Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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mercredi 3 mars 2010

TEMPETE :LE DRAME N'ETAIT PAS INELUCTABLE



Communiqué de presse du 3 mars 2010

Tempête: le drame n'était pas inéluctable


La tempête Xynthia un sel de Nombreuses Victimes et des dégâts considerables. Ce drame n'était pas inéluctable. Des politiques publiques responsables auraient pu Minimiser les dégâts humains et matériels.

Malgré les Règles En vigueur, entre 1999 et 2006, plus de 100 000 constructions Réalisées Ont Été en zones inondables.

Le Sénat une tente, il ya un an et demi, d'assouplir la Loi Littoral, Faisant écho à une proposition Une du candidat Sarkozy en 2007.

La mobilisation des écologistes contre pratiques CES, pour l'application et le Renforcement des Règles d'Est urbanisme d'aujourd'hui Autant Fondée en plus. Elles PERMETTENT la Préservation de la biodiversité, mais aussi la protection des populations face aux catastrophes naturelles. Et nous savons Qu'elles risquent de se causer des multiplicateurs à du dérèglement climatique.

Les plans de prévention DOIVENT s'appliquer sans exception à l'ensemble des zones submersibles. Concernant les maisons déjà Construites, il est Nécessaire Que l'Etat et les collectivités territoriales prennent aujourd'hui les Mesures pour Protéger Leurs habitants d'autres épisodes climatiques dangereux.

dimanche 28 février 2010

LE VERITABLE IMPACT ECONOMIQUE DES JEUX OLYMPIQUES

Le Mythe de la croissance

LE VERITABLE IMPACT ECONOMIQUE DES JEUX OLYMPIQUES

 

Grenoble

Les grenoblois ont payés leurs jeux olympiques durant 27 ans. Leurs impôts ont été multipliés par 2.4 jusqu’en 1995. Contrairement aux mensonges habituels, les JO n’ont pas aidé Grenoble à se développer puisqu’elle fut la ville Française de plus de 100 000 habitants s’étant le plus développé dans les années 50 et 60 (les JO ont eu lieu en 1968) et l’endettement a réduit considérablement les commandes publiques par la suite. En effet, 1 million d’entrées payantes furent attendues pour les épreuves sportives des JO de Grenoble, 503 700 furent vendues, dont une grande partie au rabais dès la deuxième semaine, vu le manque d’affluence

Neyrpic s’installe en 1917, sa formidable expansion dans les 60, la fermeture du Site Bouchailler-Viallet en 1972, puis la revente à des entreprises étrangères et le démantèlement démontrent-ils un apport des JO ?

Caterpillar arrive dans les années 50 grâce à une main d’œuvre abondante (voir paragraphe 1) et bon marché. Les mouvements sociaux des années 70, démontrent-ils un apport positif des JO ?

Merlin-Gerin est créée en 1920. Le nombre d’employés en était de 4250 en 1963, aujourd’hui Scheider qui comprend Schneider, Télémécanique, Merlin Gérin, Square D ne compte plus que 6300 emplois sur Grenoble et quel rapport avec les JO ? Le fort accroissement avec les trente glorieuses puis le fort ralentissement après n’ont rien à voir avec les JO, mais avec la croissance générale et le développement du bâtiment, des nouvelles technologies de l’électricité, et la manne électrique de la houille blanche.

Hewlett Packard de son aveu propre s’est installée là pour profiter de la formation technique et scientifique à la Grenobloise. Quel rapport avec les JO ?

Qui peut croire que l’explosion de la population étudiante (très pourvoyeuse d’emplois) dans les années 50 puis 60 a un rapport avec les JO ?  Qui peut croire que la création du CENG en 1958 a un rapport avec les JO de 1968 ?

 

Or nous venons de citer là les fleurons de l’économie Grenobloise. Ils se sont tous développés avant les JO et ont marqué le pas après, faute de crédits de recherche et de commande publique.

 

Albertville

Michel Barnier nous avait promis l’équilibre pour les JO d’Albertville, résultat : 42,7 millions d’euros de déficit pour les JO financés à 75% par l’état et 25% par le département, 4.7 millions d’euros de déficit pour Albertville, 9.15 millions d’euros pour Brides les Bains + un prêt de 58.8 millions d’euros jamais remboursé. Total 115 M d’euros.

 

Le solde migratoire est négatif entre 1990 et 1999 (période post olympique) se traduisant par une perte de population dans le canton d’Ugine et, dans une moindre mesure, à Albertville, preuve de la disparition de l’emploi : Les emplois stables ont régressé, passant de 74 MF en 1997 à 54 MF en 1998 et 61 MF en 1999. La chambre régionale de la cour des comptes a fait deux rapports catastrophistes sur les JO d’Albertville demandant de limiter l’investissement et de contenir les frais de fonctionnement permettant juste  l’entretien de ce qui existait alors. Elle incitait également à une hausse des taux de la fiscalité locale de 4,5 %. »Pour le budget 2009, deux scénarios se sont présentés, le premier se reposait sur le maintient de l’investissement et passait par la hausse substantielle des impôts (de l’ordre de 25%). Le second passait par aucune augmentation, ce qui engendrait une masse d’investissement ridiculement faible, ne permettant même pas d’entretenir le patrimoine et réduisant donc la commande publique à peau de chagrin, détruisant l’emploi local.

Ce n’est pas grave les multinationales, prestataires des JO92 se sont gavées, elles de l’argent public !

 

Citons Bernard Delcroix, de la chambre de commerce de Chambéry :

L’événement était trop grand pour la Savoie et ses PME, qui n’ont pas pu profiter des bénéfices directs des retombées”. Les emplois créés temporairement sont précaires (interim), imposent heures supplémentaires, pression pour tenir les délais, conditions de travail épuisantes et dangereuses (effondrement du toit du dôme à Vancouver).
 
Si les jeux crééront 14000 emplois de 1985 à 1990, le chômage est passé de 6,9% à 8,5%  entre 1990 et 1992, suite à au brusque arrêt de la commande publique. La Maurienne a bénéficié de plus de créations d'entreprises que la Tarentaise.
 
Au bout de 18 ans la halle olympique est déjà à bout de souffle. Cinq scénarios se profilent pour la remettre à neuf ou la remplacer allant de 5 à 19 M€. On nous avait promis (comme on le fait pour les patinoires surdimensionnées des JO d'Annecy) qu'elle serait rentable, son déficit est de 300 000 € par an. Déficit total après les travaux = 18*300 000 + 5 à 19 millions = 10,4 à 24,4 millions d'euros..... en plus des déficit expliqués ci-dessus.
 
 La commune de Pralognan (665 habitants) a dû emprunter 44 millions de francs (6,7M€) pour construire le complexe touristique destiné à l'épreuve - confidentielle - de curling. Alors que son budget de fonctionnement n'était que de 30 millions de francs (4,57M€) , la commune de Brides-les-Bains (606 habitants) a investi 200 millions (30,49M€) ( avant les Jeux, dont 80 millions (12,19M€) pour une télécabine reliant Méribel et qui n'attire pas vraiment la grande foule. Avec un programme au-dessus de ses moyens, la commune s'est trouvée incapable d'assurer ses paiements.

Tout cela sans parler des dérapages dans les coûts de construction des équipements sportifs : la piste de bobsleigh, à La Plagne, a coûté 233 millions de francs (35,5M€), alors que l'évaluation initiale était de 67 millions(10,21M€), il faudra ajouter la rénovation en 2005 qui coutera 6,3M€ supplémentaires.. Et le tremplin de saut de Courchevel est revenu à 134 millions de francs (20,4M€), contre une évaluation initiale de 61 millions (9,3M€)  

Comme le souligne l’étude réalisée par le Programme Pluridisciplinaire en Sciences Humaines Rhône-Alpes en 1991 : « les retombées industrielles seront ponctuelles, l’engouement pour les pratiques de ski est déjà bien établi, et la création d’installations olympiques présente des difficultés d’insertion dans le parc immobilier et des déséquilibres intercommunaux. »

Malheureusement, comme l’écrit Lyon Libération le 17 août 1992, les sites olympiques se réveilleront « avec la gueule de bois ». Malgré les belles promesses, les investissements se sont révélés démesurés et malgré les recettes, les Jeux n’ont pas payé les Jeux. Le déficit se monte officiellement à 280 millions de francs(42,7M€), soit 6,6 % du budget de 4,2 milliards de franc (640M€) (Le Monde, 9 juillet 1992). Il faudra rajouter les 386 millions de francs (58,8M€) consentis par l’Etat au COJO et qui ne seront jamais remboursés.

Les communes des Jeux elles aussi sont dans le rouge : 31 millions de francs (4,73M€) pour Albertville par exemple.
Ces jeux étaient les premiers en France affichant une volonté d’aménagement durable. Les résultats après la fête sont mitigés comme le résume le journal La Croix le 23 août 1992. La construction des stations d’épuration et les usines d’incinération et de traitement des déchets permettent d’éviter toute pollution de la rivière Isère dans la vallée de la Tarentaise.
Et la FRAPNA regrette que l’on ait fait « comme avant : urbaniser, terrasser, déboiser » et que ces Jeux aient été l’occasion de faire passer en force des opérations immobilières jusqu’alors repoussées.  

Monsieur Gibello repond à la chambre régionale de la cour des comptes, suite au rapport sur la situation financière d'Albertville après l'exercice 2003. Les JO un véritable accélérateur de projets:

"Au cours de la préparation des jeux olympiques de 1992, la ville avait pris naturellement un certain retard dans l'entretien ou le renouvellement d'équipements qui n'étaient pas concernés par cet évènement.

Nous ne pouvions pas retarder davantage ces investissements, dont je cite seulement quelques exemples significatifs : rénovations d'écoles maternelles et primaires, construction d'une école maternelle en centre ville, construction d'un gymnase en centre ville, dans le cadre de la rénovation de la cité scolaire Jean Moulin,  et entretien lourd du patrimoine culturel, de Conflans en particulier, tels l'église Saint Grat et le château Manuel de Locatel... sans oublier la rénovation du tissus urbain (place Grenette, place derrière l'hôtel de ville...) ces exemples n'étant bien entendu pas exhaustifs."

 Quelles conclusions en tirer?

- D'abord que lorsque Monsieur Gibello fait son bilan, il ne se fait aucun cadeau, il est son pire adversaire politique.

- Ensuite, il nous explique clairement que les jeux olympiques provoquent des travaux qui leurs sont propres, et qui n'interessent que la minorité qui va en profiter aux dépends des biens collectifs : services publics et biens culturels.

- Que cela engendre de l'endettement plus de dix ans après, par l'usure des batiments due au manque d'entretien, par le retard à rattrapper, par l'inflation entre temps, par les intérêts des prêts.

 Vancouver

Les infrastructures 2,83 milliards d’euros au lieu de 586 millions, le coût de la sécurité a triplé,

+ 235 millions d’euros. L’empressement à construire les infrastructures et la recherche du moindre coût ont provoqué l’effondrement du toit du dôme de Vancouver et donc un surcoût au final par rapport un travail bien fait.

Ces 2,48 milliards d’euros pèseront lourd sur la commande publique dans l’avenir.
 
Extrait du Journal le Telegramme.
Dettes vertigineuses, montage financier à hauts risques... Deux stations de ski, hôtesses des JO de Vancouver, pourraient être vendues aux enchères lors des compétitions, laissant planer une menace sur leur organisation.
 
« Le promoteur immobilier canadien Intrawest, propriétaire des deux stations de ski hôtesses des JO, n'a pas effectué un versement de 524millions de dollars (371 millions d'euros) à ses créanciers. Résultat, ces derniers ont entamé mercredi une procédure de saisie des avoirs de l'entreprise canadienne et a annoncé du même coup la mise en vente aux enchères des stations Whistler et Blackcomb, le 19février à New York, en plein milieu des Jeux olympiques ! Intrawest appartient en fait depuis 2006 à un fonds d'investissement américain Fortress Investment. Pour réaliser cette transaction, l'Américain s'est endetté de 1,7milliard de dollars auprès de la banque d'affaires en difficulté Lehman Brothers. Intrawest se veut rassurant et a assuré que « des discussions sont en cours avec les partenaires financiers» pour trouver une solution.

Les coûts se sont envolés

Si la plupart des experts estiment que les risques d'une annulation des épreuves de ski sont minimes, le Comité d'organisation des Jeux, fortement critiqué ces derniers mois pour les dépassements de coûts des JO de Vancouver 2010, se serait bien passé d'une telle publicité. En septembre 2008, le principal bailleur de fonds du village olympique, le même Fortress Investment, s'était retiré du jeu. La ville, prise de court, a dû s'endetter. Centre des congrès, sécurité, village olympique... Les coûts se sont envolés tous azimuts. La facture des coûts d'infrastructures devrait être de quatre milliards de dollars (2,83 milliards d'euros) au lieu des 760 millions de dollars (539 millions d'euros) annoncés par le gouvernement provincial.
 
 

EN ROUTE VERS LES JEUX : Quelques faits et chiffres intéressants…

Estimation du coût total des évènements selon le groupe 2010Watch : plus de $6 milliards

Estimation du montant qui devra être dépensé par la province de la Colombie-Britannique en plus de sa contribution de base : $170 millions

Budget de fonctionnement des Jeux : $1 629 269 000

Dette des JO de Montréal payée par les contribuales Québécois : $1,5 milliards

Coût de construction de l’Anneau de Richmond : $63 110 000

Coût de construction du Centre des sports de glisse de Whistler : $104 900 000

 

Droits de marketing remis au Comité International Olympique (CIO), au Comité International Paralympique et au Comité Olympique Canadien : $197 217 000

Montant offert par les commanditaires officiels international et national des Jeux : $961 404 000

Budget d’aménagement des sites fournis par la province de la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral : $290 000 000 pour chaque palier pour un total de $580 000 000

Montant de la facture actuelle du gouvernement fédéral pour les Jeux olympiques de Vancouver : $1,23 milliards

Montant déboursé pour la sécurité jusqu’à présent : près d’un milliard de dollars

Montant pour la sécurité initialement prévu : $175 millions

Déploiement des effectifs de sécurité : 900 caméras de surveillance additionnelle, 6000 agents de police, 4500 militaires et 5000 agents de sécurité

Nombre de bénévoles attendus : 25 000 

Nombre visé de bénévoles bilingues : 3500

Nombre de médailles remises aux JO de Vancouver 2010 : 258

Nombre de membres au CIO : 108

Nombre de femmes membres au CIO : 17

Estimation du nombre d’emplois créés en Colombie-Britannique par les JO entre 2003 et 2007 : 10 500

Nombre d’édifices et d’unités pour ménages à faibles revenus fermés à Vancouver depuis 2007 dans l’intention d’être revendus ou transformés en condos : 9 édifices et 448 unités

Coca-Cola, l’un des principaux commanditaires officiels des Jeux, prévoit vendre plus de sept millions de breuvages pendant la durée des évènements.

Prix d’un billet catégorie A pour la cérémonie d’ouverture : $1 100

Nombre de billets achetés  à l’avance par le gouvernement fédéral dont plus de la moitié sont destinés aux députés fédéraux, sénateurs et bureaucrates : 1494 au coût de 447 000$

Nombre de flambeaux fabriqués par Bombardier pour le relai de la flamme Olympique : 12 000

Le Ghana, les Bahamas, le Gabon et les Îles Caïmans feront leur première entrée aux Jeux Olympiques d’hiver en 2010.

Prévision de température quotidienne à Vancouver et à Whistler Creekside (site alpin) du 12 au 28 février 2010 (moyenne) : 4.8°C et -5.2°C

Vancouver sera la première ville hôte de l’histoire des Jeux à allumer la flamme olympique dans un édifice fermé (BC Stadium)

Date de mise à l’encan de l’entreprise Intrawest, possédant notamment la station de ski Whistler Blackcomb : le 19 février 2010

Article rédigé dans le cadre du projet Franco Médias 2010. À paraître sur le sitewww.francomedia2010.ca

 

Londres

Le coût prévisionnel des Jeux a déjà quasiment quadruplé depuis la victoire de Londres en juillet 2005. Alors estimé à 2,4 milliards de livres (quelque 3,4 milliards d'euros), il s'élève actuellement à 9,35 milliards de livres (plus de 13 milliards d'euros).

Là aussi, c’est pour des dizaines d’années que les commandes publiques sont bloquées.
 

Turin

Dans le but de pérenniser les activités sportives sur le site et de créer un vivier d’athlètes sur le versant ouest des Alpes italiennes, de nombreuses installations ont été crées de toutes pièces, aujourd’hui, elles pourrissent, sont toutes inutilisées et entrain de s’effondrer. Plusieurs centaines de millions d’euros ainsi jetés à la poubelle et qui ne serviront jamais à aider le sport italien à se développer.
 
voir l'article sur la page Actualités 
 

Athènes

Ces Jo auront couté 8,9 milliards d’euros au lieu des 4,5 prévus. La reconversion d’un site en Opéra aura couté à lui seul 300 millions d’euros, non compris dans le budget ci-dessus. Comme pour Vancouver, c’est le cout de la sécurité et des infrastructures qui en sont les principaux responsables. Les dépassements budgétaires des Jeux ontcontribué au passage du déficit public grec au dessus de la barre de 3% du PIB fixé par le Pacte de stabilité.
En 2004, selon les derniers chiffres du gouvernement grec, le déficit devrait s'élever à 5,3% et la dette à 112,1%.
Le coût de la vie a beaucoup augmenté mais les salaires n'ont pas suivi.

Annecy

Les promoteurs d’Annecy 2018 sont aussi les gestionnaires du projet de l’Arcadium dont le budget a dérapé de 50%, de la télécabine de Planpraz dont le budget a également dérapé de 50% 14 à 21 millions d’euros, de l’A41 nord, dont la fréquentation est très inférieure aux prévisions obligeant le conseil régional à compenser avec de l’argent public. 15 millions d’euros investis dans la rénovation de la salle de spectacle de Bonlieu.

 

Dans le temps de la pré-candidature, le budget a été dépassé de 40%.

 

Il est prévu deux patinoires de 10 000 places, alors qu’en 2004, la patinoire de 1200 places de Saint Gervais a fait un déficit de 230 000 euros, celle de 1800 places de Chamonix un déficit de 390500 euros.

 

Grenoble, ses 156000 habitants, son agglomération de 500 000 habitants disposent d’une patinoire de 3500 places…

 

Des coûts ne sont pas pris en compte Les 240 millions d’euros annoncés ne tiennent pas compte du coût du centre de presse, de sécurité, des villages olympiques, télécabines, mise aux normes cio des pistes de ski, ni celui des infrastructures routières Tunnel sous le Semnoz, Doublement du contournement routier d’Annecy, de Marignier… Ni du coût du passage du tour de France, le tour de France qui n’est pas venu depuis 20 ans a été invité pour faire publicité aux jeux, Jean-Paul Olivier a déjà commencé le 10 juillet à nous parler de la notoriété d’Annecy grâce aux jeux, lénifiant de s’extasier devant le verni sans regarder derrière pour un journaliste. Le coût des bâtiments à construire a été évalué par rapport aux autres JO en ajoutant l’inflation, mais il n’a pas été tenu compte dans l’estimation de l’évolution des normes de la règlementation en 2012 et 2018. La reconversion des bâtiments après les JO n’a pas été prise en compte ni la rénovation de la piste de bobsleigh de la Plagne 6,3 millions d’euros, effectuée dans l’attente de JO à Grenoble ou Annecy selon Jean-François Lamour, alors ministre des sports. On ose nous dire que 70% des installations existent, il s’agit pour l’essentiel de pistes de ski qui ne sont pas aux normes Cio, ce qui aura un coût, mais la plupart des infrastructures les plus chres ne sont pas construites ormis la piste de bobsleigh dont nous avons déjà parlé.

 

Là encore la commande publique très pourvoyeuse d’emplois locaux va souffrir pendant très longtemps.

 

Enfin, le site de propagande pour la candidature d’Annecy se vante que les JO d’Albertville ont augmenté la fréquentation des stations de Tarentaise de 25%, or 75% des émissions de gaz à effet de serre des stations proviennent des déplacements. Selon un récent rapport de l’OCDE les deux tiers de nos stations risquent de péricliter d’ici à 2070 si on ne change pas radicalement notre vision du tourisme. Le tourisme blanc est-il si précieux pour notre économie qu’on veuille le condamner au désastre le plus prématurément possible ?

 

mardi 23 février 2010

LUNDI 1ER MARS : DEBAT SUR LES LYCEES DE NOTRE REGION

Pour votre information  - aux parents, élèves, tout le personnel des lycées et tout "citoyen" intéressé par la question.

Ce n'est pas tous les jours qu'on peut rencontrer 2 conseillers régionaux dont Alain Coulombel, président de la commission formations initiales et lycées. Nous organisons (Europe-Ecologie) une rencontre le lundi 1er mars de 18h30 à 20h30 à l'Agora à Bonneville sur le thème de la politique régionale des lycées (voir document joint). Quelles que soient vos intentions de vote, c'est une bonne occasion de pouvoir "vider son sac" ou d'en savoir plus sur les compétences et les leviers de la région concernant les lycées et faire connaître vos souhaits en ce domaine.

N'hésitez pas à faire circuler l'info.

Martine Léger   Secrétaire du Groupe local du Faucigny-Mont-Blanc

samedi 20 février 2010

CECILE DUFLOT : " L'UMP OU LE SIMPLISME ECOLOGIQUE : INTERVIEW REALISE PAR RUE 89

Cécile Duflot : « L'UMP, ou le simplisme écologique »

Cécile Duflot à l'université d'été du PS, en août 2009 (Stéphane Mahé/Reuters)

Secrétaire nationale des Verts et tête de liste d'Europe Ecologie aux élections régionales en Ile-de-France, Cécile Duflot se livre dans une tribune à Rue89 à une critique de la « conversion » à l'écologie de l'UMP. Selon elle, une « imposture intellectuelle », qui relève de la « posture politique ». Démonstration en cinq points.

1 L'admiration de Sarkozy à Blair

Ce n'est pas un hasard si Nicolas Sarkozy vouait une telle admiration à Tony Blair qu'il en eût fait jadis son champion pour la présidence de l'Europe. Ce ne sont pas seulement les trois victoires électorales qui l'impressionnent tant, mais surtout sa redoutable pratique de la triangulation politique -une tactique éprouvée auparavant par Bill Clinton.

Loin de n'être qu'une forme subtile d'opportunisme, la triangulation consiste à reprendre à son compte les idées d'un adversaire politique, quitte à les reformuler avec son propre vocabulaire, ce qui permet de le désarmer, de lui ôter son originalité tout en apparaissant comme un modéré à la recherche du consensus politique. C'est le fondement stratégique de celui qui se prétend « directeur des ressources humaines du PS » tout en affirmant démonter ainsi la maison socialiste.

2Pourquoi Sarkozy a « verdi » son discours

Mais l'ouverture à la Sarkozy ne se limite pas au débauchage de quelques égarés amateurs d'égards, elle concerne aussi les idées, récupérées, arraisonnées.Assaisonnées à sa façon.

Il se trouve que depuis quelques années, l'environnement s'est progressivement imposé comme une préoccupation majeure dans la société française. A l'écoute tactique des tendances de fond dans l'opinion française, Sarkozy s'est donc assez naturellement préoccupé de « verdir » son discours.

Le calcul est double : d'une part souligner un peu plus son audace, sa « rupture », par rapport à son propre camp, ringardisant au passage un peu plus un PS totalement incapable de prendre l'écologie au sérieux ; et d'autre part tenter de capter un électorat écologiste relativement instable mais qui depuis le succès des listes Europe Ecologie aux européennes de 2009 pèse son comptant de suffrages.

3 La sensibilité écologiste est ancienne à gauche

Si la conscience environnementale est assez récente en France, la sensibilité écologiste, elle, est présente depuis bien longtemps au sein de la gauche française. Et elle est progressivement devenue centrale.

En 2009, l'enquête annuelle Viavoice-Libération sur l'identité de la gauche a même pour la première fois distingué une famille autonome, et importante, structurée par des valeurs écologistes : le rejet de la société de consommation et de son matérialisme déshumanisant, l'hostilité voire le refus à la fois du système capitaliste et de l'intervention étatique, et un attachement viscéral aux libertés individuelles, au respect des minorités et aux processus démocratiques.

Riche d'une longue tradition intellectuelle, philosophique et d'un tissu associatif très dense, cette sensibilité pré-existait donc à son expression politique, au travers d'un mouvement ou d'un leader identifié.

4 La posture politique de la droite

Dans sa volonté de s'approprier l'écologie, l'UMP adopte la méthode exactement contraire. En diffusant un argumentaire aux militants pour expliciter sa pensée et ses choix stratégiques, Nicolas Sarkozy cherche à faire émerger une sensibilité qui n'a pas la même substance au sein de sa famille politique.

Conçue et imposée d'en haut, cette « écologie de droite » qu'il tente de vendre à grand renfort de serments militants, peine à trouver ses marques et une originalité propre. Il suffit pour s'en convaincre de lire la note de Chantal Jouanno qui sert de base à l'argumentaire militant.

Quelques pages de grands principes très généraux, dont il ressort que l'UMP partage avec les Verts une « convergence quant aux objectifs ». Peinant à s'affranchir de ces encombrantes convergences, la ministre ne trouve finalement que le nucléaire et son admiration pour la politique pragmatique du président Sarkozy pour caractériser cette fameuse écologie de droite.

Sans référence politique ou intellectuelle autre qu'un verbatim appauvri de quelques dirigeants écologistes et les dix propositions phares d'Europe Ecologie aux européennes de 2009, cette tentative de théorisation s'apparente en fin de compte à une compilation d'éléments de langage. Imposture intellectuelle, elle relève de la posture politique.

5L'UMP prône une écologie marchande

Mais le cœur du problème dépasse cette réflexion trop rapide. Si l'on prend au sérieux le discours sarkozyste et les affirmations de la ministre sur les limites du PIB comme indicateur de richesse, sur les risques sanitaires, sur les multiples pollutions, etc., on ne peut qu'être frappé par le simplisme des solutions prônées.

L'écologie selon l'UMP se contente d'agir à la marge, sur le comportement des consommateurs. Sans jamais envisager que les choix de consommation sont aussi déterminés par les inégalités socio-économiques. Sans jamais envisager la nécessité de changer aussi, surtout, nos manières de produire dans un monde aux ressources limitées.

L'illustration emblématique de cette contradiction fondamentale, c'est l'assiette de la défunte taxe carbone version Sarkozy : faire payer les ménages et les TPE-PME tout en exemptant les plus grandes entreprises qui sont les principaux émetteurs de gaz à effets de serre.

L'écologie selon l'UMP, c'est une écologie qui dégage les entreprises de leurs responsabilité environnementale et sociale au sein des communautés où elles sont implantées. C'est une écologie marchande, qui confie le logement au marché, néglige la précarité énergétique, ne pose jamais la question du partage des richesses dans une société fondamentalement inégalitaire.

En fin de compte, il n'y a pas d'écologie de droite. Il y a une confusion entre les mots. La protection de la planète, est une préoccupation urgente et nécessaire, qui doit s'imposer à tous, quelles que soient les opinions politiques -l'écologie est une vision de l'homme et du monde, une certaine idée de la société et du sens de la vie.

La seule écologie que réussiront à s'approprier l'UMP et Sarkozy, c'est l'écologie impopulaire.

Photo : Cécile Duflot à l'université d'été du PS, en août 2009 (Stéphane Mahé/Reuters

lundi 15 février 2010

RENCONTRE DALAI-LAMA / BARAK OBAMA : LA CAUSE TIBETAINE PROGRESSE



Communiqué de presse du 15 février 2010

Rencontre Dalai-Lama / Barack Obama : la cause tibétaine progresse !


 
Les Verts se félicitent de la rencontre entre le président des Etats-Unis, Barack Obama, et Tenzin Gyatso, 14ème Dalaï Lama.

Depuis le soulèvement de mars 2008, une répression implacable s’est abattue sur le Tibet, fermé aux contacts et communications internationaux. La peine de mort a été prononcée contre des manifestants, d’autres ont été condamnés à de lourdes peines d’enfermement, tandis que l’on compte les disparus par dizaines. Pourtant, comme l’avait affirmé le Dalaï Lama lors de l’audience qu’il a accordée le 7 juin dernier à une délégation d’Europe Ecologie conduite par Jean-Marc Brulé, maire de Cesson, Secrétaire national adjoint des Verts en charge des élections et des institutions, et José Bové, député européen, les autorités tibétaines en exil ont multiplié les signes d’apaisement.

Lors des derniers entretiens bilatéraux conduits avec des représentants du gouvernement central de Pékin en janvier, ils ont réaffirmé qu’ils entendent construire une solution politique pour la Tibet dans le cadre constitutionnel de la République populaire de Chine, sans même réclamer de droits particuliers pour eux-mêmes. Le droit à l’autonomie demandé par les Tibétains, dans le cadre chinois, serait ainsi bien en retrait du « un seul pays, deux systèmes » qui a cours à Hong-Kong ou à Macao.

Malgré cela, les autorités de Pékin restent inflexibles, et refusent toute avancée. Seule la pression internationale peut aujourd’hui permettre que le dossier de l’autonomie du Tibet reste à l’agenda de Pékin.

Il en va de l’intérêt de la paix en Extrême-Orient. Paix pour les Tibétains eux-mêmes, en laissant ouverte la possibilité d’un règlement diplomatique du dossier, sans avoir recours à la violence. Paix pour la Chine elle-même, tant la question de Taïwan est dépendante de la façon dont Pékin respectera ses propres périphéries, Tibet, mais aussi Xinjiang ou Mongolie intérieure. Si la répression se renforce sur ces provinces, comme c’est le cas aujourd’hui, alors il ne reste aux autorités de Taïwan que la voie de la force pour éviter de connaître un sort équivalent : l’actuelle course aux armements dans le détroit de Formose n’est une bonne nouvelle pour personne.

Les Verts espèrent que les deux prix Nobel de la Paix, Barack Obama et Tenzin Gyatso, sauront trouver les voies et les moyens de convaincre Pékin d’entreprendre une politique d’apaisement dans sa propre périphérie, et de répondre positivement au Memorendum proposé par les autorités tibétaines, pour le bien de tous les peuples qui, de Taipeh à Lhassa, de Pékin à Urumqi, sont amenés par la géographie et l’histoire à avoir un destin lié.
 
Les Verts et Europe Ecologie lanceront une association des élus et des militants écologistes pour le Tibet le 27 février à 19h dans la ville de Troyes (10).
 
Ils seront également partie prenante des manifestations du 10 mars pour un Tibet libre.

Les Verts



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dimanche 14 février 2010

LA VOIX DES ALLOBROGES DU 13/2/10 PHILIPPE MERIEUX POUR UNE REGION SAVOIE . . . .

Tandis que des petites phrases parues dans la presse font jaser et qu'on semble avoir oublié la région Savoie dans le programme d’Europe Ecologie, Philippe Meirieu livre à la Voix son explication de texte.

Cette semaine, j’ai reçu ce message envoyé par un ami connu pour être un membre assidu du forum d’Envoie du Gros : « Qu'as-tu pensé de l'article du Mondequi a repris les soi-disant propos de Meirieu sur le "folklore régionaliste savoyard" ? J'avoue être perplexe et attendre avec impatience le droit de réponse dans le même canard... J'ai essayé d'apaiser mes craintes en lisant méticuleusement le programme d'Europe écologie, mais ça les a plutôt ravivées… Y a pas trop le mot Savoie dedans au final ! Ne serions-nous pas en train de nous faire engrosser politiquement dans les grandes largeurs ? » Alors, les régionalistes savoyards seraient-ils en fait des dindons de la farce destinés à se faire plumer par Europe Ecologie ?

On entend ou lit de plus en plus ce genre de propos ces derniers temps, notamment depuis que le Dauphinoisa fait dire à Philippe Meirieu que la région Savoie n’était pas sa priorité et que l’hebdo Le Faucigny a prêté à Claude Comet, tête de liste Europe Ecologie dans la Yaute, des propos laissant entendre qu’elle était radicalement opposée à l’aspiration régionale qui est la nôtre. L’article paru dernièrement dans Le Monde a conforté les critiques et l’absence de candidat du Mouvement Région Savoie sur la liste Europe Ecologie dans le 73 n’est pas de nature à rassurer les sceptiques sur le bien fondé de l’accord entre les régionalistes et les écologistes. Pourtant, s’il n’y a pas de candidat MRS dans ce département, c’est finalement parce que la femme qui devait figurer sur la liste s’est retirée après que sa candidature ai été validée. Le MRS n’ayant pas été en mesure de proposer une autre candidature féminine pour répondre à l’exigence de parité imposée par la loi électorale, il se contentera donc d’une place de suppléant tenue par Laurent Damé. Passons au cas Claude Comet, que le reporter du Faucigny ayant retranscrit ses prétendus propos n’a en fait jamais interviewé. « Je ne me suis absolument pas prononcé publiquement contre la région Savoie, certifie la journaliste devenue tête de liste.Ce n’est pas mon centre d’intérêt principal, mais les Verts sont porteurs de cette revendication qui est confortée par l’accord avec Région et Peuples solidaires. Donc il n’y a pas de soucis, allons-y ! Il y a d’ailleurs sur la liste Europe écologie en Haute-Savoie trois membres du MRS dont je me réjouis qu’ils soient très présents lors de la campagne, notamment Noël Communod qui est en position éligible et Bernard Juillet. » Reste que de véritables réticences (euphémisme) demeurent au sein d’Europe Ecologie en Rhône-Alpes, mais aussi en Savoie, quant à la mise en application concrète des grands principes fédéralistes posés par les Verts, qui passe clairement chez nous par la revendication sans ambiguïté d’une véritable région Savoie. Pour faire le point sur la situation, on est allé interroger Philippe Meirieu qui nous avait assuré en fin d’année dernière qu’Europe Ecologie ne pourrait pas éviter de traiter de la question savoyarde. Comme elle apparaît néanmoins à beaucoup d’entre nous comme la grande oubliée du programme rhônalpin d’Europe Ecologie, l’explication de texte s’imposait.

Philippe Meirieu, qu’est-ce que c’est que cette citation parue dans Le Monde selon laquelle vous vous seriez emporté contre « le folklore régionaliste savoyard » ? Vous en avez marre du MRS ?

Pas du tout. L’article fait allusion à une phrase que j’aurais dite. Si elle avait un minimum de réalité, elle ne concernerait ni le MRS ni l’idée de région Savoie. J’ai démenti ces propos le soir même au Monde et j’ai fait un communiqué clair pour dire qu’il ne fallait pas donner d’importance à cette petite phrase de journaliste. Le Monde a refusé de faire paraître un droit de réponse, car il considère qu’il n’y a pas de caractère insultant ni de discrimination, donc le droit de réponse ne serait pas dû. J’espère que ceci n’aura pas d’influence…

On remarque en tout cas que la région Savoie ne semble pas trop influencer votre campagne et le programme d’Europe Ecologie…

La période des meetings vient de débuter et nous y parlons de la région Savoie. Ma position de fond est régionaliste, fédéraliste et pour la mise en valeur de la spécificité de la Savoie. Après, il y a la question des prérogatives régionales, car Rhône-Alpes n’a pas la possibilité de créer une nouvelle région en son sein. L’initiative doit venir des départements et de l’Etat. Si cette initiative était prise, je ne pourrais que m’en réjouir, car tout ce qui rapproche l’administration des citoyens est une bonne chose. Cela permettrait d’avoir une région plus petite et plus forte en termes d’initiatives, car Rhône-Alpes est trop grande et doit fonctionner sur des territoires très hétérogènes. Je n’ai donc vraiment aucun état d’âme sur la région Savoie. La position de Cécile Duflot (ndlr : prononcée devant le comité Balladur) est la mienne, mais on doit néanmoins prendre en considération trois éléments importants.

Lesquels ?

Il faut d’abord être attentif à ce que le régionalisme conservateur de droite ne prenne pas le pas sur un régionalisme progressif qui va dans le sens d’une ouverture et de l’avenir. Il y a dans la mouvance régionaliste savoyarde des courants qui incarnent un repli identitaire et on doit être attentif à ne pas les laisser dominer. C’est pourquoi je suis très heureux d’être associé au MRS qui, en tant que membre de Région et Peuples solidaires, garantie qu’on n’ira pas dans le sens du retour à une tradition mythique ou du refus de s’ouvrir à l’autre. Je suis pour un régionalisme qui assume le passé mais qui soit ouvert, donc très différent de ce que l’on peut voir dans le nord de l’Italie ou en Flandre. Ensuite, il convient de bien percevoir le rapport entre régionalisme et écologie. L’écologie politique, ce n’est pas que de l’environnementalisme. C’est une conception de la solidarité et de la coopération entre les hommes qui doit être au cœur du fonctionnement politique. La crise sociale que nous traversons est profonde et le creusement des inégalités réel, donc la Savoie pour laquelle je milite devra être autonome comme une région, mais aussi solidaire. Le troisième point, c’est l’aspect institutionnel. On va vers une réforme des collectivités territoriales qui est un déni de démocratie. Nous la condamnons et je crois très important que nous réfléchissions en termes d’autonomie de la Savoie, mais également de clarification de la gestion de l’ensemble du territoire de Rhône-Alpes. C’est tout le fonctionnement régional qu’il faut repenser en termes de rapport aux citoyens.

Mais pourquoi n’y a-t-il presque rien sur cette problématique institutionnelle et sur sa déclinaison savoyarde dans le programme d’Europe Ecologie Rhône-Alpes ?

Ce qui est dans le programme n’est pas insignifiant, mais il n’y a pas que la question de la région Savoie dans Rhône-Alpes. La question savoyarde ne doit pas écarter les autres réflexions sur l’organisation territoriale, vu que le problème se pose aussi pour le Dauphiné ou des départements comme la Drome et l’Ardèche. Il faut surtout réfléchir à des moyens permettant à la France de travailler le fait régional autrement que sous les dictats administratifs. Je suis d’ailleurs très heureux que Lounès Belkacem, qui représente les Berbères et Régions et peuples solidaires, soit candidat en Isère. Car si la focalisation sur l’autonomie est importante, il faut aussi savoir que Région et Peuple solidaire porte une vision du rapport de l’homme à son territoire. On doit en fait rechercher le bon maillage et le bon équilibre entre les hommes, le territoire et l’autorité administrative.

La Région Savoie a justement tout pour devenir le terrain d’expérimentation privilégié d’un nouveau rapport de l’homme à son territoire...

Oui, la région Savoie est un cadre privilégié, car c’est là où la réflexion est la plus avancée et la plus constructive. Créer une région Savoie ne suffirait pas à régler tous les problèmes, mais elle peut être une forme de pont vers ce nouveau rapport au territoire.

Pourquoi demeure-t-il malgré cela une vraie méfiance au sein d’Europe Ecologie face à la revendication de région Savoie portée par le MRS ?

Peut-être est-ce lié à la manière dont le problème est posé. Et ceux qui militent pour la région Savoie devraient s’interroger sur la façon dont le régionalisme savoyard est aujourd’hui perçu. Ils devraient aussi être plus vigoureux dans leurs affirmations sur la crise écologique et la crise sociale, car nous nous engageons sur une vraie réflexion et nous sommes attentifs au fait que les Savoyards s’engagent avec nous sur ces thèmes. Alors c’est vrai qu’il y a de la méfiance, des difficultés de communication, mais on peut progresser ensemble si nous regardons ce qui nous unie. Chacun doit faire des efforts. Ceux qui militent pour l’autonomie politique ne doivent pas oublier l’écologie politique, et vice versa.

Quand on lit votre programme, on peut se dire que vous n’en avez pas fait beaucoup d’efforts pour défendre l’idée d’autonomie politique en Savoie. C’est à peine évoqué en deux lignes…

On a du mal à faire comprendre que tous les points du programme vont dans le sens d’un rapprochement de l’homme et de son territoire. Mais le programme parle à chaque ligne de la Savoie sans la nommer expressément.

C’est un peu comme quand vous nous disiez en novembre que la région Savoie était une évidence alors qu’elle n’était pas évoquée dans l’appel d’Europe Ecologie. Or l’évidence, tout le monde ne la voit pas, loin de là. Dire les choses de façon plus explicite éviterait les malentendus. Craindriez-vous en fait d'effrayer certains électeurs en mettant en avant la revendication d'une région Savoie ?

Non. On ne doit d’ailleurs jamais penser à la place des électeurs. C’est à eux de dire ce qu’ils pensent en votant. Mais la question du découpage administratif ne relève pas du pouvoir de la région. On peut donc le soutenir, mais pas en être à l’initiative. C’est pour ça que c’est peu évoqué dans le programme.

Pourtant, en Bretagne, Europe Ecologie revendique très clairement dans son programme une modification du découpage administratif et l’attribution de nouvelles compétences pour la région, proposant ainsi une alternative à la réforme des collectivités locales présentée par le gouvernement. Pourquoi ne pas avoir fait la même chose en Rhône-Alpes avec l’exemple savoyard qui illustrerait très concrètement la mise en œuvre du fédéralisme différencié prôné par les Verts et Europe Ecologie ?

J’ai milité pour les écoles bretonnes et catalanes. Je ne suis pas du tout hostile à ça, bien au contraire. Mais il faut comparer ce qui est comparable. Si par rapport à la Bretagne ou au Pays basque on ne met pas autant l’accent sur la spécificité territoriale, c’est qu’il n’y a pas la même réalité, pas la même histoire et pas le même vécu dans la revendication régionaliste. Pourrait-on d’ailleurs demain ouvrir des écoles qui enseignent en Savoie selon la langue locale ? Aurait-on seulement les professeurs pour faire cela ?

Certes, la problématique de la langue peut sembler en Savoie différente, notamment parce qu’il y a eu un bilinguisme pendant des siècles et que les écrivains utilisaient ici le Français bien avant 1860. Mais il y a néanmoins en Savoie une réalité historique, culturelle et même linguistique incontestable. Il y a aussi une particularité territoriale incontournable, car la Savoie est un territoire de montagne, ce qui est une véritable spécificité posant une problématique très actuelle du fait de l’impact colossal du tourisme. On ne retrouve pas cela dans les autres départements rhonalpins. La région Savoie ne se justifie ainsi pas seulement par une histoire ou une culture spécifique. La créer permettrait de faire vivre un régionalisme qui se justifierait par la prise en considération de la réalité actuelle d’un territoire de montagne et pas seulement de son passé. C’est ce que vous voulez, non ?

Oui, bien sûr. Mais la réflexion sur la région passe aussi par la question de la place de la commune. Car dans les stations, on peut s’interroger sur le poids de la commune. Il peut être un frein à la nécessaire reconversion des stations et favoriser la pression immobilière en montagne ou la multiplication des retenues collinaires. Quand on parle de ça, on parle de la Savoie. Alors plutôt que de se disputer sur une phrase sortie par un journaliste, prenons des positions fermes sur la promotion immobilière et affirmons une vision qu’on a en commun. En n’oubliant pas qu’il faut aujourd’hui absolument associer le tourisme et la culture. Combattons ensemble autour de ces valeurs communes et la Savoie montrera qu’elle se positionne en ferre de lance de ce combat. Je suis sûr que les choses vont avancer dans le bon sens. Si on a une vraie vice-présidence à la montagne, émergera la nécessité d’avoir de meilleurs maillages territoriaux et de travailler au niveau de la région Savoie.

Etre plus explicite sur ce sujet dès aujourd'hui serait quand même pas mal vu que l'utilité d'une région Savoie est encore loin d’être une évidence pour tout le monde au sein d’Europe Ecologie...

Il n’y a en tout cas pas de tabou, et je pense que cette autonomie savoyarde s’inscrit dans la dynamique de l’écologie. Je suis convaincu que la spécificité de la Savoie fera que ce maillage territorial s’imposera. Cela pourra passer par des votations citoyennes que nous nous sommes engagés à organiser. Notre objectif premier, c’est la démocratie de proximité qui doit contribuer à la sauvegarde de la nature et à la lutte contre la crise sociale. La question du redécoupage administratif est aujourd’hui seconde, mais c’est par la démocratie de proximité que nous allons créer une dynamique grâce à laquelle il sera possible et souhaitable d’examiner les moyens d’arriver à une autonomie de la Savoie. Et bien que créer une région Savoie ne fasse pas partie des prorogatives de la région Rhône-Alpes, nous nous attacherons à faire vivre la dynamique dans laquelle cette émancipation s’inscrit.

Entretien : Brice Perrier

Après un premier qui s’est tenu hier à Cran Gevrier, trois nouveaux cafés citoyens seront organisés par Europe Ecologie autour des thèmes de la région Savoie et de réforme des collectivités locales. Ils seront animés par Noël Communod, 4ème sur la liste Europe Ecologie dans le 74.


Le 19 février à Cran Gevrier et le 22 février à Chambéry

Quel rôle pour les régions françaises, aujourd’hui et demain ?

Gallice Café, 13 avenue des Harmonies, Cran Gevrier.

Restaurant le Beaujolais, 155 rue Nicolas Parent, Chambéry

Le 5 mars à Chambéry

La réforme des collectivités locales : quelle conséquence pour les pays de Savoie ?

Restaurant le Beaujolais, 155 rue Nicolas Parent, Chambéry

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vendredi 12 février 2010

REUNION PUBLIQUE EUROPE ECOLOGIE


                                                                                  


  POUR UNE REGION ECOLO!

 

   VENEZ VOUS INFORMER ET DEBATTRE                                                                                                  

 

      REUNION    PUBLIQUE

 

        EUROPE   ECOLOGIE

 

  A  SALLANCHES  SALLE LEON CURRAL

                             

 

        LUNDI 15 FEVRIER  20H 30

 

 

dimanche 7 février 2010

RETRAITES , ESPERANCE DE VIE : XAVIER BERTRAND S'Y PERD

Retraites, espérance de vie : Xavier Bertrand s'y perd

DESINTOX

En 1982, assure le secrétaire général de l'UMP, un retraité partant à 60 ans n'avait que 10 ans d'espérance de vie, contre 22 ans aujourd'hui. Une "formidable nouvelle qu'il faut financer". Formidable nouvelle, mais parfaitement approximative.

(© AFP Valery Hache)

INTOX

C’est son slogan du moment. A chaque question sur la réforme des retraites qui se profile, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP justifie l’allongement nécessaire de la durée du travail en dégainant immanquablement la même statistique : «Quand vous preniez votre retraite à 60 ans en 1982, vous aviez dix ans d’espérance de vie, aujourd’hui vous avez vingt ans d’espérance de vie. Cette formidable bonne nouvelle, il faut la financer», expliquait-il sur BFM TV le 1er février. Un copié-collé (à deux ans près) de propos déjà tenu sur Public Sénat le 19 janvier, mais aussi sur France 3, le 24 janvier : «Quand la retraite a été mise en place à 60 ans, avec application en 1982, vous aviez au moment où vous partiez en retraite dix ans d’espérance de vie. Aujourd’hui, quand vous prenez votre retraite à 60 ans, vous avez vingt-deux ans d’espérance de vie.»

DESINTOX

Les chiffres du secrétaire général de l’UMP sont faux. Aujourd’hui, l’espérance de vie à 60 ans (nombre d’années restant à vivre au-delà de cet âge) est de 22,2 ans pour les hommes et de 27 pour les femmes. Mais surtout, l’évolution depuis 1982 est loin d’être aussi spectaculaire que ne l’affirme Bertrand. En 1980, l’espérance de vie à 60 ans n’était pas de dix ans comme il le dit, mais de 17,3 ans pour les hommes, et de 22,4 ans pour les femmes (Rapport du COR ). Depuis trente ans, elle n’a donc pas progressé de dix ans, comme il le suggère, mais de 4,9 ans chez les hommes et de 4,6 ans chez les femmes. Selon les projections de l'INSEE, l'espérance de vie à 60 devrait dans les décennies à venir croître d'environ 1,3 année tous les dix ans (rapport du COR). Un rythme nettement moins effréné que ce que Bertrand décrit.

Ajoutons aussi que la "formidable nouvelle" de la hausse de l’espérance de vie n’est pas vraiment une nouvelle, et qu’elle est déjà prise en compte depuis la réforme des retraites de 2003, dont Xavier Bertrand était d’ailleurs rapporteur. La réforme a établi un lien entre la durée de cotisation et la durée moyenne de retraite, calculée à partir de l’espérance de vie à 60 ans. L’article 5 de la loi fixe comme objectif de maintenir constant, jusqu’à 2020, le rapport entre la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein et la durée moyenne de retraite. C’est en raison de la hausse de l’espérance de vie à 60 ans estimée par l’Insee qu’il a ainsi été décidé en 2008 de porter progressivement la durée de cotisation à quarante et un ans d’ici 2012. Un mécanisme jugé injuste par les syndicats, qui font notamment valoir son caractère inégalitaire : alors que la durée de cotisation a été portée au même niveau pour tous les salariés, l’espérance de vie elle, diffère largement selon les professions. Elle est inférieure de sept ans pour les ouvriers que pour les cadres.

mercredi 3 février 2010

ELECTIONS REGIONALES 2010 INFORMATIONS

RÉGIONALES 2010 EUROPE ECOLOGIE RHÔNE-ALPES

NOTE D'INFORMATION INTERNE AUX CANDIDATES ET MILITANTES

SEMAINE DU 1ER AU 7 Février

SEMAINE 3 DU PLANNING :

SE DÉPLACER SANS POLLUER

ETRE BIEN LOGÉ UNE QUESTION DE DIGNITÉ

Bonjour à toutes et à tous !

Faites inscrire vos copains, voisins, grands-mère et cousins à la newsletter !!! C'est important. Le nombre d'inscrits n'est pas à la hauteur de nos ambitions, et au lieu de les assaillir régulièrement de mails, voilà un bon moyen d'informer et alerter une fois par semaine avec un document agréable à lire et rapide.

Faites signer l'appel régional ! Incitez tous les Verts, sympathisants, signataires de la dernière fois et ceux qui viennent de se rapprocher, nous les attendons tous...

Cette semaine Philippe enchaîne un débat sur la culture lundi 1er février, un grand débat

"L'alternative sociale" à l'ENS des sciences avec Azouz Begag et Jean-Jaques Queyranne

mercredi 3 février, le Mondial des métiers samedi 6 février au matin et un déjeuner avec les acteurs de la formation professionnel le même jour.

Sans compter sur le terrain ses deux journées de rencontres et ses prestations aux 2 meetings que nous organisons à Valence (mardi) et à Lyon (jeudi).

Des stars cette semaine dans notre région : Gérard Onesta pour Valence (ancien député européen et vice-président, tête de liste régional Midi-Pyrénées) ; Augustin Legrand (militant du droit au logement Association Les Enfants de Don Quichotte) et Eva Joly à Lyon.

Infos de la semaine :

au CAP régional, ce samedi, les listes ont été bouclées, finalisées, arrêtées et seront déposées à la préfecture de région. Nous récupérons les papiers administratifs, nous mettons tout en conformité et nous établissons les bulletins de vote. Ca y est, on est bien en campagne officielle, c'est parti pour le R39, dépôt de liste et documents officiels de propagande.

Des bonnes idées à piocher et imiter :

Mardi et vendredi, à Grenoble, les militants distribuent dès 7H du matin dans les gares, un tract en forme de billet SNCF, remarquable, fait par un graphiste. Il faut le sortir partout et le tracter massivement dans toutes les gares jusqu'à la fin de la campagne : les voyageurs lui font un super accueil malgré le froid. Voilà un des petits buzz qui peut faire parler de nous médiatiquement, chaque journaliste de chaque coin doit l'avoir reçu.

Dans les départements de Savoie, des comités locaux se créent dans chaque vallée et bout de montagne, essaimage et constitution de réseau se pratiquent ainsi. Les balades-découvertes sont une belle idée à reprendre par chez vous, qui peut impliquer les sympathisants, attirer les journalistes et faire vivre nos idées en grandeur nature.

Enfin, l'apéro dans le TER, une action de la Loire à reproduire qui allie convivialité et communication politique.

Evénements régionaux de la semaine :

mardi 2 février sur la question des transports : Journée/meeting dans la Drôme « Se déplacer

sans polluer »

Avec Gérard Onesta, Michèle Rivasi, Gérard Leras, Didier Jouve, Jean-Marie Chosson

jeudi 4 février sur la question du logement : Journée/meeting dans le Rhône « Etre bien logé une question de dignité » avec un déjeuner dans un foyer-logements et une rencontre avec les acteurs militants de l'accès au logement social avec Eva Joly, Augustin Legrand, Marie-Odile Novelli, Véronique Moreira

Pour le prochain gros tract, les départements sont en train d'élaborer leur page dédiée, la maquette globale régionale du programme est en cours de finalisation, bientôt le 4 pages sera dans vos départements !

PETIT TOUR D'HORIZON DES ÉVÉNEMENTS DE CETTE SEMAINE DANS LES DÉPARTEMENTS :

Lundi

Présentation des candidats dans un bar du Rhône à Lyon

Comité de campagne (réunion téléphonique) de l'Ain

Matinée dans le Pilat (Loire)

Comité de campagne Loire à Saint-Etienne

Mardi

Rencontre autour du logement à Saint-Chamond (Loire)

Comité de campagne dans le Nord Isère

Mercredi

Action Jeudi Noir sur les agences immobilières à Lyon

Comité de campagne Rhône à Lyon

Réunion publique transports à Saint-Priest

Visite d'une ferme bio à Challex (Ain)

Balade découverte à Aix-les-Bains (Savoie)

Débat logement social à Aix-les-Bains (Savoie)

Jeudi

Café-débat transports à Neuville sur Saône (Rhône)

Participation des candidats de Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne" à Courchevel

Réunion publique à Annecy (Haute Savoie)

Vendredi

Apéro TER Lyon/Saint-Etienne

Réunion public logement à Saint-Etienne

Participation des candidats de Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne" à Courchevel

Samedi

Participation des candidats de Savoie et Haute Savoie au séminaire "Les ateliers de la Montagne"

à Courchevel

Visite d'une maison passive en Savoie

Tractage sur les marchés dans le Rhône

Du côté des médias :

Philippe a son portrait dans le Monde d'hier.

Beaucoup d'articles à Lyon ce matin, et à Grenoble ces jours-ci, la presse nous suit bien.

Un très bon article suite au meeting de l'Ain dans le Progrès la semaine dernière.

C'est tout en ligne sur le site.

A noter enfin : le réseau social du site Europe Ecologie est lancé ! Tout militant/signataire peut désormais rejoindre les groupes créés (thématiques comités locaux par territoires), mais aussi travailler et échanger en ligne !

Inscrivez vous : http://europe-ecologie.net/

Pour des précisions ou des questions dans vos territoires, rappelons que :

Magali (06 72 15 24 63) s'occupe de Savoie et Haute Savoie

Pierre (06 18 46 88 94) de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère

Philippe (0680209485) de l'Ain, Loire, Rhône.

lundi 1 février 2010

ETATS GENERAUX DE LA JUSTICE


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vendredi 29 janvier 2010

APPEL DE GILLES MAISTRE , MAIRE DE ENTREMONT HAUTE SAVOIE

Bonjour,                                

    


Je vous invite à vous procurer le journal de février de la décroissance. Le précédent était déjà bien, mais celui-ci est un vrai délice, en particulier l'article de Paul Ariès.
En effet, aujourd'hui, pour soit disant sauver la planète que le libéralisme débridé met en danger, bon nombre de moralisateurs et autres compétents sont prêts à faire crever la démocratie citoyenne pour nous imposer un éco-fascisme...
D'où la nécessité de développer la croissance éthique verte pour que les citoyens ne soient pas mis sur la touche mais puissent bien s'approprier la qualité de leur espace de vie...
C'est pour cette raison que, pour ma part, je dénonce la commission Balladur et la survie des villages...A nos yeux, il faudrait 10 fois plus de villages, nous sommes pour la création de villages pour tous les quartiers en déshérence républicaine pour que les habitants puissent se réapproprier leur cadre de vie, en devienne co-responsable et ne soient plus sous tutelle des "compétents" du centre ville.
Dans cet esprit, l'Agenda 21 peut être un vrai outil d'éducation populaire...pour une citoyenneté s'enrichissant de toutes les dimensions politiques.

J'ai, à de nombreuses reprises, fait appel aux adhérents de Savoie et Haute Savoie  pour qu'ils me fassent part de quelques contacts de communes de moins de 3500 habitants qui pourraient s'engager dans la démarche...
Je n'ai toujours pas la moindre virgule d'informations sur cette question...et je le regrette vivement.
Si nous voulons sauver la planète, nous devons également sauver la démocratie...qui ne saurait se résumer au devoir électoral...

J'attends avec impatience d'avoir quelques noms d'élus à contacter...ou de militants écolos ruraux qui accepteraient de "m'introduire" auprès de leurs élus municipaux...

Bien amicalement,
Gilles MAISTRE        gillesmaistre@orange.fr

mercredi 27 janvier 2010

LA LETTRE D'EUROPE ECOLOGIE

Votre santé, c’est votre environnement

PCB dans nos lacs et nos rivières, ondes électromagnétiques, pollutions intérieures, stress au travail, services publics hospitaliers... La santé ne peut se résumer à une politique de soins. La Région doit s’investir fortement sur les facteurs environnementaux pour protéger notre santé. Le Conseil régional doit mettre en réseau tous les acteurs de la santé (patients, salariés, professionnels médicaux, organismes publics, etc.) au service d’une vision ambitieuse de la santé en lien avec le travail, l’environnement, la politique de prévention et l’éducation.
Avec Europe Ecologie Rhône-Alpes, cette semaine, des solutions. Autrement. Maintenant ! Car notre santé, c’est d’abord notre environnement.

Quelques RDV :
  • Pour ne plus perdre sa vie à la gagner, Firminy (42), 19h,  Salle Mitterand,
  • Les bambins écolos, Valence (26), 18h, Maison des sociétés
  • Happening « l’eau ça coule de source », Lyon (69), 14h, Passerelle du Palais de Justice
  • Journée de campagne dans l’Ain, vendredi 29 janvier et réunion publique avec Michelle Rivasi, Philippe Meirieu et Alain Chabrolle à 20h30 à Bourg en Bresse

Trombinoscope

Philippe Meirieu, Lela Bencharif, Jean-Baptiste Richardier, Olivier Keller, vous avez découvert les semaines précédentes quelques acteurs du rassemblement des écologistes en Rhône-Alpes… Cette semaine : Alain Chabrolle, tête de liste dans l’Ain etJacqueline Collard, militante de la santé-environnement, candidate savoyarde Europe Ecologie Rhône-Alpes :

Alain Chabrolle « La région est le niveau pertinent d’action »

Ingénieur conseil dans l’eau, puis travaillant globalement sur les enjeux de pollution/dépollution, Alain a franchi le pas en politique l’an passé avec Europe Ecologie. Militant associatif depuis de nombreuses années, pour la protection des milieux naturels, l'éducation à l'environnement ou encore contre le nucléaire, il sait ce que l'engagement au quotidien signifie !

Jacqueline Collard

Jacqueline Collard est militante des enjeux de santé-environnement depuis 30 ans. Candidate pour Europe Ecologie en Savoie (4e position), elle est impliquée dans de très nombreuses associations, notamment le réseau Santé-Environnement Rhône-Alpes (SERA) où elle a des responsabilités.

Une actualité : l’avenir des Alpes en jeu actuellement à l’assemblée nationale

Quand dans les Alpes du Nord, il s’agit de faire passer "en douce" un amendement destiné à enlever à la Directive territoriale d’aménagement son caractère opposable,
Quand autour des rives du lac d’Annecy, il est question de revenir sur la loi littoral,
Quand un député rêve d’un projet de loi pour ouvrir partout les pistes de montagne aux 4 x 4…

Les candidats Europe Ecologie aux élections régionales des départements de la Haute-Savoie, de la Savoie, de l’Isère, de la Drôme se mobilisent pour dénoncer ces attaques incessantes faites à l’environnement et à une économie durable de nos massifs, par des élus au service du suréquipement de la montagne et des lobbies des sports motorisés.

Une lettre sera remise en mairie d’Annecy-le-Vieux mercredi 27 janvier, à l’attention de Bernard Accoyer, Maire et Président de l’Assemblée nationale, qui s’est à plusieurs reprises déclaré hostile au caractère opposable de la Directive territoriale d’Aménagement.


Retour sur deux actions de la semaine dernière

Une journée de campagne dans la Loire
Mercredi 20 janvier, Philippe Meirieu et les candidats de la Loire ont rencontré en région roannaise puis à St-Etienne des producteurs bio et éleveurs laitiers ainsi qu’une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture Paysanne).
S’il a été question d’emploi local, d’aménagement des paysages, de maintien de la biodiversité, les enjeux fondamentaux d’accès au foncier et de formation n’ont pas été oublié lors de ces rendez vous.

Le soir même plus d’une centaine de personnes à l’Amicale Tardy de St Etienne ont pu échanger autour des propositions pour la Loire (présentées par la tête de liste Lela Bencharif) et pour un agriculture de proximité offrant un salaire déçent aux professionnels et des produits de saisons et de qualité aux consommateurs (interventions d’Olivier Keller, tête de liste de l’Ardèche ou d’Isabelle Janin, agricultrice bio dans la Loire et candidate dans la Loire). Chacun a pu terminé la soirée en sollicitant directement la  tête de liste régionale autour d’un casse croute – bio ! – ligérien !


Une matinée de travail en Savoie

RDV était pris samedi 23 janvier à Chambéry pour une rencontre autour de la présentation du programme Europe Ecologie : comment l'intégrer, l'approfondir, le complèter et l'illustrer en Savoie, mais aussi imaginer des initiatives pour le communiquer localement.

Au menu, une soixantaine de participants autour de Philippe Meirieu et des candidats pour les Savoie, des échanges très riches, une ambiance concentrée et studieuse. Parce que travail et bonne humeur sont compatibles, un joyeux repas partagé a terminé cette matinée fructueuse.

Signer l’appel

Europe Écologie a soulevé un nouvel espoir. Ce mouvement a répondu à l'attente de solutions concrètes et ambitieuses pour l'Europe. Il a démontré la capacité des écologistes à faire de la politique autrement lorsqu’ils se rassemblent dans leur diversité. Cet élan appelle maintenant les écologistes à construire un nouvel espace politique autonome à l'échelle de chaque région. Un espace dont nous avons besoin pour enfin, en Rhône-Alpes, faire de l'écologie politique le centre de gravité de toute décision publique...


dimanche 24 janvier 2010

LA VOIX DES ALLOBROGES LE 12 JANVIER 2010


Annecy 2018 conseil régionalLe 9 juillet dernier, la mobilisation des Verts et du comité anti-JO n'a pas empêché le conseil régional d’accorder 2,5 millions d'euros de subvention pour la promo d'Annecy 2018. Retour sur une matinée olympique.

 Le 14 mars prochain, les Savoyards se déplaceront dans l'isoloir pour renouveler leurs conseillers régionaux. Cette échéance électorale sera l'occasion pour eux de décider de l'avenir de leurs montagnes, et plus largement de celui de leur région, ainsi que de sa politique touristique. Et même si, lors de la précédente mandature, la gauche traditionnelle (PS, PRG, PCF, PG) et les écologistes (Les Verts) étaient alliés au sein de l'exécutif régional et gouvernaient ensemble, des divergences notables sont apparues. Par exemple sur la question de la candidature d'Annecy pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018.

 Ainsi le 9 juillet 2009, les élus des Verts, du PG et du NPA s'opposaient au vote d'une  subvention de 2,5 millions d'euros de la Région Rhône-Alpes sur les 15 millions qui seront consacrés aux études techniques et aux efforts de promotion avant le choix final du CIO en 2011. Ils dénonçaient un projet qu'ils jugent toujours dispendieux, inutile, et mensonger quant à son impact environnemental et social. A l'opposé, le PCF, le PRG, le PS, le Modem, l'UMP et le FN apportaient leur soutien à Annecy 2018. Sur une question symbolique comme les JO, qui interroge notre modèle de développement et sa finalité, les clivages politiques bougent...

 Images, montage et commentaires : Mikaël Chambru

vendredi 15 janvier 2010

DTA ALPES DU NORD COUP DE THEATRE

Chers amis,

 
Coup de théatre, la loi Grenelle 2 passe à l'assemblée le 27 janvier et on risque d'être pris de vitesse pour contrer l'amendement concocté par Bernard Accoyer rendant la DTA des Alpes du Nord (DTADD) non opposable.
 
Voici en pièce jointe, un courrier à adresser par e-mail à nosdéputéhsautssavoyards  (Accoyer, Tardy, Saddier, Francina). 
 
Il seraitsouhaitable qu'un nombre significatif de courriels arrivent sur les boites de nos députés.
Nous vous communiquons ci-dessous, les coordonnées de leurs permanences :
 
Tardy : info@lioneltardy.org
Saddier : s.noel@martial-saddier.com
Accoyer : bernard.ACCOYER@wanadoo.fr
Francina : p.mahut@marcfrancina.net
En vous remerciant pour l'intérêt que vous porterez à ce projet d'amendement.
Amitiés.
Pour la FRAPNA HAUTE-SAVOIE
 
Le Président, Eric Féraille.
Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture
58, Avenue de Genève
74000 Annecy
Tél : 04.50.67.37.34
Fax : 04.50.67.03.62
frapna-haute-savoie@frapna.org
site web : www.frapna.org


Modele de courriel a adresser a votre député .

Objet : Loi Grenelle II - DTA / DTADD

 

Monsieur le Député,

 

Nous souhaitons attirer votre attention sur l’article du projet de loi dit « Grenelle II » qui vise à remplacer les Directives Territoriales d’Aménagement (DTA) opposables par des Directives Territoriales d’Aménagement et de Développement Durables (DTADD) non opposables.

 

Le Sénat a souhaité que les DTA « pour lesquelles l'État a engagé les études préalables et la concertation avec les collectivités avant la date de publication de la présente loi, soient poursuivies jusqu'à leur terme ». Cette disposition vaut précisément pour la DTA des Alpes du Nord,  dont l’élaboration a débuté il y a plus de dix ans pour aboutir à la consultation des collectivités territoriales qui se déroule actuellement.

 

Il s’agit du résultat d'un processus important de concertation, impliquant l'ensemble des acteurs du territoire, qui fixe des objectifs partagés et engage l’Etat dans les projets et procédures d’aménagement de notre territoire. La DTA ne crée pas de droit nouveau, elle impose la cohérence, par exemple en assurant le cadrage des documents de planification comme les SCoT et des PLU, tel que la responsabilité de l’Etat l’impose.

 

La DTA des Alpes du nord concerne les départements de la Haute Savoie, de la Savoie, de l’Isère et le nord de la Drôme. C’est l’avenir de cette région des Alpes qui se joue maintenant ou qui sera peu à peu défait. Les associations de protection de l’environnement qui agissent sur ce territoire sont favorables à ce texte. A une vue partielle soumise à l’arbitraire, nous préférons la planification globale concertée sur une aire cohérente.

 

Il s’agit de conserver l’attractivité et le dynamisme économique de la région dans le souci de l’intérêt général et d’un développement durable pour toutes et tous.

Il s’agit de sauvegarder nos espaces agricoles notamment en périphérie des villes et entre les pôles d’urbanisation du sillon alpin.

Il s’agit d’avoir demain des villes et des bourgs où il fasse bon vivre et se loger.

Il s’agit de disposer de transports collectifs efficaces et bien cadencés.

Il s’agit de mieux gérer la ressource en eau qui peut être menacée y compris dans ce qui est le plus beau château d’eau de notre pays.

Il s’agit de protéger nos paysages et notre patrimoine naturel comme cadre de vie et socle de nos activités touristiques.

Il s’agit de garder de grands espaces naturels, des zones de transition, de passage et de tranquillité, pour les hommes et pour la faune.

En résumé, il ne s’agit pas d’un retour en arrière vers la centralisation mais simplement d’organiser la croissance de notre territoire à une échelle pertinente, ce qui est de la responsabilité de l’Etat et de la concertation large qui a été menée.

Tout cela serait-il condamnable ? Le bonheur de nos enfants, le développement durable, la protection de la planète, ne seront que le résultat de notre comportement responsable.

 

Alors qu’à l’instar de nombreuses collectivités territoriales, le Comité de Massif des Alpes et la Région Rhône-Alpes ont voté un avis positif sur le projet de DTA, certains lobbies liés aux intérêts financiers privés du ski industriel souhaitent empêcher l’opposabilité de ce document majeur, en avançant notamment que la DTA bloquerait tout développement économique y compris l’organisation éventuelle des Jeux Olympiques d’hiver par Annecy en 2018. Rien n’est plus faux, aussi nous vous demandons avec force de ne pas voter les amendements visant à supprimer le caractère opposable des DTA en cours de consultation et de conserver la sage formulation du Sénat.

mardi 12 janvier 2010

NICOLAS SARKOZY A MIS LA JUSTICE AUX ORDRES


Article de l'ancien président de l'union syndicale des magistrats dans le MONDE.

Nicolas Sarkozy a mis la justice aux ordres, par Dominique Barella

 

Depuis 2003, les indices du refroidissement démocratique sont palpables dans le domaine de la justice, l'année 2009 restera comme celle de l'accélération du processus. La cause en est connue : un président de la République qui pollue l'équilibre des pouvoirs en intervenant à tout bout de champ dans la sphère judiciaire. Un pouvoir exécutif qui accélère comme jamais la concentration dans ses mains de tous les pouvoirs de l'Etat par l'intermédiaire de ses affidés.

 

Au cours de l'année 2009, le pilotage du ministre de la justice par le très écouté et influent Patrick Ouart, conseiller justice de Nicolas Sarkozy, s'est resserré. Il a suivi au plus près les affaires signalées et veillé dans le détail à ce qu'aucune nomination ne vienne perturber la fluidité des communications entre les parquets et l'exécutif. Les procureurs généraux ont assuré le câblage entre les tribunaux et l'Elysée, gros débit et temps réel.

 

S'il faut parler d'effet de serres, ce sont celles de l'aigle exécutif qui se sont abattues sur les parquets, dits de la République, et qui sont devenus du gouvernement. A cet égard, l'abus d'enquêtes préliminaires initiées sous pression de l'Elysée constitue une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des opposants politiques, associatifs et syndicaux qui dérangent le puissant du moment.

 

L'affaire Julien Dray constitue le summum de la manipulation à laquelle s'est prêtée l'institution judiciaire. Ce député de l'opposition découvrait dans la presse les comptes rendus d'enquêtes le concernant préparés par les dizaines de policiers mobilisés. Une instruction n'a jamais été ouverte, ce qui lui a interdit l'accès au dossier pendant la durée de l'enquête. Après des mois de mise au pilori médiatique, le procureur de Paris a condescendu à lui communiquer le dossier le concernant. Le procureur a enfin utilisé contre lui la procédure d'alternative aux poursuites sous la forme d'un rappel à la loi, technique qui empêche la personne concernée de faire valoir ses arguments.

 

Ainsi le procureur, en livreur de l'Elysée, a fait déposer un gros caillou procédural dans les chaussures du parlementaire. Julien Dray redevable mais pas coupable, c'est ce qui risque de rester de cette manipulation froide du parquet au service du pouvoir. Quand les "Foucher" du parquet deviennent des instruments de manipulation la justice perd son âme.

 

L'affaire Clearstream-Villepin constitue tout autant un triste exemple des intrusions du pouvoir exécutif dans les enquêtes. Les mots terriblement insinuants et révélateurs de Nicolas Sarkozy parlant de "jugement des coupables" illustrent la pratique judiciaire d'un président de la République qui s'érige en grand juge de tout. Le syndrome de Saint Louis assimile alors la justice du chêne aux chaînes du pouvoir. Ces dérives signent le retour royal à la justice retenue de la part d'un président qui ne se retient pas d'intervenir dans les affaires.

 

Le contrôle des nominations participe aussi de la normalisation de la justice au sens soviétique du terme. Les membres des cabinets des trois derniers ministres de la justice occupent les postes de chef de parquets locaux et régionaux. Un Meccano est en construction dont le seul but est de permettre la nomination comme procureur de Paris d'un ami du président.

 

Le procureur général de Paris, ex-conseiller de Jacques Chirac à l'Elysée, ex-directeur de cabinet de deux ministres de la justice, deviendrait premier avocat général près de la Cour de cassation. Il laisserait sa place à Jean-Claude Marin, ex-directeur des affaires criminelles et des grâces quand démarrait l'affaire Villepin, et actuel procureur de Paris.

 

Ce dernier poste reviendrait à Philippe Courroye, l'ami, procureur des Hauts-de-Seine, du président de la République qui a classé l'affaire concernant son appartement de l'île de la Jatte. Il ne s'agit là que de la partie visible de l'iceberg des nominations. La justice devient froide comme un bras armé du pouvoir.

 

En cette période de glaciation judiciaire, le magistrat indépendant, se comportant en recours pour le citoyen, est une espèce en voie de disparition. Le pouvoir a su manier la soupe de la promotion et le collier de la dépendance, qui mettent sous pression ceux des magistrats qui tentent encore de faire simplement leur travail. Les primes au rendement, appelées en novlangue de management "primes au mérite" servent aux chefs de cours pour pousser au productivisme judiciaire. En quinze minutes, le jugement est finalisé, le prévenu est transformé en condamné, produit fini de tribunal.

 

Si, au moins, la justice faisait son travail face à l'explosion du nombre des gardes à vue (570 000 par an) voulue par le chef de l'Etat. Presque seuls, les syndicats de police ont eu le bon réflexe républicain en manifestant contre la culture du chiffre en matière pénale. Les parquets, censés vérifier le fondement des gardes à vue, ne les contrôlent que formellement faute de moyens. Leur multiplication aboutit à ce que des hommes et des femmes soient dénudés, enfermés derrières des grilles dans des locaux indignes.

 

Tout citoyen actif ou retraité, pauvre ou riche, jeune ou vieux peut être ainsi humilié dans une froide cellule sans savoir pourquoi. La haute hiérarchie judiciaire ne s'en émeut pas. A-t-on entendu une forte parole des chefs de la Cour de cassation sur ce sujet ? Non. Qu'est donc devenu le rôle de magistrat gardien des libertés publiques tel que le prévoit la Constitution ? Passé par pertes et profits du culte rendu au pouvoir. Pouvoir que les hauts dignitaires de la justice ont applaudi quand, lors de la rentrée solennelle de la Cour de cassation en 2009, le chef de l'Etat leur a annoncé la suppression du juge d'instruction indépendant.

 

Pour achever l'arasement des velléités d'indépendance et transformer la magistrature française en permafrost, le pouvoir a réformé le Conseil supérieur de la magistrature achevant ses tentatives répétées de déstabilisation des juges. Cet organe qui gère la discipline, les nominations et les promotions des magistrats, sera - cas unique en Europe - composé minoritairement de magistrats. Des membres, nommés discrétionnairement et sans aucune transparence par le président de la République et les présidents des Assemblées, y feront la pluie et le beau temps sur la vie professionnelle des magistrats. A l'avenir, combien de courageux magistrats oseront encore défendre le citoyen "de base" contre le pouvoir "d'en haut" ?

 

Ainsi s'achève l'année judiciaire 2009 qui a glacé les défenseurs de l'équilibre des pouvoirs. L'année judiciaire 2010 commence encore par un effet d'annonce du président de la République qui prétend améliorer l'accès des victimes à la justice alors qu'il les a sacrifiées sur l'autel de la nouvelle carte judiciaire et va les priver de juges d'instruction. Seule une prise de conscience collective permettra de sortir de cette régression démocratique.

 

Dominique Barella est ancien président de la formation parquet du Conseil supérieur de la magistrature, ancien président de l'Union syndicale des magistrats.

mercredi 6 janvier 2010

INVITATION A UN DEBAT AVEC PHILIPPE MERIEUX TETE DE LISTE RHONE-ALPES D'EUROPE ECOLOGIE POUR LES ELECTIONS REGIONALES

Soyez nombreux à répondre  à  l'invitation  de  Philippe Meirieu,

tête de liste Europe Ecologie pour les élections régionales des 14 et 21 Mars 2010 ainsi que les candidats de la liste pour la Haute Savoie :

VENDREDI 8 JANVIER 2010
Salle des Clarisses
ANNECY

Ce temps d'échanges, qui se veut studieux mais convivial, permettra de présenter les personnalités de la Haute Savoie engagées dans cette aventure qu'est le projet du rassemblement Europe Écologie Rhône Alpes, un rassemblement né d'une ambition face à l'urgence :

mardi 29 décembre 2009

URGENCE A GAZA

Bonjour,

Les marcheurs du collectif national ont réussit à prendre leur bus et à sortir du Caire à l'inverse des autres déléguations qui se sont vu tout simplement annuler leurs bus. Malheureusement, nous avons du rebrousser chemin vers le Caire (voir le témoignage ci -bas)!
Bien que nous avons reçu de l'aide de l'ambassade de France au Caire, nous portons la responsabilité de l'échec de la marche en premier sur notre gouvernement français qui n'a pas produit le soutien politique nécessaire pour dépasser ce blocage. Nous allons retenter de rallier la frontière dans les deux prochains jours. Des informations sérieuses venant de nos contacts en Egypte nous font croire qu'un tel soutien aiderait beaucoup à débloquer la situation.

<< DONC :::: Continuons à mobiliser >> signer et faire signerhttp://www.urgence-gaza.net
la pétition a récolté plus de 2000 signatures en une journée : c'est exceptionnel mais il faut plus.
Nous avons demandé un entretien auprès du cabinet du ministre, et nous attendons la réponse.
Nous avons encore deux jours d'action après ce sera difficile car le marcheurs vont devoir rentrer: donc le mot d'ordre est signez signons!
- quelques idées : chacun des signataires transmet ce message à 10, 20 amis ou plus, voir même à son carnet d'adresse
- partager la pétition sur votre réseau social, facebook, twitter, etc..., directement depuis la page de la pétition (tout en bas)
- en parler autour de vous.
- interpeller les médias : contact sur place : Yazid  ( 0020 1 28 10 76 ) ; Florent ( 0020 1 26935576 ) ;  Julien ( 0020 1 70 22 96 35 ) ;  Magali ( 0020 1 72 63 76 85 )

<< Info Marche  >> http://www.urgence-gaza.com

voici le témoignage de deux participants:
Lundi 28 décembre 2009

Enfin une nuit complète !

Dès le matin nous faisons un aller retour entre les 2 hôtels où est réparti notre groupe.

Les campeurs sont toujours devant l'ambassade et leurs bus au dépôt avec interdiction de sortir.

Nos bus ne sont pas dans cette situation et doivent partir vers 14h pour El Arish. La consigne est d'être discret pour rejoindre le point de départ.

Comment être discret à 50 personnes avec sacs à dos et appareils photos ? Outre les policiers en civil qui veillent sur le troupeau, les cairotes sont tous sur le pas de leurs boutiques pour assister au départ !

A 15h le bus démarre ! On n y croyait plus. La joie a remplacé la crispation sur les visages. Même si nous n'allons pas loin nous avons l'impression d'avoir franchi un premier obstacle.

5 bus sont sur la route avec 200 personnes à bord : des français, des belges, des grecs, des indiens (d'Inde), des américains et un suisse, tous calmes et déterminés à dénoncer le blocus de Gaza, l'impunité d'Israël et la complicité de la Communauté Internationale.

Florent au micro nous rend compte régulièrement des contacts entre les bus. 
Très vite, il faut déchanter, les deux premiers bus sont arrêtés  par la police de la route, nous dit il.

Le convoi que nous formons avec 2 autres bus est lui aussi stoppé à une vingtaine de kilomètres du Caire. Un monsieur en costume et cravate, un téléphone sur chaque oreille, semble très occupé à ne pas nous laisser aller plus loin. Il arpente avec nonchalance le bord de l'autoroute qui est un vaste dépotoir où volent sacs plastiques et s'entassent les gravats que le sable recouvre peu à peu.

Nous restons là dans le vacarme des klaxons, des annonces micros sur l'issue des négociations. Au bout d'une heure, on annonce un colonel. Il arrive dans son uniforme à boutons dorés, et ajoute à ses décorations, lui aussi un téléphone en pendentif à chacune de ses oreilles. Le chauffeur du bus nous explique que c'est monté très haut, on parle du chef des services de renseignement ... du ministre peut être.

Entre temps des nouvelles arrivent de l'ambassade de France : les personnes qui ont passé la nuit sur le trottoir sont dans une situation bien pire que la notre. Trois solutions leur sont proposées : passer une nouvelle nuit sur le trottoir et être reconduite le lendemain à l'aéroport, être reconduites immédiatement à l'aéroport, ou encore être confinées jusqu'à leur avion de retour, au lycée français du Caire mis à disposition par l'ambassade.

Dans notre bus sur le bord de l'autoroute, nous avons au moins l'impression d'avoir bougé, mais si peu ... Nous essayons de gagner du temps pour permettre aux médias d'être sur place et de rendre compte de la situation. Au bout de deux heures, les services se font plus autoritaires et intiment l'ordre aux chauffeurs de bus de nous reconduire au Caire à nos hôtels. Toujours calmes et après quelques échanges entre les 5 bus (vive le portable ..) nous nous plions à cette exigence, et décidons de convoquer la presse pour notre retour.

Demi tour donc avec amertume bien sur mais une visibilité attendue à l'arrivée. Nous sommes escortés par un véhicule de police, qui surveille de près notre itinéraire.


Qui a dit que le frontière sud de Gaza était perméable ? 
Qui a dit que la population gazaouie pouvait être alimentée par les organisations humanitaires ? 
Que les démarches pacifistes pouvaient entrer dans Gaza ? 
Que le blocus n'empêchait pas de vivre ...


Eh bien non, le blocus existe, nous l'avons testé pour vous ...

A.P & P

mardi 1 décembre 2009

SOMMET DE COPENHAGUE : DECLARATION COMMUNE DES ASSOCIATIONS FRANCAISES DE COLLECTIVITES TERRITORIALES

SOMMET DE COPENHAGUE

DÉCLARATION COMMUNE DES ASSOCIATIONS

FRANÇAISES DE COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

tournesol

Face aux dangers pour notre planète et pour l'humanité que constituent le réchauffement climatique et la disparition de la

biodiversité, aucun d'entre nous ne peut aujourd'hui ignorer l'urgence environnementale à laquelle nous sommes

confrontés.

Ce défi appelle des réponses à la hauteur des enjeux: instances internationales, communautés d'États, États, entreprises,

collectivités territoriales, associations, citoyens, chacun doit prendre part à cette tâche. Un engagement écologique fort doit

fédérer les initiatives et actions, tant il est vrai qu'aucun effort particulier ne portera véritablement ses fruits, s'il ne s'inscrit

pas dans une dynamique collective.

S'associant à la démarche entreprise par les organisations internationales de pouvoirs locaux et régionaux tels Cités et

Gouvernements Locaux Unis (CGLU) qui représentent plus de la moitié de la population mondiale, les associations

françaises de collectivités territoriales appellent de leurs voeux la signature d'un accord ambitieux sur le changement

climatique à Copenhague.

Parce que les collectivités territoriales demeurent au plus près des concitoyens, des lieux de vie, d'échange, de partage, de

lien social, elles agissent quotidiennement et sont des moteurs pour promouvoir en profondeur de nouveaux

comportements.

Pour relever ce défi environnemental global, les gouvernements locaux et régionaux ont un rôle essentiel à jouer : sans leur

engagement, il ne sera pas possible d'atteindre des objectifs de réduction de gaz à effet de serre compatibles avec des

changements climatiques supportables. A l'évidence les élus locaux et régionaux avec l'appui indispensable de tous leurs

partenaires techniques et financiers, de l'Etat, de l'Union européenne et des instances internationales, doivent en être les

artisans majeurs.

Au travers de leurs compétences et des politiques locales qu'ils décident et mettent en œuvre sur leur territoire, les élus

locaux et régionaux font preuve depuis longtemps de leur engagement pour atténuer le changement climatique et s'y

adapter : maîtrise des consommations d'énergie, efficacité énergétique, promotion des économies d'énergie et

développement des énergies renouvelables, urbanisme, politiques de logements, organisation des modes de déplacement

de leurs habitants et mise en service des transports en commun moins polluants, gestion des déchets, protection des

espaces naturels et de la biodiversité. Ils sont également nombreux à organiser leurs actions au travers de politiques

territoriales de développement durable, comme les agendas 21 et les plans climat-énergie territoriaux.

Les élus locaux et régionaux sont prêts à poursuivre cet engagement en développant la coopération avec leurs partenaires

européens et internationaux et à agir, tant pour aider à atteindre des objectifs nationaux ambitieux de réduction des

émissions que pour soutenir les nécessaires mesures d'adaptation sur leurs territoires, via leurs politiques territoriales.

Le rôle essentiel des élus locaux et régionaux doit être reconnu et leur action confortée par des capacités techniques et

financières renforcées. Cela nécessite que les accords internationaux sur le climat et en premier lieu ceux qui seront

conclus à Copenhague mentionnent explicitement le rôle et l'action des collectivités.

Les collectivités territoriales s'accordent :

1. A soutenir la définition d'accords de grande portée et transparents, avec des objectifs ambitieux,

clairs et contraignants juridiquement.

2. A être attentifs aux principes de justice, d'équité et de solidarité en faveur des plus démunis.

3. A lier l'action sur le climat aux stratégies de développement tout en œuvrant pour:

- la promotion de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables ;

- la maîtrise de l'urbanisme et la diversification de l'offre de transports publics ;

- la préservation des ressources naturelles et la protection de la biodiversité ;

- la conjugaison "environnement et santé" ;

- la conduite de politiques locales et territoriales écologiquement responsables.

Les gouvernements doivent parvenir à un accord. Cet accord doit

reconnaitre le rôle des collectivités territoriales.

Vous pouvez compter sur les autorités locales et régionales pour se mobiliser

et relever le défi du changement climatique.

A Paris, le 1er décembre

jeudi 26 novembre 2009

DICTATURE TUNISIENNE

Communiqué de presse du 26 novembre 2009

Taoufik Ben Brik victime de la dictature tunisienne

tournesol

La condamnation de Taoufik Ben Brik à six mois de prison ferme, suite à une manipulation policière, est un acte d'une extrême gravité. Il nous rappelle qu'une dictature féroce menée par Ben Ali maintient la Tunisie sous une chape de plomb.

Taoufik Ben Brik paye aujourd’hui le chèque en blanc qu'a signé la France à Ben Ali, en fermant constamment les yeux sur l'état réel de la Tunisie. Ainsi, il y a un an, Nicolas Sarkozy déclarait que « l'espace des libertés progressait » en Tunisie. Il y a tout juste un mois Nicolas Sarkozy félicitait « sincérement » Ben Ali suite à sa réélection truquée.

Depuis cette rééléction les intimidations, menaces, coups, arrestations pleuvent sur les démocrates tunisiens. Le Quai d'Orsay peut bien tardivement regretter la condamnation de Ben Brik. Il n'a rien fait pour l'empêcher.

Les Verts français adressent leur soutien Taoufik Ben Brik, ses proches, les membres du parti Tunisie Verte et l'ensemble des démocrates qui luttent contre la dictature de Ben Ali.

mercredi 25 novembre 2009

LE SCANDALE DE LA BAISE DE TVA DANS LA RESTAURATION

Communiqué de presse du 25 novembre 2009

TVA sur la restauration : la triple peine

tournesol Le Sénat a rejeté la possibilité de relever la TVA sur la restauration à son taux initial de 19,6 %. Pourtant, il est aujourd'hui clair que le secteur n'a pas baissé ses prix – les statistiques sont à ce titre cruellement éloquentes – ni créé d'emplois ou amélioré les conditions de travail de ses salariés. Cette baisse coûte trois milliards d'euros par an, soit quasiment l'équivalent du coût grand emprunt sur une décennie.

Pour les contribuables français, c'est la triple peine. Cette subvention aux restaurants aurait été mieux employée dans des secteurs d'avenir stratégiques tels l'éducation ou l'énergie. Etant donné l'état lamentable des finances publiques, son financement se fait en réalité par l'emprunt. Ainsi, en plus des trois milliards, on devra également payer l'intérêt de la dette qu'elle engendre dans le budget de l'Etat. Mais surtout, et on l'oublie souvent, l'autorisation de cette baisse a été obtenue de nos partenaires européens à condition qu'on interdise toute baisse de TVA future, enterrant durablement la possibilité de mettre en place une TVA écologique. Tout cela, le gouvernement ne l'ignore pas.

La majorité fait semblant en commission de vouloir remonter la TVA pour voter ensuite comme un seul homme le maintien de sa baisse. Ce n'est qu'une gesticulation malhonnête.

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