Les Verts Faucigny Mont-Blanc

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samedi 28 août 2010

DEBAT SUR LE FINANCEMENT DES RETRAITES LE 14 SEPTEMBRE A ANNECY

 Mardi 14 septembre à 19H30 à la salle Pierre Lamy, "librinfo74.fr " et  ALIACES vous invitent à un débat sur le financement des retraites avec la participation de Bernard FRIOT.  Économiste et sociologue, Bernard Friot, est professeur émérite à  l’université Paris Ouest, membre de l’IDHE-CNRS.
Chercheur invité à la MSH-Lorraine, il anime l’Institut européen du salariat "www.ies-salariat.org". Ses travaux portent sur le financement de la protection sociale, sur les politiques européennes en matière d’emploi et de pensions, sur le statut des salariés.
 Il vient de publier "L'enjeu des retraites" édité à "LA DISPUTE" 

vendredi 27 août 2010

60% DES FRANCAIS OPPOSES AU A LA RETRAITE A 62 ANS !

60%des français

se disent opposés au report de l’âge légal de 60 à 62 ans. En deux ans, le total des personnes inscrites à Pôle Emploi a augmenté de 900 000

Et, pour faire oublier ses mauvais résultats et les turpitudes de ses ministres, le Président de la République a choisi cet été d’aller plus loin encore dans la chasse aux boucs émissaires.

Pour Europe Ecologie / Les Verts, l’agitation du Président ne peut pas faire oublier les maux qui minent le plus sûrement notre pays : la persistance des inégalités, le maintien de situations de privilèges économiques et sociaux, le creusement des déficits publics au service d’une politique inefficace et injuste.

Il est temps de remettre les choses dans le bon sens. Une réforme des retraites ne doit pas avoir pour objectif de rassurer à court terme les marchés financiers, mais de corriger les inégalités persistantes entre les salariés et les générations et de répartir avec justice les efforts nécessaires.

Pour bâtir une réforme durable, il faut d’abord lutter contre le chômage et partager le travail.

Sarkozy répète en boucle qu’il faut « travailler plus » : mais en deux ans, le total des personnes inscrites à Pôle Emploi a augmenté de 900 000.

Reporter l’âge de départ à la retraite n'a pas de sens lorsque ne sont résolues ni les difficultés

d'insertion des jeunes dans l'emploi ni le faible taux d'activité des seniors.

Pour bâtir une réforme durable, il faut proposer dès à présent une nouvelle répartition des richesses.

Le financement des retraites ne peut reposer sur les seul-es salarié-es, alors que les revenus du capital sont ceux qui ont le plus augmenté dans la période récente

 C'est cette mobilisation équitable des ressources qui pourra conforter les retraites par répartition, seul régime capable de garantir

l’égalité de tous et de toutes dans un monde qui va connaître très vite des changements majeurs, provoqués par l’épuisement d’un modèle économique qui marche sur la tête.

Pour bâtir une réforme durable, il est temps d’engager la transformation écologique de nos modes de vie et de production, pour une prospérité accessible à tous et toutes. Pour vivre autrement, mais vivre mieux. •

Contre une réforme injuste,

des solutions éCologistes durables

Les Verts

Des solutions justes et responsables existent :

Europe écologie - Les Verts le démontrent

Il existe des solutions pour financer les retraites sans report de l’âge légal, notamment :

• en mettant à contribution les revenus du capital : nous proposons notamment de doubler

la CSG sur les revenus du patrimoine, et d’imposer une contribution sociale retraites sur les dividendes ;

• en supprimant les exonérations inutiles de charges sociales, à commencer par les exonérations sur les heures supplémentaires ;

• en augmentant modérément les taux de cotisations ;

• en favorisant le passage progressif à la retraite à temps partiel, avec tutorat d’un jeune embauché ;

• en construisant une vraie politique des retraites et de l’emploi avec toutes les personnes concernées :

LEs ProPosItIons dU goUVErnEmEnt :

UnE réformE aU sErVIcEdE La dEstrUctIon dU systèmE Par réPartItIon

1. Les ouvrier-es vont être pénalisé-es

et payer pour les retraites des cadres !

Reporter l’âge minimum de la retraite pénalisera celles et ceux qui

ont commencé à travailler jeunes et qui ont tous leurs trimestres de

cotisations avant 62 ans, la plupart du temps des ouvrier-es ou des

employé-es. Pour ces dernier-es, ce sera la double peine !

2.La précarité en fin de carrière :

voilà la promesse du gouvernement

Moins de la moitié des salarié-es qui liquident leur retraite sont

encore dans l’emploi. En reculant l’âge légal, on va mécaniquement

augmenter la période qui sépare la sortie de l'emploi de la liquidation

de la retraite, et donc les périodes de précarité de fin de carrière.

C’est ainsi que le gouvernement finance sa réforme : une personne

au chômage coûte moins qu’un-e retraité-e !

3.Le mal-être au travail va durer

plus longtemps

Le travail est aujourd’hui de plus en plus pénible et la retraite est

vécue comme une délivrance ! Reporter l’âge légal, c’est refuser de

reconnaître que la qualité de vie au travail se dégrade de plus en

plus. Un tiers des salariés expriment un « mal-être » au travail,

contre lequel le gouvernement ne propose rien !

4.Les titulaires du rsa et les femmes

en première ligne

Le report de l’age de liquidation à taux plein de 65 ans va pénaliser

les titulaires du RSA, les femmes, tous ceux qui ont des carrières

incomplètes et qui doivent attendre 65 ans pour toucher leur

retraite sans décote ou le minimum vieillesse (l’ASPA).

Rejoignez le Rassemblement des écologistes !

dimanche 7 février 2010

RETRAITES , ESPERANCE DE VIE : XAVIER BERTRAND S'Y PERD

Retraites, espérance de vie : Xavier Bertrand s'y perd

DESINTOX

En 1982, assure le secrétaire général de l'UMP, un retraité partant à 60 ans n'avait que 10 ans d'espérance de vie, contre 22 ans aujourd'hui. Une "formidable nouvelle qu'il faut financer". Formidable nouvelle, mais parfaitement approximative.

(© AFP Valery Hache)

INTOX

C’est son slogan du moment. A chaque question sur la réforme des retraites qui se profile, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP justifie l’allongement nécessaire de la durée du travail en dégainant immanquablement la même statistique : «Quand vous preniez votre retraite à 60 ans en 1982, vous aviez dix ans d’espérance de vie, aujourd’hui vous avez vingt ans d’espérance de vie. Cette formidable bonne nouvelle, il faut la financer», expliquait-il sur BFM TV le 1er février. Un copié-collé (à deux ans près) de propos déjà tenu sur Public Sénat le 19 janvier, mais aussi sur France 3, le 24 janvier : «Quand la retraite a été mise en place à 60 ans, avec application en 1982, vous aviez au moment où vous partiez en retraite dix ans d’espérance de vie. Aujourd’hui, quand vous prenez votre retraite à 60 ans, vous avez vingt-deux ans d’espérance de vie.»

DESINTOX

Les chiffres du secrétaire général de l’UMP sont faux. Aujourd’hui, l’espérance de vie à 60 ans (nombre d’années restant à vivre au-delà de cet âge) est de 22,2 ans pour les hommes et de 27 pour les femmes. Mais surtout, l’évolution depuis 1982 est loin d’être aussi spectaculaire que ne l’affirme Bertrand. En 1980, l’espérance de vie à 60 ans n’était pas de dix ans comme il le dit, mais de 17,3 ans pour les hommes, et de 22,4 ans pour les femmes (Rapport du COR ). Depuis trente ans, elle n’a donc pas progressé de dix ans, comme il le suggère, mais de 4,9 ans chez les hommes et de 4,6 ans chez les femmes. Selon les projections de l'INSEE, l'espérance de vie à 60 devrait dans les décennies à venir croître d'environ 1,3 année tous les dix ans (rapport du COR). Un rythme nettement moins effréné que ce que Bertrand décrit.

Ajoutons aussi que la "formidable nouvelle" de la hausse de l’espérance de vie n’est pas vraiment une nouvelle, et qu’elle est déjà prise en compte depuis la réforme des retraites de 2003, dont Xavier Bertrand était d’ailleurs rapporteur. La réforme a établi un lien entre la durée de cotisation et la durée moyenne de retraite, calculée à partir de l’espérance de vie à 60 ans. L’article 5 de la loi fixe comme objectif de maintenir constant, jusqu’à 2020, le rapport entre la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein et la durée moyenne de retraite. C’est en raison de la hausse de l’espérance de vie à 60 ans estimée par l’Insee qu’il a ainsi été décidé en 2008 de porter progressivement la durée de cotisation à quarante et un ans d’ici 2012. Un mécanisme jugé injuste par les syndicats, qui font notamment valoir son caractère inégalitaire : alors que la durée de cotisation a été portée au même niveau pour tous les salariés, l’espérance de vie elle, diffère largement selon les professions. Elle est inférieure de sept ans pour les ouvriers que pour les cadres.