Préoccupées par le caractère essentiellement
sécuritaire du traitement des flux migratoires, entraînant des milliers de
morts, et par les choix économiques mis en œuvre qui maintiennent le continent
africain en marge du développement, des organisations de la société civile du
Nord et du Sud ont décidé d’organiser un sommet citoyen sur les migrations,
les 17 et 18 octobre prochains à Paris.
RESF74, CDDA et CSSP organiseront un *départ en car d'ANNECY* le samedi 18 octobre si suffisamment de personnes s'inscrivent, soit par mel à resf74@yahoo.frsoit par tél. 06 10 91 18 32 .
Départ Annecy, Place des romains 5h et retour dans la nuit. Tarifs à préciser (~ 35€ )
Extraits de l'appel à mobilisation:
La France a fait du thème des migrations l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne du second semestre 2008.
Les 13 et 14 octobre, le conseil des ministres de l’Union européenne se réunit à Paris pour adopter un « pacte européen sur l’immigration et l’asile ». Par ailleurs, après une première réunion à Rabat en 2006, la deuxième conférence interministérielle euro-africaine en matière de migration et développement se déroulera à Paris les 20 et 21 octobre 2008.
La France entend proposer à ses homologues européens l’adoption d’accords de « gestion concertée des flux migratoires et de co-développement » comme modèle de négociation par lesquels d’une part, elle fait la promotion d’une immigration choisie, d’autre part, elle demande aux pays du Sud de réadmettre leurs ressortissants et ceux des pays tiers ayant transité sur leur territoire.
Préoccupés par le caractère essentiellement sécuritaire du traitement des flux migratoires, entraînant des milliers de morts, et par les choix économiques mis en oeuvre qui maintiennent le continent africain en marge du développement, les organisations signataires font appel à la mobilisation pour faire entendre la voix des sociétés civiles européennes et africaines.
Il est grand temps que la question des migrations et du développement soit réellement pensée sous l’angle des intérêts mutuels : ceux des pays d’origine, des pays de transit, des pays d’accueil et surtout, ceux des migrants eux-mêmes.
Nous voulons une autre Europe que celle qui se transforme en forteresse et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l’accès à son territoire et expulser les sans-papiers. Nous refusons la systématisation des centres de détention et de l’éloignement forcé.
Dans la continuité de la première conférence non gouvernementale euro-africaine « migration, liberté de circulation et droits fondamentaux »,

Les députés
Verts au Parlement Européen font des propositions pour la présidence française
de l'UE, avec peu de chances qu'elles soient reprises par le président de la
république.
