Université de Savoie Annecy et Chambéry 06-mars


74 Rencontre publique L'homme en mutation La Roche sur Foron 06-mars 15h30

73 Rencontre publique
Introduction sur les compétences régionales puis
débat sur les transports
Albertville - Salle Félix, Merlot
Perrier de la Bâthie, Conflans08-mars à déterminer


74 Rencontre publique Réunion publique - lieu à venir Saint Julien 09-mars à déterminer

74 Rencontre publique Les lycées et la formation initiale
Thonon - Espace Tully -
Amphitéâtre - rue des abattoirs


10-mars 20h00
MEETING MEETING DE FIN DE CAMPAGNE Lyon 10-mars 20h00
74
Café citoyen
+ concert
RDV pour une soirée festive de fin
de campagne
Cran Gevrier - Café e Rock'n'Rhum


11-mars 18h00
Et tous les vendredis soir : "les ateliers des écologistes" RDV de 18h à 19h30 à l'O Bulle, rue Blanchard - Thonon


Ce tableau sera mis à jour et renvoyé chaque semaine.

mercredi 3 février 2010

ELECTIONS REGIONALES 2010 INFORMATIONS

RÉGIONALES 2010 EUROPE ECOLOGIE RHÔNE-ALPES

NOTE D'INFORMATION INTERNE AUX CANDIDATES ET MILITANTES

SEMAINE DU 1ER AU 7 Février

SEMAINE 3 DU PLANNING :

SE DÉPLACER SANS POLLUER

ETRE BIEN LOGÉ UNE QUESTION DE DIGNITÉ

Bonjour à toutes et à tous !

Faites inscrire vos copains, voisins, grands-mère et cousins à la newsletter !!! C'est important. Le nombre d'inscrits n'est pas à la hauteur de nos ambitions, et au lieu de les assaillir régulièrement de mails, voilà un bon moyen d'informer et alerter une fois par semaine avec un document agréable à lire et rapide.

Faites signer l'appel régional ! Incitez tous les Verts, sympathisants, signataires de la dernière fois et ceux qui viennent de se rapprocher, nous les attendons tous...

Cette semaine Philippe enchaîne un débat sur la culture lundi 1er février, un grand débat

"L'alternative sociale" à l'ENS des sciences avec Azouz Begag et Jean-Jaques Queyranne

mercredi 3 février, le Mondial des métiers samedi 6 février au matin et un déjeuner avec les acteurs de la formation professionnel le même jour.

Sans compter sur le terrain ses deux journées de rencontres et ses prestations aux 2 meetings que nous organisons à Valence (mardi) et à Lyon (jeudi).

Des stars cette semaine dans notre région : Gérard Onesta pour Valence (ancien député européen et vice-président, tête de liste régional Midi-Pyrénées) ; Augustin Legrand (militant du droit au logement Association Les Enfants de Don Quichotte) et Eva Joly à Lyon.

Infos de la semaine :

au CAP régional, ce samedi, les listes ont été bouclées, finalisées, arrêtées et seront déposées à la préfecture de région. Nous récupérons les papiers administratifs, nous mettons tout en conformité et nous établissons les bulletins de vote. Ca y est, on est bien en campagne officielle, c'est parti pour le R39, dépôt de liste et documents officiels de propagande.

Des bonnes idées à piocher et imiter :

Mardi et vendredi, à Grenoble, les militants distribuent dès 7H du matin dans les gares, un tract en forme de billet SNCF, remarquable, fait par un graphiste. Il faut le sortir partout et le tracter massivement dans toutes les gares jusqu'à la fin de la campagne : les voyageurs lui font un super accueil malgré le froid. Voilà un des petits buzz qui peut faire parler de nous médiatiquement, chaque journaliste de chaque coin doit l'avoir reçu.

Dans les départements de Savoie, des comités locaux se créent dans chaque vallée et bout de montagne, essaimage et constitution de réseau se pratiquent ainsi. Les balades-découvertes sont une belle idée à reprendre par chez vous, qui peut impliquer les sympathisants, attirer les journalistes et faire vivre nos idées en grandeur nature.

Enfin, l'apéro dans le TER, une action de la Loire à reproduire qui allie convivialité et communication politique.

Evénements régionaux de la semaine :

mardi 2 février sur la question des transports : Journée/meeting dans la Drôme « Se déplacer

sans polluer »

Avec Gérard Onesta, Michèle Rivasi, Gérard Leras, Didier Jouve, Jean-Marie Chosson

jeudi 4 février sur la question du logement : Journée/meeting dans le Rhône « Etre bien logé une question de dignité » avec un déjeuner dans un foyer-logements et une rencontre avec les acteurs militants de l'accès au logement social avec Eva Joly, Augustin Legrand, Marie-Odile Novelli, Véronique Moreira

Pour le prochain gros tract, les départements sont en train d'élaborer leur page dédiée, la maquette globale régionale du programme est en cours de finalisation, bientôt le 4 pages sera dans vos départements !

PETIT TOUR D'HORIZON DES ÉVÉNEMENTS DE CETTE SEMAINE DANS LES DÉPARTEMENTS :

Lundi

Présentation des candidats dans un bar du Rhône à Lyon

Comité de campagne (réunion téléphonique) de l'Ain

Matinée dans le Pilat (Loire)

Comité de campagne Loire à Saint-Etienne

Mardi

Rencontre autour du logement à Saint-Chamond (Loire)

Comité de campagne dans le Nord Isère

Mercredi

Action Jeudi Noir sur les agences immobilières à Lyon

Comité de campagne Rhône à Lyon

Réunion publique transports à Saint-Priest

Visite d'une ferme bio à Challex (Ain)

Balade découverte à Aix-les-Bains (Savoie)

Débat logement social à Aix-les-Bains (Savoie)

Jeudi

Café-débat transports à Neuville sur Saône (Rhône)

Participation des candidats de Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne" à Courchevel

Réunion publique à Annecy (Haute Savoie)

Vendredi

Apéro TER Lyon/Saint-Etienne

Réunion public logement à Saint-Etienne

Participation des candidats de Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne" à Courchevel

Samedi

Participation des candidats de Savoie et Haute Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne"

à Courchevel

Visite d'une maison passive en Savoie

Tractage sur les marchés dans le Rhône

Du côté des médias :

Philippe a son portrait dans le Monde d'hier.

Beaucoup d'articles à Lyon ce matin, et à Grenoble ces jours-ci, la presse nous suit bien.

Un très bon article suite au meeting de l'Ain dans le Progrès la semaine dernière.

C'est tout en ligne sur le site.

A noter enfin : le réseau social du site Europe Ecologie est lancé ! Tout militant/signataire peut désormais rejoindre les groupes créés (thématiques comités locaux par territoires), mais aussi travailler et échanger en ligne !

Inscrivez vous : http://europe-ecologie.net/

Pour des précisions ou des questions dans vos territoires, rappelons que :

Magali (06 72 15 24 63) s'occupe de Savoie et Haute Savoie

Pierre (06 18 46 88 94) de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère

Philippe (0680209485) de l'Ain, Loire, Rhône.

mercredi 6 janvier 2010

INVITATION A UN DEBAT AVEC PHILIPPE MERIEUX TETE DE LISTE RHONE-ALPES D'EUROPE ECOLOGIE POUR LES ELECTIONS REGIONALES

Soyez nombreux à répondre  à  l'invitation  de  Philippe Meirieu,

tête de liste Europe Ecologie pour les élections régionales des 14 et 21 Mars 2010 ainsi que les candidats de la liste pour la Haute Savoie :

VENDREDI 8 JANVIER 2010
Salle des Clarisses
ANNECY

Ce temps d'échanges, qui se veut studieux mais convivial, permettra de présenter les personnalités de la Haute Savoie engagées dans cette aventure qu'est le projet du rassemblement Europe Écologie Rhône Alpes, un rassemblement né d'une ambition face à l'urgence :

mercredi 16 décembre 2009

ELECTIONS REGIONALES DE 2010

EUROPE ECOLOGIE RHONE ALPES

Le Dimanche 13 Décembre , durant des assises de l'écologie a Lyon , la candidate qui conduira la liste d'Europe Ecologie pour les élections régionales dans notre département, derrière Philippe Meirieu (tête de liste en Rhône-Alpes) a été annoncé.

En Haute-Savoie, c'est donc Claude Comet qui conduira la liste de ce département ,Claude Comet a été journaliste pendant plus de quinze ans, spécialisée dans les loisirs, le tourisme et l’aménagement du territoire, puis membre du comité de direction de Savoie Mont Blanc tourisme avant de développer des missions en indépendante. Dans le champ du tourisme et du développement durable, elle a notamment travaillé sur les enjeux d’attractivité des territoires et la prospective, les mobilités douces, l’habitat passif, l’éco tourisme. Claude Comet possède une Diplôme d’Etat d’Infirmière (Hyères, 1976), une Licence de Géographie (Lyon 3, 1980), une Maîtrise d’Information et communication (Lyon 3, 1982) et a suivi des Formations continue en management (Stratégies, 2001), veille informatique (Stratégies, 2004) et Bilan carbone (Ademe, 2008).

Infirmière en bloc opératoire puis dans une clinique de maladies tropicales (1976/1985), Claude Comet a été Journaliste au Progrès (1985/1989), Rédactrice en chef de Alpes Magazine (Milan Presse : 1989/1999), Directrice de la Maison de Savoie (2000/2006) . Elle est Membre du Comité de Direction de Savoie Mont Blanc Tourisme (2007/2008). Elle a travaillé depuis 2008 en indépendante et avec le Cabinet INDDIGO, sur l’ingénierie du développement durable notamment liée au tourisme (2008). Elle a été Directrice du Centre Alpha, Parc animalier mono générique (loups) / Alpes Maritimes.
photo ci dessous.

Claude Comet

samedi 5 décembre 2009

LES DEPUTES EUROPE ECOLOGIE , COPENHAGUE ET LE NUCLEAIRE

EUROPE ECOLOGIE RHONE ALPES

  1. Les députés Europe écologie, Copenhague et le nucléaire

Malika soutient des sans papiers

Face à l'émotion suscitée par le vote des députés européens du groupe Verts/ALE sur la résolution sur le sommet de Copenhague le 25 novembre dernier, il nous semble important de remettre les choses en perspective et d'expliquer les raisons de ce vote. Nous ne sommes évidemment pas devenus - qui pourrait d'ailleurs sérieusement le croire - des partisans du nucléaire; nous sommes au contraire toujours le seul groupe unanimement anti-nucléaire au sein du Parlement européen, comme les votes sur cette résolution le démontrent.

Lors de ce vote, nous avons eu un choix à faire. Comme souvent au Parlement européen, où tous les groupes politiques sont parties prenantes dans les négociations, nous nous sommes retrouvés face à un texte final dans lequel nous avions obtenu des points positifs et d'autres sur lesquels nous avions perdus. En l'occurrence, nous avions sur ce texte obtenu énormément d'avancées, en faisant le mandat quasi parfait pour l'Europe à Copenhague : obligation d'un accord international contraignant d'ici la fin de l'année, objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre domestiques proche de 40% d'ici 2020, soutien aux pays du Sud d'un minimum annuel de 30 milliards d'euros en supplément de l'aide public au développement font, entre autres, de ce texte le seul mandat de négociation compatible avec la science et la responsabilité de l’Union européenne.
Si cette résolution est aussi ambitieuse, et si elle constitue l'un des meilleurs mandats au monde pour Copenhague, c'est grâce à l'acharnement et au travail  des députés du groupe des Verts/ALE, dans toutes les commissions parlementaires, qui, lors de la négociation préparatoire, ont réussi à arracher tous les points positifs un à un, et à rejeter tous les points négatifs que certains tentaient de faire passer.
Mais il y a eu ce fameux amendement du groupe PPE (dont font partie les députés UMP) en faveur du nucléaire, malheureusement adopté grâce au soutien de la droite et de quelques voix à gauche, comme celles de Jacky Hénin et de Marie-Christine Vergiat du Front de gauche. Nous nous sommes évidemment unanimement opposés à cet amendement. Quelques secondes plus tard, notre amendement demandant l'exclusion du nucléaire du Mécanisme de développement propre et de tout mécanisme de soutien aux pays du Sud, fût rejeté, là encore par tous les députés de droite et quelques voix de gauche dont Jacky Hénin et Jean-Luc Mélenchon.

Nous aurions alors bien sûr pu faire le choix de l'abstention pour marquer notre désapprobation face à cette réintroduction du nucléaire dans un texte où il n'avait rien à y faire. Il s'agit en effet d'une résolution qui traite d'abord du contenu d'un bon accord pour Copenhague, pas du mix énergétique de l'UE. Cet amendement est un mauvais coup porté par la droite qui avait de plus perdu sur ce point lors du vote en commission parlementaire.

Le groupe des Verts/ALE, qui avait anticipé cette situation la veille lors de sa réunion de groupe, a estimé plus efficace politiquement de soutenir le texte final afin que la délégation officielle du Parlement européen qui se rendra à Copenhague puisse s'appuyer sur une résolution très largement soutenue pour porter les très bonnes dispositions rappelées ci-dessus. De plus, face aux ambiguïtés et aux tergiversations des Etats membres et du Conseil dans la préparation de Copenhague, il nous a semblé important d'affirmer la position du Parlement européen.

Il ne s'agit pas d'un texte qui engage la politique énergétique de l'Europe pour les 50 prochaines années mais d'une position politique à usage immédiat et limité dans le temps, celui du sommet de Copenhague. Par ce vote, nous n'avons pas proclamé le nucléaire comme solution pour faire face aux changements climatiques, nous n'avons pas décidé de la construction d'un nouvel EPR ou incité les Etats membres de l'UE qui n'ont pas recours au nucléaire à le faire. Il est évident que nous aurions voté contre si l'adoption de ce texte avait pu avoir une quelconque conséquence concrète sur le recours au nucléaire.

Notre mobilisation contre le nucléaire et toute tentative visant à le promouvoir, que personne n'en doute, reste évidemment sans faille. Tous les membres du groupe des Verts/ALE sont des anti-nucléaires notoires que l'utilisation d'un vote sorti de son contexte ne saurait remettre en cause.

Amitiés,

Les députés européens Europe Ecologie, du groupe Verts/ALE

François Alfonsi - Sandrine Bélier - Malika Benarab-Attou - Jean-Paul Besset- José Bové - Pascal Canfin - Daniel Cohn-Bendit - Karima Delli - Hélène Flautre - Catherine Greze - Yannick Jadot - Eva Joly - Nicole Kiil-Nielsen - Michèle Rivasi

lundi 30 novembre 2009

ETRE FRANCAIS C'EST QUOI ? DE MALIKA BENARAB ATTOU DEPUTE EUROPEENE VERTE D ' EUROPE ECOLOGIE POUR NOTRE REGION

Malika BENARAB ATTOU voulant réagir d'une façon plus importante que, par un commentaire, aux articles de la commémoration du 8 mai 1945, nous a fait parvenir ce texte, compte tenu de sa qualité, nous lui avons laissé “Blog-Libre“ et publions son post intégralement.

Etre Francais c est quoi

Bonjour en ce beau vendredi 8 mai 2009, J'étais à la cérémonie du 8 mai 45 tout à l'heure et c'est vrai que les combattants africains, maghrébins étaient les grands oubliés de la commémoration et de l'hommage rendus aux morts à Chambéry aujourd’hui. Malgré un très lourd tribut en vies perdues pour nous permettre de vivre en paix aujourd’hui en France. Pire, le scandale perdure car le traitement des pensions continue à être inégal aujourd’hui malgré la revalorisation mise en place. On continue à mégoter.

Le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), association indépendante à but non lucratif estime que les « concessions » du gouvernement ont très insatisfaisantes et ne résolvent que très partiellement le problème posé par les lois de « cristallisation ». Et de déplorer que l’annonce ne concerne que la retraite du combattant (soit environ 500 euros par an) et les pensions militaires d'invalidité et non l'ensemble des pensions civiles et militaires versées aux anciens fonctionnaires.

Quantitativement il y a bien plus de pensions de retraite ou de pensions de réversion versées que de retraites du combattant ou de pensions d'invalidité » précise l'organisation sur son site Internet. « Ce sont donc des demi-mesures, des bricolages à minima qui ne résoudront pas la situation d'un grand nombre d'anciens fonctionnaires des ex-colonies » conclut le Gisti. Ferhat ABBAS, ce grand homme profondément démocrate et humaniste qui croyait aux valeurs affichées par la République française s’est trouvé face à un Etat colonial, dominateur, discriminant.

C’est ainsi que l’écrivain est devenu indépendantiste et révolutionnaire au nom même de ces valeurs. Le plus républicain n’est pas toujours celui qu’on croit. Je suis franco-algérienne, africaine-européenne, héritière de l'histoire de ces peuples. Prise dans la passion franco-algérienne, qui est le reflet de cet amour de la liberté et de l’égalité et de cette intimité secrète que partagent ces deux peuples qui ne veulent pas reconnaître l'un en l’autre un eux-même nourri à des histoires différentes.

Les français (on pourrait élargir aux européens) héritiers de la révolution française, de la philosophie des Lumières et de ses valeurs d'égalité, de liberté et de fraternité, et les algériens (on pourrait dire plus largement les maghrébins) qui se situent dans la lignée des peuples berbères et arabes , fiers de leur liberté, farouches combattants de cette rive sud de la Méditerranée, avides d’égalité se saluant toujours en s'appelant frères (aghma, khoya). Etre Francais c est quoi ;

Aujourd’hui, franco-algérienne, africaine-européenne, je veux réconcilier ces deux sources de mon identité : celle des Lumières et des valeurs qu’elles portent et celle de la culture des peuples anciens de la berbérité (peuple amazigh) et de la méditerranée plus largement, unis par cette mer autour de laquelle ils vivent, échangent depuis des millénaires. Ces peuples qui ont créé ensemble une culture singulière, forte, creuset d’un art de vivre et d’une civilisation à part entière : mediterranéenne.

Les identités, enracinées dans l’histoire et la vie des peuples sont plurielles, il faut en prendre conscience et ne pas se mutiler en se représentant comme un être unidimensionnel. C’est possible, c’est le moment mais à certaines conditions : au-delà de l’affichage des valeurs, reconnaître en France les concitoyens musulmans, d’origine maghrébine ou africaine comme des concitoyens à part entière, ne plus voir en l’Islam (comme on le faisait à l’époque de l’indigénat) une barrière qui cimente une altérité qui déshumanise l’autre. Il faudra bien que les Français regardent leurs voisins et compatriotes tels qu’ils sont et non tels qu’ils les fantasment.

Car l’Islam est un humanisme et la majorité des musulmans en France et au Maghreb vivent cet Islam débonnaire qui les ouvre à la spiritualité et à la fraternité. Bien sûr qu’il y a des hommes qui instrumentalisent l’Islam pour des objectifs de pouvoir, de puissance, mais toute religion et toute philosophie peut être et a été peu ou prou ainsi manipulée à des fins qui sont propres à certains acteurs. Je me suis retrouvée dans l’après-midi même à une terrasse près de 3 jeunes hommes français d’origine maghrébine et nous avons commencé à discuter.

Toute l’histoire coloniale est revenue : bien que des valeurs soient clamées haut et fort (Liberté-Egalité-Fraternité) ces jeunes se vivent dans une société qui ne leur donne pas leur place, parce que d’origine maghrébine, parce que musulmans. Le sentiment de fraternité est celui qui manque le plus cruellement aujourd’hui : comment être frères quand on vous rejette et discrimine du fait de votre origine ou de votre religion ? Sans reconnaissance rien n'est possible. Tant que la France n’aura pas fait un travail sur son histoire coloniale et tant qu’elle n’aura pas reconnue les faits et les errements de sa politique dans les colonies et en Algérie en particulier, alors le « refoulé » continuera à travailler malgré elle la société française et des comportements inconscients viendront contredire les belles valeurs inscrites à tous les frontons.

Etre français ce n’est pas être blanc ou catholique (désolée M. Gallo) c’est s’inscrire dans les valeurs de la République. Et il faudra bien prendre conscience que le visage de celle-ci a un peu changé, qu’il a pris une couleur plus mate et que la religion qui ouvre l’esprit et le coeur des citoyens français peut aussi être l’Islam.

Malika BENARAB ATTOU Malika soutient des sans papiers

vendredi 20 novembre 2009

SALLANCHES EUROPE ECOLOGIE LANCE SON AVANT SOMMET DE COPENHAGUE

EUROPE ECOLOGIE LANCE SON AVANT SOMMET DE COPENHAGUE

dimanche 27 septembre 2009

LE LIVRE DES VERTS EUROPEENS

tournesol

Pour information, consultable en ligne et en français le livre des Verts Européens (14 thèmes en 118 pages ), publié en avril 2009, à la fois bilan et programme d'action pour les années à venir. Pour chaque thème, le texte indique les faits et chiffres clés, présente des pistes d'action, en expose la faisabilité dans le cadre communautaire, signale les avancées obtenus par les Verts pendant la mandature 2004-2009. Un document d'une grande clarté, riche en propositions, utile en complément de nos documents rédigés pendant notre campagne européenne en France

http://greens-efa-service.org/greensbook/fr

Les Verts Faucigny Mont Blanc

vendredi 4 septembre 2009

REGION SAVOIE :METTRE SES ACTES EN ACCORD AVEC SES PENSEES

04.09.2009 Mettre ses actes en accord avec ses pensées

tournesol

Après être revenue sur quelques fondamentaux culinaires, la Voix fait sa rentrée politique dans une saison 2009-2010 qui s’annonce passionnante. Car les élections européennes et la percée d’Europe Ecologie ont de par chez nous changé la donne. La circonscription Sud-Est a ainsi envoyé à Bruxelles deux euro-députés décidés à s’engager pour la création d’une région Savoie, le Corse François Alfonsi et la Chambérienne Malika Attou. C’est du jamais vu. Dans la ligne de mire de tout le monde, désormais, il y a les élections régionales, dont la campagne va se dérouler alors que sera débattue au Parlement la réforme des collectivités locales et qu’on s’apprêtera à commémorer en Savoie les 150 ans de l’annexion à la France. Un contexte exceptionnel, qui pourrait permettre de complètement chambouler le paysage politique régional et de donner enfin à la Savoie un nouveau statut. Mais on peut aussi craindre qu’elle ne se dissolve dans Rhône-Alpes, dans le cas où la réforme conduirait à une petite mort des départements phagocytés par des régions de tailles soi-disant européennes.

Le président de la région Rhône-Alpes semble pour sa part vouloir la chérir cette Savoie, en lui offrant une place de choix au sein d’une entité rhônalpine où notre histoire et notre identité particulières seraient mises d’avantage en avant, avec même, si les Savoyards en font la demande, quelques privilèges en matière de délégation de compétences. Selon le socialiste Jean-Jack Queyranne, un premier signe concret a d’ailleurs été donné cet été avec la reconnaissance du francoprovençal (connu aussi sous le nom d’arpitan ou tout simplement de langue savoyarde) et de l’occitan par la région Rhône-Alpes (voir http://lavoixdesallobroges.hautetfort.com/archive/2009/08...). On a donc saisi cette occasion pour aller tâter le terrain du côté de Charbonière et lancer une année politique appelée à être placée sous le signe de la région.

Jean-Jack Queyranne, que représente pour vous la reconnaissance par Rhône-Alpes des langues régionales qui a eu lieu cet été ?

C’est un acte vraiment important pour la région. Une reconnaissance, mais aussi l’engagement de lancer un certain nombre d’actions dans les domaines du patrimoine et de la création artistique. Le pire danger qui guette la culture, c’est celui de l’uniformité. Le problème se pose dans notre région, en particulier au niveau linguistique. Or les langues sont porteuses de visions du monde originales et participent à la définition de notre identité. Certaines langues sont menacées et, s’il faut défendre la place du français dans le monde, il faut aussi défendre le plurilinguisme en France. Une évolution est apparue depuis que Lionel Jospin a ratifié la charte de reconnaissance des langues régionales. Aujourd’hui, il est important de dire que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.

Le jour du vote de cette reconnaissance, vous avez dit que le francoprovençal et l’occitan donnaient un sens à une région qui en était dépourvue. N’est-ce pas un aveu terrible de dire que Rhône-Alpes n’avait pas de sens ?

Ces langues donnent un sens à Rhône-Alpes dans la mesure où notre région est le reflet de son pluralisme. Notre force, c’est la diversité de nos territoires. Et si l’on a pu parler de région dépourvue de sens, c’est d’abord parce que nous sommes dépourvus d’identité historique. Rhône-Alpes n’est pas la Bretagne ou la Bourgogne.

Ou la Savoie…

La Savoie a toute sa place en Rhône-Alpes. Je ne suis pas favorable à une région Savoie, mais l’identité de la Savoie doit être reconnue dans la région Rhône-Alpes. Alors je ne sais pas si les deux départements savoyards seront amenés à se réunir, mais je suis favorable à ce que l’Assemblée des Pays de Savoie puisse avoir d’avantage de responsabilités. La région pourrait même déléguer certaines compétences.

Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait jusqu’à présent ?

L’APS n’en a pas exprimé la volonté. Mais je suis ouvert à cette possibilité.

Les Savoyards ne veulent rien ?

Je n’irai pas jusque-là, mais l’APS s’est montrée très timorée. Elle aurait pu faire beaucoup plus.

Les Verts se sont pour leur part prononcés pour une région Savoie…

Les Verts ont ici deux structures. Une sur les deux départements savoyards et une sur les six autres départements de Rhône-Alpes. Mais je n’ai pas eu de demande particulière chez eux par rapport à la région Savoie. C’est peut-être une question d’organisation interne.

Cécile Duflot a demandé clairement cette région Savoie lors de son audition devant le comité Balladur pour la réforme des collectivités territoriales…

Je ne savais pas. Mais là, d’après l’avant-projet issu des travaux de ce comité Balladur, on est plus dans une logique de grande région que de séparation.

Vous avez déclaré que la taille ne devait pas être un élément décisif pour définir une région…

Je l’ai dit quand on parlait de lier Rhône-Alpes et l’Auvergne. Rhône-Alpes est déjà grand comme la Suisse, pas besoin de l’agrandir.

Et la Savoie ? A-t-elle la taille nécessaire pour être reconnue comme une région française ?

Je souhaite que la Savoie soit reconnue en Rhône-Alpes. Cela passe par la reconnaissance de la langue et par celle de l’histoire, notamment à l’occasion des 150 ans de l’annexion.

Les Verts vont plus loin et veulent faire de la Savoie un exemple particulièrement représentatif de ce que devrait être un régionalisme différencié. Or c’est votre principal partenaire au conseil régional et, lors des élections européennes, Europe Ecologie a fait en Rhône-Alpes de meilleurs scores que le PS, particulièrement en Savoie. Comment allez-vous vous positionner lors des régionales de 2010 avec Europe Ecologie qui devrait défendre l’idée de région Savoie ?

Il ne faut pas jouer le repli sur la Savoie, ce n’est pas ce qui fait la force de Rhône-Alpes. C’est sa diversité qui lui donne son dynamisme et sa compétitivité. Je crois que c’est aussi l’intérêt de la Savoie d’avancer dans Rhône-Alpes. Les Verts peuvent penser différemment, mais je souhaiterais plutôt des régions plus fortes.

La campagne des régionales, qui va se dérouler en pleine réforme des collectivités, sera-t-elle l’occasion de discuter de ce que doit être une région ?

Bien sûr, il faudra en parler, car le développement des régions serait une très bonne chose. Cela doit être porté par les élus et les citoyens. Et quant à savoir ce qu’il convient de faire pour la Savoie, c’est d’abord aux Savoyards et à leurs élus de le dire.

Finalement, ça vous arrangerait que la Savoie quitte Rhône-Alpes, vu qu’elle vote à droite…

Je ne fais pas ce genre de calcul. Et puis les élus de droite savoyards, ils font des grandes déclarations pour la région Savoie, mais il n’y a pas beaucoup de réalisations, à part l’orchestre des pays de Savoie. Ils en restent à des positions de principe. Le Faucigny a par exemple rapporté les déclarations de Gaymard, quasi indépendantistes, mais cela n’est pas du tout cohérent avec ce qu’il dit à Paris ou avec ce qu’il fait. Il faut mettre les actes en rapport avec ses pensées.

Et à vous, Hervé Gaymard a-t-il fait part de ses propositions pour une Savoie réunifiée ?

Pas du tout. Mais il y a quelques jours, dans le Dauphiné Libéré, il a mis beaucoup d’eau dans son vin.

Christian Monteil vous a-t-il de son côté parlé de la façon dont il envisage l’avenir des pays de Savoie ?

Non, je ne l’ai jamais entendu s’exprimer là-dessus.

Il n’y a en fait qu’Europe Ecologie qui risque de vous poser un casse-tête sur ce sujet en réclamant une région Savoie lors des régionales de 2010…

Si c’est le cas, ça ne sera pas un soucis, même si je pense que la Savoie est mieux dans Rhône-Alpes. En 1998, dans des circonstances exceptionnelles, le représentant de la Ligue savoisienne a bien voté pour moi. D’abord pour des valeurs démocratiques, en raison de la menace du Front National, mais aussi car j’avais pris des engagements pour la reconnaissance de l’identité et de l’histoire de la Savoie. Je n’ai pas eu les moyens de les mettre en application à l’époque, mais on vient de le faire avec la reconnaissance des langues régionales.

Seriez-vous en fait tout disposé à défendre l’identité savoyarde alors que nos élus ne revendiquent rien ?

Des élus de gauche portent cette identité savoyarde et la revendiquent.

Ah bon ?

Oui, notamment Bernadette Laclais à Chambéry. Elle est dans cette démarche et je pense qu’il faut la favoriser pour les festivités des 150 ans. Nous sommes d’ailleurs à ce sujet en dialogue avec de grandes collectivités.

Rhône-Alpes va-t-elle organiser un événement pour l’anniversaire de l’annexion ?

Ce n’est pas à la région de faire des projets à la place des territoires. Mais des projets vont nous être soumis, pour lesquels on prévoit une enveloppe spécifique.

Les deux départements ont-il proposé quelque chose ?

Non, pas à ce jour. Je ne sais pas s’ils ont un projet, et s’il est commun. Mais si l’APS n’avait pas un projet pour le printemps prochain, ça serait un peu décevant.

Les conseils généraux savoyards préfèrent en tout cas éviter de se pencher sur l’histoire en tenant à l’écart les sociétés savantes. C’est un peu comme si l’annexion de 1860 était un sujet tabou. On ne parle d’ailleurs que de rattachement…

Il ne faut pas de tabou. L’histoire, et surtout l’histoire récente, peut faire l’objet de débat, car il n’y a pas de pensée unique dans ce domaine. Et personne n’est jamais mort d’avoir fait un débat.

Entretien : Brice Perrier

dimanche 2 août 2009

LE BLOG DE MALIKA BENARAB-ATTOU, ELUE EUROPE ECOLOGIE AU PARLEMENT EUROPEEN

Malika Benarab-Attou, militante Verte de Chambéry des Verts Région Savoie, 3ème de la liste Europe Ecologie aux récentes élections européennes dans la circonscription du Sud-Est a été élue suite aux bons résultats obtenus par la liste. Inattendue et encourageante, son élection est ressentie comme un "défi enthousiasmant" et ainsi qu'elle l'écrit elle-même sur son blog: "C'est évident un espoir est né : une autre politique, un autre monde sont possibles et on compte sur nous, sur moi pour mettre en oeuvre des actions, des pratiques qui permettront au projet dessiné dans notre programme d'advenir. Je crois à cette société que nous espérons : plus solidaire, plus humaniste, plus écologiste, moins centrée sur la consommation et la course au fric, qui accorde une grande place à la culture, aux cultures et à la connaissance, au bien-être, à la fraternité."

Vous pouvez suivre son actualité sur son blog: http://www.malika-benarab-attou.eu/.

jeudi 18 juin 2009

EUROPE-ECOLOGIE CONTINUONS NOUS SUR NOTRE REGION . . . .

LE COMITE LOCAL EUROPE-ECOLOGIE INVITE SES SYMPATHISANTS.

tournesol Le comité Europe-Ecologie de la Vallée , très satisfait des résultats locaux et nationaux obtenus, souhaite continuer d'oeuvrer en faveur de l'environnement et d'une société plus juste. Le comité invite toutes les personnes qui souscrivent à ces idées, à les rejoindre lors de la prochaine réunion qui sera à la fois festive et déterminante pour la suite. En effet, si les élections européennes constituaient le premier objectif de ce comité, l'idée est de continuer d'exister , pour défendre l'écologie également à l'échelon local et régional. Et ce en compléments du travail des Verts !

LUNDI 22 JUIN à 19 heures, le comité "EE de la Vallée" donne rendez-vous au parking du lac de Passy, coté criques. Contact: 06 31 44 55 19. Josée Krempp.(animatrice du comité)

samedi 13 juin 2009

Europe écologie : Une bonne analyse des elections et une volonté de poursuivre !

Pour réussir, contribution au débat

tournesol Après ce bond en avant de l'Ecologie politique que nous devons à l'intuition de quelques-uns, au travail de longue date de beaucoup et l'engagement collectif de tous, nous apportons notre contribution au débat. Le propre d’un rassemblement, comme le disait Dany Cohn Bendit lors du meeting de Toulouse, est de mettre ensemble des éléments qui jusque là n’étaient pas rassemblés. Le puzzle Europe Ecologie s’est peu à peu assemblé tout au long de la campagne européenne à partir de cultures politiques et d’horizons associatifs différents. Cette diversité a fait sa richesse et a nourri une double volonté, à la fois de dépassement et de projection dans le futur, comme seules les histoires métissées savent le faire. Le parti des Verts, en initiant cette volonté politique, a montré sa capacité à s’inscrire dans le mouvement sociétal qui aspirait à déborder le cadre traditionnel offert par les organisations politiques existantes. Au-delà des réponses aux différentes crises, l’Europe était finalement aussi le bon levier pour faire émerger au grand jour le malaise de l’échiquier politique français. Le vote « écolo » a su réunir non pas les désespoirs, les contestations mais les aspirations à changer le cours des choses et à construire du nouveau ; c’est ce qui fait aujourd’hui sa force car il n’est pas la cristallisation d’un renoncement ou d’un dépit mais d’un renouveau. Il nous reste à conforter celles et ceux qui pour la première fois ont misé sur nous et à susciter chez eux l’envie de parcourir avec nous les chemins de l’écologie politique, ces chemins dont nous aurons demain à tracer ensemble les grandes lignes. On voit bien qu’aujourd’hui un électeur qui est proche de José Bové ne s’interdit pas de soutenir un rassemblement qui n’est pas à 100 % converti aux thèses altermondialistes, comme d’autres, proches des idées de Daniel Cohn Bendit ou d’Eva Joly, ne s’interdisent pas de soutenir un rassemblement avec des désobeisseurs civils. C’est ce que les penseurs politiques classiques n’ont pas encore réalisé : imprégnés de leurs visions dialectiques et analytiques des réalités, ils n’ont vu dans le rassemblement qu’un impossible rapprochement des contraires qu’ils ont baptisé « l’alliance de la carpe et le lapin », révélant leurs incapacités à changer les paradigmes de leurs analyses politiques. Ces penseurs politiques de la Gauche traditionnelle sont perturbés par les positionnements du rassemblement EE dans lequel ils ne retrouvent pas les cadres habituels de la Gauche. Désorientés, ils pratiquent au lendemain de ces élections des analyses politiques en forme de déni. Refusant de voir dans ce rassemblement les desseins d’une gauche novatrice et imaginative, ils la qualifient aveuglément de « libérale » comme pour se rassurer qu’elle ne « chassera » pas sur leurs terres. Leurs propos sont insultants pour les militants et électeurs d’EE qui ont inlassablement répété tout au long de cette campagne qu’il était temps de changer de civilisation. D’un autre côté, les libéraux tentent de récupérer cet élan écologiste en vantant les mérites d’un capitalisme vert. Cette tentative d’assimilation d’EE à un simple verdissement de l'économie sans en changer les logiques de profit et d'accumulation exige de nous la démonstration claire que ces logiques sont contradictoires avec l'essence même de l'Ecologie. La reconversion écologique de l’économie implique beaucoup plus que le verdissement de ses productions et beaucoup plus que le seul changement des rapports de production : c'est d'autres choix dans ce que l'on produit, la façon de le produire et de le consommer. C'est une autre place pour ceux qui produisent et une répartition équitable des fruits du travail. Une industrie « bio », une industrie « énergie renouvelable », une industrie « voitures électriques » ne sauraient constituer les axes exclusifs d’un projet écologique. C’est la question même de l'industrialisation qu’il nous faut interroger aujourd’hui. La question de l’agriculture écologique ne peut être réduite à une production techniquement biologique, elle implique un autre rapport au sol, au territoire, au consommateur, et s'oppose au gigantisme et la concentration de la production. La question des énergies renouvelables ne pourra pas non plus s’inscrire dans une logique de croissance énergétique. La commercialisation de la voiture électrique, qui menace par effet rebond, d’augmenter la consommation énergétique et de laisser inchangées les politiques d’aménagement du territoire, n’est pas la solution pour un futur écologique. Le rassemblement écologique doit aujourd’hui construire le projet de société écologique qui rompe avec les logiques traditionnelles de l’économie industrialisée pour reconstruire des entreprises à échelle humaine, en adéquation avec les ressources et les cultures locales. Cette capacité à innover à échelle humaine nous est reconnue, celles et ceux qui nous ont accordé leur confiance par leurs votes n'en attendent pas moins. Nous avons maintenant le devoir de faire vivre cet espoir d’un renouveau civilisationnel. Ce court positionnement politique doit nous aider maintenant à concevoir les formes que peut prendre la suite. Nous devons passer du rassemblement à une construction politique qui doit conserver cette capacité à maintenir ensemble des différences, voire des contradictions, tout en évitant qu’elles ne neutralisent et paralysent le débat et les propositions. Nous devons apprendre à construire dans la différence. Mais pour qu’une telle entreprise réussisse, elle doit être soumise à plusieurs conditions : - Que le rassemblement ne soit pas accaparé par quelques personnalités qui centraliseraient les décisions. - Que les parties constitutives ne se figent pas dans des tendances qui finissent par se combattre pour des questions de territoire et de pouvoir. - Que les antagonismes ne s’affrontent que sur du contenu, par le débat, l'étude et l'observation, ce qui aura pour effet de ne pas les figer en chapelles et d’éviter les inconvénients d’un positionnement dominateur d’une entité. - Qu'une méthodologie de discussion et un travail soient effectués en amont pour élaborer les cadres de discussion correspondant à des grands thèmes dont nous aurons à hiérarchiser l’urgence. - Que soient constituées des instances de débat et de décision qui reflètent la diversité des composantes et qui puissent se renouveler à échéances raisonnables. Sous l'appellation « Europe écologie » nous avons pu fédérer des partis, des sensibilités et des personnalités. Si l'on veut maintenir, voire élargir le rassemblement nous devons lui trouver un nom qui ne soit pas seulement de circonstance électorale: une Fédération pour l'Ecologie, mouvement pour la transformation écologique, sociale et démocratique ? Avec le maintien et l'extension des comités locaux ou de sensibilités. Les élections régionales vont très rapidement devoir être préparées. Le débat sur la stratégie, les propositions, et la constitution des listes doit être ouvert et transparent. Faute d'une structuration du rassemblement dans l'immédiat, le parti Vert ne doit pas confisquer le débat. Il faut trouver avec nos élus au Parlement européen une façon originale d'établir la liaison entre eux et notre électorat. Il va sans dire que nous devons continuer à être présents dans les diverses luttes qui traversent notre société en crise. Voilà un ensemble de réflexions à usage de débat et de décisions pour construire et continuer à réussir. Martine Alcorta, Bernard Péré, François Simon, candidatEs sur la liste Sud-Ouest aux Européennes

jeudi 11 juin 2009

La reconversion écologique de Sarkozy

Communiqué de presse du 10 juin 2009

La reconversion écologique de Sarkozy

tournesol

Après le succès électoral d’Europe Ecologie, le gouvernement reprend sa posture d’écologiste de salon. Il prétend se rallier enfin à une partie des positions défendues depuis des années par les écologistes en matière de développement des énergies renouvelables, en déterrant la taxe carbone pour un avenir lointain ou en diffusant le film Home à l’Assemblée Nationale.

Concernant les énergies renouvelables, les Verts proposent de mettre en place le scénario négawatt avec le concept 1+1+1: zéro euro pour le nucléaire, mais pour un euro dépensé dans les énergies renouvelables, un euro sera dépensé pour l’efficacité énergétique et les économies d’énergie ainsi qu’un euro dans la recherche. A l’exemple des centaines de milliers d’emplois créés en Allemagne et en Espagne dans ces secteurs, ce concept pourra permettre de créer avec 10 ans de retard sur ces pays une véritable filière industrielle des énergies renouvelables et les emplois qui vont avec.

Les Verts regrettent que les nouvelles énergies renouvelables soient utilisées comme prétexte par le gouvernement pour justifier la gabegie financière engendrée par le choix du nucléaire. A dépense égale, cette filière crée moins d’emplois, moins d’énergie et plus de danger que celles des énergies renouvelables.

Par ailleurs, Les Verts émettent des doutes quant à la capacité de financement des belles paroles gouvernementales. La France est en situation de déficit budgétaire aggravé par la crise et par le bouclier fiscal. Où trouver les milliards pour les renouvelables si l’on maintient les financements faramineux destinés à la construction de nouvelles centrales EPR au demeurant inutiles? Au lieu de diffuser le film Home aux députés, sans doute aurait-il mieux fallu leur éviter de voter le bouclier fiscal qui subventionne les riches au lieu d’investir dans la reconversion écologique de l’économie.

jeudi 4 juin 2009

Un message d'Europe Ecologie

tournesolLe Rassemblement des écologistes a porté ses fruits. Même si, à l’heure où cette contribution est rédigée, le vote n’a pas encore eu lieu, nous constatons qu’une nouvelle page de la représentation politique de l’écologie s’ouvre.

Le pari du regroupement des figures médiatiques qui incarnent différentes sensibilités de l’écologie a été entendu et compris par l’opinion publique.

Il n’en est résulté aucune édulcoration du projet politique écologique, aucune dilution de nos propositions pour une mutation radicale de nos sociétés. Au contraire, la diversité d’origine et de sensibilité des figures d’Europe Ecologie a renforcé notre capacité à faire partager nos analyses.

Eva Joly, José Bové, Sandrine Bélier, Yannick Jadot, Jean-Paul Besset ont été les figures nationales de l’élargissement de l’audience politique des écologistes. C’est un mouvement qui s’est ensuite, au fil de la campagne, enraciné localement.

Les réunions publiques, les groupes locaux d’Europe Ecologie ont progressivement attiré des citoyens prêts à apporter leur soutien aux idées écologistes. Ces non-Verts représentent-ils 50, 70 ou 80% des soutiens d’Europe Ecologie ? Ils représentent en tous cas l’élargissement de la famille écologiste que beaucoup d’entre nous espéraient.

C’est un espace politique significatif qui s’est ouvert pour l’écologie lors de cette campagne. Le fait est là : nous Les Verts avions épuisé notre capacité à le faire croître seuls. Demain, c’est par la poursuite de la méthode d’Europe Ecologie que nous y parviendrons, et non par le retour au champ clos de nos querelles.

On ne dessinera pas seuls la force politique écologiste capable de s’imposer dans le système politique français que nous devons construire.

C’est dans un réel partenariat avec tous ceux avec lesquels nous avons mené cette campagne que nous la bâtirons. Alors que Les Verts représentaient 90% des forces d’Europe Ecologie à sa naissance, nous avons su accepter la répartition la plus juste possible des rôles et des investitures. Le signal doit être clair qu’il n’y aura pas de retour en arrière.

Nous appelons à une construction politique commune issue d’Europe Ecologie sur un modèle égalitaire. Une confédération est envisageable si elle rejette la tentation de la domination d’un appareil au détriment de ceux qui sont moins bien organisés dans un mauvais remake de la PRGisation.

Sans volonté autre que de construire ensembles une grande force de l’écologie politique, nous Les Verts devons nous tourner vers nos partenaires d’Europe Ecologie et fonder dans la co-décision, et si possible dans le consensus, cette force.

Nous avons quelques mois- avant la fin de l’année - pour atteindre cet objectif en lançant avec toutes les forces d’Europe Ecologie et ceux qui nous rejoindront des Etats généraux de l’écologie. Nous devrons dans le même tempo expliciter les objectifs politiques nationaux de cette force écologiste et ses alliances.

Nous approuvons le refus d’alignement soumis et systématique des Verts aux méthodes de la vieille gauche depuis le congrès de Lille. Ce refus est un élément fondateur d’une ligne politique indépendante à laquelle doit s’atteler un parti qui croit en son projet politique. L’affirmation du projet écologiste et de gauche que nous portons doit primer sur un choix pré-établi d’accords automatiques. Il s’agit donc de déterminer notre stratégie sur la question des alliances avec les partis opposés à la politique de la majorité UMP, en particulier avec le PS et le Modem.

Nous avons la conviction que l’heure du saut quantitatif et qualitatif est arrivée pour les écologistes. Nous pouvons bâtir une force rassemblant durablement 15 à 20% des français. Europe Ecologie a ouvert la voie. Continuons le Rassemblement des écologistes sans prétention dominatrice, par la main tendue et l’ouverture, et d’autres succès seront au rendez-vous.

mardi 2 juin 2009

La crise du lait ou le libéralisme en actes

Communiqué de presse du 2 juin 2009

tournesol

La crise du lait ou le libéralisme en actes

Les éleveurs laitiers vivent une crise sans précédent depuis les grèves du lait des années 70 : le prix du lait est passé brutalement d'environ 300 à 200 euros la tonne entre mars et avril dernier. Imaginez votre salaire diminué de 30% d'un seul coup!

Autant que cette baisse brutale, ils vivent l'incertitude, en étant obligés de livrer aux laiteries leur lait, qui ne se conserve pas, sans aucun accord de prix préalable, autrement dit à l'aveugle.

Les Verts veulent d'abord manifester leur solidarité aux éleveurs victimes d'une situation dont ils ne sont pas responsables. Plus, en les spécialisant à outrance, en les incitant à élever des animaux sursélectionnés à coups d'aliments importés plutôt qu'à l'herbe, on les a enfermés dans un système productiviste dont ils se trouvent aujourd’hui prisonniers.

Les responsables de ce fiasco sont connus : l'industrie laitière de plus en plus concentrée, le gouvernement français et la Commission Européenne, qui mettent en oeuvre un libéralisme aveugle et doctrinaire sous la pression de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Le lait est une production contraignante, qui demande un effort constant aux éleveurs. Face à cela, des prix planchers étaient définis au niveau communautaire. Pour éviter des stocks de beurre et de poudre, les quotas laitiers limitaient la production, et, en France, la répartissaient sur tout le territoire. Ce système n'était pas parfait mais assurait au moins une relative stabilité des prix et des revenus. Il n'a pas empêché une forte diminution du nombre d'élevages et leur trop grande spécialisation, que les Verts dénoncent depuis longtemps, au détriment des animaux et de l'environnement, mais a permis de maintenir cette production et donc la vie dans de nombreuses régions de montagne. Avec les récentes réformes de la politique agricole commune, plus de prix d'intervention sur les produits laitiers, et disparition des quotas prévue pour 2014.

La conséquence immédiate était tout à fait prévisible : les prix se mettent à varier fortement, guidés par la situation du seul commerce international sur le beurre et les poudres, qui représentent moins de 7% de la production. Des prix élevés en 2008, entraînés par la spéculation sur les matières premières, puis une chute douloureuse en 2009. Le lait connaît le yoyo désastreux de tous les autres produits agricoles. De plus, au nom des règles de la concurrence, on interdit une négociation globale du prix entre les producteurs et les laiteries. Les producteurs se retrouvent pieds et poings liés par leurs acheteurs, dont certains font baisser délibérément les prix pour éliminer des producteurs.

Les réponses à la situation sont simples et de bon sens : revenir à un système qui a fait ses preuves, en corrigeant ses défauts, c'est-à-dire en incitant les élevages laitiers à nourrir les animaux des produits de la ferme et d'abord de l'herbe, en limitant des rendements et la concentration, en incitant à la diversification des productions et aux circuits courts de transformation, à commencer par les produits laitiers fermiers et biologiques, pour des produits laitiers de qualité et une consommation raisonnable.

Le ministre Barnier, conscient des impasses de sa politique, tergiverse. Le gouvernement, au nom du libéralisme triomphant et avec l'alibi de Bruxelles, maintient son cap désastreux. Il faut changer de politique, et d'abord, pour l'agriculture, de politique communautaire. Les élections européennes du 7 juin prochain doivent être l'occasion de le clamer en votant Europe Ecologie.

Rencontre du groupe local des Verts-Faucigny-Mont-Blanc avec Michèle Rivasi et Noel Mamère

tournesol

Mercredi 27 mai , des membres du groupe des Verts Faucigny-Mont-blanc ont participé à la rencontre à Annecy avec les représentants d'Europe écologie

Michèle Rivasi et Noël Mamère.
Les débats ont été très fructueux, les échanges fournis et toutes  questions
pouvaient être posées. Le débat, qui a eu lieu le matin au sujet du loup  en
Haute-savoie avec la FRAPNA, les représentants de l'agriculture, les  chasseurs,
les moutonniers et tous les membres locaux concernés par ce problème, a  permis
de mettre à plat beaucoup d'interrogations.
Michèle Rivasi a écouté avec attention tous les interlocuteurs pour conclure que
ce problème devait être remonté à l'échelon européen pour faire avancer la

législation et pour tenir compte que dans la diversité, il fallait associer à

égale importance l'humain, la faune et la flore afin de contribuer au bon
équilibre du système.
La place du loup est plus complexe qu'on ne le pensait ! Tout en rappelant  que
nous sommes opposés à une éradication du loup, Mme Rivasi reconnaît que  la
situation actuelle n'est pas soutenable. Nous sommes pour le maintien  d'une
agriculture paysanne de qualité et nous souhaitons tout mettre en ouvre  pour
permettre un nouvel essor de celle-ci en montagne. C'est pourquoi, concernant la
problématique du loup, il semble qu'il faille différencier les espaces impartis
au loup d'avec ceux du paysan et de l'homme en général. (zones sauvages et  zones
à caractère pastoral). Si nous ne voulons pas voir disparaître les paysans
montagnards assez vite, et afin de gagner du temps par rapport à la mise  en
place d'une nouvelle convention avec les partenaires européens, monsieur
Mamère,
député,s'est engagé à interroger prochainement le parlement français sur des
mesures rapides et concrètes à prendre pour défendre les éleveurs et
légiférer en ce sens.
Après un pique-nique sur le Pâquier, les questions ont repris concernant
l'emploi dans la vallée de l'Arve. La candidate aux élections européennes,a
affirmé qu'il fallait reconvertir l'industrie automobile et les transports vers
une industrie plus écologique pour être de suite plus compétitive mais qu'il
fallait aussi diversifier nos compétences et notre savoir dans de nouveaux
domaines plus innovants et porteurs.
Elle a rappelé que les écologistes étaient pour le partage du travail,
pour un revenu minimum d'existence et aussi pour un revenu maximum équivalent à 30
ou 40fois le SMIC.
Europe écologie est "pour travailler tous et pour vivre mieux".
Jocelyne Leclerc conseillère municipale "Verts" de Bonneville

mercredi 27 mai 2009

Elections Européennes : Insécurité : Le plat réchauffé d'une droite en mal de programme

Communiqué de presse du 27 mai 2009

Insécurité, le plat réchauffé d’une droite en mal de programme

tournesol A dix jours des élections européennes, le gouvernement recommence à chanter en canon son éternel refrain sur l’insécurité.

Ce type de stratégie de communication usée, fatiguée, vieillie et périmée n’a d’autre objectif que de masquer les enjeux politiques qui attendent les députés lors de la prochaine mandature du Parlement Européen. L’Europe mérite mieux que ces boniments.

Depuis 2001, l’UMP a pour habitude avant chaque élection d’alimenter les fantasmes relatifs à l’insécurité et de se poser en garant de l’ordre.

Ce type de campagne n’a d’autre but que de désigner un bouc émissaire, responsable de tous nos maux : les jeunes des quartiers populaires et des banlieues et leurs parents, et sous-entendu, les immigrés ou leurs descendants, afin de mieux mobiliser l’électorat du Front National.

La première violence que subissent aujourd’hui de plus en plus de nos concitoyens c’est l’injustice sociale, le chômage, la précarité, le mal-logement, les discriminations... La délinquance juvénile, les incivilités en sont les conséquences.

Depuis 7 ans, le Ministre de l’Intérieur puis le Président de la République ont été le même homme. Bilan : suppression massive de postes dans l’Education Nationale, suppression des emplois jeunes, suppression de la police de proximité, fragilisation du tissu associatif et des structures de quartier... au profit d’une approche purement répressive qui n’a donné aucun résultat.

Relancer une campagne sécuritaire à la veille des élections européennes est donc un aveu d’échec des politiques menées depuis 7 ans, et une manipulation malhonnête et électoraliste.

Les Verts appellent la presse et les électeurs à faire preuve de vigilance et de discernement pour ne pas se laisser détourner des vrais enjeux des élections européennes.

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