Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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mercredi 23 juin 2010

MARCHE DE PRODUCTEURS ET ARTISANS LOCAUX

Madame, Monsieur bonjour.

Je me permets de vous contacter afin de vous rappeler la tenue du

Marché de producteurs et d'artisans locaux, à Châtillon sur Cluses ce vendredi 25 juin
de 14h30 à 18h30.


Vous y trouverez lait, fromage, viande, poisson, miel, escargots, charcuterie, vins, etc, mais aussi beignets de pommes de terres, pain, musique et bonne humeur !

Merci d'en prendre note!

Cordialement

Antoine Depardon

jeudi 4 mars 2010

OGM : LA FRANCE DOIT INTERDIRE LES POMMES DE TERRE TRANSGENIQUES




Communiqué de presse du 4 mars 2010

OGM: la France Doit Interdire les pommes de terre transgéniques


La France Doit Interdire la culture des plants de pommes de terre OGM que la Commission Barroso vient d'Autoriser.

Celle-ci fait une Une nouvelle fois le choix de Défendre les bénéfices des entreprises polluantes contre l'avis des citoyens de l'Union européenne. En Dépit des dangers Peser Que font les OGM et des doutes sérieux Qui pèsent sur l'Innocuité de ce usine de nouveau, la Commission a une nouvelle Décidé fils d'Engager mandat sous le signe de l'autisme Démocratique et de la soumission aux lobbies.

Le Gouvernement français Doit Interdire la culture de la pomme de terre Amflora dès aujourd'hui et Cesser de se défausser de sa responsabilité politique derrière le Haut Conseil des biotechnologies.

La pomme de terre OGM Amflora Possède des gènes résistants à CERTAINS antibiotiques, risquant d'engendrer des bactéries insensibles à ceux-ci. En autorisant cette culture, la Commission a bafoué la directive européenne sur les OGM 2001-18 Qui demande que de tells marqueurs Soit interdits. Cet OGM disposer D'UNE AUTORISATION DE L'Agence Européenne de Sécurité des Aliments ... DONT EST L'Ancienne coordinatrice du Groupe d'experts scientifiques salariée DEVENUE d'entreprise Une Qui produit des OGM.

Face à ces dangers, les écologistes continueront à s'opposer à la culture de tous les OGM en plein champs. Ils ne manqueront pas de se mobilisateur AFIN de Peser sur la décision du Gouvernement.

mardi 9 février 2010

ALGUES VERTES : L 'ETAT EXONERE LES AGRICULTEURS DE LEURS RESPONSABILITES



Communiqué de presse du 9 février 2010

Algues vertes : l’État exonère les agriculteurs de leurs responsabilités


Le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé vendredi un plan de lutte contre les algues vertes qui fait la part belle aux intérêts d’un certain type d’agriculteurs mais néglige l’intérêt collectif et les véritables enjeux à long terme.

Les Verts ne peuvent que constater le manque d’ambition des mesures proposées, qui relèvent d’une opération cosmétique pour « cacher ces algues qu’on ne saurait voir ».
 
D’abord, elles ne consistent qu’à corriger les effets les plus dramatiques d’une politique agricole ultra-intensive qui étouffe les territoires bretons, sans s’attaquer aucunement aux causes globales du phénomène. À défaut d’une action concertée à l’échelle de la Bretagne, il y a fort à parier que les dispositions prises en 2010 pour quelques baies devront être élargies dans 5 ans à de nouvelles baies et bassins versants. Les Bretons ne sont plus dupes des annonces vertueuses sur les prétendues interdictions d’augmentation des cheptels dans les « zones en excédents structurels » : promesses entendues 100 fois mais jamais respectées ! Sur pression du syndicat majoritaire et sur ordre du gouvernement, les préfets ne cessent de signer des dérogations…

Ensuite, en assumant à la place des agriculteurs l’essentiel des actions correctives, l’État permet à ces derniers d’éviter toute remise en cause et toute prise en charge des « externalités » de leurs pratiques. On est là bien loin des affirmations vertueuses du Grenelle de l’environnement, qui visait à obliger chaque acteur économique à anticiper les conséquences de ses pratiques au lieu de les rejeter sur les générations futures. Avec la mise en place d’unités de méthanisation du lisier et de compostage des algues, l’État prend dans les poches des citoyens pour permettre aux agriculteurs de ne faire aucun effort technique et continuer leur emballement suicidaire vers le gigantisme et l’aberration agronomique.

Le gouvernement rate une occasion de réformer une agriculture ultra-intensive qui détruit les sols, les eaux, la biodiversité, l’économie touristique et conchylicole côtière, la santé et le revenu des agriculteurs.
La Bretagne a besoin d’une réforme en profondeur de son « modèle » agricole, bien au-delà des seuls bassins versants côtiers ! La disparition réelle et durable des algues vertes nécessite :
- une application enfin stricte et sincère des règlementations européennes et françaises,
- un plan pluriannuel de reconversion des élevages hors-sols (porcs et volailles) vers des pratiques plus durables (porcs sur paille, plein-air ou biologique ; volailles de qualité ou biologiques), de façon à permettre aux éleveurs de vivre décemment de leur métier et de ne plus être des salariés de l’industrie agro-alimentaire,
- un plan de reconversion de l’élevage laitier intensif vers des systèmes autonomes et économes (alimentation à base d’herbe, élevage biologique…),
- l’implication des citoyens et des agriculteurs respectueux de l’environnement dans la mise en ¦uvre du plan : aucune amélioration ne pourra être sérieuse si les savoir-faire des agriculteurs « durables » et des agriculteurs biologiques ne sont pas mutualisés et valorisés.

On ne fera pas évoluer l’agriculture en laissant de côté ceux qui ont pris de l’avance !

Les mesures annoncées n’abusent personne : ni l’appareil agro-industriel qui sait qu’il va pouvoir continuer comme avant, ni les citoyens qui savent que rien n’est résolu.

Les Verts


dimanche 29 novembre 2009

UN TEMOIGNAGE D ELISABETH ROULET MILITANTE DES VERTS SAVOIE ( 73/74)

Ce texte est un texte de témoignage d'écologistes depuis 30 ans et chez les Verts Savoie(73/74) depuis 17 ans; Au moment où la majorité Ump se déclare la plus écolo depuis toujours je rappellerai quelques vérités;

tournesol

1)POUR LA SAVOIE ET RHÔNE-ALPES Je prends quelques thèmes de l'environnement; a) Les déchets: en Savoie le conseil général et les députés sont de droite depuis de nombreuses années ; Chambéry a une municipalité de gauche avec quelques élus verts; A Chambéry les efforts de tri,recyclage,compostage existent depuis environ 15 ans; Sur le reste de la Savoie peu d'actions;sur le bassin Albertvillois c'est le groupe des Verts autour de l'élu Vert (de 1995 à 2002) qui sans moyens a pu faire fermer le four d'incinération polluant de Gilly sur Isère fin 2001;les victimes sont allées en justice;mais après des années l'affaire est de fait étouffée et le parquet a couvert le maire Ump d'Albertville;

Au même moment du fonctionnement polluant du four,Michel Barnier à l'Europe s'opposait à une directive européenne demandant des normes plus strictes sur les rejets de dioxines des incinérateurs!

le département voisin l'Isére,avec une ma jorité PS et Verts est beaucoup plus audacieuse dans la gestion des déchets:plate_formes de compostage;redevance incitative etc; b)LES énergies renouvelables avec mon mari il y a 30 ans nous avons fait construire une petite maison avec du solaire thermique pour chauffer l'eau; nous avons trouvé sur Chambéry l'aide de jeunes ingénieurs thermiciens qui pour les plus actifs rejoindront les verts et participeront au développement de la belle association pour les énergies renouvelables l'Asder; depuis l'Asder est reconnue par tout le monde; c)les transports les élues s verts à la région (ils ont des conseillers depuis 20 ans) ont essayé de faire développer le rail; récemment ils ont obtenu la réouverture de la voie ferrée de la rive droite du Rhône en Ardèche les élus ump redemandent encore plus d'autoroutes!et veulent doubler le tunnel routier du Fréjus ce qui accélérera la venue des camions; espérons que le chantier du ferroutage Lyon-Turin continuera; Dans les années 1990 Michel Barnier alors ministre de l'environnement a fait construire l'autoroute de Maurienne,véritable couloir à camions,alors qu'il aurait fallu faire du ferroutage; Nous avons droit en Haute Tarentaise à des salons de 4x4 qui lacèrent la montagne; n'oublions pas que dans les Yvelines les élus Ump veulent construire un circuit de formule 1 sur des terres prévues pour des agriculteurs bio!

2)AU NIVEAU NATIONAL -Ce sont encore plus d'autoroutes alors qu'il faut garder les crédits pour les transports collectifs; -Les drire(Directions Régionales de l'Environnement) qui surveillent les installations voient leur rôle très amoindri -La suppression annoncée du juge d'instruction sera la mort des enquêtes comme celle du four de Gilly ou de l'amiante etc; -L'extension abusive du secret-défense compliquera la tâche des associations de l'environnement dans des dossiers de pollution et de projets anti-ecolos et souvent coûteux; -Pour faire taire les militants on les touche par des procès et de fortes amendes;ex:les semences kokopelli;les fabricants de purin d'ortie -Les dysfonctionnements de la filière nucléaire sont cachés;Tricastin;décharge radioactive de solérieux à côté du Tricastin;là 100000 fûts avec de la radioactivité ont été recouverts de terre!

mardi 17 novembre 2009

UNE AUTRE AGRICULTURE POUR LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET ASSURER UNE SECURITE ALIMENTAIRE DURABLE

Communiqué de presse du 17 novembre 2009

Une autre agriculture pour lutter contre le changement climatique et assurer une sécurité alimentaire durable

tournesol

Aujourd’hui l’agriculture contribue directement à hauteur de 14 % aux émissions de gaz à effet de serre. Mais si l’on compte la déforestation, majoritairement due à la production de soja, d’agrocarburants et d'animaux, la contribution de l’agriculture au dérèglement climatique atteint presque un quart ! Et plus encore si l’on tient compte de l’énergie nécessaire à la fabrication des engrais et aux transports qu’engendrent les échanges de produits agricoles. De productrice d’énergie grâce à la transformation photosynthétique de l’énergie solaire, l’agriculture est devenue hautement consommatrice d’énergie fossile : les aliments qui arrivent dans nos assiettes coûtent dix fois plus d’énergie qu’ils ne nous en apportent ! La situation est devenue absurde, d'autant que l'agriculture scie la branche sur laquelle elle est assise en contribuant beaucoup à la perte de biodiversité.

Face à l’enjeu urgent du dérèglement climatique, face aux autres enjeux sociaux et environnementaux, tout aussi urgents, Les Verts appellent à un vrai changement des systèmes de production. Pour atteindre des objectifs ambitieux, tout en permettant à chaque ensemble régional du monde d’accéder à une souveraineté alimentaire durable, donc en préservant l’environnement, il s’agira de prendre les résolutions suivantes :

-Transformer nos systèmes de production dans le sens d'une réduction des dépenses d'énergie, d'une réduction des engrais chimiques et des phytosanitaires, d'un maintien de la structure des sols, d'une cessation de la monoculture… tel que pratiqué en agriculture biologique notamment ;

- Opter mondialement pour une agro-écologie diversifiée et peu consommatrice d’énergie, rapprochant les lieux de production des lieux de consommation, préservant la biodiversité et les ressources naturelles, (et orienter les politiques agricoles en conséquence) ;

- Diminuer fortement la surconsommation de viande dans les pays riches, responsable de gaz à effets de serre, de problèmes sanitaires, d'obésité et de conditions d'élevage insoutenables ;

- Cesser d’inonder les pays du Sud avec nos produits subventionnés qui détruisent la paysannerie locale. Au contraire, il s’agit de les conforter en prônant des techniques économes en énergie et en intrants, adaptées aux conditions locales et employant la main d’¦uvre locale. Il s’agit de remplacer les cultures d’exportation par des cultures vivrières destinées aux marchés locaux et permettant un développement économique local, (ce qui implique un minimum de protectionnisme aux frontières, comme les pays du Nord l'ont fait eux-mêmes pour se développer en leur temps).

Les Verts

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vendredi 30 octobre 2009

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : LES GLACIERS RELACHENT DES PRODUIS DANGEREUX

Les glaciers relâchent des produits dangereux.

tournesol « La fonte des glaciers alpins, accélérée par le réchauffement climatique, libère des substances chimiques hautement toxiques retenues dans la glace durant des décennies, selon une étude suisse publiée dans le journal Environmental Sciences and Technology. Elle montre ainsi que la fonte des glaciers est devenue une source de pollution qui pourrait avoir un impact environnemental désastreux (AFP) ». (Lu dans Le Monde du 16 octobre) Des chercheurs de l'Institut pour la Chimie et la Bio-ingénierie de Zurich, qui ont analysé les sédiments d'un lac de haute-montagne alimenté par l'eau de fonte de glaciers, ont observé une augmentation considérable des polluants organiques persistants, des pesticides organochlorés et des arômes de synthèse. Un résumé de leur article, non encore publié, a été mis en ligne le 24/09/09 sur le site de la revue. L'impact sur l'environnement pourrait être considérable, par la pollution de l'eau des torrents et rivières alimentés par l'eau de fonte. Il pourrait(être particulièrement marqué dans les vallées alpines (Valais, Vallée d'Aoste,...) dont les cultures sont irriguées par l'eau des glaciers.

vendredi 9 octobre 2009

LES VERTS RHONE-ALPES POUR UNE REFONTE DU SYSTEME DE COLLECTE DU LAIT

Les Verts pour une refonte du système de collecte du lait

tournesol

Pour les Verts de Rhône-Alpes, la crise de la filière laitière a deux causes principales : « La Commission européenne a déstabilisé le marché en montant la production à 105 % des besoins européens. Du coup, avec la crise économique et un ralentissement de la consommation interne à l'Europe mais aussi mondiale, on est en excédant. A cela s'ajoute l'augmentation de la production de certains pays européens comme le Danemark alors que la France maintenait ses quotas ; alors, ces pays, avec leurs prix en baisse, commencent à attaquer le marché français ». Pour Eric Arnou, président de la commission agriculture du Conseil régional, qui établit ce constat, « la crise laitière ne fait que préfigurer ce qui va se passer dans les années à venir si rien n'est fait. A terme, il ne restera plus en France qu'un seul bassin de production, la Bretagne ». Ce qui serait dramatique, notamment pour Rhône-Alpes où il y a encore « 10 000 producteurs et plus de 50 000 emplois directs ou indirects dans la filière ».

Face à cette situation, le président du groupe Verts à la Région, Gérard Leras, complète le propos en attirant l'attention sur les risques du débat qui s'est ouvert : « Prenons garde à ne pas le réduire aux quotas. Oui, nous sommes pour leur maintien, mais dans le même temps il est nécessaire de travailler à à une évolution du système de production vers plus de garanties pour le consommateur, plus de qualité, etc ».

Le président du groupe, sur ce sujet en parfaite symbiose avec Eric Arnou -ce qui ravira plus d'un vert- avance quelques propositions pour aider la filière : « Mettons sur pied une vraie politique de prise en compte de la qualité qui ne retienne pas que l'aspect bactériologique ». L'élu iséerois pense qu'il faut aussi revoir complètement le système de collecte du lait, « dont 70 % sont actuellement assurés par 7 grands groupes ». Gérard Leras propose de rompre « avec ce qui se fait depuis 1945, le toujours plus de concentration ». Pour lui, la Région peut alors jouer un rôle important « en aidant les territoires qui le désirent à étudier la possibilité de se réapproprier les collectes ».

Enfin, Gérard Leras veut également mettre à contribution la Région pour « aider les producteurs à baisser leurs charges ».

Si les Verts s'impliquent tant dans ce dossier c'est que « les questions agricoles sont des questions majeures car elles produisent l'alimentation, l'environnement et un corps social rural ». Aussi entendent-ils peser dans la préparation actuelle du budget 2010 de la Région pour que des efforts financiers soient faits en faveur de l'agriculture « qui n'a pas profité des plans de soutien à l'économie régionale votés cette année » soulignent-ils.

Michel Rivet-Paturel

dimanche 30 août 2009

INFOS DE BABETH ROULET DES VERTS

tournesol

José Bové convoqué au tribunal de Béziers pour un arrachage d'un pied de mais 810 dans Hérault en 2007!

Consultez le site du nouvelobs:nouvelobs.com;article de Denis Robert sur Clearstream et les paradis fiscaux;

Consultez le site:www.ecolosphere.net;

et sur www.sera.asso.fr (santé et environnement en Rhône-Alpes)

mercredi 22 juillet 2009

ET SI LES CANTINES PASSAIENT AU BIO ?

Et si les cantines passaient au bio ?

Par Marie-Claire Ganesco | Reporter d'espoir

Campagne du WWF "Oui au bio dans ma cantine" (DR).

En hausse de 25 % en 2008, le marché français du bio investit, pas à pas, notre quotidien. Aujourd'hui, ses bienfaits font largement consensus dans la société. Jusqu'à être officiellement reconnus d'utilité publique par le gouvernement français. Et l'agence bio est claire :

« Les Français consomment bio chez eux mais également hors domicile. »

Parmi les actifs, ils sont en effet 38% à déclarer vouloir plus de produits issus de l'agriculture biologique dans leur restaurant d'entreprise. Du côté des parents d'élèves, ils seraient 78% à émettre le même souhait pour leurs chères têtes blondes à l'école.

L'idée

Doucement mais sûrement, par l'introduction d'un produit puis d'un autre, les restaurants collectifs se convertissent. Début 2009, un tiers d'entre eux proposent des aliments bio « au moins de temps en temps ». Selon les estimations, dans trois ans, ils devraient être sept sur dix.

Des chiffres encourageants qui auraient tout intérêt à augmenter tant ce type d'alimentation cumule les avantages. Riches et dénués de substances chimiques, les produits issus de l'agriculture biologique constituent également un moyen efficace de développer de petites filières paysannes exsangues.

Ne pouvant ignorer l'engouement des Français pour ce type de produits, le gouvernement s'est engagé, lors du Grenelle de l'environnement, à passer progressivement à 20% de produits biologiques d'ici à 2012 dans les commandes de la restauration collective publique d'Etat. « Un objectif vraiment ambitieux », d'après Eric Grunewald, chargé de mission Restauration collective et filière au sein de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB). « Mais totalement irréaliste. Avec seulement 0,5% de produits bio au sein de la restauration collective aujourd'hui, on est encore très loin des 20% visés pour 2012 ! »

Au-delà des pourcentages et de l'effet d'annonce, c'est tout un système qu'il faut revoir. Potages en poudres, plats lyophilisés, omelettes congelées… Les restaurants collectifs n'ont plus rien des cuisines d'antan.

Comment la mettre en pratique

Ce combat contre la malbouffe, Philippe Renard en a fait une affaire personnelle. A la tête de la cantine d'un des plus grands groupes d'assurance belges, ce truculent personnage est parvenu à élaborer un menu quotidien à base de 85% de produits bio. Une performance assez rare dans la restauration d'entreprise pour être signalée. Lui qui a réussi à tripler l'effectif des convives confie :

« Le véritable challenge n'était pas seulement de servir des repas de qualité, mais surtout de ne pas exploser le budget alloué : 3,51 euros par personne et pas un centime de plus ! »

Le bio, pas si cher

« Alors qu'il me fallait 25 kg de légumes conventionnels pour préparer 100 litres de potage, je n'utilise plus que 18 kg de légumes bio pour la même quantité de produit fini ! La différence tient dans la matière sèche, en plus grande quantité dans les produits naturels, alors que les fruits et légumes traités sont gonflés d'eau. »

A ce principe de base, Philippe Renard associe quelques pratiques de bon sens. Peu à peu, la proportion de viande est diminuée au profit des céréales et des légumes, moins coûteux, le pain bio est servi en moindre quantité mais s'avère plus nourrissant. Les filières courtes sont privilégiées. Ainsi, le surcoût des aliments à l'achat, de 20 à 25% en moyenne, se trouve largement amorti.

Outre cet aspect, la formation du personnel, l'aménagement du restaurant et notamment la réinstallation d'une légumerie (présente dans chaque cantine autrefois), nécessitent aussi un investissement. Or, si l'on reprend les chiffres de l'agence bio, les mêmes parents qui désirent plus de bio dans l'assiette de leurs chérubins (78%) ne sont plus que 6% à bien vouloir mettre la main au porte-monnaie. Encore un paradoxe français pour Stéphane Veyrat, directeur de l'association « Un plus bio » :

« Les gens veulent les meilleures choses sans devoir payer plus cher. »

Il est important de rappeler que les prix de l'agriculture biologique représentent fidèlement la charge de travail des agriculteurs, soumis aux contraintes techniques et économiques d'un strict cahier des charges. Et comme le prouve l'expérience de Philippe Renard, une bonne gestion des marchandises peut conduire à un bon équilibrage du budget.

Une telle démarche ne s'improvise pas, comme en témoigne Stéphane Veyrat :

« Nombreux sont les établissements qui introduisent une ou deux fois des denrées bio et arrêtent finalement par découragement. Aujourd'hui, 90 % des cantines servent moins de six repas bio par an. Or, ce qu'il faut, c'est une action sur le long-terme qui traduise un vrai changement de mentalité. Et surtout, il est nécessaire de renouer le dialogue entre producteurs, gestionnaires, cuisiniers, et même parents d'élèves. »

Comme ce fut le cas à Aigues-Mortes, où la crèche municipale « Gavroche » a pris le chemin du bio dès 2001. Un travail de longue haleine mais huit années plus tard, ce sont 40 petits convives qui profitent de menus 100% bio. Huit ans. C'est à peu près le nombre d'années qu'il a fallu à Philippe Renard pour parvenir à son résultat. Installer la filière

Second obstacle : l'approvisionnement. Entre une production saturée et une distribution défaillante, pas facile de s'approvisionner en produits bio.

Avec 2% de surfaces agricoles consacrés à l'agriculture bio, la France apparaît comme un des plus mauvais élèves européens. Résultat : l'offre se trouve éclatée sur tout le territoire et l'importation explose : 30% des produits bio consommés en France sont aujourd'hui importés.

« Livrer 30 kg de carottes pour une école qui fait 400 couverts à 80 km du lieu de production, ce n'est pas rentable, explique Eric Grunewald. Avec des volumes trop faibles et des commandes irrégulières, on se heurte vite à des problèmes de logistique. »

D'autant plus que la restauration collective est très contraignante : livraisons à horaires fixes, demandes extrêmement calibrées et exigeantes. Philippe Renard se souvient :

« Au départ, je ne trouvais que des paquets de pâtes ou de céréales de 500 grammes. Difficile de cuisiner pour une centaine de personnes avec ça ! »

A force de mener campagne auprès des producteurs et des distributeurs, l'homme les a convaincus d'adapter leur offre aux professionnels de la restauration collective. Au final, c'est toute une filière bio qui s'est montée. Non sans mal.

Ce que je peux faire

Pour toutes ces raisons, Eric Grunewald conseille de bien réfléchir avant d'impulser une conversion dans un restaurant scolaire ou d'entreprise :

« Ce n'est pas un choix à prendre à la légère. En plus de volonté, il faut savoir porter le projet par la suite. »

Et pour cela, mieux vaut être plusieurs. Les parents d'élèves, salariés, fonctionnaires ou simples citoyens peuvent s'y lancer, à condition de se fédérer au sein d'associations.

Véritables conseillers professionnels, les Groupements d'agriculteurs biologiques présents dans 78 départements en France, sont en mesure d'accompagner les restaurants scolaires, publics ou privés, depuis leur désir de conversion à la formation des cuisiniers, en passant par la recherche de producteurs.

Enfin, ce mois de juin, le WWF-France lance « Oui au bio dans ma cantine », campagne nationale de promotion des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective scolaire. En plus d'une pétition, le site Ouiaubiodansmacantine.fr propose en téléchargement libre une « Lettre à monsieur le maire », ou à « madame la maire ». Objectif : remettre ces doléances aux édiles de toute la France le 18 juin pour les convaincre de privilégier le bio dans les cantines de leurs communes et ainsi inciter les producteurs locaux à passer au vert.

samedi 13 juin 2009

PRODUITS BIO : GROSSE DEMANDE - OFFRE REGIONALE INSUFFISANTE

En Suisse, une étude en cours de la station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon révèle un recul massif des agriculteurs bio, notamment dans les régions de montagne. Ils sont de plus en plus nombreux à abandonner l'agriculture biologique pour revenir aux méthodes conventionnelles, voire à mettre la clé sous la porte. Et ce malgré la hausse de plus de 10 pour-cent enregistrée par la demande en produits biologiques en Suisse en 2008. La baisse des revenus et le changement fréquent des directives sont les principales raisons du renoncement de nombreux agriculteurs bio. Le commerce de détail se tourne de plus en plus vers les producteurs étrangers.
En France, l'offre de produits bio ne parvient pas non plus à satisfaire la demande, loin s'en faut. Motif : les erreurs politiques commises par le passé en ce qui concerne les subventions. Il aura fallu attendre le Grenelle de l'environnement pour que l'agriculture biologique devienne priorité nationale en France. Selon Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, la surface agricole bio doit tripler d'ici quatre ans.

www.cipra.org/alpmedia

mercredi 22 avril 2009

OUI, LA COHABITATION HOMME-LOUP EST POSSIBLE

En ce samedi 18 avril 2009, nous avons assisté à Thônes au défilé d’opposants à la présence du loup, qu’une “vision urbaine” de l’écologie imposerait au monde rural. La FRAPNA et FNE apportent quelques éléments au débat.

Nos organisations reconnaissent pleinement que le retour naturel du loup crée des contraintes importantes pour les éleveurs de montagne. Cependant, en regardant les décennies passées, force est de constater que la cause majeure de régression de l’agriculture extensive de montagne est la politique agricole. En effet, c’est elle qui a transformé les “paysans” en “exploitants agricoles”, fait disparaître une civilisation deux fois millénaire et amoindri la biodiversité qu’elle avait soigneusement cultivée.

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Ne serait-il pas temps de cesser de prôner “l’incompatibilité du loup et de l’élevage”, à l’inverse de ce qui existe dans d’autres pays, ou de propager la thèse “de la réintroduction” alors que tout démontre un retour naturel ? Les causes qui ont permis ce retour naturel ne vont pas changer, le loup est là pour longtemps et beaucoup de temps a déjà été perdu : alors oui, il faut résoudre les problèmes structurels de la filière ovine, et soutenir la pérennité d’un pastoralisme durable.

Les cris des chasseurs sont pour leur part injustifiables, eux qui chassent par loisir alors que l’animal tue pour vivre. Le loup est accusé par certains chasseurs de décimer les populations d’animaux sauvages, chamois, chevreuils et autres ongulés, et de mettre ainsi en péril l’avenir de la faune sauvage ; alors que l’expérience prouve le contraire : dans les départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur où le loup est présent depuis près de 15 ans (Alpes Maritimes, Hautes-Alpes), les plans de chasse des ongulés sauvages sont en constante progression. Il est par conséquent incroyable que des responsables du monde de la chasse, qui se présentent comme « gestionnaires » des espèces naturelles, puissent évoquer la possibilité d’effondrement des populations proies du fait des prédateurs.

En Haute-Savoie même, les tableaux de chasse des chevreuils, chamois, cerfs, totalise 4420 animaux tués pour la saison précédente, et ceci sans compter des milliers de sangliers : est-il impensable dans ces conditions que les chasseurs (1% de la population du département) laissent une part au loup ?

Le loup n’est pas qu’une contrainte : en reprenant sa place au somment de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier :
- il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations,
- il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (nos troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato - conjonctivite),
- il élimine les chiens errants,
- il constitue un formidable vecteur d’image sur la qualité des milieux naturels, support d’un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne.

Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d’une cohabitation entre le loup et l’homme. Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales, c’est bien que la conception du rôle de l’homme dans la nature a changé. Ce dont le pastoralisme a besoin, c’est de mesures de soutien réellement courageuses, non de complaisance vis-à-vis de positions venues du 19e siècle !

>>Communiqué du FNE, France Nature Environnement, Mission Loup
>>http://www.loup.org/spip/Oui-la-cohabitation-Homme-Loup-est,971.html

dimanche 19 avril 2009

FORUM SUR BIODIVERSITÉ, AGRICULTURE, OGM ET RISQUES SANITAIRES À FEIGÈRES, 25/04/2009

Dans le cadre du programme de sensibilisation à l'agenda 21 lancé par la commune de Feigères, après le réchauffement climatique en janvier, l'habitat durable en février, la solidarité internationale au mois de mars, le samedi 25 avril sera consacré, de 10h00 à 19h00, aux thèmes de la *biodiversité, de l'agriculture, des OGM et des risques sanitaires*. Les débats se dérouleront dans une atmosphère festive avec marché et animations diverses.

PROJECTION DE "NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT", CLUSES, 04/05/2009

Cawa organise un "café-débat" en partenariat avec la mairie de Cluses (service Développement durable) et Cinétoile le :

Mardi 04/05/09 - Maison des Allobroges à Cluses autour du film "Nos enfants nous accuseront". Film à 18h30. Débat à 20h40.

Le film débute à 18h30. Ensuite - à 20h17 - les personnes qui souhaitent rester pour le débat seront "délocalisées" dans la salle des Allobroges (là où il y a les expos) et là, vous aurez un verre d'offert et de quoi vous calez un peu l'estomac. Des intervenants seront présents : Bernard Dufournet de l'association "Terre en héritage" - Bernard Dunand producteur pour une Amap - Cécile Drouillet chargée Développement Durable pour la mairie de Cluses (Agenda 21) et nous espérons la présence de Mr Baud producteur bio de Châtillon. Il y aura également la présence au film et dans la salle d'un médecin très au fait des dangers "alimentaires". Voir affiche ci-joint.

Nous espérons que ceci sera pour tous un agréable moment convivial d'échanges citoyens. N'hésitez-pas à diffuser l'info si vous pensez que ça en vaut la peine.

>>Martine Léger pour Cawa

mercredi 4 mars 2009

NON AU CRUISER - REDUISONS DE 50% L'USAGE DES PESTICIDES

Signez la pétition pour l’interdiction du Cruiser et l’application immédiate du plan Ecophyto 2018


Utilisé en France depuis janvier 2008 en enrobage de semences de maïs, le Cruiser (produit proche du Gaucho et du Régent), est un insecticide classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques.

On compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !

Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :

  • d’interdire immédiatement le Cruiser
  • de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides

Cette pétition sera envoyée au Ministre de l’agriculture, au moment de l’Assemblée générale de France Nature Environnement du 14 mars 2009. FNE étudiera les possibilités d'action en justice si l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser devait malheureusement être délivrée.

>>Action de FNE
>>http://www.fne.asso.fr/

jeudi 1 janvier 2009

LA VISION VERTE DE LA CRISE

Extrait d'une intervention de Gérard Leras, président du groupe des Verts au conseil régional Rhône-Alpes:

1 - Bien avant d’être bancaire, la crise était agricole et alimentaire

Le mode de développement productiviste et libéral arrache aux petits producteurs brésiliens des terres vivrières, vitales, pour les dédier au soja OGM destiné aux éleveurs européens, condamnés à mort à leur tour par un effet de ciseau décisif entre l’augmentation du prix de l’aliment du bétail et la baisse des cours du lait ou de la viande. Quand la Région s’apprête à soutenir l’autonomie alimentaire des élevages et la production de protéines végétales ici, ou quand elle coopère avec le Parana pour promouvoir des formes alternatives d’agriculture là-bas, elle agit dans le bon sens. Reste la question des moyens qu’elle y mettra.

C’est le bon sens aussi quand la région Rhône-Alpes s’engage au Sénégal pour renforcer le pastoralisme et organiser sa nécessaire coexistence avec l’élevage sédentaire. Dans ce cas, la crise est non seulement agricole et alimentaire, elle est aussi climatique, car le désert gagne, et les ressources en herbe et en eau ne peuvent être traitées aujourd’hui comme hier. Les enjeux sont la paix sur place et la survie.

Quand l’Etat diminue les moyens du développement, la Région doit impérativement tenir jusqu’à la fin de la mandature l’objectif de 0,7 % du budget.

C’est le bon sens enfin quand la Région soutient les circuits courts entre producteurs et consommateurs, sous toutes leurs formes.

2 – La crise est énergétique et industrielle :

Selon les positionnements politiques, certains ont nié le fait que le pétrole ne pouvait pas rester bon marché ; d’autres se sont servis de la perspective de pénurie et du réchauffement climatique pour fourguer le nucléaire. La crise des carburants sert parfois à vendre le concept abstrait et largement stérile de voitures propres ; ou bien à fuir en avant dans la mono-recherche de plus grandes vitesses en TGV, au détriment de la recherche-développement pour les autres moyens de transport collectif.

Le salut de l’humanité et de la planète, mais aussi, plus humblement, le salut chez nous, passe par la reconversion et la sobriété.

L’année 2008 restera en Rhône-Alpes comme l’année d’illustration des risques d’exploitation des centrales nucléaires. La pénurie de pétrole sert d’alibi pour le nucléaire alors que la pénurie d’uranium s’annonce de la même manière, seulement un peu plus tard. Et rien n’a avancé quant à la maîtrise des déchets. Notre Région doit donc mettre un point d’honneur à susciter le débat et l’action publique pour reconvertir le mode dominant de production d’électricité chez nous qui sommes particulièrement exposés. L’éolien, le photovoltaïque, la méthanisation, la géothermie en ont besoin.

Nous devons complètement changer d’échelle dans notre action en faveur de la recherche-développement, de la production industrielle, de la sous-traitance quant au secteur des matériels de transport en commun, routiers et surtout urbains, ou ferroviaires. A ne pas avoir été capables d’organiser à temps la reconversion des industries d’armement, à avoir voulu seulement défendre, tels quels, industrie et emploi, on a préparé le vide industriel, le chômage et les cités-dortoirs que l’on connaît aujourd’hui dans la Loire. Va-t-on continuer à défendre, coûte que coûte, la production de pièces pour voitures ou les camions, et à nouveau ne rien ménager pour l’avenir ?

La région, comme d’autres collectivités, va-t-elle continuer la fuite en avant dans les investissements dits de haute technologie, générateurs de produits peut-être vendables en période d’euphorie mais en définitive socialement peu utiles et donc vulnérables dans les nouvelles conditions de la demande ; produits en tout cas condamnés à la délocalisation dès que le recours aux mains-d’œuvre sous payées de Taiwan ou d’ailleurs sera devenu – et c’est pour très bientôt – le seul moyen de conserver un minimum de marges bénéficiaires. Là où on a créé une mono-industrie, un immense champignon « high-tech », le Grésivaudan, que fera-t-on des friches industrielles ?

3 – la crise est sociale :

L’écologie est une éthique globale de responsabilité et non, comme certains s’obstinent à nous y enfermer, une simple discipline environnementaliste. C’est à la fois une vision du monde pour l’humanité et la capacité à traiter concrètement les situations réelles, de telle façon que le dit traitement à court terme ne génère pas les crises de demain. C’est ce type de traitement que la Région applique quand elle lie le développement des TER à la maîtrise de l’urbanisme à travers l’élaboration des Schémas de Cohérence Territoriale par exemple. Car l’objectif, en améliorant les transports en commun et en facilitant le report modal, n’est pas de générer plus de déplacements. 

Chômage galopant, précarité généralisée dans les emplois industriels, tertiaires et dans l’agriculture : ces réalités sont aujourd’hui tristement établies, elles ne font que s’accroître de plus en plus vite. Je l’ai dit : certaines réponses fondamentales sont dans la reconversion et dans la relocalisation de l’économie et la Région doit s’y employer vite et bien.

Mais d’autres réponses sont dans une organisation sociale nouvelle : ce n’est pas en encourageant le « Travailler plus pour gagner plus » du Président Directeur Gesticulateur que l’on peut trouver un meilleur partage du travail.

D’autres réponses à la crise se situent aussi dans l’obligation de traiter les situations de détresse : le stade de la précarité dans l’emploi, dans le logement, est malheureusement souvent dépassé. Nous sommes dans le stade de l’exclusion. Les S.D.F. sont partout. Il suffit de circuler en ville en fin de marchés, quand les vendeurs se retirent, pour savoir que la crise alimentaire frappe ailleurs que dans les pays du Sud.

C’est un nouveau champ d’action qui s’impose à tous, Régions comprises. L’Etat pourrait être chef de file mais comme l’a très bien montré Etienne TETE tout à l’heure, il ne fait que privilégier les privilégiés et creuser la misère pour les miséreux.

Il nous faut mener le combat politique contre cet Etat là, contre ce gouvernement là, contre cette droite là.

Mais nous devons aussi agir directement, dans un nouveau champ d’obligations qui s’imposent à nous.

dimanche 13 juillet 2008

CONTRE-SOMMET PAC A ANNECY

dimanche 6 juillet 2008

RASSEMBLEMENT POUR UNE AGRICULTURE DURABLE

Les 20 et 21 Septembre 2008, tous à Annecy

(Extraits du tract disponible en fichier attaché)

Réclamons dès maintenant une autre PAC, légitime, solidaire et vraiment durable, qui sera un levier considérable pour réguler les marchés et arrêter la précarisation et la disparition des paysans !

La politique agricole que nous voulons est la seule capable de relever les défis alimentaires, sociaux et environnementaux auxquels l’humanité est confrontée. En nous rapprochant des producteurs et par nos choix de consommation, nous pouvons la soutenir.

Plus d'informations sur le site (en cours de construction) >>

ALTERTOUR DE LA BIODIVERSITE CULTIVEE POUR UNE PLANETE NON-DOPEE

Tour cycliste familial en relais solidaire pour une Nature sans dopage

Plus d'informations sur le site de l'AlterTour >>

(Extraits)

En opposition avec l'esprit de compétition qui conduit au dopage dans le sport, et à la logique de l'agriculture productiviste qui débouche sur les Plantes Génétiquement Modifiées, nous allons voyager ensemble en nous relayant tous les 15 kilomètres dans un esprit de solidarité.


L'AlterTour, c'est un autre Tour de France, qui dénonce le dopage sous toutes ses formes : dans le sport parce qu'il y porte atteinte aux sportifs pour le bénéfice de sponsors, et dans l'agriculture, parce qu'il y porte atteinte aux paysans et à la biodiversité pour le bénéfice des firmes productrices d'OGM et d'agrotoxiques.

C'est un tour "à la carte", pour tout ceux qui souhaitent partager une belle tranche de vie collective, découvrir des terroirs préservés, faire du "sport-santé" et dire ensemble : "Nous voulons un monde sans dopages".

jeudi 3 juillet 2008

LES PRIORITES DE LA PRESIDENCE FRANÇAISE : DECLARATION DES VERTS

Le prix du pétrole flambe, la bourse au plus bas, le pouvoir d’achat en berne, Nicolas Sarkozy président pour six mois de l’Union européenne regarde ailleurs.

Il fait comme si les Polonais après les Irlandais n’avaient pas dit non au Traité modificatif européen, comme si l’Union européenne ne se détricotait pas tous les jours. Il n’a rien à proposer pour sortir de l’ornière.

Face à lui ce n’est pas la déclaration insipide de la vieille gauche qui va répondre aux enjeux de la période et redonner espoir aux citoyens européens.

Les Verts proposent :

  • Face à la crise alimentaire, les Verts proposent une remise à plat de la politique agricole commune et le développement d’une agriculture de qualité soucieuse de l’environnement, de la santé et des équilibres territoriaux sur l’ensemble de la planète.
  • Face aux dérèglements climatiques et à la crise énergétique, les Verts proposent une politique volontariste d’économie d’énergie, de développement des énergies renouvelables, accompagné par un programme de sortie du nucléaire, ainsi qu’une autre politique des transports qui donne la priorité aux alternatives à la route et à l’aérien.
  • Face à la crise sociale, les Verts défendent une politique d’harmonisation par le haut des droits sociaux, notamment le salaire minimum, le renforcement des services publics à l’échelle européenne, et l’accès à la santé.
  • Face à la crise institutionnelle, les Verts refusent une construction uniquement par le haut. Ils préconisent l’élection d’une Constituante et la ratification par référendum de l’ensemble des citoyens des 27 pays de l’UE en même temps.
  • Face à la crise financière, les Verts demandent la taxe Tobin sur la circulation des capitaux, l’interdiction des paradis fiscaux et la modification des priorités de la Banque centrale européenne au bénéfice de la conversion écologique de l’économie.

Les Verts refusent la logique d’une Europe forteresse et condamnent la directive de la honte qui criminalisent les migrants. Ils préconisent au contraire une politique d’accueil et d’intégration et le co-développement avec les pays d’origine. A cet égard la construction d’un espace euro-méditerranéen ne saurait se limiter à la création d’une simple zone de libre échange et à la vente de centrales nucléaires.

Une autre Europe est possible : l’Europe écologiste et sociale des citoyens.

Communiqué de presse des Verts du 1er juillet 2008

jeudi 19 juin 2008

PRESIDENCE FRANCAISE DE L'UNION EUROPEENNE

Les députés Verts au Parlement Européen font des propositions pour la présidence française de l'UE, avec peu de chances qu'elles soient reprises par le président de la république.



Changement climatique, immigration, croissance et emploi, agriculture : 4 thèmes phares, au cœur des priorités annoncées par le gouvernement français de la prochaine présidence de l’Union.État des lieux, bilan des enjeux et propositions pour faire avancer le débat (cliquez sur le drapeau).