Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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vendredi 15 janvier 2010

PROPOSITION DE LOI POUR LA CIRCULATION DES 4X4 PARTOUT EN MONTAGNE




Proposition de loi catastrophique pour les montagnes, les espaces naturels...
A diffuser autour de vous et surtout,
A toutes et à tous,
 A toutes les Associations de protection de la nature Le député UMP de Lozère, Mr.Saint-Léger, va essayer de faire passer en douce un
projet de loi qui permettrait à TOUS LES VÉHICULES TOUT TERRAIN de circuler librement en zone de montagne. L´alerte est très sérieuse (voir le mail transféré en fin de message).
Si cette proposition passe, l´impact sera terrible sur les milieux naturels et la faune de montagne (fréquentation et chasse).
 Bonjour, Cette info est extraite d´une veille de la Fédération des Parcs naturels régionaux me semble assez importante à diffuser de façon plus explicite. Je crains qu´elle ne passe un peu inaperçue.
Pour en avoir parlé à quelques collègues (Parcs et ONF en particulier), il semble que mes craintes puissent se confirmer. La proposition de loi pourrait
donc être acceptée presque par inadvertance par des députés mal informés des conséquences. Il me semble qu´il faut mobiliser là-dessus pour éviter le passage
d´un texte qui serait véritablement catastrophique, ouvrant à terme toutes les voies, y compris les sentiers, à la circulation motorisée, ce qui est
certainement le but visé. Si vous en doutez, notez que le député Saint-Léger appartient aux groupes de travail « Chasse et territoires » et « Deux-roues
motorisés et non motorisés ».
Cette proposition de loi concernant la circulation des véhicules à moteur en montagne, qui modifierait la loi en cours:
 « En territoire de montagne tel qu´il est défini par la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, toute voie
praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptés à ses caractéristiques est considérée comme carrossable et ouverte à la
circulation. »
Pour en savoir plus:    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1919.asp


L’info ci-dessus extraite d’une veille de la Fédération des Parcs naturels régionaux me semble assez importante à diffuser de façon plus explicite. Je crains qu’elle ne passe un peu inaperçue. Pour en avoir parlé à quelques collègues (Parcs et ONF en particulier), il semble que mes craintes puissent se confirmer. La proposition de loi pourrait donc être acceptée presque par inadvertance par des députés mal informés des conséquences. Il me semble qu’il faut mobiliser là-dessus pour éviter le passage d’un texte qui serait véritablement catastrophique, ouvrant à terme toutes les voies, y compris les sentiers, à la circulation motorisée, ce qui est certainement le but visé. Si vous en doutez, notez que le député Saint-Léger appartient aux groupes de travail « Chasse et territoires » et «  Deux-roues motorisés et non motorisés ».
Pierre Frapa
Réserve de Biosphère - Conseil Scientifique  Parc naturel
régional du Luberon www.parcduluberon.fr <http://www.parcduluberon.fr/> et www.pnrpaca.org <http://www.pnrpaca.org/>


mercredi 22 avril 2009

OUI, LA COHABITATION HOMME-LOUP EST POSSIBLE

En ce samedi 18 avril 2009, nous avons assisté à Thônes au défilé d’opposants à la présence du loup, qu’une “vision urbaine” de l’écologie imposerait au monde rural. La FRAPNA et FNE apportent quelques éléments au débat.

Nos organisations reconnaissent pleinement que le retour naturel du loup crée des contraintes importantes pour les éleveurs de montagne. Cependant, en regardant les décennies passées, force est de constater que la cause majeure de régression de l’agriculture extensive de montagne est la politique agricole. En effet, c’est elle qui a transformé les “paysans” en “exploitants agricoles”, fait disparaître une civilisation deux fois millénaire et amoindri la biodiversité qu’elle avait soigneusement cultivée.

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Ne serait-il pas temps de cesser de prôner “l’incompatibilité du loup et de l’élevage”, à l’inverse de ce qui existe dans d’autres pays, ou de propager la thèse “de la réintroduction” alors que tout démontre un retour naturel ? Les causes qui ont permis ce retour naturel ne vont pas changer, le loup est là pour longtemps et beaucoup de temps a déjà été perdu : alors oui, il faut résoudre les problèmes structurels de la filière ovine, et soutenir la pérennité d’un pastoralisme durable.

Les cris des chasseurs sont pour leur part injustifiables, eux qui chassent par loisir alors que l’animal tue pour vivre. Le loup est accusé par certains chasseurs de décimer les populations d’animaux sauvages, chamois, chevreuils et autres ongulés, et de mettre ainsi en péril l’avenir de la faune sauvage ; alors que l’expérience prouve le contraire : dans les départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur où le loup est présent depuis près de 15 ans (Alpes Maritimes, Hautes-Alpes), les plans de chasse des ongulés sauvages sont en constante progression. Il est par conséquent incroyable que des responsables du monde de la chasse, qui se présentent comme « gestionnaires » des espèces naturelles, puissent évoquer la possibilité d’effondrement des populations proies du fait des prédateurs.

En Haute-Savoie même, les tableaux de chasse des chevreuils, chamois, cerfs, totalise 4420 animaux tués pour la saison précédente, et ceci sans compter des milliers de sangliers : est-il impensable dans ces conditions que les chasseurs (1% de la population du département) laissent une part au loup ?

Le loup n’est pas qu’une contrainte : en reprenant sa place au somment de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier :
- il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations,
- il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (nos troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato - conjonctivite),
- il élimine les chiens errants,
- il constitue un formidable vecteur d’image sur la qualité des milieux naturels, support d’un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne.

Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d’une cohabitation entre le loup et l’homme. Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales, c’est bien que la conception du rôle de l’homme dans la nature a changé. Ce dont le pastoralisme a besoin, c’est de mesures de soutien réellement courageuses, non de complaisance vis-à-vis de positions venues du 19e siècle !

>>Communiqué du FNE, France Nature Environnement, Mission Loup
>>http://www.loup.org/spip/Oui-la-cohabitation-Homme-Loup-est,971.html

lundi 16 février 2009

BRACONNAGE D'UN LOUP EN HAUTE-SAVOIE

Dimanche 15 février, un chasseur a été présenté au parquet de Bonneville : il est soupçonné d’avoir abattu un loup jeudi dernier sur la commune du Petit-Bornand-les-Glières (Haute-Savoie). Il aurait également emporté la dépouille dans sa voiture et l’aurait ensuite dépecé pour cacher son forfait. Selon les premiers éléments, le chasseur aurait abattu le loup après qu’il se soit attaqué à un chamois.

France Nature Environnement rappelle une fois encore que le loup est une espèce protégée par la loi et condamne fermement ces actes de braconnage qui se développent et qui se fondent une idéologie du 19e siècle qui voudrait que le loup prélève des animaux sauvages qui « appartiendraient » aux chasseurs.

« Le loup est accusé par certains chasseurs de décimer les populations d’animaux sauvages, chamois, chevreuils et autres ongulés, et de mettre ainsi en péril l’avenir de la faune sauvage » indique Jean-David Abel, en charge du dossier loup au sein de France Nature Environnement, « mais en réalité si le nombre de proies sauvages tuées par le loup augmente, cela signifie que les populations de proies sauvages sont sur une courbe ascendante ».

Autre preuve qui démontre la bonne santé des populations sauvages, c’est que les plans de chasse des ongulés sauvages sont en constante progression dans les départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur où le loup est présent depuis près de 15 ans (Alpes Maritimes, Hautes-Alpes). Il est par conséquent incroyable que des responsables du monde de la chasse, qui se présente comme un des principaux « gestionnaire » des espèces naturelles, puissent évoquer la possibilité d'effondrement des populations-proies du fait des prédateurs, position qui est un non-sens scientifique.

France Nature Environnement espère que les instances cynégétiques sauront éduquer leurs adhérents pour en faire des chasseurs du vingt-et-unième siècle, respectueux de la loi, des espèces et de leurs équilibres, ainsi que des autres usagers.

France Nature Environnement engagera toutes les poursuites utiles si les faits reprochés au chasseur braconnier se confirment.

>>Communiqué de FNE

>>http://www.fne.asso.fr/