Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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vendredi 12 février 2010

REUNION PUBLIQUE EUROPE ECOLOGIE


                                                                                  


  POUR UNE REGION ECOLO!

 

   VENEZ VOUS INFORMER ET DEBATTRE                                                                                                  

 

      REUNION    PUBLIQUE

 

        EUROPE   ECOLOGIE

 

  A  SALLANCHES  SALLE LEON CURRAL

                             

 

        LUNDI 15 FEVRIER  20H 30

 

 

mardi 2 février 2010

BILLET GAGNANT POUR L'AVENIR


vendredi 15 janvier 2010

PROPOSITION DE LOI POUR LA CIRCULATION DES 4X4 PARTOUT EN MONTAGNE




Proposition de loi catastrophique pour les montagnes, les espaces naturels...
A diffuser autour de vous et surtout,
A toutes et à tous,
 A toutes les Associations de protection de la nature Le député UMP de Lozère, Mr.Saint-Léger, va essayer de faire passer en douce un
projet de loi qui permettrait à TOUS LES VÉHICULES TOUT TERRAIN de circuler librement en zone de montagne. L´alerte est très sérieuse (voir le mail transféré en fin de message).
Si cette proposition passe, l´impact sera terrible sur les milieux naturels et la faune de montagne (fréquentation et chasse).
 Bonjour, Cette info est extraite d´une veille de la Fédération des Parcs naturels régionaux me semble assez importante à diffuser de façon plus explicite. Je crains qu´elle ne passe un peu inaperçue.
Pour en avoir parlé à quelques collègues (Parcs et ONF en particulier), il semble que mes craintes puissent se confirmer. La proposition de loi pourrait
donc être acceptée presque par inadvertance par des députés mal informés des conséquences. Il me semble qu´il faut mobiliser là-dessus pour éviter le passage
d´un texte qui serait véritablement catastrophique, ouvrant à terme toutes les voies, y compris les sentiers, à la circulation motorisée, ce qui est
certainement le but visé. Si vous en doutez, notez que le député Saint-Léger appartient aux groupes de travail « Chasse et territoires » et « Deux-roues
motorisés et non motorisés ».
Cette proposition de loi concernant la circulation des véhicules à moteur en montagne, qui modifierait la loi en cours:
 « En territoire de montagne tel qu´il est défini par la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, toute voie
praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptés à ses caractéristiques est considérée comme carrossable et ouverte à la
circulation. »
Pour en savoir plus:    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1919.asp


L’info ci-dessus extraite d’une veille de la Fédération des Parcs naturels régionaux me semble assez importante à diffuser de façon plus explicite. Je crains qu’elle ne passe un peu inaperçue. Pour en avoir parlé à quelques collègues (Parcs et ONF en particulier), il semble que mes craintes puissent se confirmer. La proposition de loi pourrait donc être acceptée presque par inadvertance par des députés mal informés des conséquences. Il me semble qu’il faut mobiliser là-dessus pour éviter le passage d’un texte qui serait véritablement catastrophique, ouvrant à terme toutes les voies, y compris les sentiers, à la circulation motorisée, ce qui est certainement le but visé. Si vous en doutez, notez que le député Saint-Léger appartient aux groupes de travail « Chasse et territoires » et «  Deux-roues motorisés et non motorisés ».
Pierre Frapa
Réserve de Biosphère - Conseil Scientifique  Parc naturel
régional du Luberon www.parcduluberon.fr <http://www.parcduluberon.fr/> et www.pnrpaca.org <http://www.pnrpaca.org/>


dimanche 29 novembre 2009

UN TEMOIGNAGE D ELISABETH ROULET MILITANTE DES VERTS SAVOIE ( 73/74)

Ce texte est un texte de témoignage d'écologistes depuis 30 ans et chez les Verts Savoie(73/74) depuis 17 ans; Au moment où la majorité Ump se déclare la plus écolo depuis toujours je rappellerai quelques vérités;

tournesol

1)POUR LA SAVOIE ET RHÔNE-ALPES Je prends quelques thèmes de l'environnement; a) Les déchets: en Savoie le conseil général et les députés sont de droite depuis de nombreuses années ; Chambéry a une municipalité de gauche avec quelques élus verts; A Chambéry les efforts de tri,recyclage,compostage existent depuis environ 15 ans; Sur le reste de la Savoie peu d'actions;sur le bassin Albertvillois c'est le groupe des Verts autour de l'élu Vert (de 1995 à 2002) qui sans moyens a pu faire fermer le four d'incinération polluant de Gilly sur Isère fin 2001;les victimes sont allées en justice;mais après des années l'affaire est de fait étouffée et le parquet a couvert le maire Ump d'Albertville;

Au même moment du fonctionnement polluant du four,Michel Barnier à l'Europe s'opposait à une directive européenne demandant des normes plus strictes sur les rejets de dioxines des incinérateurs!

le département voisin l'Isére,avec une ma jorité PS et Verts est beaucoup plus audacieuse dans la gestion des déchets:plate_formes de compostage;redevance incitative etc; b)LES énergies renouvelables avec mon mari il y a 30 ans nous avons fait construire une petite maison avec du solaire thermique pour chauffer l'eau; nous avons trouvé sur Chambéry l'aide de jeunes ingénieurs thermiciens qui pour les plus actifs rejoindront les verts et participeront au développement de la belle association pour les énergies renouvelables l'Asder; depuis l'Asder est reconnue par tout le monde; c)les transports les élues s verts à la région (ils ont des conseillers depuis 20 ans) ont essayé de faire développer le rail; récemment ils ont obtenu la réouverture de la voie ferrée de la rive droite du Rhône en Ardèche les élus ump redemandent encore plus d'autoroutes!et veulent doubler le tunnel routier du Fréjus ce qui accélérera la venue des camions; espérons que le chantier du ferroutage Lyon-Turin continuera; Dans les années 1990 Michel Barnier alors ministre de l'environnement a fait construire l'autoroute de Maurienne,véritable couloir à camions,alors qu'il aurait fallu faire du ferroutage; Nous avons droit en Haute Tarentaise à des salons de 4x4 qui lacèrent la montagne; n'oublions pas que dans les Yvelines les élus Ump veulent construire un circuit de formule 1 sur des terres prévues pour des agriculteurs bio!

2)AU NIVEAU NATIONAL -Ce sont encore plus d'autoroutes alors qu'il faut garder les crédits pour les transports collectifs; -Les drire(Directions Régionales de l'Environnement) qui surveillent les installations voient leur rôle très amoindri -La suppression annoncée du juge d'instruction sera la mort des enquêtes comme celle du four de Gilly ou de l'amiante etc; -L'extension abusive du secret-défense compliquera la tâche des associations de l'environnement dans des dossiers de pollution et de projets anti-ecolos et souvent coûteux; -Pour faire taire les militants on les touche par des procès et de fortes amendes;ex:les semences kokopelli;les fabricants de purin d'ortie -Les dysfonctionnements de la filière nucléaire sont cachés;Tricastin;décharge radioactive de solérieux à côté du Tricastin;là 100000 fûts avec de la radioactivité ont été recouverts de terre!

dimanche 8 novembre 2009

GREVES SNCF

Communiqué de Presse Vendredi 6 novembre 2009

Grèves SNCF

tournesol

S’il ne nous appartient pas de juger du bien fondé du recours à la grève de trois organisations syndicales (CGT, SUD et CFDT) dont la gène pour la usagers est évidente, nous souhaitons clarifier les points suivants , les élus Verts au conseil régional :

- appellent syndicats et direction à régler leur différent au plus vite dans la transparence nécessaire vis-à-vis des usagers. Ils demandent en particulier que les enjeux et revendications de cette grève soit clairement explicités ;

- souhaitent le maintien d’une présence humaine dans les trains TER quelque soit le type de trajet (y compris périurbains) ;

- souhaitent une certaine polyvalence des agents de contrôle pour assurer notamment l’information globale à l’usager ;

- constatent que la circulation de l’information entre les différents niveaux de la SNCF et sa délivrance aux usagers est toujours insatisfaite ;

- dénoncent la gestion différenciée des activités grandes lignes et TER privilégiant le TGV tant dans l’affectation du personnel que dans la gestion des horaires (lors de l’affectation des sillons ou en situation perturbée) et conduisant systématiquement à accentuer les difficultés du TER utilisé au quotidien ;

- s’interrogent sur l’éventuelle volonté de la direction de laisser pourrir une situation dans l’objectif d’accélérer la restructuration de la direction de Chambéry mais aussi de préparer la privatisation ;

- rappellent que la SNCF est une entreprise publique dont la direction est nommée par l’état alors que les régions en sont le premier financeur au travers de conventions quze chacune établit avec l’opérateur. Benoit Leclair, Conseiller régional,

Président du Comité de ligne Chambéry St André le Gaz Bourg St Maurice

Alain Coulombel, Conseiller régional,

Président du comité de ligne Evian Bellegarde

Gérard Leras, Président du groupe des élus Verts à la Région Rhône Alpes,

Président de la commission transports à la Région Rhône Alpes

mercredi 4 novembre 2009

LA VOIX DES ALLOBROGES DU 3/11/ 2009 : Pour une nouvelle politique touristique

03.11.2009 Pour une nouvelle politique touristique

Bien que conforté par le projet des JO, la fuite en avant du développement en montagne ne pourra pas durer. Plaidoyer pour une autre politique touristique. gros canon 1.JPG

Aujourd'hui, la stratégie touristique en montagne ne repose que sur l'artillerie lourde.

L’hiver dernier, la région Rhône-Alpes a soutenu la candidature pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2018 présentée par la ville d’Annecy et le département de la Haute-Savoie. Ce projet symbolise l’avenir du tourisme tel que l’envisage la majorité des élus savoyards et rhônalpins. Principal pilier de l’économie savoyarde, le tourisme représente aujourd’hui 50% du PIB du département de la Savoie et 30% de celui de la Haute-Savoie, essentiellement grâce au tourisme d’hiver. Les JO sont censés conforter cette économie reposant principalement sur une clientèle attirée par la neige. logo_anti-annecy2018_pollution.jpg« Ces jeux posent le futur du tourisme et des sports de montagne », déclare ainsi le maire de Chamonix. « J’espère que la désignation d’Annecy va permettre de débloquer de gros projets en attente. Aujourd’hui, on a 2 500 lits dans les placards », confie de son côté le directeur de l’office du tourisme de Flaine. Pour son confrère des Houches, « quelle que soit la décision du CIO, nous sommes d’ores et déjà gagnants. Pendant deux années, nous allons pouvoir communiquer à l’international sur notre département. » Communiquer, pourquoi pas, mais sur quoi ? Sur la conviction que l’avenir de l’économie de notre pays de montagne est plus blanc que jamais et que les stations savoyardes ont vocation à accueillir toujours plus de visiteurs étrangers en misant demain comme hier avant tout sur le ski ? Aujourd’hui, c’est a priori l’orientation prévue. C’est d’ailleurs que qu’avaient certifié dans le département de la Savoie les assises de « Savoie 2020 ». En Haute-Savoie, le projet de candidature aux JO affiche la même ligne d'horizon en s’appuyant sur des stations situées à 1 000 mètre d’altitude telle que Chamonix, Morzine ou la Clusaz. A l’heure du réchauffement climatique, c’est un peu comme si Annecy 2018 était « hors planète »…

Pas de limites au business

A l’image de la société toute entière, et malgré tous les avertissements, le monde de la montagne continue son business « as usual »… Et, en bon partisan de la méthode coué, il entretient avec ces JO le mythe d’un monde sans limite, refusant de voir que notre modèle touristique n’est plus soutenable à moyen comme à long terme. Côté ressources, les indicateurs sont au rouge : l’eau commence à manquer alors que se multiplient les réserves collinaires – il suffit de voir les alertes de cet automne lancées par la Préfecture de la Savoie –, le « trop » béton surcharge les paysages, le tout voiture empoisonne l’atmosphère... En prônant sans cesse le développement, les responsables semblentarc 1950.JPG oublier que cela fait plus de dix ans que le marché du ski est dit mature, sans réelle perspective de développement. Dans tous les pays de Savoie, on cherche néanmoins à construire de nouveaux lits et les placards municipaux des stations regorgent de droits à bâtir, laissant à l’abandon les lits plus anciens. A-t-on pris conscience que, sur les 400 000 lits aujourd’hui présents en Tarentaise, 200 000 ne sont jamais remplis, y compris durant le grand rush de février ? Quelle sera la situation dans dix ans si l’on continue sur notre lancée ? En fait, la politique de l’aménagement de la montagne se résume généralement à de la promotion immobilière. On déroule ainsi un tapis rouge à la friche touristique, d’ores et déjà promise à la Maurienne, où les politiques de défiscalisation à l’origine d’un boom de l’immobilier sont dès aujourd’hui synonymes de faillites. Plutôt que de se remettre en question, on préfère agir comme si le gisement d’or blanc était éternel, et continuer comme avant dans l’espoir de multiplier les touristes en développant toujours plus la montagne.

S’obliger à raisonner à long terme

Il ne saurait bien sûr être question de renoncer au ski, incontournable pour l’économie savoyarde. Mais, face à l’urgence écologique, il faut juste de changer de paradigme, en s’obligeant à raisonner sur le long terme. telesiège et télécabine.JPGSeulement voilà, personne ne veut prendre en charge cette vision dans la durée ! Les maires ont une approche de leur territoire à 6 ans (durée de son mandat), les exploitants de remontées mécaniques sont locataires de domaines à rentabiliser sur 18 ans (durée moyenne d’une délégation de service public) et l’Etat a presque disparu. Alors que la décentralisation aurait pu transmettre à la région le pouvoir de conduire une politique volontariste respectueuse de la problématique environnementale, elle s’est noyée dans les discours et le manque d’ambition d’une multitude d’acteurs publics aux intérêts contradictoires. Pourtant, tout le monde devrait être en mesure de comprendre que, de par sa consommation énergétique colossale (construction des bâtiments, chauffage, infrastructures routières, voitures…), le tourisme d’hiver ne peut plus être en adéquation avec les impératifs écologiques de notre temps. L’alternative est aujourd’hui la suivante : prévoir l’avenir et anticiper ou se condamner à subir brutalement les conséquences de la pénurie énergétique et du changement climatique. Croire que l’on aura plus de clients venus des quatre coins de l’Europe dans nos stations dans dix ans est une illusion. On l’a vu l’hiver dernier avec la crise. Il convient donc de changer d’optique et de commencer dès maintenant à mettre en œuvre une politique qui pourrait reposer sur quatre axes principaux.

De la construction à la réhabilitation

Nos domaines skiables, les plus vastes du monde, sont bien assez grands. Notre parc immobilier dispose d’un nombre de lits très largement supérieur à celui des touristes susceptibles de les occuper. Il est donc grand temps de poser comme principe une limitation stricte à la construction de nouveaux lits pour tout miser sur la réhabilitation. Il s’agit d’apprendre à démolir pour reconstruire sur la station, afin de ne plus gagner sans cesse sur le paysage. Bien sûr, une multitude de lits étant inadaptés aux nouvelles demandes de la clientèle, le désir d’en construire de nouveaux conformes à cette demande est très présent. Mais le devoir des pouvoirs publics est aujourd’hui d’empêcher la poursuite du bétonnage de la montagne. Le problème est sur la table depuis plus de quinze ans, mais rien ou presque n’a été fait en matière de réhabilitation immobilière. C’est que la tache est difficile, en raison de la multiplicité des propriétaires. Le défi doit néanmoins être enfin relevé et des mécanismes nouveaux trouvés. Une mission conduite par les services de l’Etat, à la commande des ministères de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, est d’ailleurs en cours sur ce sujet. Cela passera notamment par une véritable vision territoriale, car, jusqu’ici, le pouvoir en matière d’occupation des sols est beaucoup trop dans les mains des seuls maires soumis aux pressions de propriétaires fonciers très agressifs… sans parler de la concurrence entre stations, basée sur le plus grand nombre de lits d’accueil. Des outils de maîtrise et de vision territoriale existent : schémas de cohérence territoriaux, plans locaux d’urbanisme, Directive d’Aménagement des Alpes du Nord. S’ils ne sont pas en place, c’est que les élus ne les voient aujourd’hui encore que comme des contraintes et des diktats, alors qu’il faudrait justement s’en servir pour organiser sur le long terme cette vision du territoire. D’autant que ces documents d’encadrement – et particulièrement la DTA – intègrent l’épuisement constaté de la planète.

Un autre rapport au transport2766-MOB_train_montagne_Suisse.jpg

Les premiers bilans carbone réalisés en stations le montrent clairement. Les remontées mécaniques interviennent pour moins de 2 % dans les émissions de gaz à effet de serre. C’est l’acheminement des touristes qui prend la part la plus importante, soit 74 % des émissions (avion et voiture essentiellement). Tout doit donc être fait pour inviter les touristes à utiliser des transports collectifs les moins polluants possibles. Et le train par priorité, mais cela ne suffira pas. Hormis en Maurienne, toutes les lignes de chemins de fer de nos vallées sont à voie unique. Il y a donc une réflexion profonde à engager pour que l’avenir soit au rail. Et il convient de développer des systèmes de cars qui, depuis les grandes villes, pourront acheminer les urbains jusqu’aux stations. Enfin, il faut tout faire pour faciliter l’information des touristes et usagers tout en développant l’inter modalité afin de mieux organiser le « dernier kilomètre », autrement dit la distance qui sépare la gare de la station. La Suisse est un exemple à suivre. Des initiatives sont aussi prises, par exemple, à Chamonix… avec un système de bus gratuits. La gratuité du transport est un élément incitatif indéniable, mais il a un coût.

Du tourisme 365 jours par an

Tous les responsables politiques ont aujourd’hui ce leitmotiv en bouche. Mais sur le terrain, rien ou pas grand-chose. Chaque année, en stations, l’essentiel des investissements continue de servir l’hiver. Le développement de l’été et des inter saisons est réduit à portion congrue. Même chose du côté des organisations de promotion, telle Savoie Mont Blanc, qui s’activent surtout pour la grande cavalerie touristique proposée par les stations les plus célèbres en hiver. Mais à quoi devrait servir l’argent public injecté dans le tourisme ? A faire la promotion debouquetin0003.jpg sites de prestige exploités par des sociétés côtés en bourse ou à défendre un tourisme plus modeste et plus authentique répondant d’avantage aux exigences environnementales ? Les organismes publics devraient aujourd’hui mettre en avant et soutenir un autre tourisme. Celui qui se pratique tout au long de l’année. Certes, la randonnée à pied, à vélo ou à cheval, met moins d’argent dans la machine économique qu’une semaine à Courchevel. Mais des gîtes tenus par des gens désireux de travailler au pays sont aujourd’hui des produits à défendre. Promouvoir cette forme de tourisme inciterait d’ailleurs les locaux à être de véritable acteurs de l’économie touristique alors qu’ils sont bien souvent cantonnés au statut d’employés de grands groupes financiers.

Tendre vers une diversification économique

Nos vallées ne doivent pas se résoudre à vivre uniquement du tourisme. Exemple particulièrement symptomatique de cette mono activité, la Tarentaise doit tendre vers un mode de vie qui ne soit plus exclusivement réglé par les allers et venues des touristes. Aime ou Bourg-Saint-Maurice ne peuvent plus avoir comme unique vocation d’être de simples sas d’accès aux stations. Il faut donc encourager les initiatives de ceux qui souhaitent exercer en pays de montagne une activité non touristique. Ceci est aujourd’hui parfaitement envisageable, ne serait-ce que grâce aux nouveaux modes de communication qui permettent désormais d’habiter en Tarentaise et de travailler avec le monde entier. L’accès facilité aux vallées, notamment par le train, ainsi qu’un cadre de vie exceptionnel peuvent aussi conduire des petites entreprises à s’installer. P1010039.jpgLa diversification économique passe également par le développement de l’agriculture de proximité nécessaire à une relocalisation de la production alimentaire. Encore faut-il ne pas avoir lâché les terrains à la promotion immobilière… Les politiques publiques doivent donc prendre conscience que redonner de la vie à nos vallées toute l’année est nécessaire. C’est en fait le seul moyen de permettre à la population locale d’être de moins en moins dépendante d’une activité touristique hivernale appelée à être de plus en plus fragile, car particulièrement soumise aux aléas climatiques, économiques et géopolitiques engendrés par la crise systémique globale à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés. Un hiver enneigé ne doit surtout pas le faire oublier.

D’autres JO pour une autre politique touristique ?

La candidature pour les JO de 2018 pourrait être une vitrine exceptionnelle en interne, comme en externe, pour une autre vision de l’avenir de nos territoires. Elle devrait prendre en compte le fait que le monde bouge. L’opinion publique aussi, elle qui porte de plus en plus d’attention à un usage respectueux de la planète, à un nouveau rapport au social et à l’économique. Le succès d’Europe Ecologie aux élections européennes en est un témoignage. Mais l’impression que l’on a à la lecture du dossier de candidature d’Annecy, c’est qu’il a été abordé d’une manière très conventionnelle, et tout juste « reverdi » en surface. Afin de symboliser une nouvelle approche de l’économie touristique montagnarde, ces JO devraient prendre le contre-pied complet du projet actuel, car celui-ci ne fait que conforter la politique des stations qui souhaitent continuer les constructions en les recouvrant d’un vernis estampillé développement durable. Ainsi, on parle de jeux écologiques en affirmant que 70 à 80 % des infrastructures olympiques seraient déjà existantes, alors que l’essentiel de celles prévues pour l’organisation des épreuves est à bâtir.

Un nouveau projet de JO pourrait être imaginé. Il serait porteur d’une véritable éthique, avec comme ligne de conduite : zéro nouvelle construction. Un projet volontairement économe – de l’argent public, des paysages, des ressources – et affiché comme tel. Un projet respectueux des sites et qui n’utiliserait que des infrastructures existantes, notamment celles situées à Chambéry, Albertville, Courchevel et Genève.lac d'annecy.jpg Un projet qui sortirait donc de son cadre haut-savoyard pour adopter une vraie logique de territoire. En se contentant d’organiser à Annecy les cérémonies d’ouverture et de clôture, on mettrait en avant un site fabuleux que nous avons le devoir de préserver en refusant de tomber dans la folie des grandeurs. On pourrait ainsi communiquer d’une façon réellement novatrice et écologique. Tout cela en associant pleinement les Savoyards dans une dynamique positive combinant la culture montagnarde et l’exigence environnementale, afin de faire de ce projet de JO le symbole d’une nouvelle politique touristique. Cette politique que nous appelons de nos vœux et qu’Europe Ecologie pourrait mettre en œuvre dans les mois et les années qui viennent.

Claude Comet et Brice Perrier

mardi 29 septembre 2009

LA VELORUTION / 10 Octobre 2009

Le Comité Anti Olympique organise, le Samedi 10 Octobre, La Vélorution, à laquelle, je l'espère, vous serez nombreux à participer.

Si, comme nous, vous ne croyez pas aux promesses fumeuses de Jeux soit-disant écolos, mais pour lesquels les vols internationaux ne sont pas pris en compte dans le calcul des émissions de gaz à effets de serre.

Si, comme nous, vous estimez que près de 20.000.000 d'€uros gaspillés dans une candidature qui n'a que peu de chances d'aboutir, ça commence à faire cher la page de publicité.

Si, comme nous, vous êtes inquiets des projets routiers adossés à cette candidature (Tunnel sous le Semnoz par exemple).

Si, comme nous, vous pensez que les JO ne sont pas la condition sine qua non à l'obtention des infrastructures ferroviaires nécessaires à la Haute-Savoie (doublement de la ligne SNCF Annecy-Chambéry par exemple).

Si, comme nous, vous pensez que la Haute-Savoie devrait s'interroger des conséquences d'un probable réchauffement climatique sur l'activité
touristique, et se préparer dés à présent à une transformation de son offre (cf "lettre ouverte" en pièce jointe).

Si, comme nous, vous pensez que les canons à neige, imposés par le comité international olympique (CIO), sont une hérésie à l'heure où l'eau est un enjeu majeur (pour info, la Haute-Savoie est en pénurie récurrente d'eau ces dernières années).

Si, comme nous, vous pensez que l'esprit de l'Olympisme s'est laissé corrompre pour ne devenir qu'une ode au marketing et à l'affairisme.

Si, comme nous, vous rêvez de faire taire certains élus qui ont oubliés l'intérêt général pour ne penser qu'à leurs petites lubies, leurs voitures de sport, leur soif de pouvoir et de grandeur, et pour les pires d'entre eux leur appétit électoral.

Si, comme nous, vous pensez que "Résister, c'est Créer".

Alors, rejoignez nous nombreux le 10 Octobre, et, ensemble, faisons la Vélorution!!!

Parce que ce n'est pas avec les recettes du Passé que l'on améliorera l'Avenir!!!

Pour plus d'infos :
http://sites.google.com/site/comiteantiolympiquedannecy/Home

Pour signer et faire signer la pétition en ligne :
http://www.petitionduweb.com/NON_au_projet_de_JO_pour_2018_a_Annecy_ou_Grenoble-3056.html

Khaled DEHGANE. Pdt des Amis de la Terre 74. 06/24/27/45/04.

mercredi 23 septembre 2009

DES VOITURES OMNI-PRESENTES EN HAUTE-SAVOIE

Des voitures omniprésentes" :

tournesol

... car de plus en plus , la Haute-Savoie appartient aux voitures" et encore concernant la Liane (A41)Annecy-Genève (mise en service dernièrement et largement déficitaire par rapport aux pronostics) : "Bientôt la révolution. L'ouverture fin 2008 de l'A41 nord .... va radicalement changer la donne des déplacements à l'échelle des 2 départements". Et le pompon : "une certitude : il (ce tronçon) renforcera la place de la voiture - et des camions - dans les Alpes. Des camions qui, depuis la réouverture du tunnel du Mt-Blanc, ont retrouvé le chemin de la Haute Savoie;

On estime qu'ils seront aussi nombreux en 2009
qu'avant la catastrophe".

Il y a donc bien - de la part de nos élus majoritaire - une réelle volonté de continuer à privilégier la bagnole puisqu'ils étaient parfaitement au courant des effets de la construction du nouveau tronçon. Encore un chiffre donné : le tableau nommé "évolution du trafic automobile en 74 "

Il passe de environ. 360000 en 1994 à 462 800 en 2005

+15,1% entre 2000 et 2005". C'est sûr, en 2000, on ne savait pas encore qu'il fallait trouver des alternatives aux déplacements routiers!!!!

mercredi 16 septembre 2009

VOITURE ELECTRIQUE : LE MYTHE DE LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES !

Communiqué de France Nature Environnement (FNE):

A la veille du salon Frankfort, la voiture électrique est partout et est présentée comme la solution miracle au dérèglement climatique. FNE remet les pendules à l’heure et publie son analyse.

Pas de solution miracle. Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Pour passer d’une civilisation automobile à une civilisation écomobile, la voiture électrique n’est pas la solution miracle. Pour l’heure, la voiture électrique est surtout une gigantesque campagne de communication dont le premier résultat n’est pas de baisser les émissions de gaz à effet de serre mais d’augmenter les financements publics des constructeurs automobiles ! »

Evitons les faux débats. Pour Michel Dubromel, responsable transports de FNE : « La question n’est pas d’être pour ou contre la voiture électrique ! La vraie question est de savoir où, quand et comment on pourrait utiliser intelligemment une voiture tout court, y compris électrique. Et pour nous la réponse est : pas n’importe où, pas n’importe quand et pas n’importe comment ! »

Communication : la voiture propre écrase tout. La voiture électrique est partout : vedette du salon de Frankfort, priorité du grand emprunt national, superbonus de 5000 euros et d’un grand plan annoncé le 23 septembre, achat de quads électriques à La Poste… Seul problème : la voiture électrique n’est nulle part !

Arnaud Gossement, porte parole de FNE, ajoute : « Sa commercialisation à grande échelle est annoncée depuis des décennies. Mais ce sont des fonds publics monstrueux qui seraient nécessaires à sa mise en circulation, notamment car il faut des infrastructures de recharge. Cessons de mettre sous perfusion une industrie automobile qui n’en a guère besoin. Le chantage à la protection de l’environnement et à l’emploi doit cesser.»

La voiture propre : un mythe ? FNE publie aujourd’hui un dossier qui démontre que la voiture propre est aussi un slogan publicitaire. Pour FNE, la priorité est de repenser l’usage de la voiture pour la remettre à sa place…et sa place ne doit plus être au cœur de notre modèle économique et social.

Céline Mesquida, chargée de mission Transport de FNE précise : « La voiture électrique est un objet de fantasme ! Malheureusement, elle pollue elle aussi. Non seulement la production d’électricité émet toujours du CO2 à un moment ou un autre mais la voiture soi disant propre suppose aussi des embouteillages, des routes et génère des déchets. L’urgence est donc de repenser l’usage de la voiture. »

Téléchargez le dossier de presse de FNE : 

en cliquant ci dessous

INVITATION DE MALIKA BENARAB-ATTOU DEPUTEE EUROPEEN D'EUROPE ECOLOGIE

tournesol

Je vous invite à partager ensemble un apéritif convivial :

  • RDV vendredi 25 septembre à partir de 18h00 à la maison communale de la

Martinière - Salle n°1 - à Ambilly en Haute Savoie.*

Nous en profiterons pour échanger, et je serai là pour répondre à vos interrogations sur l'organisation au quotidien de la vie au Parlement Européen, cette grosse machine aux rouages complexes ! Je pourrai aussi présenter les commissions et délégations sur lesquelles j'ai été nommée.

N'hésitez pas d'ores et déjà à visiter mon site internet : http://malika-benarab-attou.eu/

Dans l'attente de cette rencontre prochaine, Amitiés européennes et écologistes,

Malika BENARAB-ATTOU Députée au Parlement Européen

http://www.malika-benarab-attou.eu

dimanche 30 août 2009

L'ECO-BLANCHIMENT CONTINUE

communiqué de Presse des verts-samedi 29 août 2009

Publicité auto : l’éco-blanchiment continue

tournesol La dernière publicité de Volkswagen sur le thème « on ne peut pas vivre sans rejeter de CO2 », ne manque pas d’humour et il faut bien reconnaître qu’on ne peut s’empêcher de rire en voyant cette caricature d’écologistes qui retourne à la vie préhistorique dans un village malicieusement baptisé Atmos…

« Tâchons d’en rejeter un peu moins » nous dit la publicité qui utilise néanmoins l’argument écologiste pur nous vanter une voiture qui émettrait 119 g de co2 et ne consommerait que 4,5 l aux cent kms.

On est là devant une nouvelle stratégie de communication des constructeurs automobiles et des publicitaires qui les conseillent.

On connaissait l’éco-blanchiment sur le mode « plus c’est gros plus ça passe » avec par exemple le fameux 4X4 de Mitsubishi « conçu au pays du protocole de Kyoto ». Mais justement ça ne passe plus et les publicitaires le savent !

Avec la pub Volkswagen on est devant une communication plus subtile : « soyons écolo mais pas trop ! ». C’est la version écolo-réaliste de l’éco-blanchiment. « Faire plus ce serait revenir à l’âge de pierre. »

On peut objecter que les constructeurs peuvent faire beaucoup mieux que le modèle proposé ici. On a déjà des voitures émettant moins de 100 g de C02 et les ingénieurs sont capables de concevoir des autos à moins de 80 g.

Par ailleurs dans d’autres publicités, Volkswagen nous vante sans complexe des « 4X4 pour les accros de la ville » présentés dans le cadre ultra-vert de la forêt amazonienne ou des GTI surpuissantes qui ne s’embarrassent d’aucune prétention écologique.

En réalité, à quelques semaines du Sommet de Copenhague, les constructeurs automobiles dans leur communication comme dans leur stratégie de développement, restent toujours aussi hermétiques aux enjeux du climat. Copenhague sera l’occasion de rappeler que le secteur automobile doit se reconvertir de façon profonde car il est condamné sous sa forme actuelle.

Quand à la publicité, les associations avaient demandé lors du Grenelle qu’elle soit mieux encadrée et devienne écologiquement responsable. On voit que la charte signée par J Louis Borloo avec les professionnels qui leur laisse le soin de s’autoréguler, n’a pas permis à ce jour d’arriver au moindre résultat !

Jean Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, porte parole

mardi 18 août 2009

LE CONSEIL GENERAL DE HAUTE SAVOIE MONTRE L'EXEMPLE A NE PAS SUIVRE

Le Conseil Général de Haute-Savoie montre l’exemple à ne pas suivre...

tournesol Les comportements des usagers évoluent, pas seulement dans l’isoloir !

La fréquentation de la nouvelle autoroute "Liaison Annecy nord express", dite Liane, est très inférieure au trafic annoncé par ses promoteurs avant la construction. Pour combler le déficit, le Conseil général de Haute-Savoie participe au financement du péage de cet ouvrage théoriquement entièrement privé.

JPG - 81.2 ko Autoroute Annecy nord - Genève, dite Liane

Au moment où les Français ont exprimé, lors des élections européennes, une sensibilité croissante aux enjeux environnementaux, nous pouvons constater qu’il n’y a pas que dans l’isoloir que leur comportement évolue. La nouvelle autoroute "Liane" , mise en service en décembre 2008, a un trafic inférieur de moitié aux prévisions.

Le trafic sur Annecy nord - Genève est récemment passé de 16000 à 14000 véhicules par jour, au lieu de 23000 à 25000 annoncés pour "justifier" la construction de ce tronçon de l’A41 reliant Annecy nord à Genève.

Et pourtant, on ne peut pas dire que "Liane" n’est pas aidée par le contexte :

   * la route départementale parallèle est fermée pour travaux au point de la Caille pendant plusieurs mois
   * la liaison TER Annecy Genève est calamiteuse : durée moyenne = 2 h, pour un trajet de 43 km par la route, ou 57 km en train !

Malgré ce contexte, ce projet, théoriquement entièrement privé, concédé pour 55 ans, ne génère donc pas suffisamment de recettes. Qu’à cela ne tienne : le Conseil général de Haute-Savoie renfloue la caisse en participant au péage, sous forme d’abonnements à tarif réduit.

Un avant-goût de ce qui attend les contribuables isérois si le Conseil général de l’Isère s’entête à construire la Rocade Nord ? Après TEO à Lyon, après Liane en Haute-Savoie, la Rocade Nord de Grenoble sera-t-elle le gouffre financier suivant ?

samedi 13 juin 2009

REAFFIRMATION DE LA VOLONTE DE MODERNISER LE CORRIDOR FERROVIAIRE EUROPEEN

Les ministres des transports de six pays européens (Pays-Bas, Allemagne, Belgique, France, Italie et Suisse) ont signé à Gênes/I une déclaration d'intention relative au corridor du trafic marchandises entre Gênes et Rotterdam/NL. L'objectif est de créer un corridor ferroviaire transfrontalier compétitif entre la mer du Nord et la Méditerranée passant par la Suisse. En 2001 déjà, les ministres avaient signé une déclaration d'intention visant à améliorer la qualité du trafic marchandises ferroviaire; les moyens financiers nécessaires sont à présent mis à disposition par les Etats concernés et par l'UE.
Selon la déclaration d'intention, le système commun European Rail Traffic Management System (ERTMS) doit être déployé d'ici à 2015 dans le corridor Gênes - Rotterdam. Ce système interopérable de gestion ferroviaire englobe le dispositif d'arrêt automatique ETCS. Grâce à lui, des prescriptions communes concernant l'exploitation et le matériel roulant sont possibles, ce qui favorise le transfert du trafic poids lourds vers le rail.

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mardi 2 juin 2009

Faites du Vélo pour votre santé et pour l'économie . . . . .

tournesol

"Le vélo est à la mode. "Il maintient en bonne santé, augmente la qualité de vie" et assure, selon une étude toute récente du Ministère de la vie et de la Chambre économique autrichien, 18000 emplois. L'objectif du Ministère de la vie, dans le cadre de son initiative "climat: actif" concernant la protection du climat est d'augmenter la part du vélo dans le trafic de 10% d'ici 2015. Pour cela, le programme propose des promotions, des initiatives et des actions de coopération avec les Länder.

Les acteurs économiques du vélo en Autriche :

La nouvelle étude économique sur le vélo commandée par le Ministère de la vie montre que la création de richesse par effets directs ou indirects du vélo en Autriche s'élève à hauteur de 882,5 millions d'euros et permet de sauvegarder plus de 18000 emplois. Le vélo de tourisme représente environ 53% de la valeur ajoutée et 70% des emplois. Les vélos électriques représentent environ un pour cent de la valeur ajoutée en Autriche, ce qui n'est pas encore très fort bien que la demande à ce niveau augmente constamment. La tendance 2009 montre que les vélos électriques sont surtout recherchés dans les régions vallonnées. La société KTM a déjà réagi en conséquence et présenté le prototype de son nouveau vélo électrique.

samedi 23 mai 2009

BOURSE DU TRANSIT ALPIN : ETUDE DE FAISABILITE AU PLAN EUROPEEN

Les ministres des transports suisse, autrichien, italien, allemand, français et slovène ont commandé une analyse approfondie sur l'introduction de la bourse du transit alpin. Lors de la rencontre interministérielle de Vienne/A, un organe a été chargé d'examiner les conditions préalables à la mise en œuvre de trois systèmes de régulation du trafic routier : bourse du transit alpin, échange des droits d'émission et concept " Toll plus ".

La CIPRA International se félicite de l'initiative des ministres des transports : depuis des années, elle est en effet favorable à une introduction rapide et systématique de la bourse du transit alpin au plan européen afin de parvenir au transfert requis du transport de marchandises de la route vers le rail. La bourse du transit alpin repose sur le principe d'un nombre limité de trajets de poids lourds à travers les Alpes, les droits correspondants pouvant être échangés sur la bourse hébergée sur Internet. L'association écologiste Alpen-Initiative a lancé l'idée de la bourse du transit alpin comme instrument de réduction du transport routier de marchandises via les Alpes. La faisabilité technique et la compatibilité économique d'une telle bourse ont été confirmées il y a plusieurs années déjà par une étude réalisée par des expert-e-s indépendant-e-s pour la Suisse.

Afin de réguler le trafic à travers les Alpes, les ministres des transports privilégient une démarche en trois phases, indique le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). La première phase consiste à favoriser l'introduction de camions moins polluants. La deuxième phase prévoit l'harmonisation des redevances sur les poids lourds liées aux prestations (RDLP) perçues dans les autres pays alpins sur le niveau suisse. La mise en œuvre du concept " Toll plus " est ici envisagée. Le transfert du trafic grâce à des instruments de pilotage (tels que la bourse du transit alpin) constituera la troisième phase du projet.

Sources : Die Südostschweiz, 08/05/2009 ; Neue Zürcher Zeitung, 08/05/2009 ; http://www.cipra.org/fr/alpmedia/nouveautes/1691/?set_language=fr (de/fr/it/sl)

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ETUDE PRELIMINAIRE POUR LA REOUVERTURE DE LA LIGNE FERROVIAIRE DU SUD-LEMAN

Les 18 km abandonnés de la ligne ferroviaire du Sud-Léman, dite du " Tonkin ", entre Evian/F et St-Gingolph/CH, pourraient être réhabilités. La région française Rhône-Alpes, le Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Chablais/F SIAC et le canton suisse du Valais lancent en effet une étude préliminaire en ce sens. L'objectif est une utilisation touristique dès 2013 et une ouverture au trafic passager à l'horizon 2020. 

La ligne ferroviaire de la rive sud a été construite dans les années 1880. Elle a été fermée au trafic voyageur en 1938 et au trafic fret quelques années plus tard. Il y a 9 ans, son exploitation touristique a également pris fin. Selon ses partisans, la ligne ferroviaire est un élément central du désenclavement durable du Chablais.
Mais le projet se heurte à une résistance. Il est reproché à ses initiateurs de se plier au dictat des Suisses : la Suisse aurait en effet un gros intérêt à la réouverture de la ligne pour alléger le trafic sur la rive nord du lac.
Source : http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/valais/chemin-de-fer-le-tonkin-enfin-sur-les-bons-rails_9-139796 (fr), http://www.sauvonsletonkin.com (fr)

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mardi 7 avril 2009

BAISSE ANNONCEE DU PRIX DU PETROLE: UNE OPPORTUNITE POUR LA FISCALITE ENVIRONNEMENTALE !

Selon une étude publiée aujourd’hui par le Cabinet de Consultants ENERDATA , les normes européennes en matière d’efficacité énergétique des voitures neuves conduiront à une réduction globale des prix du pétrole. Transport et Environment (T&E ) et FNE insistent : les Gouvernements nationaux doivent donc répondre par une augmentation de la taxation sur le pétrole afin de contre balancer les effets négatifs sur la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre d’une baisse des prix du pétrole.

Les estimations économiques concernant l’efficacité énergétique prennent d’habitude en compte un prix du pétrole fixe pour mesurer les gains économiques. L’étude conduite par ENERDATA a pour la première fois étudié les effets sur le prix du pétrole d’une réglementation obligeant les constructeurs automobiles à respecter des normes d’émissions de C02 d’ici 2015.

L’étude conclut également que pour chaque réduction de 1% de la consommation globale de carburant, les prix peuvent baisser de 2%. De plus, les gains économiques d’une amélioration de l’efficacité énergétique en Europe sont largement sous estimés jusqu’à 17% selon cette étude, et ce en partie à cause de la non prise en compte de la baisse des prix du pétrole.

Michel Dubromel, vice-président de T&E déclare : « Cette étude montre bien que les bénéfices économiques d’une amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur des transports ont été sérieusement sous estimés dans le passé car personne n’avait jamais vraiment regardé aux conséquences sur le prix du pétrole ».

L'étude peut être téléchargée sur le site de la fédération européenne Transport et Environment : http://www.transportenvironment.org/publications
http://www.transportenvironment.org

« Mais notre environnement y sera perdant si les prix du pétrole baissent, c’est la raison pour laquelle l’Europe a besoin d’envoyer un message fort afin que les augmentations de taxe sur le carburant au niveau national aillent de pair avec les normes visant une réduction des émissions de CO2 dans le domaine des transports.

« Les normes technologiques au niveau européen concernant les véhicules neufs sont fondamentales, mais les Gouvernements ne doivent pas se voiler la face. Des taxes plus élevées sur les carburants devront jouer un rôle tout aussi important pour maîtriser les émissions de CO2 à la baisse. C’est l’un des éléments constitutifs d’une contribution climat-énergie telle que proposée depuis plusieurs années par France Nature Environnement».

« Il est évident que mettre en avant une augmentation nécessaire des taxes en période de crise peut sembler bizarre, mais le Gouvernement doit envisager un rattrapage de la fiscalité écologique par rapport aux autres pays de l’Union européenne. En 2005, selon le Conseil des Impôts, les recettes tirées de la fiscalité écologique représentaient 2% du PIB pour une moyenne de 2,6% dans l’Europe des 15 ! Il est nécessaire d’avancer rapidement !».

>>Communiqué de France Nature Environnement

mercredi 4 mars 2009

EUROVIGNETTE III - L'INTERNALISATION DES COUTS EXTERNES PROGRESSE LENTEMENT

Le Parlement européen et le Conseil des ministres de l'UE ont examiné en 1ère lecture la révision de la " directive Eurovignette ", base légale des droits de péage acquittés par les poids lourds. La proposition avait été présentée par la Commission européenne durant l'été 2008 ; le 11 février 2009, la Commission des transports du Parlement européen a rendu sa décision. Ainsi, contre les voix des conservateurs (32 votes pour, 14 votes contre), un petit pas a été effectué en direction de la prise en compte des coûts réels. Mais du point de vue des Alpes notamment, il reste encore de nombreuses améliorations à apporter d'ici à la séance plénière du 10 mars 2009. 

La Commission des transports du Parlement européen propose ainsi une avancée décisive : en plus des coûts d'infrastructures, les " externalités " (pollution atmosphérique et nuisances sonores) doivent également être pris en compte. Par ailleurs, les droits de péage concernent les véhicules à partir de 3,5 tonnes ; les dérogations sont supprimées. La majoration des droits perçus dans les régions de montagne, déjà autorisée aujourd'hui, reçoit en outre une nouvelle affectation en faveur de la promotion du transport durable. Il a également été décidé que le montant des droits pourrait, en fonction des périodes et du niveau de nuisance, varier de 500 pour-cent maximum. 

Mais la liste des décisions négatives est plus longue et plus importante : à titre d'exemple, les coûts du changement climatique et des accidents, des atteintes aux paysages et de la dépendance au pétrole ne sont pas intégrés. Par ailleurs, l'internalisation des coûts d'encombrements n'est possible que si les véhicules de tourisme paient aussi et si des études détaillées ont été fournies au préalable. Le plafond pour la facturation des externalités est en outre très bas, et sans commune mesure avec les coûts réels. Autre point noir : les recettes doivent avant tout profiter au transport routier. Enfin, les dispositions spéciales proposées pour les Alpes ont été rejetées, comme l'annulation des plafonds pour les péages de l'espace alpin.

Malgré le caractère minime de l'avancement du projet, l'heure n'est pas encore à la résignation. La délibération décisive, en séance plénière, aura bientôt lieu. Les députés sensibles au sort des Alpes feront à nouveau valoir leur point de vue. La CIPRA quant à elle a déjà formulé ses revendications à ce sujet dans un document disponible sous : http://www.cipra.org/de/alpmedia/positionen/97 (de/en).

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vendredi 30 janvier 2009

EUROVIGNETTE III: CIPRA DEMANDE UN ALLEGEMENT DU TRAFIC DANS LES ALPES

Le Parlement européen étudie actuellement, avant de transmettre le dossier au Conseil des ministres, la révision de la directive sur les coûts d'infrastructure (" Eurovignette III ") qui doit entre autres permettre aux Etats-membres d'inclure les coûts environnementaux et sanitaires dans le calcul du montant des péages pour les poids lourds. La Commission Internationale pour la Protection des Alpes (CIPRA) exige que la directive prévoie un allègement du trafic notamment pour les régions écologiquement sensibles comme l'espace alpin et contribue à davantage de durabilité dans le transport de marchandises. Dans son avis sur la révision de la directive, la CIPRA indique des recommandations concrètes. Elle rejette notamment la fixation de plafonds pour le montant des péages. 

Une étude récente du cabinet de conseil néerlandais " CE Delft " souligne la nécessité d'une action urgente : si rien n'est fait pour modifier le cours des choses, les émissions des poids lourds pourraient augmenter d'environ 55 % par rapport à 2005 dans les 20 prochaines années. Toujours selon cette étude, la circulation des poids lourds engendre aujourd'hui 23 % de toutes les émissions dues aux transports dans l'UE, provoque 20 % des embouteillages et entraîne plus d'accidents et deux fois plus de décès que les voitures particulières.

Téléchargement de l'avis de la CIPRA : http://www.cipra.org/pdfs/673_en (en), infos et téléchargement de l'étude CE Delft : http://www.ce.nl/eng/index.html (en)

>>Extrait de la newsletter d'alpMedia, www.cipra.org/alpmedia.

mercredi 28 janvier 2009

FACE A LA CRISE, CHANGEONS D'OBJECTIFS

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