Les Verts Faucigny Mont-Blanc

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 21 août 2010

FIN DE LA LIBERTE DE LA PRESSE

A peine arrivé, le nouveau président de France Télévision a évincé de son
poste la journaliste Arlette Chabot. Selon les informations qui circulent, un
journaliste mieux vu de l'Elysée pourrait rapidement la remplacer. Si les
faits confirmaient la rumeur qui court, il s'agirait d'une nouvelle preuve que
Sarkozy se comporte comme Berlusconi en Italie. Mise au pas des médias
privés, domestication des médias publics, et pluralité de l'information à
la poubelle.

Au regard des derniers scandales financiers révélés cet été, on comprend
que le pouvoir s'escrime à faire le ménage dans les rédactions à la veille
des élections. Au même moment des ministres remettent en cause le droit des
media de mener des investigations sur le financement occulte des campagnes
présidentielles et des journalistes sont ouvertement menacés de poursuite ou
traités de délinquants.

Il est temps de rappeler qu'il n'y a pas de démocratie sans liberté et donc
indépendance de la presse.

FIN DE LA LIBERTE DE LA PRESSE

A peine arrivé, le nouveau président de France Télévision a évincé de son
poste la journaliste Arlette Chabot. Selon les informations qui circulent, un
journaliste mieux vu de l'Elysée pourrait rapidement la remplacer. Si les
faits confirmaient la rumeur qui court, il s'agirait d'une nouvelle preuve que
Sarkozy se comporte comme Berlusconi en Italie. Mise au pas des médias
privés, domestication des médias publics, et pluralité de l'information à
la poubelle.

Au regard des derniers scandales financiers révélés cet été, on comprend
que le pouvoir s'escrime à faire le ménage dans les rédactions à la veille
des élections. Au même moment des ministres remettent en cause le droit des
media de mener des investigations sur le financement occulte des campagnes
présidentielles et des journalistes sont ouvertement menacés de poursuite ou
traités de délinquants.

Il est temps de rappeler qu'il n'y a pas de démocratie sans liberté et donc
indépendance de la presse.

FIN DE LA LIBERTE DE LA PRESSE

 

A peine arrivé, le nouveau président de France Télévision a évincé de son
poste la journaliste Arlette Chabot. Selon les informations qui circulent, un
journaliste mieux vu de l'Elysée pourrait rapidement la remplacer. Si les
faits confirmaient la rumeur qui court, il s'agirait d'une nouvelle preuve que
Sarkozy se comporte comme Berlusconi en Italie. Mise au pas des médias
privés, domestication des médias publics, et pluralité de l'information à
la poubelle.

Au regard des derniers scandales financiers révélés cet été, on comprend
que le pouvoir s'escrime à faire le ménage dans les rédactions à la veille
des élections. Au même moment des ministres remettent en cause le droit des
media de mener des investigations sur le financement occulte des campagnes
présidentielles et des journalistes sont ouvertement menacés de poursuite ou
traités de délinquants.

Il est temps de rappeler qu'il n'y a pas de démocratie sans liberté et donc
indépendance de la presse.

dimanche 27 juin 2010

EVA JOLY : NICOLAS SARKOZY DETRUIT LES CONTRE-POUVOIRS

 

Eva Joly : « Nicolas Sarkozy détruit les contre-pouvoirs »

Par Pascal Riché | Rue89 | 26/06/2010 | 12H46

Eva Joly à un meeting d'Europe Ecologie avant les régionales à Montreuil, le 16 janvier 2010 (Gonzalo Fuentes/Reuters)

L'ancienne juge d'instruction qualifie les procureurs de l'affaire Bettencourt-Woerth de « serviteurs personnels du Président ».

« Ces écoutes révèlent une fraude fiscale immense et un abus de faiblesse. Où est l'enquête ? » Eva Joly, députée européenne, ancienne juge aux affaires financières, n'entend pas lâcher l'affaire Bettencourt-Woerth, un « énorme scandale », répète-t-elle. Alors que Florence Woerth, l'épouse du ministre Eric Woerth, menace de poursuivre l'eurodéputée en diffamation, celle-ci continue d'assener ses accusations. Avec, dans sa mire, les procureurs de Paris et de Nanterre, qu'elle accuse d'être aux ordres de l'Elysée.
A peine s'est-elle attablée, souriante, ce vendredi dans ce café du boulevard Montparnasse, qu'elle évoque la « révélation » du jour : selon l'hebdomadaire Marianne, l'enquête préliminaire dans l'affaire Bettencourt avait déjà déterminé des fraudes fiscales, mais le parquet avait alors « oublié » de prévenir le fisc (ce que le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a démenti plus tard vendredi, indiquant qu'il avait bien alerté le ministère du Budget, alors dirigé par le même Eric Woerth) ou d'ouvrir une enquête.
Pour l'ancienne juge, du fait de leur mode de nomination politique -sur décision présidentielle et parfois même contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature, comme ce fut le cas dans le cas de Courroye- les procureurs ne font pas sérieusement leur travail. Elle accuse :

« Le procureur de Nanterre ou le procureur de Paris [Jean-Claude Marin, ndlr] ne font pas leur boulot, qui est d'appliquer la loi, de faire en sorte que les crimes et délits portés à leur connaissance fassent l'objet d'enquêtes et de renvois devant le tribunal pour être jugés. Ils confondent leur rôle avec celui de serviteurs personnels du président de la République, ce qui est évidemment gravissime. » (Ecouter le son)

Tout en parlant, elle sort de son sac un énorme code pénal et l'ouvre à la page de l'article 223-15-3, sur l'abus de faiblesse. « Les procureurs, dit-elle, ont obligation de protéger les faibles, c'est leur devoir ». Dans l'affaire Bettencourt, personne n'a mis sous tutelle ou curatelle la milliardaire, comme le demande sa fille.

La défense de Florence Woerth « ne tient pas »

Pour Eva Joly, il la défense de Florence Woerth est intenable. La fraude fiscale, d'abord, est selon elle manifeste, chacun peut s'en convaincre : « Il y a des gens qui, en France, savent faire des règle de trois. » Elle étaye :

« La fortune de Liliane Bettencourt est de plus de 16 milliards d'euros. Nous savons, de par une déclaration de Liliane Bettencourt elle même -alors faite pour nous impressionner-, qu'elle a payé 400 millions d'euros au fisc en dix ans.
Faites le calcul : si elle avait placé sa fortune à la Poste, sans être trop gourmande, elle aurait touché chaque année 3%, soit 480 millions d'euros par an. Sur ce gain, elle aurait payé 40% d'impôt, donc 192 millions par an ! Soit quatre fois plus que ce qu'elle annonce avoir versé ! »

Deuxième partie de la démonstration de l'ancienne juge, le rôle de Florence Woerth dans la société Clymène, qui gère l'argent de Bettencourt, première fortune de France :

« Cette structure employait six personnes, dont deux secrétaires. Qui gère les dossiers ? Ni les secrétaires, ni le comptable, ni le directeur administratif… Reste deux personnes. Florence Woerth et une autre. On n'imagine pas un ruban rouge qui aurait divisé la table entre les deux, ce n'est pas crédible.
Mais acceptons qu'elle soit de bonne foi. Acceptons qu'elle n'ait jamais eu recours à des procédés illégaux. Cela veut dire que ce qu'elle a fait, c'est de la défiscalisation à outrance, légale certes, mais quand même… Elle a été employée à plein temps pour dépouiller l'Etat de recettes fiscales… »

« Climat de peur » dans la justice et les médias

Selon Eva Joly, cette affaire est symptomatique de l'aggravation des dysfonctionnements institutionnels français qui se sont, dit-elle, aggravés sous la présidence de Nicolas Sarkozy :

« Un ami m'a dit récemment : sur l'affaire Woerth, tu as raison, mais
n'oublie pas qu'en France le pouvoir, même quand il a tort, finit par
avoir raison.
Ce qui est nouveau, c'est l'arrogance avec laquelle ces affaires se passent aujourd'hui : on voit par exemple dans l'affaire de l'attentat de Karachi un groupe de député UMP dire ouvertement que le juge Trévidic devrait abandonner la piste des rétro-commissions pour la piste d'Al Qaeda ! Sans vergogne ! »

La juge évoque notamment un nouveau « climat de peur », dans l'institution judiciaire comme dans les médias. Elle dénonce, dans ce pays où le Parlement ne pèse pas bien lourd, la « destruction organisée » des autres contre-pouvoirs, « pris l'un après l'autre » : médias, humoristes, juges, « jusqu'à la Halde… ».
Elle ne désespère pourtant pas. Finalement, les institutions fonctionnent : même si le procureur n'a pas déclenché d'enquête, la fille de Liliane Bettencourt a pu saisir directement une juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre, et l'affaire sera jugée :

« Aujourd'hui, l'opinion se rend compte de tous ces dysfonctionnements. Le pouvoir n'arrive plus à les masquer. L'information finit par émerger, sur des sites Internet, sur des médias courageux. Et les citoyens se rendent compte qu'on se moque d'eux. »

« Je ferai la différence si je peux, mais je ne me bagarrerai pas »

Si Nicolas Sarkozy est réélu, prophétise-t-elle avec un sourire triste, « il continuera à s'attaquer aux contre-pouvoirs et ira jusqu'au bout. Il commencera par la réforme de la procédure pénale et la suppression du juge d'instruction », qui est pour elle le dernier rempart contre la corruption du système politique français.
Eva Joly rechigne à parler de ses propres ambitions pour 2012. Elle se borne a
reconnaître qu'elle se tient prête :

« J'en parlais avec Cécile [Duflot, ndlr] hier et, authentiquement, nous pensons que c'est trop tôt. Nous ne savons pas à quoi va ressembler le monde dans deux ans. Mais si les circonstances sont là, si je peux faire un travail collectif, et si c'est vrai que je peux faire la différence, alors oui je le ferai. Mais je ne me bagarrerai pas pour cela, je ne pense pas que ce soit un grand bonheur. »

Eva Joly a le sentiment que l'opinion se réveille, que la mobilisation populaire se renforce, et que l'alternance est désormais en vue, tant le fossé entre la population et le pouvoir est devenu grand :

« La révolution est devant nous… Bon, révolution, le mot est peut-être
trop fort. Mais regardez : jeudi il y avait deux millions de personnes
dans les rues ! Et pendant ce temps, le Président, pour qui la crise
c'est le football, recevait Thierry Henry. Quel est l'apport de Thierry
Henry pour résoudre nos problèmes ? »

Photo : Eva Joly à un meeting d'Europe Ecologie à Montreuil avant les régionales, le 16 janvier 2010 (Gonzalo Fuentes/ReutERS

Replaçons l'humain et l'écologie au centre des priorités.

"Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde." GANDHI

mardi 15 juin 2010

VOTE DU BUDGET SUPPLÉMENTAIRE EN HAUTE-SAVOIE

Le conseil général de la Haute Savoie vient d’adopter à l’unanimité le budget supplémentaire 2010.

Les dépenses et recettes se montent à 50 millions d’euros pour 38 millions d’opérations réelles.

7 millions sont alloués aux infrastructures routières, à l’éducation et l’aide sociale.

Un nouveau plan départemental des déchets est également annoncé pour prévenir et réduire leur nombre et favoriser le recyclage.

Rédigé par Etienne Leroy ( mAnnecy.fr ) le 15/06/2010 à 11h10

samedi 20 février 2010

CECILE DUFLOT : " L'UMP OU LE SIMPLISME ECOLOGIQUE : INTERVIEW REALISE PAR RUE 89

Cécile Duflot : « L'UMP, ou le simplisme écologique »

Cécile Duflot à l'université d'été du PS, en août 2009 (Stéphane Mahé/Reuters)

Secrétaire nationale des Verts et tête de liste d'Europe Ecologie aux élections régionales en Ile-de-France, Cécile Duflot se livre dans une tribune à Rue89 à une critique de la « conversion » à l'écologie de l'UMP. Selon elle, une « imposture intellectuelle », qui relève de la « posture politique ». Démonstration en cinq points.

1 L'admiration de Sarkozy à Blair

Ce n'est pas un hasard si Nicolas Sarkozy vouait une telle admiration à Tony Blair qu'il en eût fait jadis son champion pour la présidence de l'Europe. Ce ne sont pas seulement les trois victoires électorales qui l'impressionnent tant, mais surtout sa redoutable pratique de la triangulation politique -une tactique éprouvée auparavant par Bill Clinton.

Loin de n'être qu'une forme subtile d'opportunisme, la triangulation consiste à reprendre à son compte les idées d'un adversaire politique, quitte à les reformuler avec son propre vocabulaire, ce qui permet de le désarmer, de lui ôter son originalité tout en apparaissant comme un modéré à la recherche du consensus politique. C'est le fondement stratégique de celui qui se prétend « directeur des ressources humaines du PS » tout en affirmant démonter ainsi la maison socialiste.

2Pourquoi Sarkozy a « verdi » son discours

Mais l'ouverture à la Sarkozy ne se limite pas au débauchage de quelques égarés amateurs d'égards, elle concerne aussi les idées, récupérées, arraisonnées.Assaisonnées à sa façon.

Il se trouve que depuis quelques années, l'environnement s'est progressivement imposé comme une préoccupation majeure dans la société française. A l'écoute tactique des tendances de fond dans l'opinion française, Sarkozy s'est donc assez naturellement préoccupé de « verdir » son discours.

Le calcul est double : d'une part souligner un peu plus son audace, sa « rupture », par rapport à son propre camp, ringardisant au passage un peu plus un PS totalement incapable de prendre l'écologie au sérieux ; et d'autre part tenter de capter un électorat écologiste relativement instable mais qui depuis le succès des listes Europe Ecologie aux européennes de 2009 pèse son comptant de suffrages.

3 La sensibilité écologiste est ancienne à gauche

Si la conscience environnementale est assez récente en France, la sensibilité écologiste, elle, est présente depuis bien longtemps au sein de la gauche française. Et elle est progressivement devenue centrale.

En 2009, l'enquête annuelle Viavoice-Libération sur l'identité de la gauche a même pour la première fois distingué une famille autonome, et importante, structurée par des valeurs écologistes : le rejet de la société de consommation et de son matérialisme déshumanisant, l'hostilité voire le refus à la fois du système capitaliste et de l'intervention étatique, et un attachement viscéral aux libertés individuelles, au respect des minorités et aux processus démocratiques.

Riche d'une longue tradition intellectuelle, philosophique et d'un tissu associatif très dense, cette sensibilité pré-existait donc à son expression politique, au travers d'un mouvement ou d'un leader identifié.

4 La posture politique de la droite

Dans sa volonté de s'approprier l'écologie, l'UMP adopte la méthode exactement contraire. En diffusant un argumentaire aux militants pour expliciter sa pensée et ses choix stratégiques, Nicolas Sarkozy cherche à faire émerger une sensibilité qui n'a pas la même substance au sein de sa famille politique.

Conçue et imposée d'en haut, cette « écologie de droite » qu'il tente de vendre à grand renfort de serments militants, peine à trouver ses marques et une originalité propre. Il suffit pour s'en convaincre de lire la note de Chantal Jouanno qui sert de base à l'argumentaire militant.

Quelques pages de grands principes très généraux, dont il ressort que l'UMP partage avec les Verts une « convergence quant aux objectifs ». Peinant à s'affranchir de ces encombrantes convergences, la ministre ne trouve finalement que le nucléaire et son admiration pour la politique pragmatique du président Sarkozy pour caractériser cette fameuse écologie de droite.

Sans référence politique ou intellectuelle autre qu'un verbatim appauvri de quelques dirigeants écologistes et les dix propositions phares d'Europe Ecologie aux européennes de 2009, cette tentative de théorisation s'apparente en fin de compte à une compilation d'éléments de langage. Imposture intellectuelle, elle relève de la posture politique.

5L'UMP prône une écologie marchande

Mais le cœur du problème dépasse cette réflexion trop rapide. Si l'on prend au sérieux le discours sarkozyste et les affirmations de la ministre sur les limites du PIB comme indicateur de richesse, sur les risques sanitaires, sur les multiples pollutions, etc., on ne peut qu'être frappé par le simplisme des solutions prônées.

L'écologie selon l'UMP se contente d'agir à la marge, sur le comportement des consommateurs. Sans jamais envisager que les choix de consommation sont aussi déterminés par les inégalités socio-économiques. Sans jamais envisager la nécessité de changer aussi, surtout, nos manières de produire dans un monde aux ressources limitées.

L'illustration emblématique de cette contradiction fondamentale, c'est l'assiette de la défunte taxe carbone version Sarkozy : faire payer les ménages et les TPE-PME tout en exemptant les plus grandes entreprises qui sont les principaux émetteurs de gaz à effets de serre.

L'écologie selon l'UMP, c'est une écologie qui dégage les entreprises de leurs responsabilité environnementale et sociale au sein des communautés où elles sont implantées. C'est une écologie marchande, qui confie le logement au marché, néglige la précarité énergétique, ne pose jamais la question du partage des richesses dans une société fondamentalement inégalitaire.

En fin de compte, il n'y a pas d'écologie de droite. Il y a une confusion entre les mots. La protection de la planète, est une préoccupation urgente et nécessaire, qui doit s'imposer à tous, quelles que soient les opinions politiques -l'écologie est une vision de l'homme et du monde, une certaine idée de la société et du sens de la vie.

La seule écologie que réussiront à s'approprier l'UMP et Sarkozy, c'est l'écologie impopulaire.

Photo : Cécile Duflot à l'université d'été du PS, en août 2009 (Stéphane Mahé/Reuters

vendredi 29 janvier 2010

ELECTIONS REGIONALES PAR LA REDACTION DU DAUPHINE LIBERE

RÉGIONALES 


Les têtes de listes écologistes montent au créneau

par La Rédaction du DL | le 29/01/10 à 05h03     

Ils sont quatre, Marie-Odile Novelli pour l'Isère, Yves Paccalet pour la Savoie, Claude Comet pour la Haute-Savoie et Jean-Marie Chosson pour la Drôme, à avoir cosigné, aux côtés de Philippe Meirieu, tête de liste régionale d'Europe Écologie pour Rhône-Alpes, un courrier adressé à Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, mais aussi... maire d'Annecy-le-Vieux !

Dans cette missive, les têtes de listes départementales entendent alerter le président de la Chambre des députés sur les tentatives de suppression du caractère opposable de la Directive territoriale d'aménagement (DTA) des Alpes du Nord.

« Entre les effets d'annonce et les actes... »

Élaboré en concertation avec les collectivités locales depuis une dizaine d'années, ce document d'urbanisme s'imposera donc dans les quatre départements susmentionnés, sauf si on lui retire son caractère "opposable".

Ce qu'ils accusent Hervé Gaymard, président du Conseil général de Savoie, de vouloir faire, produisant une copie de la lettre qu'il a envoyée au Premier ministre, François Fillon, pour étayer leurs dires.

Dans ce texte du 21 avril 2009, M. Gaymard suggère à Matignon // de profiter du Grenelle II pour substituer à la DTA une Directive territoriale d'aménagement et de développement durable (DTADD) des Alpes du Nord.

Qui perdrait du même coup son caractère d'opposabilité.

Le Sénat s'est pour sa part prononcé en faveur du maintien de ce caractère opposable.

Profitant de la campagne des élections régionales, Marie-Odile Novelli, Claude Comet et Jean-Marie Chosson s'adressent tout autant au pouvoir exécutif qu'aux collectivités territoriales, à l'UMP qu'au PS, accusant au passage le Conseil général de l'Isère de vouloir faire adopter aujourd'hui l'augmentation de l'emprise au sol de l'autoroute A480.

Bref, du Parc du Vercors à l'extension des stations dans les Savoie, c'est « un argument pas simple à expliquer mais essentiel » qu'entendent défendre les écologistes.

Et Olivier Bertrand, conseiller municipal (Verts) de Grenoble et conseiller général de l'Isère, d'en profiter pour bien mettre les points sur les "i" : « C'est le grand écart permanent entre les effets d'annonce et l'aménagement, entre tous ceux qui découvrent l'écologie et nous ! ».

À bon entendeur...


Philippe GONNET
Paru dans l'édition 74D du 29/01/2010 (af55c788-0c3b-11df-b5e2-ad137fcb32c5)



lundi 30 novembre 2009

LES VERTS DE LA REGION REFUSENT DE SOUTENIR LES JO D ANNECY

Les Verts de la Région refusent de soutenir les JO d'Annecy Vu dans le Progres/Dimanche

tournesol Annecy Ca Suffit

Il est des coïncidences aux airs de provocation : à l'heure où les élus régionaux verts faisaient une conférence de presse pour dénoncer le soutien de la Région - « avant même tout débat » - à l'organisation des JO 2018 à Annecy, à la même heure donc tombait une invitation de la Région à « l'audition des partenaires de la candidature d'Annecy » lors de la session du 9 juillet.

Ce courrier étant intitulé « La Région soutient la candidature d'Annecy ». Comble du comble : non seulement les Verts contestent le bien-fondé de ces JO « pour des raisons économiques, environnementales et éthiques », ainsi que le souligne l'Isèroise Cécile Viallon, mais en plus, ils regrettent que dans le débat à venir ne soient auditionnées que des personnalités favorables à cette candidature : le maire d'Annecy, le président du Comité olympique etc. ; alors qu'on leur refuse d'entendre « des personnalités qui y sont opposées, cela pose un problème de gouvernance », ajoute la rhodanienne Véronique Moreira (photo).

Autre sujet de fâcherie pour la semaine prochaine : le vote de 7 millions de subvention pour un projet de Center-parc à Roybon (Isère) : « Cette implantation aura un impact négatif sur l'environnement disent-ils et il n'y a aucune raison d'y apporter des financements publics. D'autant que les promoteurs du projet disent qu'ils n'en ont pas besoin. »

jeudi 26 novembre 2009

DICTATURE TUNISIENNE

Communiqué de presse du 26 novembre 2009

Taoufik Ben Brik victime de la dictature tunisienne

tournesol

La condamnation de Taoufik Ben Brik à six mois de prison ferme, suite à une manipulation policière, est un acte d'une extrême gravité. Il nous rappelle qu'une dictature féroce menée par Ben Ali maintient la Tunisie sous une chape de plomb.

Taoufik Ben Brik paye aujourd’hui le chèque en blanc qu'a signé la France à Ben Ali, en fermant constamment les yeux sur l'état réel de la Tunisie. Ainsi, il y a un an, Nicolas Sarkozy déclarait que « l'espace des libertés progressait » en Tunisie. Il y a tout juste un mois Nicolas Sarkozy félicitait « sincérement » Ben Ali suite à sa réélection truquée.

Depuis cette rééléction les intimidations, menaces, coups, arrestations pleuvent sur les démocrates tunisiens. Le Quai d'Orsay peut bien tardivement regretter la condamnation de Ben Brik. Il n'a rien fait pour l'empêcher.

Les Verts français adressent leur soutien Taoufik Ben Brik, ses proches, les membres du parti Tunisie Verte et l'ensemble des démocrates qui luttent contre la dictature de Ben Ali.

mardi 17 novembre 2009

JO D'ANNECY MASCARADE : REPRISE DE SPORT-VOX LE MEDIA CITOYEN

Annecy-Mascarade 2018.

Annecy Ca Suffit

Au Conseil général de la Haute-Savoie, on fait grise mine. Se profile à vitesse grand V, l’élimination d’Annecy 2018 dans la course olympique. Entre temps, on aura fait plaisir aux députés, on aura fait plaisir surtout à l’Agence de pub qui gère les coûteuses «manifestations» et la promotion de la région. L’Agence Euro RSCG, filiale d’Havas-Sport de Vincent Bolloré (1), avait raflé la mise sans avoir été mise en concurrence, même après sa déculottée de Paris-2012.

Les membres du Conseil Général (et très généreux avec l’argent public) sont refroidis même si ce jeudi 12 novembre à 17 heures, Chouchou daigne les recevoir en catimini à 17 heures.

Un article publié en anglais par un expert proche du CIO (Titre: «Around the Rings») donne Annecy perdant à coup sûr. Pas bon du tout pour le moral de Christian Monteil (2), pour Bernard Accoyer et pour le Maire d’Annecy, Jean-Luc Rigault. Walpole espère que les futurs électeurs et contribuables haut-savoyards se souviendront de ce Triumvirat le jour de la défaite d’Annecy-2018 et leur demanderont des comptes et, surtout, les comptes de cette Affaire.

L’expert olympique analyse donc la candidature d’Annecy pour expliquer que le timing est exécrable: «L’envie de la France, c’est d’accueillir les JO d’été de 2020. Pas ceux d’hiver en 2018». Le vœu de Sarkozy est en effet de se parer d’une gloire à la Lula (vainqueur avec Rio-2016). Marc Francina, maire d’Evian et proche de Sarkozy, s’était fendu - on s’en souvient - d’une confidence officieuse de son Chef: «Sarko s’est mis dans l’idée de réussir ce que Delanoë n’a pas réussi: obtenir les Jeux Olympiques d’été à Paris pour 2020. En faisant le forcing pour Annecy 2018, on tuerait les chances de Paris 2020. Surtout qu’on court déjà pour avoir l’Euro 2016 de foot».

Ajoutons qu’Annecy 2018 n’a pas de figure charismatique pour porter le Projet. Ce ne sont ni Aimé Jacquet, ni Antoine Denériaz, ni André Dussolier perdus dans cette galère qui peuvent l’être. Un moment, il avait été envisagé de mettre en première ligne, Guy Drut mais on se rappela in extremis que ce grand champion n’avait pas pu sauter certaines haies dans les tribunaux (olympiques aussi). Jean-Claude Killy, lui, avait pris fait et causes pour Grenoble et il est bien trop occupé ailleurs. N’oublions pas que cet autre sportif UMP est le Président de lacommission decoordination des Jeux Olympiques d’hiver de2014à Sotchi. (Source: Le Faucigny).

La conclusion de l’expert ne laisse aucun doute: pour Annecy, l’Affaire est dans le lac et les Munichois peuvent fêter leur prochain succès en sortant bières et saucisses.

Walpole (http://www.pensezbibi.com)_

(1). Relireici-même: www.pensezbibi.com/bibi-sports-biz/les-grands-penseurs-dhavas-sport-607

(2). Ce bon Monsieur Christian Monteil avait déjà fait parler de lui en écrivant à Gilles Perret, réalisateur du film tonique et incontournable«Walter Bassan, retour en Résistance»: «Ma position de Chefde l’exécutif départemental sera arrêtée avec une très grande intransigeance dans la perspective de positions de collaborations ultérieures». Monsieur économise sur les films de Gilles Perret mais ne regarde pas à la Dépense olympique.C’est ça la«grande intransigeance», version UMP bien sûr.

URL TRACKBACK : http://www.sportvox.fr/tb-receive.php3?id_article=26265

lundi 5 octobre 2009

REFERENDUM SUR LA POSTE

Communiqué de presse du 5 octobre 2009

Le gouvernement doit consulter les citoyens sur le statut de la poste

tournesol

Les Verts ont à plusieurs reprises demandé au gouvernement d’organiser un référendum populaire sur le statut de la poste. Cette demande est restée sans réponse. Aujourd’hui après le succès de la votation citoyenne organisée contre la privatisation de la poste qui est un vrai succès avec plus de 2 000 000 de votants, le gouvernement ne peut plus faire la sourde oreille. Il doit organiser ce référendum, d’autant plus que la constitution le permet.

dimanche 27 septembre 2009

LE LIVRE DES VERTS EUROPEENS

tournesol

Pour information, consultable en ligne et en français le livre des Verts Européens (14 thèmes en 118 pages ), publié en avril 2009, à la fois bilan et programme d'action pour les années à venir. Pour chaque thème, le texte indique les faits et chiffres clés, présente des pistes d'action, en expose la faisabilité dans le cadre communautaire, signale les avancées obtenus par les Verts pendant la mandature 2004-2009. Un document d'une grande clarté, riche en propositions, utile en complément de nos documents rédigés pendant notre campagne européenne en France

http://greens-efa-service.org/greensbook/fr

Les Verts Faucigny Mont Blanc

mercredi 23 septembre 2009

PALESTINE TOUJOURS PLUS D'AGRESIONS DES FORCES D'OCCUPATION ISRAELIENNES.

Rapport n° 37 sur les violations israéliennes des droits humains - du 10 au 16 septembre 2009 publié le mardi 22 septembre 2009

Palestinian Centre for Human Rights (PCHR)

Les Forces d’occupation israéliennes poursuivent systématiquement leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens, et maintiennent leur siège total de la bande de Gaza. Durant la dernière semaine :

un civil palestinien est décédé des suites de ses blessures par les FOI à Hébron ; 
6 civils palestiniens, dont un enfant, ont été blessés par les tirs des FOI et de colons en Cisjordanie ; 
les FOI ont utilisé la force contre les manifestations non violentes organisées contre la construction du mur d’annexion en Cisjordanie ; 
les FOI ont conduit 24 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie et 3 dans la bande de Gaza : elles ont arrêté 30 civils palestiniens, dont un mineur et une femme, en Cisjordanie et 3 mineurs dans la bande de Gaza ; 
la marine israélienne a poursuivi ses agressions contre les pêcheurs et les bateaux palestiniens dans la bande de Gaza ; 
les FOI ont maintenu leur siège total sur les territoires occupés ainsi que l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ; 
les troupes d’occupations positionnées sur les check-points et passages frontaliers en Cisjordanie ont arrêté 5 civils palestiniens, dont un mineur ; 
elles ont maintenu également les mesures qui visent à créer une majorité juive dans Jérusalem-Est occupée : de nouvelles fouilles israéliennes dans le village de Silwan ont été signalées ; les FOI ont continué de s’opposer aux activités des associations culturelles palestiniennes à Jérusalem ; 
elles ont poursuivi la colonisation de la Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens : les colons ont réoccupé un avant-poste colonial dans le sud de Yatta, au sud d’Hébron.
Des Palestiniennes attendent à un check-point israélien à Bethléhem pour pourvoir aller prier à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem.

Violations du droit international et humanitaire dans les TPO durant la semaine du 10 au 16 septembre 2009 Jeudi 10 septembre

Incursions dans la bande de Gaza : vers 1h, les FOI pénètrent à 300 mètres dans la camp de réfugiés de Al Mughazi par l’est. Il est situé au milieu de la bande de Gaza. Elles nivèlent les terres précédemment défoncées et se retirent quelques heures plus tard. Aucune victime.

Dans la région d’Hébron : vers 1h du matin, dans le village d’Ethna où l’armée fouille des maisons et arrête 3 Palestiniens (21,23 et 25 ans).

Région de Jéricho : vers 1h du matin, camp de réfugiés d’Aqabat Jaber (2 arrestations, 25 et 28 ans).

Région de Ramallah : vers 2h du matin dans le village d’Al Bireh (une arrestation, 22 ans). Village de Bitounia, vers 2h (une arrestation, 25 ans).

Région de Tulkarem : vers 2h30, villages d’‘Anabta, une arrestation, 22 ans), d’Eastern Baqa, à la même heure, (une arrestation, 24 ans).

Vendredi 11 septembre

Qalqylia : village d’‘Azzoun vers 1h du matin.

Salfit : 1h30 du matin, incursion dans le village de Kufor al-Dik où l’armée patrouille dans les rues et fouille un certain nombre de maisons, dont celle de Mosleh Nayef al-Dik, 60 ans. Quand les soldats ont quitté sa maison, il découvre que manque une somme d’argent (14 000 NIS - nouveau shekel israélien - 2 500 € environ et 4 500 dinars jordaniens 4 300 € environ. Il en informe la police palestinienne et le bureau de liaison, lequel a transmis la plainte aux FDI.

Jénine : incursion dans Qabatya, vers 2h, où l’armée patrouille dans les rues et ouvre le feu, se retirant par la suite sans faire de victimes. Ville et camp de réfugiés de Jénine, à la même heure et même opération.

Ramallah : camp de réfugiés de Qalandya, vers midi et demi, l’armée patrouille dans les rues. Des dizaines d’enfants palestiniens se rassemblent pour lancer des pierres sur les véhicules de l’occupant ; aussitôt, l’armée tire des balles d’acier enrobées de caoutchouc, lance des lacrymogènes et des bombes sonores sur les jeunes. L’un d’eux, ‘Ali Mohammed Mutair, 20 ans, est blessé par une balle à la tête.

Bande de Gaza : dans la soirée, une unité d’infanterie pénètre à 500 mètres dans le camp de réfugiés de al Bureij au centre de la bande de gaza ; à 18h00, elles arrêtent Nahidh Mohammed al-Tawail, 22 ans. Elles l’obligent à une marche forcée depuis le camp jusqu’à la frontière. Il est détenu jusqu’au lendemain midi.

Samedi 12 septembre

Naplouse : vers 1h du matin, village de Madama (2 arrestations, 18 et 22 ans).

Jénine : vers 1h30, village de Qabatya (2 arrestations, 24 et 25 ans), et vers 3h30, l’armée revient, patrouille et tire dans les rues.

Salfit : vers 2h, village de Kufor al-Dik (une arrestation). Dimanche 13 septembre

Tulkarem : 1h30, ville et camps de réfugiés.

Jéricho : incursion dans la ville de Jéricho, vers 2h30.

Hébron : tôt le matin, des sources médicales d’un hôpital israélien déclarent que ‘Obaida Maher al-Dwaik, 25 ans, d’Hébron, est décédé des blessures causées par les FOI.

Selon les investigations menées par le PCHR, il était environ 11h ce mercredi, 26 août, lorsque les troupes israéliennes positionnées sur le check-point d’al-Shuhada, dans le quartier de Tal Rumaida, dans le centre d’Hébron, se mirent à tirer sur al-Dwaik, à bout portant, moins de 20 mètres. Il fut touché par plusieurs balles au ventre et aux jambes. Les FOI n’ont pas permis aux ambulances d’arriver jusqu’à lui et l’ont évacué vers un hôpital israélien. Elles prétendent qu’il avait essayé d’agresser des soldats israéliens avec un couteau.

Lundi 14 septembre

Bande de Gaza : vers minuit et quart, une unité d’infanterie pénètre à 800 mètres dans le camp de réfugiés d’Al Bureij pour perquisitionner les terres agricoles du secteur et arrêter 3 Palestiniens qui n’ont pas encore été identifiés.

Ramallah : vers minuit et demi, les FOI pénètrent dans le village de Senjel, fouille une maison et arrête un Palestinien (28 ans).

Jénine : dans Bourquin vers 1h (2 arrestations, 25 et 27 ans).

Bethléhem : village de Nahalin, vers 1h (5 arrestations toutes de 18 ans).

Mercredi 16 septembre

Ramallah : village de Bil’in, vers 1h30 du matin ; l’armée fouille la maison d’‘Abdullah Abu Rahma, coordinateur du Comité public contre le mur et les colonies dans le village de Bil’in. Les FOI agressent des militants internationaux et frappent durement un Palestinien, Mohammed ‘Abdul Karim al-Khatib. Village d’al-Mazra’a (une arrestation, 23 ans). Incursion dans le village de Koubar (2 arrestations, 25 et 26 ans).

Jérusalem : à Silwan dans le quartier de Wadi Hilwa, au sud de la vieille ville de Jérusalem (4 arrestation dont un mineur).

Un cerf-volant pour franchir le mur de l’occupant ? (AP)

2 - Maintien du bouclage des Territoires palestiniens occupés

Le siège a été maintenu sur tous les territoires, imposant des restrictions sévères aux déplacements des civils palestiniens.

Bande de Gaza

Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

lire : Info Gaza n°467 - semaine du 10 au 16 septembre 2009 http://france-palestine.org/article...

Cisjordanie

Il y a environ 630 barrages routiers permanents, tenus ou non par des soldats, à travers la Cisjordanie. En plus, quelque 60 à 80 barrages « volants » sont mis chaque semaine. Au moins 65% des grandes routes qui conduisent aux 18 communautés palestiniennes sont fermés ou sous contrôle total des FOI (soit 47 sur 72 routes).

Environ 500 km de routes sont limités à la circulation des Palestiniens en Cisjordanie. De plus, environ un tiers du territoire cisjordanien, dont Jérusalem-Est occupée, est inaccessible aux Palestiniens sans une autorisation spéciale remise par les FOI. Une autorisation très difficile à obtenir.

Les forces d’occupation continuent de harceler et d’agresser les manifestants lors des manifestations non violentes contre le mur. Même harcèlement à Jérusalem et dans tout le territoire où les Palestiniens sont systématiquement arrêtés, fouillés, dans les rues et sur les routes.

Jérusalem : les restrictions se poursuivent, empêchant des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza d’accéder à Jérusalem. Les restrictions sont plus sévères encore les vendredis pour empêcher les Palestiniens d’aller prier à la mosquée al-Aqsa, et ceux qui tentent de contourner les barrages se font sérieusement matraquer par la police ou les soldats d’occupation. Pour le troisième vendredi du mois saint du Ramadan, le 11 septembre, les FOI avaient dit qu’elles permettraient aux civils palestiniens de Cisjordanie âgés de plus de 50 ans, de venir prier à la mosquée. Pourtant, des centaines de civils n’ont pu arriver jusqu’à la cité à cause des restrictions sur les différents check-points. Les FOI ont également renforcé leur présence à l’intérieur de Jérusalem.

Naplouse : les troupes postées à la porte de fer sur la route de Naplouse à Tulkarem ont maintenu les contrôles prolongés des Palestiniens, spécialement les matins. Sur le check-point de Shavi Shomron, sur la route de Naplouse à Jénine, et au check-point de Za’tara, au sud de la cité, elles ont maintenu toutes les restrictions.

Le jeudi 3 septembre, au soir, les FOI à Shavi Shomron ont arrêté un jeune Palestinien de Jénine, Khaled ‘Abdullah, 19 ans.

Ramallah : les troupes postées au check-point de Jaba’-Qalandya, au sud-est de la ville, ont imposé des restrictions supplémentaires sur les déplacements et conduit des contrôles prolongés. Durant cette semaine, elles ont monté des barrages volants et arrêté et fouillé les véhicules palestiniens. Jeudi 10 septembre, les FOI ont bouclé le village d’‘Attara.

Bethléhem : samedi soir, 5 septembre, les FOI sur le check-point Container, au nord de Bethléhem, ont arrêté un Palestinien de Sa’ir, au nord-est d’Hébron.

Hébron : nouvelles restrictions dans les quartiers avoisinant la mosquée Ibrahimi dans la vieille ville d’Hébron. Vers 20h le vendredi, 11 septembre, les FOI ont monté deux check-points au nord et au sud-ouest d’Hébron.

Salfit : vers 16h30, le dimanche 13 septembre, les FOI ont arrêté un jeune Palestinien (23 ans) de Kufor al-Dik, près de Salfit, alors qu’il travaillait sur la terre de sa famille, près de la colonie Bodu’eil.

Tulkarem : lundi midi, 14 septembre, l’armée postée à la porte de Kherbat Jebara, au sud de Tulkarem, a arrêté un autre Palestinien (21 ans) du village de Ya’bad, près de Jénine.

Qalqilya : le mardi 15 septembre, les FOI ont installé un barrage près du village d’‘Izbat al-Ashqar et arrêté un Palestinien de 19 ans et un autre de 17 ans, tous deux du village d’‘Azzoun, à l’est de Qalqilya.

Chaque vendredi à Bil’in, entre autres villages, une manifestation non violente contre le mur israélien (AP)

3 - Construction du mur d’annexion

Si le mur illégal d’annexion se termine, il s’étendra sur 724 kilomètres autour de la Cisjordanie, isolant toujours plus toute une population. 350 km sont déjà construits, dont 99% environ à l’intérieur même du territoire palestinien, confisquant de plus en plus de terres palestiniennes. Les forces israéliennes d’occupation utilisent toujours la force face aux manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction du mur.

Jayyous et Kherbat Jebara : le jeudi 10 septembre, la Haute Cour israélienne a ordonné le démantèlement de sections du mur d’annexion dans ces deux villages, au nord de Qalqilya, suite à une plainte déposée par l’Associations pour les droits des citoyens en 2003, au nom de plusieurs villages palestiniens proches de Tulkarem et Qalqilya. La plainte exigeait le démantèlement du mur dans ces villages et l’annulation de la confiscation d’au moins 6 000 dunums de terre (600 hectares). Selon la municipalité de Jayyous, 2 488 dunums de terre et un puits pourraient être épargnés. Cependant, la décision n’a pas été totalement exécutée.

Bil’in : à l’ouest de Ramallah, comme chaque vendredi après la prière, des Palestiniens se sont rassemblés dans le centre du village pour une manifestation non violente et se sont dirigés vers le mur ; après des provocations des soldats, ceux-ci ont tiré des balles d’acier enrobées de caoutchouc et lancé des grenades sonores et des grenades lacrymogènes sur les manifestants. Deux Palestiniens (25 et 29 ans) ont été touchés par des corps de grenades dans le dos.

Ni’lin : à l’ouest de Ramallah, même jour, même heure, même manifestation, avec des internationaux et des militants israéliens. Dans l’affrontement qui les a opposés aux forces d’occupation, celles-ci ont répondu en tirant et en lançant des grenades. Des dizaines de manifestants souffrent de l’inhalation des gaz.

4 - Tentative de créer une majorité juive dans Jérusalem occupée

Les mesures arbitraires contre les Palestiniens se sont accélérées pour les obliger à quitter Jérusalem-Est. Le PCHR a décidé d’y consacrer une partie de son rapport hebdomadaire.

Le jeudi 10 septembre, l’association Al-Aqsa pour le Waqf et le patrimoine a découvert que les autorités israéliennes d’occupation avaient fait creuser un nouveau tunnel sous la ville de Silwan. Les autorités israéliennes et l’association colonialiste El’ad ont entrepris des travaux pour terminer ce tunnel aussitôt que possible afin de le relier à d’autres tunnels sous Silwan, près de la mosquée d’al-Aqsa. L’association Al-Aqsa a bien indiqué qu’elle avait fait des photos des travaux dans le tunnel.
Les FOI ont empêché le groupe Rouaq de présenter son spectacle au théâtre national palestinien (al-Hakawati). Les FOI ont envahi le théâtre avant le début de la représentation et expulsé le groupe ainsi qu’une délégation suédoise, prétendant que cette activité était organisée sous les auspices de l’Autorité nationale palestinienne.
Cette semaine, les FOI ont empêché également l’organisation d’un immense petit-déjeuner pour le Ramadan à l’hôtel des Sept Arches dans le village d’Al-Tour, à Jérusalem-Est, sous le patronage du Premier ministre palestinien, le Dr Salam Fayadh. A ce petit-déjeuner étaient censés participer des diplomates, des membres du clergé et des personnalités.

5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

Les FOI ont poursuivi leurs activités coloniales dans les territoires palestiniens occupés en violation du droit humanitaire international, et les colons leurs attaques contre les Palestiniens et leurs biens.

Le jeudi matin 10 septembre, des colons installés dans la colonie Sousia au sud de Yatta et d’Hébron, ont remonté l’avant-poste colonial qui avait été démantelé la veille. L’avant-poste s’est emparé d’au moins 300 dunums (30 hectares) de terres agricoles. Les colons ont monté trois tentes et amené des générateurs d’électricité. Les FOI présentes ont protégé les colons.
Vendredi soir, 11 septembre, un colon israélien a tiré sur des civils palestiniens à Silwan, au sud de la vieille ville de Jérusalem, blessant deux d’entre eux. Selon l’enquête du PCHR, vers 18h, ‘Ahmed Farouq Qara’in, 36 ans, rentrait à son domicile dans le quartier Hilwa à Silwan, quand il a vu un colon israélien pointer son arme sur des enfants qui jouaient dans la rue. Il a demandé au colon pourquoi il faisait cela. Des colons se sont mis alors à hurler et ont menacé de tirer sur Qara’in. Alors que le colon s’en retournait, il a trébuché. Aussitôt, il a ouvert le feu sur Qara’in, le blessant de trois balles dans le ventre, à la cuisse et dans un pied. Ameer al-Froukh, 15 ans, a également été touché par un ricochet. Les deux civils ont été évacués vers l’hôpital dans une voiture particulière, qui a été arrêtée par les FOI plusieurs fois.
Samedi 12 septembre, vers 20h30, des colons israéliens ont fermé l’entrée principale du village de Ras Karkar, au nord-ouest de Ramallah. Ils se sont mis à lancer des pierres et des bouteilles vides sur les Palestiniens. Ils ont roué de coups un jeune Palestinien de 22 ans, Mohammed Rafeeq Salhiha, qui souffre de contusions sur tout le corps.
Mardi 15 septembre, vers 20h30, un civil palestinien a été blessé par un colon dans le village d’‘Ainabous, au sud de Naplouse. D’après l’enquête du PCHR, alors que Zaher Hashem ‘Allan, 35 ans, du village d’‘Ainabous, faisait paître ses bêtes à l’ouest du village, il a été surpris par une bonne vingtaine de colons qui se sont dirigés sur lui. Ils ont crié après lui. Aussitôt, il a appelé son frère Nader, 36 ans, et lui a dit que les colons venaient sur lui. Nader est arrivé là où son frère faisait brouter les bêtes. Il a vu les colons israéliens frapper violemment son frère. Il a appelé la police israélienne et le bureau de liaison. Mais un colon l’a entendu et s’est mis à tirer sur lui. Nader a été blessé d’une balle à la poitrine.

Document public

Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

Rapport hebdomadaire pour la période du 10 au 16 septembre 2009 : PCHR traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP.

 Impression

Envoyer par mail Destinataire : (email du destinataire)

De la part de (entrez votre nom)

(entrez votre email)

Sur le même sujet :

Info Gaza n°467 - semaine du 10 au 16 septembre 2009 Palestinian Centre for Human Rights (PCHR) | 17 septembre 2009

Selon l’ONU, Israël a commis des "crimes de guerre" à Gaza Le Monde avec AFP, Reuters | 16 septembre 2009

Info Gaza n°466 - semaine du 3 au 9 septembre 2009 Palestinian Centre for Human Rights (PCHR) | 10 septembre 2009

« Les conditions de vie à Gaza sont totalement inacceptables » Entretien avec Karen Konning Abuzayd, commissaire générale de l’UNWRA | 10 septembre 2009

"Plomb durci" : plus de la moitié des victimes étaient civiles Nouvelobs avec AP | 10 septembre 2009

Colonisation : Israël enfonce le clou l’Orient le Jour | 10 septembre 2009

Agression israélienne contre Ghaza : 4 milliards de dollars de pertes el Watan | 9 septembre 2009

Israël : Le mauvais usage de drones a causé la mort de civils à Gaza Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme | 7 septembre 2009

Amira, quinze ans, porte plainte à la CPI contre Israël Ol. B + Hassane Zerrouky | 2 septembre 2009

Actualités :

Crimes de guerre à Gaza ; la pétition internationale remise aux Nations unies AFPS | 22 septembre 2009

Un énième sommet de la dernière chance ? Akiva Eldar  | 22 septembre 2009

Sommet à trois ce mardi à New York Renée-Anne Gutter | 22 septembre 2009

Dexia et les colonies israéliennes : nouvelles révélations Association Belgo-Palestinienne (ABP) | 21 septembre 2009

Le COE appelle au gel et au démantèlement des colonies israéliennes Conseil oecuménique des Eglises | 21 septembre 2009

Une résolution de l’AIEA épingle Israël Blaise Gauquelin | 21 septembre 2009

Les syndicats britanniques s’engagent dans un large mouvement de boycott des produits israéliens Palestine Solidarity Campaign | 20 septembre 2009

Processus de paix "bloqué" Rdio Canada et NouvelObs | 20 septembre 2009

Les USA s’en prennent au rapport de l’Onu sur Gaza NouvelObs | 20 septembre 2009

Proche-Orient, la complexité loin du dogme Gilles Paris | 20 septembre 2009

L'AFPS soutient le peuple Palestinien dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux. Elle agit pour une paix réelle et durable, fondée sur l'application du droit international. Lire la charte   
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'Afps traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'Afps.   
Site conçu avec le

jeudi 3 septembre 2009

LA TAXE CARBONE : POSITION DES VERTS

Écologie et justice sociale septembre 2009.par Philippe Ladame

tournesol

Mi-août, alors que s’amorçait un débat sur la taxe carbone, les députés Verts ont publié, dans Le Monde, une tribune qui aborde cette question. Le rapport de la commission de réflexion présidée par Michel Rocard est à peine rendu que déjà se déchaînent les opposants à ce qui n’est encore qu’un projet. Pour avoir porté longtemps seuls une telle idée, ne possédons-nous pas quelque légitimité à éclairer le débat ? Nous avons été les auteurs d’une proposition de loi sur la contribution climat-énergie, déposée à l’Assemblée nationale en avril dernier (cf proposition n° 1622 disponible en ligne sur le site www.assemblee-nationale.fr). A ce titre, nous pouvons apporter quelques éléments concrets de réponse à celles et ceux qui commencent à jouer avec les peurs. D’abord, un mot sur la méthode. Avoir demandé à une commission pluraliste de réfléchir sur le sujet, en confiant sa présidence à Michel Rocard, était une bonne idée. Michel Rocard a une double légitimité pour mener ce travail : social-démocrate, sensible à l’écologie de longue date, il est surtout le seul Premier ministre à avoir mené une réforme fiscale de grande ampleur ces vingt dernières années, en créant la CSG. Son talent ne sera pas de trop pour tenter de convaincre les Français, et surtout les décideurs, du bien-fondé de la « taxe-carbone ». Nous regrettons cependant qu’aucun élu écologiste n’ait été invité à participer aux travaux de sa commission. Etrange idée que de vouloir faire de l’écologie sans les écologistes. Pour qu’il ne s’agisse pas d’une idée mort-née de plus, il faut selon nous réunir au moins deux conditions : l’efficacité écologique et la justice sociale. Pour commencer, il faut être clair sur l’objectif que l’on cherche à atteindre. De ce point de vue, le choix de l’appellation est important. A la formule « taxe carbone », qui est une facilité de langage, nous préférons clairement la « contribution climat-énergie » , parce que l’enjeu est bel et bien double : s’attaquer aux causes du changement climatique et résoudre la crise énergétique. Parler de « taxe-carbone » revient en effet à se focaliser sur la question du CO2 et donc sur les énergies dites fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Cela revient à entretenir la croyance selon laquelle on trouverait sans tarder une énergie aussi abondante, facile d’utilisation et bon marché que le pétrole. Pour étayer ce raisonnement, certains n’hésitent pas à mettre en avant l’électricité d’origine nucléaire. Parmi eux, on trouve malheureusement le Président de la République, qui parle toujours de « taxe-carbone », alors que le Grenelle de l’environnement préconisait la « contribution climat-énergie » ! Faire croire que le nucléaire, ou une autre source d’énergie, pourrait être abondante, bon marché et sans impact sur l’environnement relève, au mieux de la croyance irrationnelle, au pire du mensonge d’Etat. La vérité est que nous devons nous préparer à l’ère de l’énergie à la fois rare et chère. Ne pas l’anticiper, c’est condamner tout le monde, surtout les catégories les plus modestes, à être étranglées par la hausse des prix de l’énergie. Les yoyos des prix du baril de brut sur les marchés mondiaux ne doivent pas nous détourner de cet objectif ; comme le dit fort justement Michel Rocard, c’est une question de survie pour les humains sur la planète. La contribution climat-énergie doit organiser la transition vers une société de sobriété énergétique. Pour être efficace, la contribution doit reposer sur une assise large, viser toutes les consommations d’énergie, avec un seul critère : source renouvelable ou pas. Choisir une base large permet de ne pas se focaliser sur certaines énergies déjà très taxées et très difficilement substituables, comme les carburants. Seules les énergies renouvelables, dont il faut favoriser l’émergence même si elles présentent un léger surcoût au démarrage, doivent être exonérées de la contribution climat-énergie. C’est en ce sens que nous avions rédigé notre proposition de loi, alors rejetée par la majorité et sur laquelle l’opposition socialiste et communiste s’était courageusement abstenue ! La justice sociale est la deuxième condition sine qua non de réussite du projet de contribution climat-énergie. Le système fiscal français, déjà très injuste, ne doit pas servir d’alibi au refus de la mise en œuvre de la contribution climat-énergie. Elle doit , au contraire, susciter une réflexion plus globale sur la fiscalité, dont l’injustice a été aggravée ces dernières années par des dispositifs qui ont augmenté les inégalités devant l’impôt. Chacun sait aujourd’hui, y compris à droite, qu’il n’y aura pas de réforme juste sans abrogation du bouclier fiscal. La contribution climat-énergie n’a pas vocation à rendre le système encore plus injuste. Notre proposition de loi privilégiait la redistribution intégrale du produit de la taxe, en procédant de manière équitable, en fonction du niveau de revenu et de la taille du ménage. Selon nous, cette approche était la plus pédagogique pour les citoyens : moins on consomme d’énergie, plus le solde est positif entre ce que l’on paye et ce que l’on perçoit ( « chèque vert »). On incite clairement les Français à changer leurs comportements. C’est du gagnant-gagnant, grâce aux économies d’énergie réalisées et au « chèque vert » perçu par les ménages. Etant donné les besoins de financement pour mettre en œuvre des mesures massives et rapides d’économie d’énergie et de développement des transports en commun, notamment dans les zones les moins desservies, il est logique d’y consacrer une partie du produit de la contribution climat-énergie. Ces investissements contribuent eux aussi à la justice sociale en permettant à tout le monde de bénéficier économies d’énergie. Voilà pourquoi la transparence sur l’utilisation de ces recettes doit être totale. Efficacité écologique ET justice sociale . De la combinaison de ces deux conditions dépendra la légitimité de la taxe-carbone et, par conséquent, son acceptabilité par les Français. C’est dans ce sens que nous mènerons le combat, notamment au Parlement, pour que la contribution climat-énergie ne reste pas un leurre politique. Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy, députés Verts.

dimanche 30 août 2009

INFOS DE BABETH ROULET DES VERTS

tournesol

José Bové convoqué au tribunal de Béziers pour un arrachage d'un pied de mais 810 dans Hérault en 2007!

Consultez le site du nouvelobs:nouvelobs.com;article de Denis Robert sur Clearstream et les paradis fiscaux;

Consultez le site:www.ecolosphere.net;

et sur www.sera.asso.fr (santé et environnement en Rhône-Alpes)

mercredi 19 août 2009

CHALET FREQUELIN ET DECISION DE JUSTICE

Communiqué suite a article paru sur le Dauphiné Libéré du 14 Aout 2009

tournesol

Quelle n’a pas été notre (désagréable) surprise de voir dans votre édition du samedi 15 aôut 09 que le refus de Mr Guy Fréquelin d’appliquer une décision de justice le condamnant est assimilé à la désobéissance civile menée par José Bové et des faucheurs d’OGM concernant la culture en plein champ de maïs transgénique. Rappelons que Mr Bové à été condamné et a fait de la prison pour avoir violé la loi car il estimait que les OGM sont potentiellement dangereux à la fois pour notre santé et pour l’environnement. La bataille de Mr Bové est menée au service de l’intérêt général (une majorité de français sont opposés à la culture de maïs OGM en plein champ). Il est donc tout à fait abusif de faire un parallèle de comparer cette désobéissance pour l’humanité avec l’intérêt purement individualiste et égoïste de Mr Guy Fréquelin. Nous notons que tout semble bon pour justifier une action qui, finalement, ne vise qu’à permettre à un particulier d’imposer son droit contre le droit de tous. La désobéissance civile n’a jamais signifié s’opposer à une loi parce qu’elle dérange le bon plaisir d’un individu mais bien parce qu’une loi est injuste et inique pour la collectivité. Les lois de protection de l’environnement seraient-elles devenues injustes et iniques ?

lundi 10 août 2009

LA FONTE DE LA BANQUISE S'ACCELERE A LA FAVEUR D'UN ETE TORRIDE SUR L'ARCTIQUE

La fonte de la banquise s'accélère à la faveur d'un été torride sur l'Arctique

AP Charles Hanley

A la faveur d'un été torride, des dizaines de milliers de kilomètres carrés supplémentaires de banquise ont fondu dans l'Océan arctique, les chercheurs n'excluant pas un nouveau record. Lire la suite

l'article

A Tuktoyaktuk, village perdu dans l'extrême Nord-Ouest canadien, à plus de 2.400km au nord de Seattle, Eddie Gruben, 89 ans, observe la banquise depuis des décennies, et l'a vu se retirer. Mais aujourd'hui, la glace est à environ 128 kilomètres au large. "Il y a 40 ans, elle était à 64km", note le patriarche.

Au cours du siècle écoulée, les températures ont augmenté de 0,6 degrés centigrades. Mais dans l'Arctique, les températures ont augmenté deux fois plus vite, au minimum. Et ce à cause des gaz à effet de serre, accusent les scientifiques.

Fin juillet, le mercure frôlait les 30 degrés dans ce village où vivent 900 Inuvialuit, nom des populations de l'Arctique occidental. "L'eau était vraiment chaude. Les gosses se baignaient dans l'océan", raconte Gruben.

Début août, selon le U.S. National Snow and Ice Data Center (NSIDC, basé au Colorado), la banquise s'étendait sur 6,75 millions de km2, après avoir retréci en moyenne de 106.000 km2 par jour en juillet, soit l'équivalent de trois Belgique quotidiennes.

Ce taux était équivalent à celui enregistré en juillet 2007, l'année où la fonte a atteint un record, la banquise n'étant plus en septembre que de 4,3 millions de km2.

Les conditions atmosphériques de cet été ont été similaires à celles de l'été 2007, y compris les hautes pressions, avec les ciels clairs et une fonte importante dans la mer de Beaufort, le bras de l'Arctique au large de l'Alaska du nord et du Nord-Ouest canadien.

Selon les scientifiques, la composition même de la glace de mer a évolué ces dernières années: sa forme principale n'est plus cette glace épaisse vieille de plusieurs années, mais une glace plus fine, annuelle, qui se solidifie l'hiver et fond l'été.

La fonte des glaces depuis 2007 semble avoir poussé cette des sections de banquise en désintégration, mais encore épaisse jusqu'au passage du Nord-Ouest, le chenal relativement étroit par où l'eau circule entre les îles arctiques canadiennes. Ces deux derniers étés, des passages habituellement infranchissables étaient libres de glace.

"Nous avons besoin de températures chaudes avec des vents est ou sud-est pour casser cette glace et la faire remonter vers le nord", explique par courriel Mark Schrader, skipper du voilier "Ocean Watch," depuis l'entrée ouest du passage.

Ce navire scientifique, brise-glaces à la proue renforcée d'acier, effectue actuellement une circumnavigation des Amériques de 40.232 kilomètres, pour étudier l'impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes des continents.

Pour les écologistes, l'une des préoccupations principales liées à la fonte de la banquise est la survie des ours polaires. Mark Schrader n'en n'a vu qu'un seul, vers l'Alaska, qui a nagé avec son bateau alors qu'il gagnait la mer.

En septembre, les satellites d'observation diront aux scientifiques si la fonte des glaces a battu un record cette année. Puis le soleil commencera à se faire de plus en plus rare et, pendant plusieurs mois, les basses températures de l'hiver arctique feront que la surface de la mer gèlera à nouveau.

A Copenhague, en mars, la conférence de l'ONU sur le changement climatique avait constaté que le changement était plus rapide qu'anticipé. Un mois plus tard, les océanographes américains prédisaient que les étés arctiques seraient quasiment libres de glace d'ici 30 ans, et non pas à la fin du XXIe siècle, comme ils le pensaient auparavant. AP

EN SAVOIE LA PRESERVATION DE LA MONTAGNE SE HEURTE A LA LOGIQUE ECONOMIQUE

En Savoie, la préservation de la montagne se heurte à la logique économique LE MONDE | 07.08.09 | 14h13

Chambéry Correspondante

Le projet est emblématique de la course sans fin à l'aménagement de la montagne : la liaison entre Bonneval-sur-Arc, site classé, et Val-d'Isère (Savoie), qui passerait dans le périmètre du coeur du parc national de la Vanoise, évoquée depuis des décennies, est à nouveau d'actualité. La Société des téléphériques de Val-d'Isère étudie le dossier depuis plusieurs mois. En 1994, une précédente tentative avait suscité une telle mobilisation des associations de protection de la nature que le ministre de l'environnement de l'époque, Michel Barnier, avait préféré refermer le dossier. Retrouvez les archives du journal : tous les articles parus dans Le Monde depuis 1987 Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Sur le même sujet

Michel Bouvard, député UMP de Savoie, soutient le projet, mais a saisi le ministère de l'écologie. "Ce que j'espère, avance-t-il, c'est qu'aujourd'hui on comprenne que le débat sur la politique de l'environnement, ce n'est pas seulement le débat sur les limites du Parc. On doit être dans une approche globale environnementale et de développement durable."

Certains arguments du député de Savoie se retrouvent dans la directive territoriale d'aménagement (DTA) des Alpes du Nord, en cours d'élaboration. Une directive que combat pourtant l'élu savoyard, tout comme Hervé Gaymard, député UMP de la Tarentaise et président du conseil général de la Savoie. Ce projet de cadrage réglementaire prévoit de freiner, sur l'ensemble du massif des Alpes du Nord, les programmes immobiliers et les extensions de domaines skiables, en se référant explicitement aux effets annoncés du réchauffement climatique et à l'enjeu, qualifié de primordial pour les secteurs de montagne, de la préservation de l'espace.

Le texte final, issu de la concertation avec les élus, transmis le 16 juin à Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie et de l'aménagement du territoire, présente toutefois des assouplissements notables. Il supprime notamment la limitation stricte de l'urbanisation touristique dans les stations, ainsi que le caractère d'exception des liaisons entre domaines skiables.

Mais ce n'est pas encore assez pour les élus savoyards : "Le développement durable ne peut pas se faire sans les stations de sports d'hiver, qui sont le moteur économique d'une grande partie du massif alpin", rappelle Michel Bouvard, qui s'inquiète "qu'on impose finalement par le haut des choses qui n'aient pas été consenties et partagées par l'ensemble des acteurs d'un massif".

Le texte doit désormais faire l'objet de délibérations dans les collectivités territoriales et passer en enquête publique, avant d'être rendu opposable par un décret en Conseil d'Etat, courant 2010. "On est arrivé à un degré d'assouplissement tel qu'au-delà, le document tombe de lui-même, prévient Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes. Cela deviendrait un exercice dérisoire."

En Savoie, où le tourisme représente 50 % du produit intérieur brut, la prise de conscience du changement climatique n'en est qu'à ses prémices. Le plan tourisme 2007-2013 du département, voté en juin 2006, maintient le modèle de croissance économique des stations, en subventionnant les équipements en neige de culture pour les stations de moyenne montagne et les interconnexions entre domaines skiables.

Cependant, le conseil général a lancé en 2007 la rédaction d'un Livre blanc du changement climatique, dont la publication est annoncée pour le mois de septembre. Ce document pose d'emblée que le réchauffement climatique est deux fois plus fort dans les Alpes que dans le reste de l'Europe et met à plat toutes les données concernant les impacts possibles de la hausse des températures et de l'évolution des précipitations, ainsi que leurs conséquences sur le milieu naturel du territoire alpin : recul des glaciers, fonte du permafrost, accélération du processus d'érosion.

"Nous sommes dans un vide de réponses, un vide de connaissances, avertit Jean-Jacques Delannoy, de l'université de Savoie, qui préside le groupe de travail sur le changement climatique mis en place par le département. Les modèles climatiques sont au niveau planétaire, et il faut les décliner à l'échelle locale. Ce travail sur l'état de la connaissance est une manière de mettre les élus devant leurs responsabilités. On ne pourra pas dire : "on ne savait pas"."

Une fois ce travail effectué, il faudra encore construire une stratégie d'adaptation qui prenne en compte cette donne du changement climatique. Mais avec quel modèle de développement ? La mission confiée à l'Institut de la montagne, implanté à Savoie Technolac, qui était d'être force de propositions pour la société civile, a montré ses limites ce printemps.

L'établissement a fermé son unité de recherche en avril. Sa directrice, Carmen de Jong, spécialiste de l'hydrologie dans les massifs montagneux, avait dénoncé les conséquences de l'utilisation de la neige de culture sur l'environnement, provoquant une levée de boucliers des élus et des exploitants de remontées mécaniques.

Jean-Jacques Delannoy s'est vu confier la tâche de rédiger une nouvelle feuille de route, pour, dit-il, "recréer un climat de confiance" entre des élus inquiets et le monde de la recherche. Nathalie Grynszpan Article paru dans l'édition du 08.08.09.

mercredi 22 juillet 2009

ET SI LES CANTINES PASSAIENT AU BIO ?

Et si les cantines passaient au bio ?

Par Marie-Claire Ganesco | Reporter d'espoir

Campagne du WWF "Oui au bio dans ma cantine" (DR).

En hausse de 25 % en 2008, le marché français du bio investit, pas à pas, notre quotidien. Aujourd'hui, ses bienfaits font largement consensus dans la société. Jusqu'à être officiellement reconnus d'utilité publique par le gouvernement français. Et l'agence bio est claire :

« Les Français consomment bio chez eux mais également hors domicile. »

Parmi les actifs, ils sont en effet 38% à déclarer vouloir plus de produits issus de l'agriculture biologique dans leur restaurant d'entreprise. Du côté des parents d'élèves, ils seraient 78% à émettre le même souhait pour leurs chères têtes blondes à l'école.

L'idée

Doucement mais sûrement, par l'introduction d'un produit puis d'un autre, les restaurants collectifs se convertissent. Début 2009, un tiers d'entre eux proposent des aliments bio « au moins de temps en temps ». Selon les estimations, dans trois ans, ils devraient être sept sur dix.

Des chiffres encourageants qui auraient tout intérêt à augmenter tant ce type d'alimentation cumule les avantages. Riches et dénués de substances chimiques, les produits issus de l'agriculture biologique constituent également un moyen efficace de développer de petites filières paysannes exsangues.

Ne pouvant ignorer l'engouement des Français pour ce type de produits, le gouvernement s'est engagé, lors du Grenelle de l'environnement, à passer progressivement à 20% de produits biologiques d'ici à 2012 dans les commandes de la restauration collective publique d'Etat. « Un objectif vraiment ambitieux », d'après Eric Grunewald, chargé de mission Restauration collective et filière au sein de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB). « Mais totalement irréaliste. Avec seulement 0,5% de produits bio au sein de la restauration collective aujourd'hui, on est encore très loin des 20% visés pour 2012 ! »

Au-delà des pourcentages et de l'effet d'annonce, c'est tout un système qu'il faut revoir. Potages en poudres, plats lyophilisés, omelettes congelées… Les restaurants collectifs n'ont plus rien des cuisines d'antan.

Comment la mettre en pratique

Ce combat contre la malbouffe, Philippe Renard en a fait une affaire personnelle. A la tête de la cantine d'un des plus grands groupes d'assurance belges, ce truculent personnage est parvenu à élaborer un menu quotidien à base de 85% de produits bio. Une performance assez rare dans la restauration d'entreprise pour être signalée. Lui qui a réussi à tripler l'effectif des convives confie :

« Le véritable challenge n'était pas seulement de servir des repas de qualité, mais surtout de ne pas exploser le budget alloué : 3,51 euros par personne et pas un centime de plus ! »

Le bio, pas si cher

« Alors qu'il me fallait 25 kg de légumes conventionnels pour préparer 100 litres de potage, je n'utilise plus que 18 kg de légumes bio pour la même quantité de produit fini ! La différence tient dans la matière sèche, en plus grande quantité dans les produits naturels, alors que les fruits et légumes traités sont gonflés d'eau. »

A ce principe de base, Philippe Renard associe quelques pratiques de bon sens. Peu à peu, la proportion de viande est diminuée au profit des céréales et des légumes, moins coûteux, le pain bio est servi en moindre quantité mais s'avère plus nourrissant. Les filières courtes sont privilégiées. Ainsi, le surcoût des aliments à l'achat, de 20 à 25% en moyenne, se trouve largement amorti.

Outre cet aspect, la formation du personnel, l'aménagement du restaurant et notamment la réinstallation d'une légumerie (présente dans chaque cantine autrefois), nécessitent aussi un investissement. Or, si l'on reprend les chiffres de l'agence bio, les mêmes parents qui désirent plus de bio dans l'assiette de leurs chérubins (78%) ne sont plus que 6% à bien vouloir mettre la main au porte-monnaie. Encore un paradoxe français pour Stéphane Veyrat, directeur de l'association « Un plus bio » :

« Les gens veulent les meilleures choses sans devoir payer plus cher. »

Il est important de rappeler que les prix de l'agriculture biologique représentent fidèlement la charge de travail des agriculteurs, soumis aux contraintes techniques et économiques d'un strict cahier des charges. Et comme le prouve l'expérience de Philippe Renard, une bonne gestion des marchandises peut conduire à un bon équilibrage du budget.

Une telle démarche ne s'improvise pas, comme en témoigne Stéphane Veyrat :

« Nombreux sont les établissements qui introduisent une ou deux fois des denrées bio et arrêtent finalement par découragement. Aujourd'hui, 90 % des cantines servent moins de six repas bio par an. Or, ce qu'il faut, c'est une action sur le long-terme qui traduise un vrai changement de mentalité. Et surtout, il est nécessaire de renouer le dialogue entre producteurs, gestionnaires, cuisiniers, et même parents d'élèves. »

Comme ce fut le cas à Aigues-Mortes, où la crèche municipale « Gavroche » a pris le chemin du bio dès 2001. Un travail de longue haleine mais huit années plus tard, ce sont 40 petits convives qui profitent de menus 100% bio. Huit ans. C'est à peu près le nombre d'années qu'il a fallu à Philippe Renard pour parvenir à son résultat. Installer la filière

Second obstacle : l'approvisionnement. Entre une production saturée et une distribution défaillante, pas facile de s'approvisionner en produits bio.

Avec 2% de surfaces agricoles consacrés à l'agriculture bio, la France apparaît comme un des plus mauvais élèves européens. Résultat : l'offre se trouve éclatée sur tout le territoire et l'importation explose : 30% des produits bio consommés en France sont aujourd'hui importés.

« Livrer 30 kg de carottes pour une école qui fait 400 couverts à 80 km du lieu de production, ce n'est pas rentable, explique Eric Grunewald. Avec des volumes trop faibles et des commandes irrégulières, on se heurte vite à des problèmes de logistique. »

D'autant plus que la restauration collective est très contraignante : livraisons à horaires fixes, demandes extrêmement calibrées et exigeantes. Philippe Renard se souvient :

« Au départ, je ne trouvais que des paquets de pâtes ou de céréales de 500 grammes. Difficile de cuisiner pour une centaine de personnes avec ça ! »

A force de mener campagne auprès des producteurs et des distributeurs, l'homme les a convaincus d'adapter leur offre aux professionnels de la restauration collective. Au final, c'est toute une filière bio qui s'est montée. Non sans mal.

Ce que je peux faire

Pour toutes ces raisons, Eric Grunewald conseille de bien réfléchir avant d'impulser une conversion dans un restaurant scolaire ou d'entreprise :

« Ce n'est pas un choix à prendre à la légère. En plus de volonté, il faut savoir porter le projet par la suite. »

Et pour cela, mieux vaut être plusieurs. Les parents d'élèves, salariés, fonctionnaires ou simples citoyens peuvent s'y lancer, à condition de se fédérer au sein d'associations.

Véritables conseillers professionnels, les Groupements d'agriculteurs biologiques présents dans 78 départements en France, sont en mesure d'accompagner les restaurants scolaires, publics ou privés, depuis leur désir de conversion à la formation des cuisiniers, en passant par la recherche de producteurs.

Enfin, ce mois de juin, le WWF-France lance « Oui au bio dans ma cantine », campagne nationale de promotion des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective scolaire. En plus d'une pétition, le site Ouiaubiodansmacantine.fr propose en téléchargement libre une « Lettre à monsieur le maire », ou à « madame la maire ». Objectif : remettre ces doléances aux édiles de toute la France le 18 juin pour les convaincre de privilégier le bio dans les cantines de leurs communes et ainsi inciter les producteurs locaux à passer au vert.

lundi 29 juin 2009

ISRAEL :TOUT EST PERMIS POUR L'ARMEE

Agressions de diplomates français par des soldats israéliens en Palestine* publié le dimanche 28 juin 2009 par FRANCE PALESTINE

JP Perrin

Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français : la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des « bavures » commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay. Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. « Je peux te tuer », a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas « gêner » la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

Miette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Excréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeur palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : « Sale arabe, ont va revenir te tuer ». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le « t » en trop - qui a choqué l’enseignante.

- page 1 de 2