Les Verts Faucigny Mont-Blanc

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Haute-Savoie

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 28 août 2010

GOUVERNEMENT UMP , JEUNESSE SACRIFIEE !

 

 

 

Communiqué de presse – 27 août 2010

Gouvernement UMP, jeunesse sacrifiée !

Depuis le début de cette année, le gouvernement met en pièces toutes les structures à même de soutenir l’initiative et l’emploi des jeunes. Le chômage des jeunes frôle les 25% des actifs de 15 à 24 ans ; contre 6% des 50 ans et plus (donnée Observatoire des Inégalités).Pour « Europe Ecologie les Verts » des solutions existent, maintenant !

Au début de cette année, le Premier ministre ouvre le bal en publiant une circulaire qui réduit toute action associative à une action économique. Il nie ainsi le caractère irremplaçable de projets associatifs porteurs de solidarité, de coopération et de participation citoyenne. C’est le cas en particulier pour les jeunes dans le cadre de l'éducation populaire

Le 6 juillet, le gouvernement a réduit de 140 000 le nombre des emplois aidés en trois ans, tout en revoyant à la baisse le taux de subvention par l'Etat. Ayant annoncé au printemps la mise en place de 170 000 contrats « Rebond », le gouvernement reprend ainsi d’une main ce qu’il venait d’accorder de l’autre en faveur de l’emploi des jeunes.

Courant août le dispositif de soutien aux initiatives des jeunes « Envie d'agir » était enterré. En fin d'année ce sont 10 000 engagements de mission pour des services civiques qui auraient dû être signés avec une rémunération minime, sans accompagnement spécifique. Aucune réflexion n’a été menée autour de la validation de cette expérience.

Rappelons aussi l'hémorragie de personnel qui affecte aujourd'hui l'Education nationale et compromet le service public d'éducation. N’oublions pas non plus l’asphyxie du tissu associatif dans tous les domaines qui touchent les jeunes.

Nous dénonçons cette logique et interpellons ce gouvernement qui organise la désespérance d'une génération !

Europe Ecologie les Verts travaillent à l'émancipation des jeunes avec entre autres les mouvements d'éducation populaire.

En Rhône-Alpes, Philippe Meirieu, dans le cadre de sa délégation « formation tout au long de la vie », a porté la création d'une conférence régionale permanente pour l'éducation non formelle. Il s'est fixé pour objectif de sécuriser l'intervalle entre la fin des études et l'accès à un emploi durable.

Lela Bencharif, en tant que Vice-Présidente déléguée à la Vie associative et l'Education populaire, tiendra dès novembre des rencontres de la vie associative et de l'éducation populaire. Elle travaille aussi à l'élaboration de plateformes associatives avec des emplois mutualisés à forte utilité sociale.

Lela Bencharif, Vice-Présidente du conseil régional Rhône-Alpes déléguée à la Vie Associative, l'Education populaire et la Démocratie participative,

Philippe Meirieu, Vice-Président du conseil régional Rhône-Alpes délégué à la formation tout au long de la vie,

Maryse Oudjaoudi, Secrétaire régionale des Verts Rhône Alpes

Contact : 06 87 40 73 29

vendredi 23 juillet 2010

ABUS DE GRANDES SURFACES SUR LA VALLEE DE L'ARVE

Les Verts Faucigny-Mont-Blanc ont déposé un recours au tribunal administratif de Grenoble , apres avoir déposé un recours gracieux en mairie de Cluses et rejeté par le maire .Ceci concerne SNC-LIDLE  

dimanche 11 juillet 2010

- 20 KILOMETRES-HEURES : OU , QUAND , COMMENT




Décidément la  France  , - et la  SNCF - nous ferons  toujours  rire.......
exemple :
* depuis  2004 / 2005 , en période de forte pollution ,  les panneaux  lumineux  sur autoroutes indiquaient :   20 km Heure de  moins . Ce qui  était "de bonne guerre" . Par expérience ,  50 %  des  gens respectaient cette "suggestion" ......
*depuis 2010 , donc cet été ,  les panneaux indiquent :   20 km heure de  moins  obligatoires.
Bonne  suggestion ,  respectée par moins de 50 % des  véhicules.
 
 
*  comment les choses se passent  au niveau d'un  autobus  circulant en  temps normal à 100 ,?  Doit-il  rouler à  80 ??,
Question  étrange ,  me dit le  gendarme de  service ..............  Il devrait rouler à  80 .......... et  si l'autoroute  (ex. la rocade de  Chambéry sur  12 km ) ,  est à 90 , il  doit donc  rouler à 70 . On peut toujours  rêver ! (question posée à la brigade de gendarmerie de  l'autoroute  d'nnecy) .
*  Le sous-préfet de  Thonon a pris un arrêté la semaine passée pour  obliger les  véhicules à rouler  à 20 km/h de moins sur toutes les  routes :  donc , on doit rouler à   70 , et  à  30 en ville...... Bien  entendu   personne n'a respecté cette décision et la gendarmerie dit en avoir "ras le bol" de ces  histoires.
Venons en à la SNCF :  étant  à  Grenoble  vendredi , avec les  dits  panneaux " 20 km h de moins obligatoire ", j'ai  suivi  des autocars SNCF  roulant  allègrement à  100 sur autoroute ....... Il  est  amusant de noter  que s'ils avaient roulé à  80 ,  l'horaire n'aurait pu être respecté .... Idem  avec les  cars  SNCF  TER  d'Annecy à Genève .
on aimerait  savoir de qui on  se moque ?  Les TER  BUS  sont donc exclus de ces mesures et peuvent donc polluer  sans souci ,  puisque  nul  pandore ne les  arrêtera ......
Au moins les  TER , les vrais ,  sur rails, eux , n'ont pas de soucis à se faire !
Vive le  train !

mardi 15 juin 2010

VOTE DU BUDGET SUPPLÉMENTAIRE EN HAUTE-SAVOIE

Le conseil général de la Haute Savoie vient d’adopter à l’unanimité le budget supplémentaire 2010.

Les dépenses et recettes se montent à 50 millions d’euros pour 38 millions d’opérations réelles.

7 millions sont alloués aux infrastructures routières, à l’éducation et l’aide sociale.

Un nouveau plan départemental des déchets est également annoncé pour prévenir et réduire leur nombre et favoriser le recyclage.

Rédigé par Etienne Leroy ( mAnnecy.fr ) le 15/06/2010 à 11h10

dimanche 13 juin 2010

CONFERENCE SUR LES TRANSPORTS

.

Une conférence sur les transports dans la Vallée a eu lieu le vendredi 4 Juin a Chedde avec 80 personnes qui ont assisté a cette réunion !

Si les habitants de notre vallée sont préoccupés par le manque de transports en commun efficace qui laisse la place "au tout bagnole " ce n'est pas les cas des élus qui avaient été invités ,seul les communnes de Passy , Marignier , Thiez  avaient des representants !

Ci dessous l'article du Messager relatant cette soirée !

vendredi 11 juin 2010

JEUX OLYMPIQUES D'HIVER : VOILA CE QUI NOUS ATTEND: DES DETTES POUR DES DECENIES

Les Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi seront de loin les plus chers de l'Histoire.

Le budget initial de 12 milliards de dollars prévu pour organiser cette compétition dans le Caucase russe a explosé pour atteindre 30 milliards de dollars, d'après le ministère du Développement régional russe, soit dix fois plus que les précédentes éditions de Salt Lake City en 2002, Turin en 2006, et Vancouver en 2010, rapporte la Nezavissimaïa Gazeta à la veille de la rencontre entre le Premier ministre russe Vladimir Poutine et le président du comité international olympique Jacques Rogge le 8 juin à Sotchi.

De l'avis des experts, plusieurs raisons peuvent expliquer ce montant colossal : « Des devis élevés, une part énorme de pots-de-vin, des travaux de construction inefficaces, le manque catastrophique d'investissements dans les infrastructures du site choisi », précise le journal moscovite.

Source : Le courrier International.com du 10/06/2010

mardi 23 février 2010

IMPORTANT COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITE ANTI-OLYMPIQUE DES JEUX D'ANNECY ET DE HAUTE -SAVOIE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
du Comité Anti Olympique Annecy

Alors que les JO de Vancouver battent leur plein, eux qui se voulaient exemplaires et les plus écolos de la galaxie, ont remisé leur prétention aux oubliettes.

Difficile de croire que la délégation d’Annecy 2018, présente en nombre au Canada, partie faire du lobbying, revienne avec de bonnes idées en la matière.
Depuis plus d’un an, le CAO s’efforce de référencer d’analyser, compiler tout ce qui concerne la candidature d’Annecy, et plus largement, le sport, et l’olympisme en général. Force est de constater, que toutes les critiques (que nous émettons depuis le début de notre action), sont réelles, sérieuses et vérifiables, et que les absurdités (voire les mensonges et contre-vérités), débités par «l’équipe de bras cassés» qui défend ces JO-2018, n’y changeront rien.
- Si certains ont frôlé la diffamation en nous taxant de menteurs lorsque nous évoquions une candidature prétexte au percement du Semnoz, et que ces jeux seraient écolos, le dernier rapport de la Cipra nous donne entièrement raison, et ses rédacteurs ont à de multiples reprises repris notre
travail afin d’alimenter le leur (sans même avoir la courtoise de nous en avertir).
- Sans tomber dans l’auto-satisfécit qui ne nous correspond pas, nous ne pouvons que constater et nous réjouir que la Cipra fasse le même constat
que nous, comme quoi ces JO ne pouvaient être écolos qu’au détriment d’une facture beaucoup trop lourde, pour les générations futures.

Nous voilà bien loin d’un quelconque développement durable... A moins que la croissance verte ait fait ses ravages ???

Il est tout de même à noter que la Cipra, malgré son analyse pointue, n’ose pas prendre position, et laisse lâchement croire que les promesses en matière environnementale puissent être tenues. Ce qui est bien entendu impossible. Pour finir, sa proposition de table ronde en présence des
opposants est «mignonne», nous attendons l’invitation officielle émanent d’un organisme moins obscur avant de la refuser.

La récente nomination d’Edgar Grospiron, semble perturber et réveiller certains élus qui se reconnaîtront, et qui s’indignent de certaines de ses activités professionnelles, qu’ils n’oublient pas, ces hypocrites que ce monsieur est depuis le début parmi les figures de proue de cette absurde
candidature.

Le CAO tient à rappeler que Messieurs Zidane et Rigaut ont été héliporté en haut du Mont Blanc pour la promotion des JO, il ne faudrait pas l’oublier, certains ont la mémoire courte.
Tant mieux pour E. Grospiron s’il peut arrondir ses fins de mois avec l’argent du contribuable (nous attendons toujours le budget précis réclamé à
Messieurs Rigaut et Monteil demandé au mois de décembre), mais les récentes déclarations concernant la faiblesse de l’enveloppe budgétaire
Annecy-2018 comparativement à Munich et Pyeongchang, nous inquiètent au plus haut point, d’autant plus que Mr. Rigaut a surenchéri il y a peu annonçant, que s’il fallait mettre plus sur la table, il le ferait.
Pour être justes, nous ne chargerons pas plus E. Grospiron, le seul à être venu à notre rencontre, alors que le CAO attend toujours le débat public, qui devrait être obligatoire pour ce genre de projet, qui concerne TOUTE la population, et qui l’engage financièrement et dangereusement sur le court et
le long terme.
Comment peut-on faire confiance à des hommes et des femmes politiques, qui sur ce projet de JO, passent leur temps à se lancer des invectives par voie de presse, ou par blogs interposés... Vive le sport !

Alors que les sites retenus ont été officiellement diffusés ces jours-ci, le CAO constate une emprise importante et inadmissible sur les terres agricoles pour différents projets. Nous tenons à rappeler, qu’en temps normal, la Haute-Savoie perd au minimum 500 hectares de terres agricoles par an.
Sans compter les emplacements nécessaires pour des parkings et projets annexes qui n’apparaissent pas dans le dossier, alors que bons nombres de
communes ont déjà modifié leur PLU ou s’apprêtent à le faire.
Le CAO s’oppose et s’opposera fermement à toute disparition de terres agricoles, et nous appelons solennellement l’ensemble du milieu agricole à ne pas céder à la tentation des JO, et à s’opposer fermement avec nous à la destruction programmée de leur outil de travail.

Les promoteurs des JO ne manquent pas d’air (pollué) !!!
En effet, c’est sur la plaine de Passy, que sera entre autre construit un village olympique, alors que Passy vient d’être malheureusement déclarée, la ville la plus polluée de France au benzo à pyralène.
Le CAO demande à la population de cette vallée de se mobiliser contre les projets de la candidature, et d’inciter les élus à régler ce problème grave et récurent, que certains préfèrent ignorer, d’autant plus que c’est encore sur ce secteur que des terres agricoles fertiles disparaitront exagérément, au
profit de la candidature des JO.

En conclusion, le CAO refuse ce projet démesuré, qui va se faire au détriment de notre cadre de vie, et de notre bien être.


CAO - Comité Anti Olympique
Annecy

LUNDI 1ER MARS : DEBAT SUR LES LYCEES DE NOTRE REGION

Pour votre information  - aux parents, élèves, tout le personnel des lycées et tout "citoyen" intéressé par la question.

Ce n'est pas tous les jours qu'on peut rencontrer 2 conseillers régionaux dont Alain Coulombel, président de la commission formations initiales et lycées. Nous organisons (Europe-Ecologie) une rencontre le lundi 1er mars de 18h30 à 20h30 à l'Agora à Bonneville sur le thème de la politique régionale des lycées (voir document joint). Quelles que soient vos intentions de vote, c'est une bonne occasion de pouvoir "vider son sac" ou d'en savoir plus sur les compétences et les leviers de la région concernant les lycées et faire connaître vos souhaits en ce domaine.

N'hésitez pas à faire circuler l'info.

Martine Léger   Secrétaire du Groupe local du Faucigny-Mont-Blanc

dimanche 14 février 2010

LA VOIX DES ALLOBROGES DU 13/2/10 PHILIPPE MERIEUX POUR UNE REGION SAVOIE . . . .

Tandis que des petites phrases parues dans la presse font jaser et qu'on semble avoir oublié la région Savoie dans le programme d’Europe Ecologie, Philippe Meirieu livre à la Voix son explication de texte.

Cette semaine, j’ai reçu ce message envoyé par un ami connu pour être un membre assidu du forum d’Envoie du Gros : « Qu'as-tu pensé de l'article du Mondequi a repris les soi-disant propos de Meirieu sur le "folklore régionaliste savoyard" ? J'avoue être perplexe et attendre avec impatience le droit de réponse dans le même canard... J'ai essayé d'apaiser mes craintes en lisant méticuleusement le programme d'Europe écologie, mais ça les a plutôt ravivées… Y a pas trop le mot Savoie dedans au final ! Ne serions-nous pas en train de nous faire engrosser politiquement dans les grandes largeurs ? » Alors, les régionalistes savoyards seraient-ils en fait des dindons de la farce destinés à se faire plumer par Europe Ecologie ?

On entend ou lit de plus en plus ce genre de propos ces derniers temps, notamment depuis que le Dauphinoisa fait dire à Philippe Meirieu que la région Savoie n’était pas sa priorité et que l’hebdo Le Faucigny a prêté à Claude Comet, tête de liste Europe Ecologie dans la Yaute, des propos laissant entendre qu’elle était radicalement opposée à l’aspiration régionale qui est la nôtre. L’article paru dernièrement dans Le Monde a conforté les critiques et l’absence de candidat du Mouvement Région Savoie sur la liste Europe Ecologie dans le 73 n’est pas de nature à rassurer les sceptiques sur le bien fondé de l’accord entre les régionalistes et les écologistes. Pourtant, s’il n’y a pas de candidat MRS dans ce département, c’est finalement parce que la femme qui devait figurer sur la liste s’est retirée après que sa candidature ai été validée. Le MRS n’ayant pas été en mesure de proposer une autre candidature féminine pour répondre à l’exigence de parité imposée par la loi électorale, il se contentera donc d’une place de suppléant tenue par Laurent Damé. Passons au cas Claude Comet, que le reporter du Faucigny ayant retranscrit ses prétendus propos n’a en fait jamais interviewé. « Je ne me suis absolument pas prononcé publiquement contre la région Savoie, certifie la journaliste devenue tête de liste.Ce n’est pas mon centre d’intérêt principal, mais les Verts sont porteurs de cette revendication qui est confortée par l’accord avec Région et Peuples solidaires. Donc il n’y a pas de soucis, allons-y ! Il y a d’ailleurs sur la liste Europe écologie en Haute-Savoie trois membres du MRS dont je me réjouis qu’ils soient très présents lors de la campagne, notamment Noël Communod qui est en position éligible et Bernard Juillet. » Reste que de véritables réticences (euphémisme) demeurent au sein d’Europe Ecologie en Rhône-Alpes, mais aussi en Savoie, quant à la mise en application concrète des grands principes fédéralistes posés par les Verts, qui passe clairement chez nous par la revendication sans ambiguïté d’une véritable région Savoie. Pour faire le point sur la situation, on est allé interroger Philippe Meirieu qui nous avait assuré en fin d’année dernière qu’Europe Ecologie ne pourrait pas éviter de traiter de la question savoyarde. Comme elle apparaît néanmoins à beaucoup d’entre nous comme la grande oubliée du programme rhônalpin d’Europe Ecologie, l’explication de texte s’imposait.

Philippe Meirieu, qu’est-ce que c’est que cette citation parue dans Le Monde selon laquelle vous vous seriez emporté contre « le folklore régionaliste savoyard » ? Vous en avez marre du MRS ?

Pas du tout. L’article fait allusion à une phrase que j’aurais dite. Si elle avait un minimum de réalité, elle ne concernerait ni le MRS ni l’idée de région Savoie. J’ai démenti ces propos le soir même au Monde et j’ai fait un communiqué clair pour dire qu’il ne fallait pas donner d’importance à cette petite phrase de journaliste. Le Monde a refusé de faire paraître un droit de réponse, car il considère qu’il n’y a pas de caractère insultant ni de discrimination, donc le droit de réponse ne serait pas dû. J’espère que ceci n’aura pas d’influence…

On remarque en tout cas que la région Savoie ne semble pas trop influencer votre campagne et le programme d’Europe Ecologie…

La période des meetings vient de débuter et nous y parlons de la région Savoie. Ma position de fond est régionaliste, fédéraliste et pour la mise en valeur de la spécificité de la Savoie. Après, il y a la question des prérogatives régionales, car Rhône-Alpes n’a pas la possibilité de créer une nouvelle région en son sein. L’initiative doit venir des départements et de l’Etat. Si cette initiative était prise, je ne pourrais que m’en réjouir, car tout ce qui rapproche l’administration des citoyens est une bonne chose. Cela permettrait d’avoir une région plus petite et plus forte en termes d’initiatives, car Rhône-Alpes est trop grande et doit fonctionner sur des territoires très hétérogènes. Je n’ai donc vraiment aucun état d’âme sur la région Savoie. La position de Cécile Duflot (ndlr : prononcée devant le comité Balladur) est la mienne, mais on doit néanmoins prendre en considération trois éléments importants.

Lesquels ?

Il faut d’abord être attentif à ce que le régionalisme conservateur de droite ne prenne pas le pas sur un régionalisme progressif qui va dans le sens d’une ouverture et de l’avenir. Il y a dans la mouvance régionaliste savoyarde des courants qui incarnent un repli identitaire et on doit être attentif à ne pas les laisser dominer. C’est pourquoi je suis très heureux d’être associé au MRS qui, en tant que membre de Région et Peuples solidaires, garantie qu’on n’ira pas dans le sens du retour à une tradition mythique ou du refus de s’ouvrir à l’autre. Je suis pour un régionalisme qui assume le passé mais qui soit ouvert, donc très différent de ce que l’on peut voir dans le nord de l’Italie ou en Flandre. Ensuite, il convient de bien percevoir le rapport entre régionalisme et écologie. L’écologie politique, ce n’est pas que de l’environnementalisme. C’est une conception de la solidarité et de la coopération entre les hommes qui doit être au cœur du fonctionnement politique. La crise sociale que nous traversons est profonde et le creusement des inégalités réel, donc la Savoie pour laquelle je milite devra être autonome comme une région, mais aussi solidaire. Le troisième point, c’est l’aspect institutionnel. On va vers une réforme des collectivités territoriales qui est un déni de démocratie. Nous la condamnons et je crois très important que nous réfléchissions en termes d’autonomie de la Savoie, mais également de clarification de la gestion de l’ensemble du territoire de Rhône-Alpes. C’est tout le fonctionnement régional qu’il faut repenser en termes de rapport aux citoyens.

Mais pourquoi n’y a-t-il presque rien sur cette problématique institutionnelle et sur sa déclinaison savoyarde dans le programme d’Europe Ecologie Rhône-Alpes ?

Ce qui est dans le programme n’est pas insignifiant, mais il n’y a pas que la question de la région Savoie dans Rhône-Alpes. La question savoyarde ne doit pas écarter les autres réflexions sur l’organisation territoriale, vu que le problème se pose aussi pour le Dauphiné ou des départements comme la Drome et l’Ardèche. Il faut surtout réfléchir à des moyens permettant à la France de travailler le fait régional autrement que sous les dictats administratifs. Je suis d’ailleurs très heureux que Lounès Belkacem, qui représente les Berbères et Régions et peuples solidaires, soit candidat en Isère. Car si la focalisation sur l’autonomie est importante, il faut aussi savoir que Région et Peuple solidaire porte une vision du rapport de l’homme à son territoire. On doit en fait rechercher le bon maillage et le bon équilibre entre les hommes, le territoire et l’autorité administrative.

La Région Savoie a justement tout pour devenir le terrain d’expérimentation privilégié d’un nouveau rapport de l’homme à son territoire...

Oui, la région Savoie est un cadre privilégié, car c’est là où la réflexion est la plus avancée et la plus constructive. Créer une région Savoie ne suffirait pas à régler tous les problèmes, mais elle peut être une forme de pont vers ce nouveau rapport au territoire.

Pourquoi demeure-t-il malgré cela une vraie méfiance au sein d’Europe Ecologie face à la revendication de région Savoie portée par le MRS ?

Peut-être est-ce lié à la manière dont le problème est posé. Et ceux qui militent pour la région Savoie devraient s’interroger sur la façon dont le régionalisme savoyard est aujourd’hui perçu. Ils devraient aussi être plus vigoureux dans leurs affirmations sur la crise écologique et la crise sociale, car nous nous engageons sur une vraie réflexion et nous sommes attentifs au fait que les Savoyards s’engagent avec nous sur ces thèmes. Alors c’est vrai qu’il y a de la méfiance, des difficultés de communication, mais on peut progresser ensemble si nous regardons ce qui nous unie. Chacun doit faire des efforts. Ceux qui militent pour l’autonomie politique ne doivent pas oublier l’écologie politique, et vice versa.

Quand on lit votre programme, on peut se dire que vous n’en avez pas fait beaucoup d’efforts pour défendre l’idée d’autonomie politique en Savoie. C’est à peine évoqué en deux lignes…

On a du mal à faire comprendre que tous les points du programme vont dans le sens d’un rapprochement de l’homme et de son territoire. Mais le programme parle à chaque ligne de la Savoie sans la nommer expressément.

C’est un peu comme quand vous nous disiez en novembre que la région Savoie était une évidence alors qu’elle n’était pas évoquée dans l’appel d’Europe Ecologie. Or l’évidence, tout le monde ne la voit pas, loin de là. Dire les choses de façon plus explicite éviterait les malentendus. Craindriez-vous en fait d'effrayer certains électeurs en mettant en avant la revendication d'une région Savoie ?

Non. On ne doit d’ailleurs jamais penser à la place des électeurs. C’est à eux de dire ce qu’ils pensent en votant. Mais la question du découpage administratif ne relève pas du pouvoir de la région. On peut donc le soutenir, mais pas en être à l’initiative. C’est pour ça que c’est peu évoqué dans le programme.

Pourtant, en Bretagne, Europe Ecologie revendique très clairement dans son programme une modification du découpage administratif et l’attribution de nouvelles compétences pour la région, proposant ainsi une alternative à la réforme des collectivités locales présentée par le gouvernement. Pourquoi ne pas avoir fait la même chose en Rhône-Alpes avec l’exemple savoyard qui illustrerait très concrètement la mise en œuvre du fédéralisme différencié prôné par les Verts et Europe Ecologie ?

J’ai milité pour les écoles bretonnes et catalanes. Je ne suis pas du tout hostile à ça, bien au contraire. Mais il faut comparer ce qui est comparable. Si par rapport à la Bretagne ou au Pays basque on ne met pas autant l’accent sur la spécificité territoriale, c’est qu’il n’y a pas la même réalité, pas la même histoire et pas le même vécu dans la revendication régionaliste. Pourrait-on d’ailleurs demain ouvrir des écoles qui enseignent en Savoie selon la langue locale ? Aurait-on seulement les professeurs pour faire cela ?

Certes, la problématique de la langue peut sembler en Savoie différente, notamment parce qu’il y a eu un bilinguisme pendant des siècles et que les écrivains utilisaient ici le Français bien avant 1860. Mais il y a néanmoins en Savoie une réalité historique, culturelle et même linguistique incontestable. Il y a aussi une particularité territoriale incontournable, car la Savoie est un territoire de montagne, ce qui est une véritable spécificité posant une problématique très actuelle du fait de l’impact colossal du tourisme. On ne retrouve pas cela dans les autres départements rhonalpins. La région Savoie ne se justifie ainsi pas seulement par une histoire ou une culture spécifique. La créer permettrait de faire vivre un régionalisme qui se justifierait par la prise en considération de la réalité actuelle d’un territoire de montagne et pas seulement de son passé. C’est ce que vous voulez, non ?

Oui, bien sûr. Mais la réflexion sur la région passe aussi par la question de la place de la commune. Car dans les stations, on peut s’interroger sur le poids de la commune. Il peut être un frein à la nécessaire reconversion des stations et favoriser la pression immobilière en montagne ou la multiplication des retenues collinaires. Quand on parle de ça, on parle de la Savoie. Alors plutôt que de se disputer sur une phrase sortie par un journaliste, prenons des positions fermes sur la promotion immobilière et affirmons une vision qu’on a en commun. En n’oubliant pas qu’il faut aujourd’hui absolument associer le tourisme et la culture. Combattons ensemble autour de ces valeurs communes et la Savoie montrera qu’elle se positionne en ferre de lance de ce combat. Je suis sûr que les choses vont avancer dans le bon sens. Si on a une vraie vice-présidence à la montagne, émergera la nécessité d’avoir de meilleurs maillages territoriaux et de travailler au niveau de la région Savoie.

Etre plus explicite sur ce sujet dès aujourd'hui serait quand même pas mal vu que l'utilité d'une région Savoie est encore loin d’être une évidence pour tout le monde au sein d’Europe Ecologie...

Il n’y a en tout cas pas de tabou, et je pense que cette autonomie savoyarde s’inscrit dans la dynamique de l’écologie. Je suis convaincu que la spécificité de la Savoie fera que ce maillage territorial s’imposera. Cela pourra passer par des votations citoyennes que nous nous sommes engagés à organiser. Notre objectif premier, c’est la démocratie de proximité qui doit contribuer à la sauvegarde de la nature et à la lutte contre la crise sociale. La question du redécoupage administratif est aujourd’hui seconde, mais c’est par la démocratie de proximité que nous allons créer une dynamique grâce à laquelle il sera possible et souhaitable d’examiner les moyens d’arriver à une autonomie de la Savoie. Et bien que créer une région Savoie ne fasse pas partie des prorogatives de la région Rhône-Alpes, nous nous attacherons à faire vivre la dynamique dans laquelle cette émancipation s’inscrit.

Entretien : Brice Perrier

Après un premier qui s’est tenu hier à Cran Gevrier, trois nouveaux cafés citoyens seront organisés par Europe Ecologie autour des thèmes de la région Savoie et de réforme des collectivités locales. Ils seront animés par Noël Communod, 4ème sur la liste Europe Ecologie dans le 74.


Le 19 février à Cran Gevrier et le 22 février à Chambéry

Quel rôle pour les régions françaises, aujourd’hui et demain ?

Gallice Café, 13 avenue des Harmonies, Cran Gevrier.

Restaurant le Beaujolais, 155 rue Nicolas Parent, Chambéry

Le 5 mars à Chambéry

La réforme des collectivités locales : quelle conséquence pour les pays de Savoie ?

Restaurant le Beaujolais, 155 rue Nicolas Parent, Chambéry

  //


// //

vendredi 12 février 2010

REUNION PUBLIQUE EUROPE ECOLOGIE


                                                                                  


  POUR UNE REGION ECOLO!

 

   VENEZ VOUS INFORMER ET DEBATTRE                                                                                                  

 

      REUNION    PUBLIQUE

 

        EUROPE   ECOLOGIE

 

  A  SALLANCHES  SALLE LEON CURRAL

                             

 

        LUNDI 15 FEVRIER  20H 30

 

 

lundi 8 février 2010

EUROPE ECOLOGIE : ELECTIONS REGIONALES : AGENDA DES PROCHAINES SEMAINES

        Département . Evénements  Thème  Lieu  Date  Horaire


73 Visite Maison passive. Contact : 06 79 50 30 51 Savoie 06-févr 16h00

74 Réunion de travail

Rencontre aux Houches : « Les problématiques des stations de montagne » suivie d'une conférence de presse

Les Houches 09-févr 9h30

73
Conférence -
débat
L'eau sous divers aspects
Centre des congrès -
Aix les Bains
10-févr 20h30

74
JOURNEE
ACTIONS
RDV dès 9h30 pour faire le tour du
lac- plus d'infos sur le programme de
cette journée: 06 72 15 24 63
Annecy 11-févr
Toute la journée


74 MEETING
MEETING - suivi d'un concert de
Delavegas
Salle du Méteore -
Meythet
11-févr 20 h 00


73
Rencontre publique Comité local de l'Avant Pays Savoyard
Lépin le Lac - Salle communale

12-févr 20h00

74
Café citoyen
La réforme des collectivités territoriales : quelles
conséquences pour les pays de Savoie ? Animée par
Noël Communod, responsable du MRS, candidat liste
Haute Savoie
CRAN GEVRIER - Gallice
Café - 13 av des Harmonies 12-févr 19h00


73 Balade découverte
Aix les Bains et le tourisme social : avenir du terrain
de camping et visite de l'auberge de jeunesse
Aix les Bains
Semaine 8 (du
16 au 28 février)
à déterminer


73
Actions" dans les rues"
A l'occasion de la St Valentin… Europe Ecologie sera sur les marchés le matin et dans le centre ville l'après midi à Chambéry et Aix les Bains
Chambéry et Aix les Bains -
centre ville
13-févr
Matin et après midi

74 Rencontre publique L'agriculture biologique en questions
Rumilly - salle des associations
15-févr 20h00
74 Pot convivial
Création du comité de soutien avec les candidats de Haute Savoie et Philippe Meirieu
Annecy – Bar la Maison – 8 pl Notre Dame
15-févr 17h00

74 Rencontre publique
JO et plaine de Passy (transports routiers, industries
polluantes, coût du logement)
Sallanches - Salle Léon Curral
15-févr 20h00


74
Rencontre
publique
Présentation des têtes de liste pour la Haute Savoie, DTA, les stations de ski,
les transports
Thonon - Espace Tully
- Amphitéâtre - rue des abattoirs
17-févr 20h00


74 Rencontre publique DTA : l'Eau / le lac / La Montagne / le Foncier Annecy - Salle des Clarisses 18-févr 19h30
74 Café citoyen Quel rôle pour les régions françaises, aujourd'hui et
demain ?
CRAN GEVRIER - Gallice Café - 13 av des Harmonies
19-févr 19h00


73 Café citoyen Quel rôle pour les régions françaises, aujourd'hui et demain ?
Chambéry - Restaurant Le Beaujolais - 155 rue Nicolas Parent
22-févr 19h00


74 Rencontre publique
Présentation de la liste et d'Europe Ecologie
Héry sur Albi – Salle communale
22-févr 20h00

74
Rencontre
publique
Les problématiques transfrontalières : avec Philippe MEIRIEU + point presse à
19h30
Annemasse - complexe Martin Luther King - salle de conférence
24-févr 20h30


74 Rencontre publique Gestion des déchets / Pollution Incinération Annecy - Salle des Clarisses 25-févr 20h00


73
Rencontre publique
Les systèmes économiques alternatifs : d'autres logiques économiques, d'autres
formes d'entreprendre, d'autres formes de salariat - nombreux intervenants Thenesol (proche
Albertville) - salle communale
25-févr 20h00


73 MEETING
JOURNEE ET MEETING EN SAVOIE
en présence, entre autre, de Pierre Larrouturou
Salle Jean Renoir -
Chambéry
26-févr 20h00


74 Salon Alp Eco Cruseilles 27/28 février
Contact : Magali Buisson - tel. 06,72,15,24,63 - mbuisson@europeecologie.fr Page 1 de 2

74 Rencontre publique Les lycées et la formation initiale Bonneville - Agora 01-mars 18h00

73 Recontre publique Agriculture et tourisme de montagneNBozel (Tarentaise)

- salle des tilleuls
02-mars 18h30


74 Rencontre publique Se déplacer sur l'agglomération d'Annecy Annecy - Salle des Clarisses 02-mars 19h30


74 Rencontre publique
Présentation des têtes de liste pour la Haute Savoie, DTA, les stations de ski, les transports
Bellevaux - salle des associations
03-mars 20h00


74 MEETING
Notre santé c'est notre environnement : avec Michèle Rivasi
Annecy - salle Pierre Lamy
03-mars 20h00


MEETING MEETING NATIONAL Grenoble 04-mars 20h00


73 Rencontre publique « Bien vivre à Gilly » Albertville 05-mars à déterminer

74 Rencontre publique
Comité local de Thône : l'économie touristique et la
nature - lieu à déterminer

Thône 05-mars à déterminer


73 Café citoyen
La réforme des collectivités territoriales : quelles conséquences pour les pays de Savoie ? Animée par
Noël Communod, responsable du MRS, candidat liste
Haute Savoie
Chambéry - Restaurant Le
Beaujolais - 155 rue Nicolas
Parent


05-mars 20h00
73 et 74 Portes Ouvertes Journée portes ouvertes Université de Savoie Annecy et Chambéry 06-mars


74 Rencontre publique L'homme en mutation La Roche sur Foron 06-mars 15h30

73 Rencontre publique
Introduction sur les compétences régionales puis
débat sur les transports
Albertville - Salle Félix, Merlot
Perrier de la Bâthie, Conflans08-mars à déterminer


74 Rencontre publique Réunion publique - lieu à venir Saint Julien 09-mars à déterminer

74 Rencontre publique Les lycées et la formation initiale
Thonon - Espace Tully -
Amphitéâtre - rue des abattoirs


10-mars 20h00
MEETING MEETING DE FIN DE CAMPAGNE Lyon 10-mars 20h00
74
Café citoyen
+ concert
RDV pour une soirée festive de fin
de campagne
Cran Gevrier - Café e Rock'n'Rhum


11-mars 18h00
Et tous les vendredis soir : "les ateliers des écologistes" RDV de 18h à 19h30 à l'O Bulle, rue Blanchard - Thonon


Ce tableau sera mis à jour et renvoyé chaque semaine.

mardi 2 février 2010

BILLET GAGNANT POUR L'AVENIR


dimanche 31 janvier 2010

INVITATION LE VENDREDI 5 FEVRIER SUR LE THEME DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE SUR SALLANCHES PASSY ET SA REGION

POLLUTION ATMOSPHERIQUE


à PASSY et sur la Haute Vallée de l’Arve



REUNION PUBLIQUE

Organisée par : AVP
Association pour la qualité de Vie à Passy
Informez-vous !
Prenez la parole !
A l’auditorium du collège de Varens
(Passy Marlioz)
Le vendredi 5 février 2010
à 20 h 00
Avec le soutien et la participation des associations de la Haute Vallée de l’Arve :
ACRP : Association Citoyenne et Républicaine de Passy
ARSMB : Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc
ADVPA : Association de Défense des Victimes de la Pollution de l’Air de la vallée de l’Arve
MEHVA : Mouvement Ecologique de la Haute Vallée de l’Arve
Association Pro Mont-Blanc
-

AU PLATEAU DES GLIERES

 

L’ASCENSEUR DES GLIERES :

 

Qu’y a-t-il de « nouveau » dans l’Unité Touristique Nouvelle des Glières : on applique la même approche : faciliter l’accès et augmenter la fréquentation (pardon « améliorer l’attractivité »), se placer en concurrence tout cela validé par une pseudo-démarche de développement durable qui vise à montrer que la solution sera écologique en termes de production d’équivalent carbone (à condition bien entendu que le scénario imaginé se déroule bien selon les projections exposées).

 

En ce sens, la Communauté de Communes Faucigny Glières, qui a identifié dans le SCoT le plateau des Glières comme site touristique stratégique, a souhaité trouver une réponse d’une part aux questions de mobilité et de réduction des gaz à effets de serre et d’autre part a affiché le souhait d’envisager à terme un plateau des Glières sans voitures.

 

Afin d’envisager un plateau sans voiture, le projet consiste à remplacer ce mode d’accès par la mise en place d’un transport en commun en site propre sous la forme d’un ascenseur au départ de Petit-Bornand les Glières (investissement 24 mios d’€, coût exploitation / an : 600 k€), sans création d’hébergements touristiques.(Par « sans création d’hébergements touristiques », il faut bien entendu entendre que ce projet n’inclut pas de création d’hébergements immédiates, ce qui ne signifie pas qu’il n’y en aura pas à plus long terme – il est évidemment pertinent de saucissonner le dossier : d’abord on crée l’infrastructure qui va « aspirer » la fréquentation, puis par la suite on « devra » créer des hébergements sur le site même et autres à cause de la demande).

 

En fait un projet qui entraîne 1) à terme un report de l’ensemble du trafic d’accès au plateau sur un axe routier unique (qui supporte déjà un trafic conséquent et qui reste, en particulier en hiver, « délicat ») (c.f. extraits 1,4 et 5) ; 2) un report de pollution (la gare de départ est estimée à un équivalent de 330 équivalent habitant pour une population du village de 650 habitants, soit un impact équivalent à la moitié de la population du village) sur la commune du Petit-Bornand (c.f. extrait 2); 3) une augmentation de l’attractivité du site laissant imaginer à terme une augmentation de la pression sur le site et le développement futur d’infrastructures touristiques sur le plateau.

 

DES CONTRADICTIONS :

 

Entre les objectifs annoncés

> La nécessité d’améliorer l’attractivité de ce site touristique à forte fréquentation qu’elle qualifie de « pôle touristique générateur de déplacements ».

> L’enjeux que représente l’accès aux sites touristiques, d’une part pour faire face à la concurrence touristique internationale et d’autre part pour faciliter une accessibilité à tous en préservant des nuisances liées à l’afflux de véhicules.

 

Et les conséquences évoquées :

Le téléporté n’a pas pour vocation un renforcement et/ou un développement de la fréquentation ou d’activités générant plus de fréquentation. Les effets de la pratique des espaces naturels resteront donc similaires à ceux qui peuvent exister aujourd’hui.

 

Le téléporté n’a pas pour vocation un renforcement et/ou un développement de la fréquentation ou d’activités générant plus de fréquentation sur le plateau. Néanmoins il s’agira de limiter la multiplication des éléments autour du terminal d’arrivée (limitation de la signalétique, limitation des nouveaux cheminements, raccord aux voiries existantes…).

 

Comment en effet imaginer :

D’augmenter l’attractivité sans créer une augmentation de la fréquentation du site (d’autant que cette situation est déjà envisagée dans la solution « laisser faire » (c.f. extrait 3)? Ni que cette augmentation de fréquentation n’entraîne à terme une pression (comme cela est envisagé là encore dans le scénario du laisser-faire – c.f. extrait 3).

 

Comment aussi être certain :

-D’une part d’un report « automatique » d’une partie du trafic de la route d’accès par Thorens vers Petit Bornand (c.f. extrait 1).

- D’autre part l’utilisation « automatique » d’un mode de transport certes confortable, mais payant par l’ensemble des usagers actuels de l’accès par Petit Bornand (au risque même de reporter une partie du trafic en sens inverse ?) (c.f. extrait 1)

 

 

Extrait 1

93 % des visiteurs du plateau utilisent leur véhicule personnel. Les 7 % restants arrivent par car et concernent majoritairement les déplacements scolaires pour l’enseignement du ski de fond.

Les 2 zones de stationnement existantes sur le site à l’arrivée de chacune des 2 routes sont rapidement saturées en période de forte fréquentation. L’image de ce stationnement laisse souvent une forte impression négative aux visiteurs recherchant un lieu de nature vierge.

En moyenne, sur les périodes de forte fréquentation (vacances été / hiver) 11 véhicules/heure empruntent la route des Glières l’hiver (56 véhicules / heure côté Thorens_Glières).

Les pics hivernaux de fréquentation constatés font état de :

> 173 véhicules (465 personnes) côté Petit_Bornand_les_Glières le 17/02/08,

> 997 véhicules (2 758 personnes) côté Thorens_Glières le 24/02/08 Au regard de ces résultats, le site accueille potentiellement en une journée de forte fréquentation hivernale jusqu’à plus de 3 200 personnes (soit plus de 1 100 véhicules).

 

Seuls 38 % des comptages enregistrés côté Thorens_Glières proviennent de la zone Annecy_Thorens_Glières. Cela laisse envisager que 62 % effectuent un report modal sur cette route de Thorens_Glières par commodité et proviennent du secteur vallée de l’Arve, Agglomération Franco_Valdo genevoise et Aravis. A titre déclaratif, 50 % de conducteurs de véhicules interrogés font un détour en passant par la route de Thorens_Glières, en connaissance de cause.

 

Extrait 2

La commune de Petit_Bornand_les_Glières ne dispose aujourd’hui d’aucun système d’assainissement collectif. Un projet est cependant à l’étude ; il prévoit la réalisation d’un système de traitement des eaux usées en contrebas du chef lieu de Petit_ Bornand_les_Glières (pour environ 650 équivalents_habitants). Il traitera les eaux de la majorité du chef lieu (et du Villard) et sera complété par un système similaire pour les hameaux des Houches et de Beffay en rive gauche du torrent du Borne.

 

Les besoins d’assainissement engendrés par le téléporté sont estimés à partir de la fréquentation attendue. Sur la base de 1 000 personnes par jour, le volume de pollution est évalué à 330 équivalents_habitants. Les traitements seront différents selon qu’il s’agisse de la gare amont ou aval. La future station d’épuration programmée au village de Petit_Bornand_les_Glières permettra le traitement de 650 EH, avec une capacité d’extension de 350 EH. La gare de départ pourra donc être raccordée à la future station d’épuration après que les travaux d’extension aient été réalisés.

 

Extrait 3

3 solutions sont envisagées : laisser faire, protection et gestion maitrisée (sachant que les 3 sont présentées - caricatures complètes pour les solutions laisser faire et protection  - de façon à ce que n’importe quel « nigaud » trouve immédiatement la bonne solution parmi les 3)

LA SOLUTION DU « LAISSER FAIRE »

En matière de gestion de l’espace :

> Le choix du laisser-faire laisse présager que, les effets de contexte entraînant, le site viendrait à subir une massive augmentation de sa fréquentation.

> Cette sur-fréquentation du site développerait également sa mercantilisation, et la demande aidant, la multiplication des demandes de lieux de restauration, voire d’hébergements.

> Cette augmentation aurait par voie de conséquence un effet sur un besoin accru de places de stationnement sur le site, dont l’anarchie ne saurait être régulée que par la matérialisation de surfaces de stationnement nouvelles, en enrobé.

> La multiplicité des activités et la difficile cohabitation entre chacune d’entre elle contribuerait à augmenter les surfaces consacrées à chacune d’entre elles, au détriment de la surface naturelle.

 

Extrait 4

Le stationnement initial (360 places) sera organisé de manière à minimiser l’impact sur

les espaces agricoles autour de la gare de départ au village de Petit_Bornand_les_

Glières ; il sera aérien et est donc positionné en contre-haut de cette gare, sur un secteur boisé sans enjeu particulier. Dans un second temps, selon l’évolution de la fréquentation, une capacité d’accueil supplémentaire de 300 places pourra être aménagée entre la gare et le village. La création d’un parking souterrain dans ce secteur à enjeu agricole est envisageable.

 

Extrait 5

La route départementale RD 12 qui dessert le village de Petit_Bornand_les_Glières est

calibrée pour un débit de 10 000 véhicules / jour en hiver. Elle semble donc

suffisamment dimensionnée pour accueillir le flux de véhicules supplémentaires

engendrés par l’implantation du téléporté (jusqu’à 400 véhicules / jour en plus, au

maximum, soit 4%).

 

 

vendredi 29 janvier 2010

APPEL DE GILLES MAISTRE , MAIRE DE ENTREMONT HAUTE SAVOIE

Bonjour,                                

    


Je vous invite à vous procurer le journal de février de la décroissance. Le précédent était déjà bien, mais celui-ci est un vrai délice, en particulier l'article de Paul Ariès.
En effet, aujourd'hui, pour soit disant sauver la planète que le libéralisme débridé met en danger, bon nombre de moralisateurs et autres compétents sont prêts à faire crever la démocratie citoyenne pour nous imposer un éco-fascisme...
D'où la nécessité de développer la croissance éthique verte pour que les citoyens ne soient pas mis sur la touche mais puissent bien s'approprier la qualité de leur espace de vie...
C'est pour cette raison que, pour ma part, je dénonce la commission Balladur et la survie des villages...A nos yeux, il faudrait 10 fois plus de villages, nous sommes pour la création de villages pour tous les quartiers en déshérence républicaine pour que les habitants puissent se réapproprier leur cadre de vie, en devienne co-responsable et ne soient plus sous tutelle des "compétents" du centre ville.
Dans cet esprit, l'Agenda 21 peut être un vrai outil d'éducation populaire...pour une citoyenneté s'enrichissant de toutes les dimensions politiques.

J'ai, à de nombreuses reprises, fait appel aux adhérents de Savoie et Haute Savoie  pour qu'ils me fassent part de quelques contacts de communes de moins de 3500 habitants qui pourraient s'engager dans la démarche...
Je n'ai toujours pas la moindre virgule d'informations sur cette question...et je le regrette vivement.
Si nous voulons sauver la planète, nous devons également sauver la démocratie...qui ne saurait se résumer au devoir électoral...

J'attends avec impatience d'avoir quelques noms d'élus à contacter...ou de militants écolos ruraux qui accepteraient de "m'introduire" auprès de leurs élus municipaux...

Bien amicalement,
Gilles MAISTRE        gillesmaistre@orange.fr

mercredi 27 janvier 2010

LA LETTRE D'EUROPE ECOLOGIE

Votre santé, c’est votre environnement

PCB dans nos lacs et nos rivières, ondes électromagnétiques, pollutions intérieures, stress au travail, services publics hospitaliers... La santé ne peut se résumer à une politique de soins. La Région doit s’investir fortement sur les facteurs environnementaux pour protéger notre santé. Le Conseil régional doit mettre en réseau tous les acteurs de la santé (patients, salariés, professionnels médicaux, organismes publics, etc.) au service d’une vision ambitieuse de la santé en lien avec le travail, l’environnement, la politique de prévention et l’éducation.
Avec Europe Ecologie Rhône-Alpes, cette semaine, des solutions. Autrement. Maintenant ! Car notre santé, c’est d’abord notre environnement.

Quelques RDV :
  • Pour ne plus perdre sa vie à la gagner, Firminy (42), 19h,  Salle Mitterand,
  • Les bambins écolos, Valence (26), 18h, Maison des sociétés
  • Happening « l’eau ça coule de source », Lyon (69), 14h, Passerelle du Palais de Justice
  • Journée de campagne dans l’Ain, vendredi 29 janvier et réunion publique avec Michelle Rivasi, Philippe Meirieu et Alain Chabrolle à 20h30 à Bourg en Bresse

Trombinoscope

Philippe Meirieu, Lela Bencharif, Jean-Baptiste Richardier, Olivier Keller, vous avez découvert les semaines précédentes quelques acteurs du rassemblement des écologistes en Rhône-Alpes… Cette semaine : Alain Chabrolle, tête de liste dans l’Ain etJacqueline Collard, militante de la santé-environnement, candidate savoyarde Europe Ecologie Rhône-Alpes :

Alain Chabrolle « La région est le niveau pertinent d’action »

Ingénieur conseil dans l’eau, puis travaillant globalement sur les enjeux de pollution/dépollution, Alain a franchi le pas en politique l’an passé avec Europe Ecologie. Militant associatif depuis de nombreuses années, pour la protection des milieux naturels, l'éducation à l'environnement ou encore contre le nucléaire, il sait ce que l'engagement au quotidien signifie !

Jacqueline Collard

Jacqueline Collard est militante des enjeux de santé-environnement depuis 30 ans. Candidate pour Europe Ecologie en Savoie (4e position), elle est impliquée dans de très nombreuses associations, notamment le réseau Santé-Environnement Rhône-Alpes (SERA) où elle a des responsabilités.

Une actualité : l’avenir des Alpes en jeu actuellement à l’assemblée nationale

Quand dans les Alpes du Nord, il s’agit de faire passer "en douce" un amendement destiné à enlever à la Directive territoriale d’aménagement son caractère opposable,
Quand autour des rives du lac d’Annecy, il est question de revenir sur la loi littoral,
Quand un député rêve d’un projet de loi pour ouvrir partout les pistes de montagne aux 4 x 4…

Les candidats Europe Ecologie aux élections régionales des départements de la Haute-Savoie, de la Savoie, de l’Isère, de la Drôme se mobilisent pour dénoncer ces attaques incessantes faites à l’environnement et à une économie durable de nos massifs, par des élus au service du suréquipement de la montagne et des lobbies des sports motorisés.

Une lettre sera remise en mairie d’Annecy-le-Vieux mercredi 27 janvier, à l’attention de Bernard Accoyer, Maire et Président de l’Assemblée nationale, qui s’est à plusieurs reprises déclaré hostile au caractère opposable de la Directive territoriale d’Aménagement.


Retour sur deux actions de la semaine dernière

Une journée de campagne dans la Loire
Mercredi 20 janvier, Philippe Meirieu et les candidats de la Loire ont rencontré en région roannaise puis à St-Etienne des producteurs bio et éleveurs laitiers ainsi qu’une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture Paysanne).
S’il a été question d’emploi local, d’aménagement des paysages, de maintien de la biodiversité, les enjeux fondamentaux d’accès au foncier et de formation n’ont pas été oublié lors de ces rendez vous.

Le soir même plus d’une centaine de personnes à l’Amicale Tardy de St Etienne ont pu échanger autour des propositions pour la Loire (présentées par la tête de liste Lela Bencharif) et pour un agriculture de proximité offrant un salaire déçent aux professionnels et des produits de saisons et de qualité aux consommateurs (interventions d’Olivier Keller, tête de liste de l’Ardèche ou d’Isabelle Janin, agricultrice bio dans la Loire et candidate dans la Loire). Chacun a pu terminé la soirée en sollicitant directement la  tête de liste régionale autour d’un casse croute – bio ! – ligérien !


Une matinée de travail en Savoie

RDV était pris samedi 23 janvier à Chambéry pour une rencontre autour de la présentation du programme Europe Ecologie : comment l'intégrer, l'approfondir, le complèter et l'illustrer en Savoie, mais aussi imaginer des initiatives pour le communiquer localement.

Au menu, une soixantaine de participants autour de Philippe Meirieu et des candidats pour les Savoie, des échanges très riches, une ambiance concentrée et studieuse. Parce que travail et bonne humeur sont compatibles, un joyeux repas partagé a terminé cette matinée fructueuse.

Signer l’appel

Europe Écologie a soulevé un nouvel espoir. Ce mouvement a répondu à l'attente de solutions concrètes et ambitieuses pour l'Europe. Il a démontré la capacité des écologistes à faire de la politique autrement lorsqu’ils se rassemblent dans leur diversité. Cet élan appelle maintenant les écologistes à construire un nouvel espace politique autonome à l'échelle de chaque région. Un espace dont nous avons besoin pour enfin, en Rhône-Alpes, faire de l'écologie politique le centre de gravité de toute décision publique...


mardi 26 janvier 2010

LE COUT EXORBITANT DE LA FAUSSE NEIGE . . .

Martine Leger responsable du groupe local des Verts Faucigny-Mont-Blanc a organisé une manifestation pour faire comprendre aux élus du village de Mieussy les inconvénients de la surexploitation de leur station du Sommand

Cette manifestation a été commenté par Le Canard enchainé ; journal national bien connu pour dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas !

Ci dessous cet article du CANARD ENCHAINE qui fait une tres bonne synthèse du développement de la montagne qui ne doit pas se faire " a tout prix "

La Fausse Neige

La fausse neige nous prend pour des flocons
Déjà 20 % de la neige des stations de ski françaises est artificielle. Elle creuse dans la montagne et
dans les budgets des trous bien réels.
QUOI ? Une manif contre les canons à neige ? Ils sont fous, ces Alpins ... Fin décembre à Mieussy (Haute-Savoie), une
trentaine de personnes ont manifesté contre le projet du maire consistant à creuser une "retenue collinaire" (appellation
"moderne" pour lac artificiel) destinée à fabriquer de la "neige de culture" (autrement dit neige artificielle) avec des
"enneigeurs" (traduire canons à neige). Son but : "garantir la neige" afin de créer une UTN (unité touristique nouvelle)
permettant de doubler le nombre de lits touristiques dans la station de Sommand, qui en compte déjà 1 200. N'est-ce pas une
formidable aventure ? Défendre l'emploi ! Faire plus fort que les stations voisines ! Qui peut être contre ?
Un coût de blanc
Fabriquer de la neige quand il n'y a pas de neige, au fond, rien de plus simple : il suffit d'avoir de l'eau, de l'air et un canon à
neige. Le modèle le plus courant, dit bifluide ou haute pression, communément appelé perche, envoie simultanément eau (à la
température la plus proche possible de zéro) et air (sous pression de 15 bars). Devinette : combien y en a-t-il dans les
montagnes françaises ? Déjà plus de 15 000, et ce n'est qu'un début ; les stations continuent à s'équiper à tout-va, et à creuser
sans cesse de nouvelles "retenues collinaires" (on en compte plus d'une centaine de plus de 10 000 m2). Pourtant, la neige
artificielle a un coût faramineux : le maire de Mieussy, dont le domaine skiable n'est pas ridicule (cinq télésièges, quinze
téleskis, une journée pour en faire le tour), prévoit d'investir pour sa centaine de canons environ 2 millions d'euros tout compris
(soit le chiffre d'affaires annuel de la station), plus 70 000 euros de fonctionnement annuel. Pourquoi cet enthousiasme ?
Dans les Alpes, le réchauffement climatique n'est pas de la rigolade : ces cinquante dernières années, l'hiver ayant gagné 2°C
de plus, la limite pluie/neige est remontée de 300 mètres. Déjà une cinquantaine de stations n'arrivent même plus à afficher
cent jours de neige par an. Et l'avenir n'est pas très blanc : l'OCDE prévoit 1°C de plus d'ici à 2020, 2°C d'ici à 2050, et après
n'en parlons pas ...
Le hic, c'est que la neige artificielle, contrairement à celle qui tombe du ciel, n'est pas donnée : en comptant le coût des travaux
pour les "retenues collinaires", l'enfouissement des tuyaux, les pistes à aplanir (pour réduire la quantité de neige nécessaire), le
damage, l'électricité pour faire marcher compresseurs et canons, la neige artificielle revient à 2,5€ le m3, comme l'a récemment
estimé un rapport du Conseil général de l'environnement et du développement durable. Et avec un mètre cube, on ne peut
recouvrir que deux à trois mètres carrés ...
Mais nous devons absolument, disent en choeur élus, aménageurs et promoteurs, "avoir une crédibilité sur l'offre" et "investir
dans le sens des exigences de la clientèle". Comme l'explique au "Canard" Laurent Reynaud, directeur du Syndicat national des
téléphériques de France (SNTF), qui regroupe 233 opérateurs de domaines skiables : "Le client n'accepte pas l'aléa climatique."
Il faut dire qu'on l'a bien dressé : "Les hôtesses des offices du tourisme disent que la première question posée par les clients
est : "Avez-vous des canons à neige ?"", raconte Martine Léger, une Verte du coin qui a manifesté à Mieussy.
Ils en veulent à tout prix ? On la leur garantit. Mais il faudra payer ... "Il y a vingt-cinq ans, à Annemasse, dit un instit' hautsavoyard,
les deux tiers des élèves de ma classe skiaient avec leurs parents. Aujourd'hui, ils sont cinq sur trente." Skier devient
hors de prix pour la clientèle familiale du coin. Les exploitants de station vont chercher de plus en plus loin le touriste friqué,
lequel ne viendra que si la neige est garantie sur facture, du coup les investisseurs-bétonneurs (souvent des tour-opérateurs)
exigent de la neige à partir du 15 décembre. Et donc des canons. Et voilà comment par centaines des communes s'endettent à
mort ... pour servir des intérêts privés.
Boire ou skier, il faut choisir
À ce jour, déjà 20 % du domaine skiable français, "le plus grand du monde", est recouvert de neige artificielle. Ferons-nous un
jour aussi bien que les Dolomites, qui en sont à 80 % ? Rien que pour les Alpes, les canons à neige consomment aujourd'hui
autant qu'une ville de 500 000 habitants. Nécessitent 262 MW, soit l'équivalent d'un quart de tranche nucléaire. Et posent
d'aigus problèmes d'eau : "Certains maires doivent déjà jongler entre l'eau potable pour les habitants et l'eau pour
l'enneigement, dit au "Canard" Carmen de Jong, hydrologiste à l'université des Pays de Savoie. En 2015, on peut prédire qu'il y
aura des problèmes pour de nombreuses stations ..." Et de préciser que ses recherches dérangent : "J'ai de très graves problèmes
à l'université à cause de mes interventions sur la neige de culture. On essaie de m'éjecter de mon poste. On ne veut pas
entendre de critiques. Il y a trois ans les directeurs des remontées mécaniques ont voulu m'interdire de travailler sur le sujet."
Le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'on ne peut fabriquer de la neige que s'il gèle. Au-dessus de moins de 2°C, les canons ne
crachent que de l'eau (on ne gagne guère que 1 ou 2°C avec les très suspects additifs cryogènes, aujourd'hui abandonnés ...
mais toujours pas interdits). Que deviendront ces lourds investissements quand la température aura encore grimpé ? Laurent
Reynaud le reconnaît franchement : "L'échelle de temps du changement climatique n'est pas l'échelle de temps de l'entreprise.
Le retour sur investissement d'une structure de neige de culture est de quinze ans, alors que le changement climatique ..." On
verra bien, donc.
La neige a les boules
Si la neige artificielle n'a rien de "durable", elle est parfaitement grenello-compatible : le Grenelle de l'environnement n'avait-il
pas pour but de s'afficher "vert" pour mieux continuer comme avant ? "J'ai manifesté contre ces canons à neige,dit Martine
Léger, parce que la petite station familiale de Sommand est emblématique : elle n'est pas allée tellement loin dans le saccage,
comme à Avoriaz. Elle répond aux attentes de la clientèle locale : on sent qu'on y a encore notre place. Plutôt que la fuite en
avant, d'autres choix de tourisme plus diversifié sont possibles, tout en étant plus pourvoyeurs d'emplois." Juste après la manif,
le conseil municipal a voté majoritairement "oui" à la demande de subvention pour le canons au conseil général. Le conseil
général a accepté aussi sec.
Professeur Canardeau

dimanche 24 janvier 2010

LA VOIX DES ALLOBROGES LE 12 JANVIER 2010


Annecy 2018 conseil régionalLe 9 juillet dernier, la mobilisation des Verts et du comité anti-JO n'a pas empêché le conseil régional d’accorder 2,5 millions d'euros de subvention pour la promo d'Annecy 2018. Retour sur une matinée olympique.

 Le 14 mars prochain, les Savoyards se déplaceront dans l'isoloir pour renouveler leurs conseillers régionaux. Cette échéance électorale sera l'occasion pour eux de décider de l'avenir de leurs montagnes, et plus largement de celui de leur région, ainsi que de sa politique touristique. Et même si, lors de la précédente mandature, la gauche traditionnelle (PS, PRG, PCF, PG) et les écologistes (Les Verts) étaient alliés au sein de l'exécutif régional et gouvernaient ensemble, des divergences notables sont apparues. Par exemple sur la question de la candidature d'Annecy pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018.

 Ainsi le 9 juillet 2009, les élus des Verts, du PG et du NPA s'opposaient au vote d'une  subvention de 2,5 millions d'euros de la Région Rhône-Alpes sur les 15 millions qui seront consacrés aux études techniques et aux efforts de promotion avant le choix final du CIO en 2011. Ils dénonçaient un projet qu'ils jugent toujours dispendieux, inutile, et mensonger quant à son impact environnemental et social. A l'opposé, le PCF, le PRG, le PS, le Modem, l'UMP et le FN apportaient leur soutien à Annecy 2018. Sur une question symbolique comme les JO, qui interroge notre modèle de développement et sa finalité, les clivages politiques bougent...

 Images, montage et commentaires : Mikaël Chambru

vendredi 15 janvier 2010

DTA ALPES DU NORD COUP DE THEATRE

Chers amis,

 
Coup de théatre, la loi Grenelle 2 passe à l'assemblée le 27 janvier et on risque d'être pris de vitesse pour contrer l'amendement concocté par Bernard Accoyer rendant la DTA des Alpes du Nord (DTADD) non opposable.
 
Voici en pièce jointe, un courrier à adresser par e-mail à nosdéputéhsautssavoyards  (Accoyer, Tardy, Saddier, Francina). 
 
Il seraitsouhaitable qu'un nombre significatif de courriels arrivent sur les boites de nos députés.
Nous vous communiquons ci-dessous, les coordonnées de leurs permanences :
 
Tardy : info@lioneltardy.org
Saddier : s.noel@martial-saddier.com
Accoyer : bernard.ACCOYER@wanadoo.fr
Francina : p.mahut@marcfrancina.net
En vous remerciant pour l'intérêt que vous porterez à ce projet d'amendement.
Amitiés.
Pour la FRAPNA HAUTE-SAVOIE
 
Le Président, Eric Féraille.
Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture
58, Avenue de Genève
74000 Annecy
Tél : 04.50.67.37.34
Fax : 04.50.67.03.62
frapna-haute-savoie@frapna.org
site web : www.frapna.org


Modele de courriel a adresser a votre député .

Objet : Loi Grenelle II - DTA / DTADD

 

Monsieur le Député,

 

Nous souhaitons attirer votre attention sur l’article du projet de loi dit « Grenelle II » qui vise à remplacer les Directives Territoriales d’Aménagement (DTA) opposables par des Directives Territoriales d’Aménagement et de Développement Durables (DTADD) non opposables.

 

Le Sénat a souhaité que les DTA « pour lesquelles l'État a engagé les études préalables et la concertation avec les collectivités avant la date de publication de la présente loi, soient poursuivies jusqu'à leur terme ». Cette disposition vaut précisément pour la DTA des Alpes du Nord,  dont l’élaboration a débuté il y a plus de dix ans pour aboutir à la consultation des collectivités territoriales qui se déroule actuellement.

 

Il s’agit du résultat d'un processus important de concertation, impliquant l'ensemble des acteurs du territoire, qui fixe des objectifs partagés et engage l’Etat dans les projets et procédures d’aménagement de notre territoire. La DTA ne crée pas de droit nouveau, elle impose la cohérence, par exemple en assurant le cadrage des documents de planification comme les SCoT et des PLU, tel que la responsabilité de l’Etat l’impose.

 

La DTA des Alpes du nord concerne les départements de la Haute Savoie, de la Savoie, de l’Isère et le nord de la Drôme. C’est l’avenir de cette région des Alpes qui se joue maintenant ou qui sera peu à peu défait. Les associations de protection de l’environnement qui agissent sur ce territoire sont favorables à ce texte. A une vue partielle soumise à l’arbitraire, nous préférons la planification globale concertée sur une aire cohérente.

 

Il s’agit de conserver l’attractivité et le dynamisme économique de la région dans le souci de l’intérêt général et d’un développement durable pour toutes et tous.

Il s’agit de sauvegarder nos espaces agricoles notamment en périphérie des villes et entre les pôles d’urbanisation du sillon alpin.

Il s’agit d’avoir demain des villes et des bourgs où il fasse bon vivre et se loger.

Il s’agit de disposer de transports collectifs efficaces et bien cadencés.

Il s’agit de mieux gérer la ressource en eau qui peut être menacée y compris dans ce qui est le plus beau château d’eau de notre pays.

Il s’agit de protéger nos paysages et notre patrimoine naturel comme cadre de vie et socle de nos activités touristiques.

Il s’agit de garder de grands espaces naturels, des zones de transition, de passage et de tranquillité, pour les hommes et pour la faune.

En résumé, il ne s’agit pas d’un retour en arrière vers la centralisation mais simplement d’organiser la croissance de notre territoire à une échelle pertinente, ce qui est de la responsabilité de l’Etat et de la concertation large qui a été menée.

Tout cela serait-il condamnable ? Le bonheur de nos enfants, le développement durable, la protection de la planète, ne seront que le résultat de notre comportement responsable.

 

Alors qu’à l’instar de nombreuses collectivités territoriales, le Comité de Massif des Alpes et la Région Rhône-Alpes ont voté un avis positif sur le projet de DTA, certains lobbies liés aux intérêts financiers privés du ski industriel souhaitent empêcher l’opposabilité de ce document majeur, en avançant notamment que la DTA bloquerait tout développement économique y compris l’organisation éventuelle des Jeux Olympiques d’hiver par Annecy en 2018. Rien n’est plus faux, aussi nous vous demandons avec force de ne pas voter les amendements visant à supprimer le caractère opposable des DTA en cours de consultation et de conserver la sage formulation du Sénat.

mercredi 6 janvier 2010

INVITATION A UN DEBAT AVEC PHILIPPE MERIEUX TETE DE LISTE RHONE-ALPES D'EUROPE ECOLOGIE POUR LES ELECTIONS REGIONALES

Soyez nombreux à répondre  à  l'invitation  de  Philippe Meirieu,

tête de liste Europe Ecologie pour les élections régionales des 14 et 21 Mars 2010 ainsi que les candidats de la liste pour la Haute Savoie :

VENDREDI 8 JANVIER 2010
Salle des Clarisses
ANNECY

Ce temps d'échanges, qui se veut studieux mais convivial, permettra de présenter les personnalités de la Haute Savoie engagées dans cette aventure qu'est le projet du rassemblement Europe Écologie Rhône Alpes, un rassemblement né d'une ambition face à l'urgence :

- page 1 de 3