Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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mardi 1 décembre 2009

SOMMET DE COPENHAGUE : DECLARATION COMMUNE DES ASSOCIATIONS FRANCAISES DE COLLECTIVITES TERRITORIALES

SOMMET DE COPENHAGUE

DÉCLARATION COMMUNE DES ASSOCIATIONS

FRANÇAISES DE COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

tournesol

Face aux dangers pour notre planète et pour l'humanité que constituent le réchauffement climatique et la disparition de la

biodiversité, aucun d'entre nous ne peut aujourd'hui ignorer l'urgence environnementale à laquelle nous sommes

confrontés.

Ce défi appelle des réponses à la hauteur des enjeux: instances internationales, communautés d'États, États, entreprises,

collectivités territoriales, associations, citoyens, chacun doit prendre part à cette tâche. Un engagement écologique fort doit

fédérer les initiatives et actions, tant il est vrai qu'aucun effort particulier ne portera véritablement ses fruits, s'il ne s'inscrit

pas dans une dynamique collective.

S'associant à la démarche entreprise par les organisations internationales de pouvoirs locaux et régionaux tels Cités et

Gouvernements Locaux Unis (CGLU) qui représentent plus de la moitié de la population mondiale, les associations

françaises de collectivités territoriales appellent de leurs voeux la signature d'un accord ambitieux sur le changement

climatique à Copenhague.

Parce que les collectivités territoriales demeurent au plus près des concitoyens, des lieux de vie, d'échange, de partage, de

lien social, elles agissent quotidiennement et sont des moteurs pour promouvoir en profondeur de nouveaux

comportements.

Pour relever ce défi environnemental global, les gouvernements locaux et régionaux ont un rôle essentiel à jouer : sans leur

engagement, il ne sera pas possible d'atteindre des objectifs de réduction de gaz à effet de serre compatibles avec des

changements climatiques supportables. A l'évidence les élus locaux et régionaux avec l'appui indispensable de tous leurs

partenaires techniques et financiers, de l'Etat, de l'Union européenne et des instances internationales, doivent en être les

artisans majeurs.

Au travers de leurs compétences et des politiques locales qu'ils décident et mettent en œuvre sur leur territoire, les élus

locaux et régionaux font preuve depuis longtemps de leur engagement pour atténuer le changement climatique et s'y

adapter : maîtrise des consommations d'énergie, efficacité énergétique, promotion des économies d'énergie et

développement des énergies renouvelables, urbanisme, politiques de logements, organisation des modes de déplacement

de leurs habitants et mise en service des transports en commun moins polluants, gestion des déchets, protection des

espaces naturels et de la biodiversité. Ils sont également nombreux à organiser leurs actions au travers de politiques

territoriales de développement durable, comme les agendas 21 et les plans climat-énergie territoriaux.

Les élus locaux et régionaux sont prêts à poursuivre cet engagement en développant la coopération avec leurs partenaires

européens et internationaux et à agir, tant pour aider à atteindre des objectifs nationaux ambitieux de réduction des

émissions que pour soutenir les nécessaires mesures d'adaptation sur leurs territoires, via leurs politiques territoriales.

Le rôle essentiel des élus locaux et régionaux doit être reconnu et leur action confortée par des capacités techniques et

financières renforcées. Cela nécessite que les accords internationaux sur le climat et en premier lieu ceux qui seront

conclus à Copenhague mentionnent explicitement le rôle et l'action des collectivités.

Les collectivités territoriales s'accordent :

1. A soutenir la définition d'accords de grande portée et transparents, avec des objectifs ambitieux,

clairs et contraignants juridiquement.

2. A être attentifs aux principes de justice, d'équité et de solidarité en faveur des plus démunis.

3. A lier l'action sur le climat aux stratégies de développement tout en œuvrant pour:

- la promotion de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables ;

- la maîtrise de l'urbanisme et la diversification de l'offre de transports publics ;

- la préservation des ressources naturelles et la protection de la biodiversité ;

- la conjugaison "environnement et santé" ;

- la conduite de politiques locales et territoriales écologiquement responsables.

Les gouvernements doivent parvenir à un accord. Cet accord doit

reconnaitre le rôle des collectivités territoriales.

Vous pouvez compter sur les autorités locales et régionales pour se mobiliser

et relever le défi du changement climatique.

A Paris, le 1er décembre

jeudi 26 novembre 2009

DICTATURE TUNISIENNE

Communiqué de presse du 26 novembre 2009

Taoufik Ben Brik victime de la dictature tunisienne

tournesol

La condamnation de Taoufik Ben Brik à six mois de prison ferme, suite à une manipulation policière, est un acte d'une extrême gravité. Il nous rappelle qu'une dictature féroce menée par Ben Ali maintient la Tunisie sous une chape de plomb.

Taoufik Ben Brik paye aujourd’hui le chèque en blanc qu'a signé la France à Ben Ali, en fermant constamment les yeux sur l'état réel de la Tunisie. Ainsi, il y a un an, Nicolas Sarkozy déclarait que « l'espace des libertés progressait » en Tunisie. Il y a tout juste un mois Nicolas Sarkozy félicitait « sincérement » Ben Ali suite à sa réélection truquée.

Depuis cette rééléction les intimidations, menaces, coups, arrestations pleuvent sur les démocrates tunisiens. Le Quai d'Orsay peut bien tardivement regretter la condamnation de Ben Brik. Il n'a rien fait pour l'empêcher.

Les Verts français adressent leur soutien Taoufik Ben Brik, ses proches, les membres du parti Tunisie Verte et l'ensemble des démocrates qui luttent contre la dictature de Ben Ali.

mercredi 25 novembre 2009

LE SCANDALE DE LA BAISE DE TVA DANS LA RESTAURATION

Communiqué de presse du 25 novembre 2009

TVA sur la restauration : la triple peine

tournesol Le Sénat a rejeté la possibilité de relever la TVA sur la restauration à son taux initial de 19,6 %. Pourtant, il est aujourd'hui clair que le secteur n'a pas baissé ses prix – les statistiques sont à ce titre cruellement éloquentes – ni créé d'emplois ou amélioré les conditions de travail de ses salariés. Cette baisse coûte trois milliards d'euros par an, soit quasiment l'équivalent du coût grand emprunt sur une décennie.

Pour les contribuables français, c'est la triple peine. Cette subvention aux restaurants aurait été mieux employée dans des secteurs d'avenir stratégiques tels l'éducation ou l'énergie. Etant donné l'état lamentable des finances publiques, son financement se fait en réalité par l'emprunt. Ainsi, en plus des trois milliards, on devra également payer l'intérêt de la dette qu'elle engendre dans le budget de l'Etat. Mais surtout, et on l'oublie souvent, l'autorisation de cette baisse a été obtenue de nos partenaires européens à condition qu'on interdise toute baisse de TVA future, enterrant durablement la possibilité de mettre en place une TVA écologique. Tout cela, le gouvernement ne l'ignore pas.

La majorité fait semblant en commission de vouloir remonter la TVA pour voter ensuite comme un seul homme le maintien de sa baisse. Ce n'est qu'une gesticulation malhonnête.

mardi 3 novembre 2009

NUCLEAIRE : EPR LES CHANTIERS DOIVENT ETRE STOPPES

Communiqué de presse du 3 novembre 2009

EPR : les chantiers doivent être stoppés immédiatement

tournesol Les autorités de sûreté nucléaire française, anglaise et finlandaise viennent d'exprimer de vives inquiétudes concernant la conception des réacteurs nucléaires dits EPR. Celles-ci portent sur le système de pilotage du réacteur en cas d'incident et sur son indépendance vis-à-vis du mécanisme de contrôle en temps normal. Nous demandons la suspension immédiate des chantiers des EPR Finlandais et Français car nous ne voulons pas payer demain nos insuffisances d'aujourd'hui. On ne peut pas continuer de construire comme si de rien n'était un réacteur qui présente des risques importants dès sa conception. De plus, nous demandons que la France renonce, lors de la conférence de Copenhague, à demander la promotion et le soutien à une énergie aussi peu fiable.

Bizarrement, l'Autorité de Sécurité Nucléaire française n'a manifesté ses premières inquiétudes que le 15 octobre tandis que les britanniques s'étaient exprimés dès le mois de juin. Déjà lors du scandale des déchets de Cadarache, l'ASN avait attendu trois mois avant de se prononcer publiquement. Voilà un gendarme bien peu prompt à utiliser son sifflet...

En raison de la multiplication des incidents qui attestent une fois encore des dangers de l'industrie nucléaire, les députés Verts vont déposer une demande d'enquête parlementaire. Déchets radioactifs égarés à Cadarache ou cachés sans mesures de protection en Sibérie, difficultés financières du secteur, activités discutables d'Edf et d'Areva en Afrique, espionnage d'activistes anti-nucléaires par EDF... que ce soit en termes financiers, démocratiques ou de sécurité des citoyens, l'année 2009 a été riche en dysfonctionnements graves de la part de la nucléocratie française. Il est plus que temps de mettre fin à l'indifférence des autorités françaises.

lundi 19 octobre 2009

DECLARATION DES VERTS DE FRANCE ET DE TUNISIE

Communiqué de presse du 19 octobre 2009

Déclaration commune des « Verts Français » et « Tunisie Verte » Pour des élections démocratiques en Tunisie

tournesol Devant la situation alarmante des libertés en Tunisie marquée particulièrement par les élections législatives et présidentielles opaques, les résultats sont connus d’avance et les jeux sont faits ! Le parti au pouvoir (RCD) depuis plus de cinquante ans, sans aucune alternance, va rafler 161 sièges (listes fermées) du prochain parlement. L’opposition va se partager le « quota » de 53 sièges, octroyé par le ministre de l’intérieur à l’opposition docile et aux partis qui ont soutenu la candidature du président du RCD.

Durant une année, contrairement à la loi et au code électoral tout l’appareil de l’état, les moyens d’information sont mobilisés pour mener une campagne en avance pour le candidat du RCD. Ainsi l’espace et les paysages publicitaires affichent le portrait du président candidat!

Par ailleurs les candidatures à la présidentielle des deux dirigeants de l’opposition démocratique, maître Ahmed Nejib Chebbi et Docteur Mustapha Ben Jaafar sont refusées et invalidées. Sept membres du Conseil constitutionnel sont désignés par le président candidat, les deux autres sont nommés suite à son consentement.

Les listes aux législatives 2009 des trois principaux partis de l’opposition démocratique (reconnus), le parti démocratique progressiste (PDP) le FORUM Démocratique, ETTAJDID, ont été amoindries et réduites aux régions à faible densité démographique. Ainsi le PDP a décidé de boycotter ces élections, 19 de ces listes sur 26 ont été invalidées, le FORUM a eu 7 listes validées sur 26 présentées et ETTAJDID 12 listes validées sur 26.

Quant au parti Vert Fantoche il est gratifié de 21 listes ! Quand au parti écologiste, création du gouvernement tunisien, il est gratifié de 21 listes. Auparavant Mr Hamma Hammami porte parole du Poct, Me Radhia Nasraoui présidente du « comité contre la torture » ainsi que Me Raouf Ayadi et Me Maater ont étés agressés à leur arrivée aux Aéroports de Tunis-Carthage et de Sfax.

Les Verts Français et Tunisie Verte rappellent aussi les conditions d’emprisonnement inhumaines des jeunes de Redeyef et du Bassin minier de Gafsa et demandent leur libération immediate.

Les Verts Français et Tunisie Verte attirent l’attention de l’opinion publique internationale sur les dangers que court la Tunisie, suite à cette politique répressive caractérisée par le refus du dialogue avec l’opposition démocratique, la non reconnaissance du parti « Tunisie Verte » et l’absence de l’état de droit.

Les deux partis demandent expressément à l’Union Européenne et au gouvernement français de tenir compte du non respect du régime tunisien des droits de l’homme souligné dans les accords d’association avec la Tunisie.

Les « Verts Français » et « Tunisie Verte »

jeudi 15 octobre 2009

ISRAEL HALTE A L'IMPUNITE !

Communiqué de presse du 15 octobre 2009

Israël : Halte à l’impunité !

tournesol

Les conclusions de la mission d’enquête mandatée par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, sur l’intervention militaire israélienne à Gaza, dit « rapport Goldstone » sont un grand pas en avant pour la recherche de la vérité sur l'offensive israélienne contre le territoire de Gaza, en janvier 2008. Le chemin reste encore long pour que la justice internationale mette fin aux crimes de guerre et à l’impunité d’Israël, ce qu’attendent depuis des décennies les palestiniens et tous les démocrates, y compris israéliens, qui se battent pour une paix juste et durable au Moyen-Orient.

Cette enquête internationale corrobore les conclusions de nombreuses ONG sur les crimes de guerre et éventuellement les crimes contre l’humanité qu’a constituée l’attaque militaire israélienne contre le territoire de Gaza. Le rapport est minutieux et précis sur un certain nombre de points : sur les responsabilités de la chaîne de commandement de Tsahal, sur l'utilisation d'armes prohibées par le droit international (bombes au phosphore blanc), sur la non discrimination des civils des combattants, sur les conséquences humanitaires du blocus du territoire etc. Ce rapport fournit tous les éléments exigibles pour que le Conseil des Droits de l’Homme saisisse rapidement le Secrétariat général de l’ONU et le Conseil de Sécurité pour qu’une procédure judiciaire soit engagée.

Cependant la décision prise lors de la dernière session du Conseil des Droits de l’Homme qui s'est achevé le 2 octobre, montre une nouvelle fois l'impact du chantage gouvernement israélien au cas où le rapport suivrait son cours, influençant la position des pays occidentaux et de l'autorité palestinienne. Les États-Unis et les pays européens continuent d’éviter de désigner Israël comme responsable de ces agissements et ils ont fait reporter jusqu’en mars 2010 le vote d’une résolution ordonnant ou pas la transmission du rapport au Conseil de Sécurité, qui seul peut saisir la Cour Pénale internationale (CPI). Ce report ne doit pas être enterré.

Les Verts sont décidés à soutenir jusqu’au bout cette importante bataille juridique et appellent l’opinion publique à se battre pour que le gouvernement israélien soit enfin jugé pour sa politique et sa pratique permanente de non-respect des droits de l’homme en Palestine. Ce nouveau déni de justice conforte les Verts, membres du Collectif national pour une paix juste et durable au Moyen orient à s’engager dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) jusqu'à ce qu'Israël se conforme au droit international.

jeudi 17 septembre 2009

TVA RESTAURATION : LES CRUCHES ONT BIEN TRINQUE

Communiqué de presse du 17 septembre 2009

TVA restauration : les cruches ont bien trinqué

tournesol

La TVA sur la restauration est en place depuis le 1er juillet. On constate aujourd’hui que les prix ont baissé de façon extrêmement marginale.

Les contreparties demandées par le gouvernement dans le "contrat d'avenir" signé fin avril par les professionnels étaient déjà extrêmement faibles : baisser de 11,8 % le prix d’au moins sept produits sur leur carte et embaucher 40 000 personnes sur deux ans.

Et on constate aujourd'hui que ceux-ci ne les respectent même pas : les prix dans la restauration n'ont baissé que de 1,4 % depuis le 1er juillet, date de mise en place de la baisse de TVA, alors que l'on attendait 3 %. Quant aux créations d’emplois, personne n’en a vu la couleur.

Mais surtout, cette baisse coûte au budget de l’Etat plus d’un milliard d’euros par an, soit l’équivalent, par exemple, de près de 20 000 postes de professeurs. Belle façon de préparer l’avenir !

Cette baisse constitue une nouvelle aide accordée aux entreprises sans contrepartie sociale ou écologique. En aucun cas elle ne permet d’aider le secteur de l’agro-alimentaire à se relocaliser ou à privilégier le bio.

Plus grave encore, les baisses de TVA ne sont possibles qu’avec l’accord de nos partenaires européens. Or ceux-ci ont conditionné la baisse de la TVA sur la restauration à l’interdiction de toute baisse future de la taxe. Ainsi, la possibilité de mettre en place une TVA à taux réduit sur les produits écologiques est durablement enterrée.

mardi 15 septembre 2009

ISRAEL A COMMIS DES CRIMES DE GUERRE ET CRIMES CONTRE L'HUMANITE LORS DE SON OFFENSIVE DANS LA BANDE DE GAZA

Selon l'ONU, Israël a commis des "crimes de guerre" LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 15.09.09 | 17h07 • Mis à jour le 15.09.09 | 18h26

'ONU a dévoilé, mardi 15 septembre, un rapport accusant Israël d'avoir fait un usage disproportionné de la force et violé le droit humanitaire international lors de son offensive dans la bande de Gaza l'hiver dernier. L'Etat hébreu a aussitôt rejeté ce rapport, le jugeant "partial".

"Des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité ont été commis par les forces armées israéliennes", a déclaré le juge Richard Goldstone, auteur du rapport de l'ONU. La mission du Conseil des droits de l'homme de l'ONU qu'il préside avait été chargée, en avril, d'enquêter sur les possibles violations commises lors de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Selon les services d'urgences palestiniens, plus de 1 400 personnes avaient été tuées. Le bilan israélien parle de 300 civils et 9 000 combattants palestiniens tués.

Le rapport accuse notamment Israël ne de pas s'être "entouré des précautions nécessaires requises par le droit international pour limiter les pertes en vies humaines, les blessures occasionnées aux civils et les dommages matériels". Il cite "les tirs d'obus au phosphore blanc sur les installations de l'Unrwa, la frappe intentionnelle sur l'hôpital Al-Qods à l'aide d'obus explosifs et au phosphore" et "l'attaque contre l'hôpital Al-Wafa" comme autant de "violations du droit humanitaire international".

LES TIRS DE ROQUETTES ÉGALEMENT DES CRIMES DE GUERRE

"Israël n'a pas jugé utile de coopérer avec la mission d'enquête de la commission Goldstone car son mandat était clairement partial et a ignoré les milliers d'attaques à la roquette du Hamas contre des populations civiles dans le sud d'Israël qui ont rendu nécessaire l'opération contre Gaza", a justifié le ministère des affaires étrangères israélien.

Les autorités israéliennes accusent les enquêteurs d'avoir donné "une légitimité à l'organisation terroriste Hamas". "La stratégie du Hamas consistant à se servir de civils palestiniens comme bouclier pour lancer des attaques terroristes a été délibérément ignorée", poursuit le ministère des affaires étrangères. Le document précise pourtant que les tirs de roquettes sur des cibles non militaires en territoire israélien constituent également des crimes de guerre, voire des crimes contre l'humanité.

Après avoir remis ce rapport, Richard Goldstone demande à Israël l'ouverture d'une enquête "indépendante et en conformité avec les critères internationaux" sur de possibles crimes commis par ses troupes. En cas de refus, les membres du Conseil de sécurité devront rendre compte de la situation à Gaza au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Les autorités israéliennes ont annoncé qu'elles étudieraient ce rapport, rappellant que l'armée avait ouvert des enquêtes "sur plus d'une centaine d'allégations".

mercredi 19 août 2009

ECOLOGIE OU BARBARIE

août 2009 Écologie ou barbarie

par Noël Mamère

L’actualité récente vient de nous apporter de nouvelles preuves des liens indissociables entre les questions que soulèvent les écologistes et les droits de l’Homme : la dernière condamnation de Aung San Suu Khuy, par la junte Birmane et le coup d’État institutionnel du président du Niger qui vient de trafiquer sa Constitution pour rester plus longtemps au pouvoir. Quel rapport avec l’écologie ? Regardons d’un peu plus près : ces deux pays sont riches de matières premières qui intéressent les pays du Nord au plus haut point et la France en particulier ; le bois et le pétrole en Birmanie, l’uranium au Niger. Deux sociétés françaises sont concernées au premier chef : Total, l’un des plus gros investisseurs en Birmanie, pour l’exploitation des hydrocarbures ; Areva au Niger, pour l’extraction de l’uranium nécessaire à l’alimentation des centrales nucléaires. Selon la fédération internationale des droits de l’Homme, Total verse chaque année 140 millions d’euros de royalties à la junte qui fait aujourd’hui l’objet de l’indignation mondiale. Quant à Areva, elle remplit les caisses d’un régime qui opprime ses opposants et mène une répression sanglante contre les populations Touaregs, là où se trouvent justement les gisements d’uranium.

Voilà qui explique sans doute la tartufferie du président Français qui, au lendemain de la condamnation de la « dame de Rangoon », appelait à des sanctions « tout particulièrement dans le domaine de l’exploitation du bois et des rubis »… Mais qui s’empressait d’oublier le pétrole, pour mieux protéger Total et nos approvisionnements en hydrocarbures si nécessaires à notre société de consommation à outrance. Après le référendum truqué du 4 août au Niger, silence radio. Le président Tandja peut tricher tranquillement, torturer ses opposants, nous avons trop besoin de son uranium pour nos centrales nucléaires et pour affirmer haut et fort, sans craindre le mensonge d’État, que grâce à elles, nous sommes indépendants.

Autrement dit, pour poursuivre un mode de vie et de consommation, pour assumer des choix -comme le nucléaire-, qui n’ont jamais été débattus démocratiquement par la société, nous nourrissons des dictateurs sanguinaires, qui tuent des moines, enferment un prix Nobel, font travailler des enfants et conduisent des guerres contre leurs minorités ; nous sacrifions la liberté des peuples à nos intérêts mercantiles et à notre mode de développement. Au nom de la préservation de notre confort, nous sommes prêts à sacrifier les idéaux des Lumières. L’égoïsme est devenue la valeur dominante qui efface toutes les autres. Et c’est ainsi que progresse l’apartheid planétaire qui ruine les sociétés et menace la Terre elle-même, soumise à l’appétit insatiable des prédateurs sans foi ni loi. C’est pourtant dans ce monde que nous vivons, où les plus pauvres, les « damnés de la terre », voient leurs libertés de plus en plus menacées et leur survie de plus en plus incertaine ; où les victimes des injustices sociales et les plus démunis sont aussi les premières victimes des injustices environnementales ; où 20% des habitants de la planète consomment 80% de ses ressources. À cause de ces inégalités de plus en plus insupportables, de plus en plus révoltantes, la vulnérabilité du monde prospère et, avec elle, la montée des incertitudes, des peurs, des violences, symboles de la fragilité d’une puissance que nous pensions capable de tout maîtriser.

Ce monde-là est en faillite. Si nous tentons de le préserver tel qu’il est, nous courons tous à notre perte, riches comme pauvres ; l’avenir radieux que nous promettaient les Trente Glorieuses et, aujourd’hui la « croissance verte » – nouveau logo du capitalisme aux abois – virera au cauchemar. On ne peut donc s’accommoder de « bricolages » sur une maison lézardée ou de pansements verts appliqués à un grand corps malade. Le rétablissement d’un monde plus juste pour nos générations et celles qui vont nous suivre est au prix d’une véritable révolution écologique et sociale. C’est bien ce que proposent les écologistes depuis des décennies, derrière des penseurs comme Illich, Ellul, Gorz, Fournier, Charbonneau, Jouvenel, Dumont… Qui se souvient de La Gueule Ouverte, premier journal écologiste français qui, dans la confidentialité militante de l’époque, prônait le modèle de société que nous avons défendu avec succès au cours des dernières élections européennes ? Nous n’avons rien inventé, nous n’avons rien dit d’autre que ce que nous répétons élection après élection, colloque après colloque, débat après débat… Mais, pour la première fois dans notre courte histoire politique, notre imaginaire a rencontré la société. En nous écoutant parler de notre projet, du monde dont nous rêvons pour nos enfants, les Français nous ont dit « chiche ! » et nous ont donné les moyens de peser beaucoup plus fort dans les débats politiques d’aujourd’hui et de demain. Nous devons saisir cette main tendue et nous battre avec les moyens de la démocratie pour que l’écologie ne soit plus considérée comme une figure politique de catégorie B, mais comme un outil de transformation politique et sociale à part entière, au même titre que le socialisme le fut au début du XXe siècle. Il ne s’agit pas de se lancer dans une bataille de concurrence qui serait suicidaire pour toute la gauche française, mais de montrer que la conversion écologique de nos sociétés est le passage obligé vers un monde moins injuste et plus respectueux de son environnement indispensable à la survie des hommes.

Voilà pourquoi les semaines et les mois qui viennent vont être déterminants pour l’avenir de l’écologie politique. Nous devons tenir et tenir encore sur la ligne du rassemblement, ne pas nous laisser emporter par nos petites querelles de chapelle. Chacun sait que le diable niche dans les détails et si nous avions dû en rester là pour la composition des listes aux élections européennes, jamais nous n’aurions pu présenter cette alliance des belles personnes qui, de Dany à Eva, de José à Yannick, de Jean-Paul à Michèle, a conquis les Français. Les Verts ont fait preuve d’une grande intelligence politique à cette occasion, qu’ils ne l’oublient pas au moment des élections régionales ! Nous devons rester les moteurs du rassemblement des écologistes et de tous ceux qui croient en notre projet de société mais qui ne veulent pas entendre parler de parti. C’est à nous, tous ensemble, de définir les contours de ce nouvel objet politique, si nous ne voulons pas qu’il reste dans l’histoire comme un joli météore qui traversa la galaxie politique en ce début d’été 2009 et disparut dans la magma des accords d’appareil. La profondeur de la crise écologique et sociale que nous traversons est telle que nous ne pouvons rater ce rendez-vous avec l’histoire. À nous d’être à la hauteur de cette lourde, mais exaltante, responsabilité.

dimanche 2 août 2009

NOS ECOGESTES NE SONT PAS A LA HAUTEUR DES ENJEUX

Quelques extraits d'une interview de Nicolas HULOT dont vous pouvez lire l'intégralité à http://www.terra-economica.info/a4459.html:

Comment conserver notre niveau de confort tout en réduisant nos consommations de matière et d’énergie ?

N.H. : Le bien-être n’est pas proportionnel à notre consommation matérielle. Il faut redéfinir ce que nous appelons le confort. La débauche de choix dans les supermarchés est-elle le signe de notre liberté ou le témoin de notre accoutumance ? Je rappelle que si nous continuons au rythme de consommation actuel, l’humanité n’aura plus à sa disposition à la fin du siècle que deux métaux, dont l’aluminium. L’inconfort, ce serait de ne rien faire. Le bien-être consiste à trier dans les possibles et à se priver de certains choix. Et derrière cela, il doit y avoir des décisions politiques.

Nous sommes passés en quelques mois d’une crise écologique à une crise économique et sociale. Comme si ces deux extrêmes étaient nos seules alternatives…

N.H. : Nos actions dépassent nos intentions. Notre système nous met dans l’obligation d’une croissance économique, financière et matérielle qui n’est pas tenable dans un monde physiquement clos et limité. On ne peut pas passer son temps à s’endetter pour rembourser la dette, au détriment des enjeux écologiques et sociaux. Il faut revoir le fonctionnement du système financier.

C’est-à-dire ?

N.H. : Le crédit doit devenir une forme de service public. Je ne suis pas contre le crédit mais je suis contre le fait que le dépôt d’argent profite toujours aux mêmes et jamais au plus grand nombre. Nous sommes ici dans une crise de la démocratie : le pouvoir est entre les mains d’intérêts financiers privés. Il ne s’agit pas de faire le procès du passé mais de changer les choses. Le crédit pourrait tout à fait relever des Etats et non plus d’entreprises privées.

LE BLOG DE MALIKA BENARAB-ATTOU, ELUE EUROPE ECOLOGIE AU PARLEMENT EUROPEEN

Malika Benarab-Attou, militante Verte de Chambéry des Verts Région Savoie, 3ème de la liste Europe Ecologie aux récentes élections européennes dans la circonscription du Sud-Est a été élue suite aux bons résultats obtenus par la liste. Inattendue et encourageante, son élection est ressentie comme un "défi enthousiasmant" et ainsi qu'elle l'écrit elle-même sur son blog: "C'est évident un espoir est né : une autre politique, un autre monde sont possibles et on compte sur nous, sur moi pour mettre en oeuvre des actions, des pratiques qui permettront au projet dessiné dans notre programme d'advenir. Je crois à cette société que nous espérons : plus solidaire, plus humaniste, plus écologiste, moins centrée sur la consommation et la course au fric, qui accorde une grande place à la culture, aux cultures et à la connaissance, au bien-être, à la fraternité."

Vous pouvez suivre son actualité sur son blog: http://www.malika-benarab-attou.eu/.

lundi 20 juillet 2009

Corinne LEPAGE : ni droite ni gauche . . . .

Pour alimenter le débat ; Ci dessous Réflexion de Corinne Lepage

Source Marianne 2.fr La mue politique

Comment imaginer un instant que la crise globale qui nous envahit laisserait de côté le politique, qu’il s’agisse de l’organisation ou du projet ? La réalité est qu’il existe aujourd’hui deux manières de voir le monde. La première consiste à adapter à la marge (plus ou moins grande) le système actuel. Cette conception a pour elle le mérite du pragmatisme et le succès qu’elle rencontre encore (qui peut se mesurer au succès des droites européennes lors des dernières élections) s’explique par une forme de sécurité virtuelle qu’elle offre. On connaît ce qui était et on espère y retourner avec des améliorations que chacun apprécie en fonction de sa situation personnelle. La locution « retour de la croissance » est le talisman de cette vision que partagent libéraux et socialistes attachés à un système productiviste, dans lequel la dégradation des ressources naturelles et de la qualité, voire la dignité de vie, sont secondes par rapport au progrès économique qui doit porter avec lui le progrès social.

La seconde manière est celle du XXIe siècle. Elle repose sur l’acceptation de « l’enfermement planétaire », pour reprendre l’expression d’André Lebeau, c’est-à-dire de la finitude du monde qui exige de repenser en totalité nos modes de production et de consommation mais aussi notre comptabilité et notre organisation. L’évolution soutenable, qui impose de définir, en fonction du caractère durable ou non de l’activité, sa pérennité et sa trajectoire, est seule à même de répondre au défi majeur du XXIe siècle, celui de la survie de l’humanité. Dans cette seconde vision, qui est destinée au cours de ce siècle à devenir la première, la « politique autrement » comme le « vivre autrement » deviennent la pierre angulaire de cette nouvelle construction politique pour laquelle nul ne peut prétendre à la légitimité pour la bonne et simple raison que tout est à écrire et à faire. Le processus décisionnel, et avant lui conceptuel, doit donc suivre de nouvelles voies, combinant le « bottom up » et le « top down », autrement dit imaginant une double dynamique partant de la base et du sommet, dans une organisation qui n’a plus rien à voir avec, en particulier, la structure d’apparatchiks des partis politiques, qui se partagent des postes d’autant moins nombreux que le cumul des mandats reste une réalité bien française. La décentralisation économique, énergétique, politique est au cœur de cette deuxième voie dans un rapport entre global et local qui doit être revisité pour faire du territoire non plus le réceptacle des décisions prises dans le cadre mondialisé, mais la première pierre d’une construction qui s’inscrit dans un mouvement global. La transparence des choix, la probité des acteurs, un Etat de droit effectif et efficace sont la garantie du système.

Entre ces deux visions du monde, la question n’est pas de se reconnaître de droite ou de gauche en fonction de critères qui sont obsolètes puisqu’ils reposent sur un présupposé commun : la croissance infinie. La question est de savoir si les choix du XXe siècle peuvent être prolongés ou si le XXIe siècle est radicalement nouveau. Oui, le choix est binaire entre Anciens et Modernes, mais il transcende les partis traditionnels et conduit à l’émergence d’une nouvelle force, démocratique et écologiste, solidaire et humaniste, qui reste à construire.

Corinne Lepage est députée européenne, vice-présidente du MoDem et présidente de Cap21.

mercredi 8 juillet 2009

10000 ELEVES SANS LYCEE POUR LA RENTREE

Scandale du cafouillage bureaucratique dans l’éducation nationale

tournesol L’impensable est devenu réalité! Plus de 10 000 élèves à travers la France se retrouvent sans affectation au lycée à l’issue de leur classe de troisième alors qu’ils ont été admis par le conseil de classe en seconde!

A force de subventionner les riches (loi TEPA, etc.), les restaurateurs (2,5 milliards d’euros par an) et autres clientèles électorales, les finances de l’Etat sont asséchées pour mener à bien ses prérogatives essentielles: il réalise des économies inacceptables dans l’éducation. Belle façon de préparer l’avenir!

Pourtant, le code de l’éducation ne prête pas à interprétation : les districts scolaires doivent correspondre aux zones de desserte des lycées et offrir diversité d’enseignements permettant une orientation adéquate pour chacun.

Des milliers de jeunes paient aujourd’hui l’incompétence répétée au plus haut sommet de l’Etat. Suppression de postes excessive, réformes brouillonnes de la voie professionnelle, assouplissement de la sectorisation ont mené à un cafouillage bureaucratique sans précédent.

Des académies font pression pour que des élèves acceptent de choisir des spécialités ou des options dont ils ne veulent pas… quand on ne repousse pas les décisions au début du mois de septembre!

Face à se scandale, Les Verts appellent les élèves, les parents et leurs élus à la mobilisation afin que chacun puisse avoir le droit de choisir l’éducation qui lui convient.

jeudi 2 juillet 2009

RADIO FRANCE INTERNATIONAL NE DOIT PAS ETRE DEMANTELE

Communiqué de presse du 30 juin 2009

RFI ne doit pas être demantélée

tournesol

En grève depuis sept semaines et pour une durée indéterminée, les salariés de Radio France Internationale se mobilisent sans relâche contre la politique de démantèlement du réseau imposée par le gouvernement. N.Sarkozy ne se contente pas de mettre sous contrôle le service public de l'audiovisuel sur le territoire national mais s'attaque aussi à la "voix de la France dans le Monde", RFI connue pour son professionnalisme et son indépendance.

Le personnel de RFI et les sections syndicales sont d’autant plus inquiets qu’ils y voient une stratégie machiavélique de rapprochement avec la chaîne de télévision France 24, chaîne dirigée par Christine Ockrent qui n’est autre que la compagne du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner…Ce « plan social »prévoit des centaines de suppressions d’emplois ainsi que la fermeture de plusieurs rédactions en langue étrangère.

Plus encore que par la télévision, qui est pour certains plus difficile d’accès, les radios internationales comme RFI, la Deutsch Welle, La Voix de l'Amérique ou la BBC sont écoutées dans le monde entier par des Français mais aussi par des gens de toutes nationalités qui ne sont pas tous francophones ou anglophones. Grâce aux émissions en 18 langues à destination de 114 pays, RFI touche plus de 46 Millions d’auditeurs dont la moitié en Afrique, 10 Millions au Maghreb, au Proche ou au Moyen-Orient. C’est bien souvent grâce à RFI qu’il est possible de savoir ce qui se passe dans le pays dans lequel on vit. Parfois même dans la rue dans laquelle on habite. C’est d'ailleurs pourquoi RFI est souvent censurée.

Les Verts dénoncent et condamnent le mépris des responsables de RFI et de la Holding qui ne souhaitent pas négocier avec les représentants du personnel et qui pénalisent ainsi les auditeurs qui, à travers le monde, attendent des informations objectives de cette chaîne.

Les Verts demandent que la présence de la France dans le monde continue d'être assurée par RFI et qu’aucune langue ne soit supprimée dans les émissions.

Les Verts demandent que soient rapidement engagées de réelles négociations , qu'un médiateur soit nommé afin d’apporter des solutions à cette crise.

Les parlementaires verts, Marie-Christine Blandin et Noel Mamère, ont apporté leur soutien à l’intersyndicale de RFI et se sont engagés à interpeller le gouvernement lors de questions d’actualité. Rien ne justifie l’émiettement de RFI au sein de la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF).

lundi 15 juin 2009

JOSIANE NOUS A QUITTES

Josiane Scheppler-Dubeau nous a quittés ce dimanche 14 juin 2009.

Membre du groupe des Verts-Faucigny-Mont-Blanc, elle était conseillère régionale - dans le groupe des Verts - chargée des questions de démocratie participative et politique de la ville.

Elle était également membre active de nombreuses associations locales dont le CLIC-Faucigny (Comité de Liaison et d’Initiative contre le racisme, le fascisme, la xénophobie et toute forme de discrimination) et Cawa (Café Associatif de la vallée de l’Arve).

Josiane était une personne profondément humaine, extrêmement impliquée dans la lutte contre toute forme d’injustice et de discrimination. Passionnée, foncièrement intègre et désintéressée, elle était exigeante et intransigeante envers les autres comme envers elle-même.

Sa bonne connaissance du terrain, la défense sans faille des valeurs de justice et d’équité qu’elle a toujours défendues et sa vision politique vont cruellement nous manquer dans les échéances auxquelles notre parti va devoir faire face prochainement.

Sa disparition laisse un grand vide parmi tous les membres des Verts-Faucigny-Mont-Blanc.

Tristesse et souvenirs.

samedi 13 juin 2009

Europe écologie : Une bonne analyse des elections et une volonté de poursuivre !

Pour réussir, contribution au débat

tournesol Après ce bond en avant de l'Ecologie politique que nous devons à l'intuition de quelques-uns, au travail de longue date de beaucoup et l'engagement collectif de tous, nous apportons notre contribution au débat. Le propre d’un rassemblement, comme le disait Dany Cohn Bendit lors du meeting de Toulouse, est de mettre ensemble des éléments qui jusque là n’étaient pas rassemblés. Le puzzle Europe Ecologie s’est peu à peu assemblé tout au long de la campagne européenne à partir de cultures politiques et d’horizons associatifs différents. Cette diversité a fait sa richesse et a nourri une double volonté, à la fois de dépassement et de projection dans le futur, comme seules les histoires métissées savent le faire. Le parti des Verts, en initiant cette volonté politique, a montré sa capacité à s’inscrire dans le mouvement sociétal qui aspirait à déborder le cadre traditionnel offert par les organisations politiques existantes. Au-delà des réponses aux différentes crises, l’Europe était finalement aussi le bon levier pour faire émerger au grand jour le malaise de l’échiquier politique français. Le vote « écolo » a su réunir non pas les désespoirs, les contestations mais les aspirations à changer le cours des choses et à construire du nouveau ; c’est ce qui fait aujourd’hui sa force car il n’est pas la cristallisation d’un renoncement ou d’un dépit mais d’un renouveau. Il nous reste à conforter celles et ceux qui pour la première fois ont misé sur nous et à susciter chez eux l’envie de parcourir avec nous les chemins de l’écologie politique, ces chemins dont nous aurons demain à tracer ensemble les grandes lignes. On voit bien qu’aujourd’hui un électeur qui est proche de José Bové ne s’interdit pas de soutenir un rassemblement qui n’est pas à 100 % converti aux thèses altermondialistes, comme d’autres, proches des idées de Daniel Cohn Bendit ou d’Eva Joly, ne s’interdisent pas de soutenir un rassemblement avec des désobeisseurs civils. C’est ce que les penseurs politiques classiques n’ont pas encore réalisé : imprégnés de leurs visions dialectiques et analytiques des réalités, ils n’ont vu dans le rassemblement qu’un impossible rapprochement des contraires qu’ils ont baptisé « l’alliance de la carpe et le lapin », révélant leurs incapacités à changer les paradigmes de leurs analyses politiques. Ces penseurs politiques de la Gauche traditionnelle sont perturbés par les positionnements du rassemblement EE dans lequel ils ne retrouvent pas les cadres habituels de la Gauche. Désorientés, ils pratiquent au lendemain de ces élections des analyses politiques en forme de déni. Refusant de voir dans ce rassemblement les desseins d’une gauche novatrice et imaginative, ils la qualifient aveuglément de « libérale » comme pour se rassurer qu’elle ne « chassera » pas sur leurs terres. Leurs propos sont insultants pour les militants et électeurs d’EE qui ont inlassablement répété tout au long de cette campagne qu’il était temps de changer de civilisation. D’un autre côté, les libéraux tentent de récupérer cet élan écologiste en vantant les mérites d’un capitalisme vert. Cette tentative d’assimilation d’EE à un simple verdissement de l'économie sans en changer les logiques de profit et d'accumulation exige de nous la démonstration claire que ces logiques sont contradictoires avec l'essence même de l'Ecologie. La reconversion écologique de l’économie implique beaucoup plus que le verdissement de ses productions et beaucoup plus que le seul changement des rapports de production : c'est d'autres choix dans ce que l'on produit, la façon de le produire et de le consommer. C'est une autre place pour ceux qui produisent et une répartition équitable des fruits du travail. Une industrie « bio », une industrie « énergie renouvelable », une industrie « voitures électriques » ne sauraient constituer les axes exclusifs d’un projet écologique. C’est la question même de l'industrialisation qu’il nous faut interroger aujourd’hui. La question de l’agriculture écologique ne peut être réduite à une production techniquement biologique, elle implique un autre rapport au sol, au territoire, au consommateur, et s'oppose au gigantisme et la concentration de la production. La question des énergies renouvelables ne pourra pas non plus s’inscrire dans une logique de croissance énergétique. La commercialisation de la voiture électrique, qui menace par effet rebond, d’augmenter la consommation énergétique et de laisser inchangées les politiques d’aménagement du territoire, n’est pas la solution pour un futur écologique. Le rassemblement écologique doit aujourd’hui construire le projet de société écologique qui rompe avec les logiques traditionnelles de l’économie industrialisée pour reconstruire des entreprises à échelle humaine, en adéquation avec les ressources et les cultures locales. Cette capacité à innover à échelle humaine nous est reconnue, celles et ceux qui nous ont accordé leur confiance par leurs votes n'en attendent pas moins. Nous avons maintenant le devoir de faire vivre cet espoir d’un renouveau civilisationnel. Ce court positionnement politique doit nous aider maintenant à concevoir les formes que peut prendre la suite. Nous devons passer du rassemblement à une construction politique qui doit conserver cette capacité à maintenir ensemble des différences, voire des contradictions, tout en évitant qu’elles ne neutralisent et paralysent le débat et les propositions. Nous devons apprendre à construire dans la différence. Mais pour qu’une telle entreprise réussisse, elle doit être soumise à plusieurs conditions : - Que le rassemblement ne soit pas accaparé par quelques personnalités qui centraliseraient les décisions. - Que les parties constitutives ne se figent pas dans des tendances qui finissent par se combattre pour des questions de territoire et de pouvoir. - Que les antagonismes ne s’affrontent que sur du contenu, par le débat, l'étude et l'observation, ce qui aura pour effet de ne pas les figer en chapelles et d’éviter les inconvénients d’un positionnement dominateur d’une entité. - Qu'une méthodologie de discussion et un travail soient effectués en amont pour élaborer les cadres de discussion correspondant à des grands thèmes dont nous aurons à hiérarchiser l’urgence. - Que soient constituées des instances de débat et de décision qui reflètent la diversité des composantes et qui puissent se renouveler à échéances raisonnables. Sous l'appellation « Europe écologie » nous avons pu fédérer des partis, des sensibilités et des personnalités. Si l'on veut maintenir, voire élargir le rassemblement nous devons lui trouver un nom qui ne soit pas seulement de circonstance électorale: une Fédération pour l'Ecologie, mouvement pour la transformation écologique, sociale et démocratique ? Avec le maintien et l'extension des comités locaux ou de sensibilités. Les élections régionales vont très rapidement devoir être préparées. Le débat sur la stratégie, les propositions, et la constitution des listes doit être ouvert et transparent. Faute d'une structuration du rassemblement dans l'immédiat, le parti Vert ne doit pas confisquer le débat. Il faut trouver avec nos élus au Parlement européen une façon originale d'établir la liaison entre eux et notre électorat. Il va sans dire que nous devons continuer à être présents dans les diverses luttes qui traversent notre société en crise. Voilà un ensemble de réflexions à usage de débat et de décisions pour construire et continuer à réussir. Martine Alcorta, Bernard Péré, François Simon, candidatEs sur la liste Sud-Ouest aux Européennes

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